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Les testaments
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حَدَّثَنَا ابْنُ أَبِي عُمَرَ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ بْنُ عُيَيْنَةَ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، عَنْ عَامِرِ بْنِ سَعْدِ بْنِ أَبِي وَقَّاصٍ، عَنْ أَبِيهِ، قَالَ مَرِضْتُ عَامَ الْفَتْحِ مَرَضًا أَشْفَيْتُ مِنْهُ عَلَى الْمَوْتِ فَأَتَانِي رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَعُودُنِي فَقُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ إِنَّ لِي مَالاً كَثِيرًا وَلَيْسَ يَرِثُنِي إِلاَّ ابْنَتِي أَفَأُوصِي بِمَالِي كُلِّهِ قَالَ " لاَ " . قُلْتُ فَثُلُثَىْ مَالِي قَالَ " لاَ " . قُلْتُ فَالشَّطْرُ قَالَ " لاَ " . قُلْتُ فَالثُّلُثُ قَالَ " الثُّلُثُ وَالثُّلُثُ كَثِيرٌ إِنَّكَ إِنْ تَدَعْ وَرَثَتَكَ أَغْنِيَاءَ خَيْرٌ مِنْ أَنْ تَدَعَهُمْ عَالَةً يَتَكَفَّفُونَ النَّاسَ وَإِنَّكَ لَنْ تُنْفِقَ نَفَقَةً إِلاَّ أُجِرْتَ فِيهَا حَتَّى اللُّقْمَةَ تَرْفَعُهَا إِلَى فِي امْرَأَتِكَ " . قَالَ قُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ أُخَلَّفُ عَنْ هِجْرَتِي قَالَ " إِنَّكَ لَنْ تُخَلَّفَ بَعْدِي فَتَعْمَلَ عَمَلاً تُرِيدُ بِهِ وَجْهَ اللَّهِ إِلاَّ ازْدَدْتَ بِهِ رِفْعَةً وَدَرَجَةً وَلَعَلَّكَ أَنْ تُخَلَّفَ حَتَّى يَنْتَفِعَ بِكَ أَقْوَامٌ وَيُضَرَّ بِكَ آخَرُونَ اللَّهُمَّ أَمْضِ لأَصْحَابِي هِجْرَتَهُمْ وَلاَ تَرُدَّهُمْ عَلَى أَعْقَابِهِمْ لَكِنِ الْبَائِسُ سَعْدُ ابْنُ خَوْلَةَ يَرْثِي لَهُ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم أَنْ مَاتَ بِمَكَّةَ " . قَالَ أَبُو عِيسَى وَفِي الْبَابِ عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ . وَهَذَا حَدِيثٌ حَسَنٌ صَحِيحٌ وَقَدْ رُوِيَ هَذَا الْحَدِيثُ مِنْ غَيْرِ وَجْهٍ عَنْ سَعْدِ بْنِ أَبِي وَقَّاصٍ . وَالْعَمَلُ عَلَى هَذَا عِنْدَ أَهْلِ الْعِلْمِ أَنَّهُ لَيْسَ لِلرَّجُلِ أَنْ يُوصِيَ بِأَكْثَرَ مِنَ الثُّلُثِ وَقَدِ اسْتَحَبَّ بَعْضُ أَهْلِ الْعِلْمِ أَنْ يَنْقُصَ مِنَ الثُّلُثِ لِقَوْلِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " وَالثُّلُثُ كَثِيرٌ " .
