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Le Livre de l'Oubli (dans la Prière)
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أَخْبَرَنَا قُتَيْبَةُ، قَالَ حَدَّثَنَا الْفُضَيْلُ بْنُ عِيَاضٍ، عَنِ الأَعْمَشِ، ح وَأَنْبَأَنَا سُوَيْدُ بْنُ نَصْرٍ، قَالَ أَنْبَأَنَا عَبْدُ اللَّهِ، عَنْ سُلَيْمَانَ الأَعْمَشِ، عَنْ أَبِي صَالِحٍ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، قَالَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " التَّسْبِيحُ لِلرِّجَالِ وَالتَّصْفِيقُ لِلنِّسَاءِ " .
Nous a rapporté Qutayba, qui dit : Nous a rapporté al-Fudayl ibn 'Iyâd, d'après al-A'mach. Et nous a informé Suwayd ibn Nasr, qui dit : Nous a rapporté 'Abd Allâh, d'après Sulaymân al-A'mach, d'après Abû Sâlih, d'après Abû Hurayra, qui dit : Le Messager d'Allâh (ﷺ) a dit : "Le tasbîh est pour les hommes, et le fait d'applaudir est pour les femmes."
أَخْبَرَنَا عُبَيْدُ اللَّهِ بْنُ سَعِيدٍ، حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ سَعِيدٍ، عَنْ عَوْفٍ، قَالَ حَدَّثَنِي مُحَمَّدٌ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ " التَّسْبِيحُ لِلرِّجَالِ وَالتَّصْفِيقُ لِلنِّسَاءِ " .
Voici la traduction religieuse et savante de ce hadith en français, en conservant la terminologie islamique : **Rapporté par Abû Hurayra (qu'Allah l'agrée), que le Prophète (ﷺ) a dit :** *« Le tasbîh (dire "Subhân Allah") est pour les hommes, et le tasfîq (frapper dans les mains) est pour les femmes. »* (Rapporté par An-Nasâ'î dans *As-Sunan Al-Kubrâ*, et authentifié par certains savants) **Explications terminologiques :** - **التَّسْبِيحُ (Tasbîh)** : L'invocation de glorification d'Allah, généralement en disant *"Subhân Allah"* (Gloire à Allah). - **التَّصْفِيقُ (Tasfîq)** : Le fait de frapper dans les mains, utilisé ici comme moyen d'alerte ou d'appel à l'attention, notamment pour les femmes dans certaines situations (comme en prière pour signaler une erreur de l'imam). Ce hadith souligne une distinction dans les pratiques entre hommes et femmes dans le cadre du culte ou des assemblées islamiques. Qu'Allah nous guide vers la compréhension correcte de Sa religion.
أَخْبَرَنَا مُحَمَّدُ بْنُ قُدَامَةَ، قَالَ حَدَّثَنَا جَرِيرٌ، عَنِ الْمُغِيرَةِ، عَنِ الْحَارِثِ الْعُكْلِيِّ، عَنْ أَبِي زُرْعَةَ بْنِ عَمْرِو بْنِ جَرِيرٍ، قَالَ حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ نُجَىٍّ، عَنْ عَلِيٍّ، قَالَ كَانَ لِي مِنْ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم سَاعَةٌ آتِيهِ فِيهَا فَإِذَا أَتَيْتُهُ اسْتَأْذَنْتُ إِنْ وَجَدْتُهُ يُصَلِّي فَتَنَحْنَحَ دَخَلْتُ وَإِنْ وَجَدْتُهُ فَارِغًا أَذِنَ لِي .
Nous a rapporté Muhammad ibn Qudâma, qui dit : Nous a rapporté Jarîr, d'après al-Mughîra, d'après al-Hârith al-'Uklî, d'après Abû Zur'a ibn 'Amr ibn Jarîr, qui dit : Nous a rapporté 'Abd Allâh ibn Nujayy, d'après 'Alî, qui dit : J'avais un moment privilégié auprès du Messager d'Allâh (ﷺ) où je venais le voir. Lorsque je venais à lui, je demandais la permission. S'il priait et qu'il toussait, j'entrais. S'il était libre, il m'autorisait à entrer.
أَخْبَرَنِي مُحَمَّدُ بْنُ عُبَيْدٍ، قَالَ حَدَّثَنَا ابْنُ عَيَّاشٍ، عَنْ مُغِيرَةَ، عَنِ الْحَارِثِ الْعُكْلِيِّ، عَنِ ابْنِ نُجَىٍّ، قَالَ قَالَ عَلِيٌّ كَانَ لِي مِنْ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم مَدْخَلاَنِ مَدْخَلٌ بِاللَّيْلِ وَمَدْخَلٌ بِالنَّهَارِ فَكُنْتُ إِذَا دَخَلْتُ بِاللَّيْلِ تَنَحْنَحَ لِي .