Nous a rapporté Ibn Abî 'Umar, qui nous a rapporté Sufyân ibn 'Uyayna, d'après al-Zuhrî, d'après 'Âmir ibn Sa'd ibn Abî Waqqâs, d'après son père, qui a dit : Je tombai malade l'année de la conquête (de La Mecque) d'une maladie qui me fit frôler la mort. Le Messager d'Allah (ﷺ) vint me rendre visite et je lui dis : « Ô Messager d'Allah, j'ai beaucoup de biens et seule ma fille hérite de moi. Puis-je léguer la totalité de mes biens ? » Il dit : « Non. » Je dis : « Les deux tiers ? » Il dit : « Non. » Je dis : « La moitié ? » Il dit : « Non. » Je dis : « Le tiers ? » Il dit : « Le tiers, et le tiers, c'est beaucoup. Il est préférable que tu laisses tes héritiers dans l'aisance plutôt que de les laisser dans le besoin, tendant la main aux gens. Toute dépense que tu engages te sera comptée comme une aumône, jusqu'à la bouchée que tu portes à la bouche de ton épouse. » Je dis : « Ô Messager d'Allah, serai-je laissé en arrière après mon émigration ? » Il dit : « Tu ne seras pas laissé en arrière après moi sans que tes œuvres, accomplies pour la face d'Allah, ne t'élèvent en degré et en rang. Peut-être seras-tu laissé en vie jusqu'à ce que des gens tirent profit de toi et que d'autres en pâtissent. Ô Allah, accomplis pour mes Compagnons leur émigration et ne les fais pas revenir sur leurs pas. Mais le malheureux est Sa'd ibn Khawla » – le Messager d'Allah (ﷺ) le plaignit d'être mort à La Mecque. Abû 'Îsâ a dit : Ce hadith est hasan sahîh, et il a été rapporté par d'autres voies d'après Sa'd ibn Abî Waqqâs. C'est selon cela que les gens de science ont agi : il n'est pas permis à un homme de léguer plus du tiers de ses biens. Certains parmi eux ont même recommandé de réduire ce tiers, en raison de la parole du Messager d'Allah (ﷺ) : « Et le tiers, c'est beaucoup. »
حَدَّثَنَا نَصْرُ بْنُ عَلِيٍّ الْجَهْضَمِيُّ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الصَّمَدِ بْنُ عَبْدِ الْوَارِثِ، حَدَّثَنَا نَصْرُ بْنُ عَلِيٍّ، وَهُوَ جَدُّ هَذَا النَّصْرِ حَدَّثَنَا الأَشْعَثُ بْنُ جَابِرٍ، عَنْ شَهْرِ بْنِ حَوْشَبٍ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، أَنَّهُ حَدَّثَهُ عَنْ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ " إِنَّ الرَّجُلَ لَيَعْمَلُ وَالْمَرْأَةُ بِطَاعَةِ اللَّهِ سِتِّينَ سَنَةً ثُمَّ يَحْضُرُهُمَا الْمَوْتُ فَيُضَارَّانِ فِي الْوَصِيَّةِ فَتَجِبُ لَهُمَا النَّارُ " . ثُمَّ قَرَأَ عَلَىَّ أَبُو هُرَيْرَةَْ : (مِنْ بَعْدِ وَصِيَّةٍ يُوصَى بِهَا أَوْ دَيْنٍ غَيْرَ مُضَارٍّ وَصِيَّةً مِنَ اللَّهِ ) إِلَى قَوْلِهِ : ( ذَلِكَ الْفَوْزُ الْعَظِيمُ ) قَالَ أَبُو عِيسَى هَذَا حَدِيثٌ حَسَنٌ صَحِيحٌ غَرِيبٌ . وَنَصْرُ بْنُ عَلِيٍّ الَّذِي رَوَى عَنِ الأَشْعَثِ بْنِ جَابِرٍ هُوَ جَدُّ نَصْرِ بْنِ عَلِيٍّ الْجَهْضَمِيِّ .
Nous a rapporté Nasr ibn 'Alî al-Jahdamî, qui nous a rapporté 'Abd al-Samad ibn 'Abd al-Wârith, qui nous a rapporté Nasr ibn 'Alî – le grand-père de ce Nasr – qui nous a rapporté al-Ash'ath ibn Jâbir, d'après Shahar ibn Hawshab, d'après Abû Hurayra, que le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : « Certes, un homme et une femme peuvent avoir accompli soixante années d'obéissance à Allah, puis, au moment de leur mort, ils lèsent (leurs héritiers) dans leur testament, et le Feu leur devient obligatoire. » Puis Abû Hurayra m'a récité : *« Après exécution d’un testament ou paiement d’une dette, sans préjudice »* (Coran 4:12) jusqu’à : *« Tel est l’énorme succès »* (Coran 4:13). Abû 'Îsâ a dit : Ce hadith est hasan sahîh gharîb. Nasr ibn 'Alî, qui a rapporté d'al-Ash'ath ibn Jâbir, est le grand-père de Nasr ibn 'Alî al-Jahdamî.
حَدَّثَنَا ابْنُ أَبِي عُمَرَ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، عَنْ أَيُّوبَ، عَنْ نَافِعٍ، عَنِ ابْنِ عُمَرَ، قَالَ قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " مَا حَقُّ امْرِئٍ مُسْلِمٍ يَبِيتُ لَيْلَتَيْنِ وَلَهُ مَا يُوصِي فِيهِ إِلاَّ وَوَصِيَّتُهُ مَكْتُوبَةٌ عِنْدَهُ " . قَالَ أَبُو عِيسَى هَذَا حَدِيثٌ حَسَنٌ صَحِيحٌ . وَقَدْ رُوِيَ عَنِ الزُّهْرِيِّ عَنْ سَالِمٍ عَنِ ابْنِ عُمَرَ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم نَحْوُهُ .
Nous a rapporté Ibn Abî 'Umar, qui nous a rapporté Sufyân, d'après Ayyûb, d'après Nâfi', d'après Ibn 'Umar, que le Prophète (ﷺ) a dit : « Il n'est pas permis à un musulman qui possède de quoi tester et passe deux nuits sans que son testament ne soit écrit chez lui. » Abû 'Îsâ a dit : Ce hadith est hasan sahîh. Il a également été rapporté d'après al-Zuhrî, d'après Sâlim, d'après Ibn 'Umar, d'après le Prophète (ﷺ), dans un sens similaire.
حَدَّثَنَا أَحْمَدُ بْنُ مَنِيعٍ، حَدَّثَنَا أَبُو قَطَنٍ، عَمْرُو بْنُ الْهَيْثَمِ الْبَغْدَادِيُّ حَدَّثَنَا مَالِكُ بْنُ مِغْوَلٍ، عَنْ طَلْحَةَ بْنِ مُصَرِّفٍ، قَالَ قُلْتُ لاِبْنِ أَبِي أَوْفَى أَوْصَى رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ لاَ . قُلْتُ كَيْفَ كُتِبَتِ الْوَصِيَّةُ وَكَيْفَ أَمَرَ النَّاسَ قَالَ أَوْصَى بِكِتَابِ اللَّهِ . قَالَ أَبُو عِيسَى هَذَا حَدِيثٌ حَسَنٌ صَحِيحٌ غَرِيبٌ لاَ نَعْرِفُهُ إِلاَّ مِنْ حَدِيثِ مَالِكِ بْنِ مِغْوَلٍ .
Nous a rapporté Ahmad ibn Manî', qui nous a rapporté Abû Qatn 'Amr ibn al-Haytham al-Baghdâdî, qui nous a rapporté Mâlik ibn Mighwal, d'après Talha ibn Musarrif, qui a dit : J'ai demandé à Ibn Abî Awfâ : « Le Messager d'Allah (ﷺ) a-t-il fait un testament ? » Il dit : « Non. » Je dis : « Comment alors le testament a-t-il été prescrit et comment a-t-il ordonné aux gens ? » Il dit : « Il a recommandé de suivre le Livre d'Allah. » Abû 'Îsâ a dit : Ce hadith est hasan sahîh gharîb ; nous ne le connaissons que par le hadith de Mâlik ibn Mighwal.
حَدَّثَنَا عَلِيُّ بْنُ حُجْرٍ، وَهَنَّادٌ، قَالاَ حَدَّثَنَا إِسْمَاعِيلُ بْنُ عَيَّاشٍ، حَدَّثَنَا شُرَحْبِيلُ بْنُ مُسْلِمٍ الْخَوْلاَنِيُّ، عَنْ أَبِي أُمَامَةَ الْبَاهِلِيِّ، قَالَ سَمِعْتُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فِي خُطْبَتِهِ عَامَ حَجَّةِ الْوَدَاعِ " إِنَّ اللَّهَ قَدْ أَعْطَى كُلَّ ذِي حَقٍّ حَقَّهُ فَلاَ وَصِيَّةَ لِوَارِثٍ الْوَلَدُ لِلْفِرَاشِ وَلِلْعَاهِرِ الْحَجَرُ وَحِسَابُهُمْ عَلَى اللَّهِ وَمَنِ ادَّعَى إِلَى غَيْرِ أَبِيهِ أَوِ انْتَمَى إِلَى غَيْرِ مَوَالِيهِ فَعَلَيْهِ لَعْنَةُ اللَّهِ التَّابِعَةُ إِلَى يَوْمِ الْقِيَامَةِ لاَ تُنْفِقُ امْرَأَةٌ مِنْ بَيْتِ زَوْجِهَا إِلاَّ بِإِذْنِ زَوْجِهَا " . قِيلَ يَا رَسُولَ اللَّهِ وَلاَ الطَّعَامَ قَالَ " ذَلِكَ أَفْضَلُ أَمْوَالِنَا " . ثُمَّ قَالَ " الْعَارِيَةُ مُؤَدَّاةٌ وَالْمِنْحَةُ مَرْدُودَةٌ وَالدَّيْنُ مَقْضِيٌّ وَالزَّعِيمُ غَارِمٌ " . قَالَ أَبُو عِيسَى وَفِي الْبَابِ عَنْ عَمْرِو بْنِ خَارِجَةَ وَأَنَسِ بْنِ مَالِكٍ . وَهُوَ حَدِيثٌ حَسَنٌ صَحِيحٌ وَقَدْ رُوِيَ عَنْ أَبِي أُمَامَةَ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم مِنْ غَيْرِ هَذَا الْوَجْهِ . وَرِوَايَةُ إِسْمَاعِيلَ بْنِ عَيَّاشٍ عَنْ أَهْلِ الْعِرَاقِ وَأَهْلِ الْحِجَازِ لَيْسَ بِذَلِكَ فِيمَا تَفَرَّدَ بِهِ لأَنَّهُ رَوَى عَنْهُمْ مَنَاكِيرَ وَرِوَايَتُهُ عَنْ أَهْلِ الشَّامِ أَصَحُّ هَكَذَا قَالَ مُحَمَّدُ بْنُ إِسْمَاعِيلَ . قَالَ سَمِعْتُ أَحْمَدَ بْنَ الْحَسَنِ يَقُولُ قَالَ أَحْمَدُ بْنُ حَنْبَلٍ إِسْمَاعِيلُ بْنُ عَيَّاشٍ أَصْلَحُ حَدِيثًا مِنْ بَقِيَّةَ وَلِبَقِيَّةَ أَحَادِيثُ مَنَاكِيرُ عَنِ الثِّقَاتِ . وَسَمِعْتُ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عَبْدِ الرَّحْمَنِ يَقُولُ سَمِعْتُ زَكَرِيَّا بْنَ عَدِيٍّ يَقُولُ قَالَ أَبُو إِسْحَاقَ الْفَزَارِيُّ خُذُوا عَنْ بَقِيَّةَ مَا حَدَّثَ عَنِ الثِّقَاتِ وَلاَ تَأْخُذُوا عَنْ إِسْمَاعِيلَ بْنِ عَيَّاشٍ مَا حَدَّثَ عَنِ الثِّقَاتِ وَلاَ عَنْ غَيْرِ الثِّقَاتِ .
Nous a rapporté 'Alî ibn Hujr et Hannâd, qui ont dit : Nous a rapporté Ismâ'îl ibn 'Ayyâsh, qui nous a rapporté Shurahbîl ibn Muslim al-Khawlânî, d'après Abû Umâma al-Bâhilî, qui a dit : J'ai entendu le Messager d'Allah (ﷺ) dire lors de son sermon lors du Pèlerinage d'Adieu : « Certes, Allah a donné à chaque ayant droit son droit. Il n'y a pas de testament pour un héritier. L'enfant appartient au lit conjugal, et pour le fornicateur, il n'y a que la pierre. Leur compte est auprès d'Allah. Quiconque prétend avoir un autre père que le sien ou s'attribue à d'autres que ses maîtres, qu'il subisse la malédiction continue d'Allah jusqu'au Jour de la Résurrection. Une femme ne doit rien dépenser du foyer de son époux sans sa permission. » On lui dit : « Ô Messager d'Allah, pas même la nourriture ? » Il dit : « Cela est le meilleur de nos biens. » Puis il dit : « Le prêt doit être restitué, le don doit être rendu, la dette doit être payée, et le garant est responsable. » Abû 'Îsâ a dit : Ce hadith est hasan sahîh. Il a été rapporté par d'autres voies d'après Abû Umâma. La transmission d'Ismâ'îl ibn 'Ayyâsh des gens de l'Irak et du Hijâz n'est pas aussi solide lorsqu'il est seul à la rapporter, car il a rapporté des choses étranges à leur sujet. Sa transmission des gens du Shâm est plus correcte, comme l'a dit Muhammad ibn Ismâ'îl.
حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ، حَدَّثَنَا أَبُو عَوَانَةَ، عَنْ قَتَادَةَ، عَنْ شَهْرِ بْنِ حَوْشَبٍ، عَنْ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ غَنْمٍ، عَنْ عَمْرِو بْنِ خَارِجَةَ، أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم خَطَبَ عَلَى نَاقَتِهِ وَأَنَا تَحْتَ جِرَانِهَا وَهِيَ تَقْصَعُ بِجَرَّتِهَا وَإِنَّ لُعَابَهَا يَسِيلُ بَيْنَ كَتِفَىَّ فَسَمِعْتُهُ يَقُولُ " إِنَّ اللَّهَ أَعْطَى كُلَّ ذِي حَقٍّ حَقَّهُ وَلاَ وَصِيَّةَ لِوَارِثٍ وَالْوَلَدُ لِلْفِرَاشِ وَلِلْعَاهِرِ الْحَجَرُ وَمَنِ ادَّعَى إِلَى غَيْرِ أَبِيهِ أَوِ انْتَمَى إِلَى غَيْرِ مَوَالِيهِ رَغْبَةً عَنْهُمْ فَعَلَيْهِ لَعْنَةُ اللَّهِ لاَ يَقْبَلُ اللَّهُ مِنْهُ صَرْفًا وَلاَ عَدْلاً " . قَالَ وَسَمِعْتُ أَحْمَدَ بْنَ الْحَسَنِ يَقُولُ قَالَ أَحْمَدُ بْنُ حَنْبَلٍ لاَ أُبَالِي بِحَدِيثِ شَهْرِ بْنِ حَوْشَبٍ . قَالَ وَسَأَلْتُ مُحَمَّدَ بْنَ إِسْمَاعِيلَ عَنْ شَهْرِ بْنِ حَوْشَبٍ فَوَثَّقَهُ وَقَالَ إِنَّمَا يَتَكَلَّمُ فِيهِ ابْنُ عَوْنٍ ثُمَّ رَوَى ابْنُ عَوْنٍ عَنْ هِلاَلِ بْنِ أَبِي زَيْنَبَ عَنْ شَهْرِ بْنِ حَوْشَبٍ . قَالَ أَبُو عِيسَى هَذَا حَدِيثٌ حَسَنٌ صَحِيحٌ .
Nous a rapporté Qutayba, qui nous a rapporté Abû 'Awâna, d'après Qatâda, d'après Shahar ibn Hawshab, d'après 'Abd al-Rahmân ibn Ghanm, d'après 'Amr ibn Khârija, que le Prophète (ﷺ) prêcha sur sa chamelle, et moi j'étais sous son cou, alors qu'elle mâchait sa muselière et que sa bave coulait entre mes épaules. Je l'entendis dire : « Certes, Allah a donné à chaque ayant droit son droit. Il n'y a pas de testament pour un héritier. L'enfant appartient au lit conjugal, et pour le fornicateur, il n'y a que la pierre. Quiconque prétend avoir un autre père que le sien ou s'attribue à d'autres que ses maîtres, par aversion pour eux, qu'il subisse la malédiction d'Allah ; Allah n'acceptera de lui ni compensation ni équité. » J'ai entendu Ahmad ibn al-Hasan dire qu'Ahmad ibn Hanbal a dit : « Je ne me soucie guère du hadith de Shahar ibn Hawshab. » J'ai demandé à Muhammad ibn Ismâ'îl au sujet de Shahar ibn Hawshab, et il l'a considéré comme digne de confiance, disant : « Seul Ibn 'Awn parle contre lui. » Puis Ibn 'Awn a rapporté d'après Hilâl ibn Abî Zaynab, d'après Shahar ibn Hawshab. Abû 'Îsâ a dit : Ce hadith est hasan sahîh.
حَدَّثَنَا ابْنُ أَبِي عُمَرَ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ بْنُ عُيَيْنَةَ، عَنْ أَبِي إِسْحَاقَ الْهَمْدَانِيِّ، عَنِ الْحَارِثِ، عَنْ عَلِيٍّ، أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم قَضَى بِالدَّيْنِ قَبْلَ الْوَصِيَّةِ وَأَنْتُمْ تَقْرَءُونَ الْوَصِيَّةَ قَبْلَ الدَّيْنِ . قَالَ أَبُو عِيسَى وَالْعَمَلُ عَلَى هَذَا عِنْدَ عَامَّةِ أَهْلِ الْعِلْمِ أَنَّهُ يُبْدَأُ بِالدَّيْنِ قَبْلَ الْوَصِيَّةِ .
Nous a rapporté Ibn Abî 'Umar, qui nous a rapporté Sufyân ibn 'Uyayna, d'après Abû Ishâq al-Hamdânî, d'après al-Hârith, d'après 'Alî, que le Prophète (ﷺ) a jugé que la dette devait être payée avant le testament, alors que vous lisez le testament avant la dette. Abû 'Îsâ a dit : C'est selon cela que la majorité des gens de science ont agi : on commence par la dette avant le testament.
حَدَّثَنَا بُنْدَارٌ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الرَّحْمَنِ بْنُ مَهْدِيٍّ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، عَنْ أَبِي إِسْحَاقَ، عَنْ أَبِي حَبِيبَةَ الطَّائِيِّ، قَالَ أَوْصَى إِلَىَّ أَخِي بِطَائِفَةٍ مِنْ مَالِهِ فَلَقِيتُ أَبَا الدَّرْدَاءِ فَقُلْتُ إِنَّ أَخِي أَوْصَى إِلَىَّ بِطَائِفَةٍ مِنْ مَالِهِ فَأَيْنَ تَرَى لِي وَضْعَهُ فِي الْفُقَرَاءِ أَوِ الْمَسَاكِينِ أَوِ الْمُجَاهِدِينَ فِي سَبِيلِ اللَّهِ فَقَالَ أَمَّا أَنَا فَلَوْ كُنْتُ لَمْ أَعْدِلْ بِالْمُجَاهِدِينَ سَمِعْتُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَقُولُ " مَثَلُ الَّذِي يُعْتِقُ عِنْدَ الْمَوْتِ كَمَثَلِ الَّذِي يُهْدِي إِذَا شَبِعَ " . قَالَ أَبُو عِيسَى هَذَا حَدِيثٌ حَسَنٌ صَحِيحٌ .
Nous a rapporté Bundâr, qui nous a rapporté 'Abd al-Rahmân ibn Mahdî, qui nous a rapporté Sufyân, d'après Abû Ishâq, d'après Abû Habîba al-Tâ'î, qui a dit : Mon frère m'a confié une partie de ses biens par testament. J'ai rencontré Abû al-Dardâ' et lui ai dit : « Mon frère m'a confié une partie de ses biens par testament. Où penses-tu que je doive la placer : parmi les pauvres, les nécessiteux ou les combattants sur le chemin d'Allah ? » Il dit : « Pour ma part, si j'étais toi, je ne préférerais personne aux combattants. J'ai entendu le Messager d'Allah (ﷺ) dire : « L'exemple de celui qui affranchit (un esclave) au moment de sa mort est comme celui qui offre un cadeau après s'être rassasié. » Abû 'Îsâ a dit : Ce hadith est hasan sahîh.
حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ، حَدَّثَنَا اللَّيْثُ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ عُرْوَةَ، أَنَّ عَائِشَةَ، أَخْبَرَتْهُ أَنَّ بَرِيرَةَ جَاءَتْ تَسْتَعِينُ عَائِشَةَ فِي كِتَابَتِهَا وَلَمْ تَكُنْ قَضَتْ مِنْ كِتَابَتِهَا شَيْئًا فَقَالَتْ لَهَا عَائِشَةُ ارْجِعِي إِلَى أَهْلِكِ فَإِنْ أَحَبُّوا أَنْ أَقْضِيَ عَنْكِ كِتَابَتَكِ وَيَكُونَ لِي وَلاَؤُكِ فَعَلْتُ . فَذَكَرَتْ ذَلِكَ بَرِيرَةُ لأَهْلِهَا فَأَبَوْا وَقَالُوا إِنْ شَاءَتْ أَنْ تَحْتَسِبَ عَلَيْكِ وَيَكُونَ لَنَا وَلاَؤُكِ فَلْتَفْعَلْ . فَذَكَرَتْ ذَلِكَ لِرَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ لَهَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " ابْتَاعِي فَأَعْتِقِي فَإِنَّمَا الْوَلاَءُ لِمَنْ أَعْتَقَ " ثُمَّ قَامَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ " مَا بَالُ أَقْوَامٍ يَشْتَرِطُونَ شُرُوطًا لَيْسَتْ فِي كِتَابِ اللَّهِ مَنِ اشْتَرَطَ شَرْطًا لَيْسَ فِي كِتَابِ اللَّهِ فَلَيْسَ لَهُ وَإِنِ اشْتَرَطَ مِائَةَ مَرَّةٍ " . قَالَ أَبُو عِيسَى هَذَا حَدِيثٌ حَسَنٌ صَحِيحٌ وَقَدْ رُوِيَ مِنْ غَيْرِ وَجْهٍ عَنْ عَائِشَةَ . وَالْعَمَلُ عَلَى هَذَا عِنْدَ أَهْلِ الْعِلْمِ أَنَّ الْوَلاَءَ لِمَنْ أَعْتَقَ .
Nous a rapporté Qutayba, qui nous a rapporté al-Layth, d'après Ibn Shihâb, d'après 'Urwa, que 'Âisha lui a rapporté que Barîra vint lui demander de l'aide pour payer sa kitâba, alors qu'elle n'avait encore rien payé. 'Âisha lui dit : « Retourne auprès des tiens. S'ils acceptent que je paie ta kitâba et que la walâ' me revienne, je le ferai. » Barîra en informa ses maîtres, qui refusèrent et dirent : « Si elle veut te faire une aumône et que la walâ' nous revienne, qu'elle le fasse. » 'Âisha en informa le Messager d'Allah (ﷺ), qui lui dit : « Achète-la et affranchis-la, car la walâ' revient à celui qui affranchit. » Puis le Messager d'Allah (ﷺ) se leva et dit : « Que veulent donc certains gens qui imposent des conditions qui ne sont pas dans le Livre d'Allah ? Quiconque impose une condition qui n'est pas dans le Livre d'Allah, cela ne lui sera pas accordé, même s'il impose cent conditions. » Abû 'Îsâ a dit : Ce hadith est hasan sahîh, et il a été rapporté par d'autres voies d'après 'Âisha. C'est selon cela que les gens de science ont agi : la walâ' revient à celui qui affranchit.
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