Voici la traduction savante et religieuse de ce hadith en français, en conservant la terminologie islamique : **Rapporté par Muhammad ibn 'Ubayd, qui a dit :** Nous a rapporté Ibn 'Ayyâsh, d'après Mughîra, d'après Al-Hârith Al-'Uklî, d'après Ibn Nujayy, qui a dit : **'Alî (qu'Allah l'agrée) a dit :** *« J'avais auprès du Messager d'Allah (ﷺ) deux moments d'accès : un accès la nuit et un accès le jour. Lorsque j'entrais la nuit, il se raclait la gorge pour moi. »* ### Explications terminologiques et contextuelles : 1. **« مَدْخَل » (madkhal)** : Désigne ici un moment ou une occasion d'accès privilégié auprès du Prophète (ﷺ), une proximité particulière. 2. **« تَنَحْنَحَ » (tanahnaḥa)** : Raclement de gorge, signe d'attention ou d'accueil discret, souvent interprété comme une marque de considération et de respect. 3. **« صلى الله عليه وسلم » (ṣallā Allāhu ʿalayhi wa sallam)** : Formule de bénédiction et de paix sur le Prophète (ﷺ), systématiquement ajoutée après son nom par déférence. Ce hadith illustre la relation unique entre le Prophète (ﷺ) et son cousin et gendre 'Alî (qu'Allah l'agrée), marquée par une grande intimité et un respect mutuel. Qu'Allah les agrée tous deux.
أَخْبَرَنَا الْقَاسِمُ بْنُ زَكَرِيَّا بْنِ دِينَارٍ، قَالَ حَدَّثَنَا أَبُو أُسَامَةَ، قَالَ حَدَّثَنِي شُرَحْبِيلُ، - يَعْنِي ابْنَ مُدْرِكٍ - قَالَ حَدَّثَنِي عَبْدُ اللَّهِ بْنُ نُجَىٍّ، عَنْ أَبِيهِ، قَالَ قَالَ لِي عَلِيٌّ كَانَتْ لِي مَنْزِلَةٌ مِنْ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم لَمْ تَكُنْ لأَحَدٍ مِنَ الْخَلاَئِقِ فَكُنْتُ آتِيهِ كُلَّ سَحَرٍ فَأَقُولُ السَّلاَمُ عَلَيْكَ يَا نَبِيَّ اللَّهِ فَإِنْ تَنَحْنَحَ انْصَرَفْتُ إِلَى أَهْلِي وَإِلاَّ دَخَلْتُ عَلَيْهِ .
Nous a rapporté al-Qâsim ibn Zakariyyâ ibn Dînâr, qui dit : Nous a rapporté Abû Usâma, qui dit : Nous a rapporté Churahbîl – c'est-à-dire ibn Mudrik –, qui dit : M'a rapporté 'Abd Allâh ibn Nujayy, d'après son père, qui dit : 'Alî me dit : J'avais une place particulière auprès du Messager d'Allâh (ﷺ) que personne d'autre parmi les créatures n'avait. Je venais à lui chaque matin et disais : *As-salâmu 'alayka yâ Nabiyya Allâh*. S'il toussait, je retournais auprès des miens, sinon, j'entrais auprès de lui.
أَخْبَرَنَا سُوَيْدُ بْنُ نَصْرٍ، قَالَ أَنْبَأَنَا عَبْدُ اللَّهِ، عَنْ حَمَّادِ بْنِ سَلَمَةَ، عَنْ ثَابِتٍ الْبُنَانِيِّ، عَنْ مُطَرِّفٍ، عَنْ أَبِيهِ، قَالَ أَتَيْتُ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم وَهُوَ يُصَلِّي وَلِجَوْفِهِ أَزِيزٌ كَأَزِيزِ الْمِرْجَلِ يَعْنِي يَبْكِي .
Nous a rapporté Suwayd ibn Nasr, qui dit : Nous a rapporté 'Abd Allâh, d'après Hammâd ibn Salama, d'après Thâbit al-Bunânî, d'après Mutarrif, d'après son père, qui dit : Je vins auprès du Prophète (ﷺ) alors qu'il priait, et son ventre émettait un bruit semblable à celui d'une marmite en ébullition, c'est-à-dire qu'il pleurait.
أَخْبَرَنَا مُحَمَّدُ بْنُ سَلَمَةَ، عَنِ ابْنِ وَهْبٍ، عَنْ مُعَاوِيَةَ بْنِ صَالِحٍ، قَالَ حَدَّثَنِي رَبِيعَةُ بْنُ يَزِيدَ، عَنْ أَبِي إِدْرِيسَ الْخَوْلاَنِيِّ، عَنْ أَبِي الدَّرْدَاءِ، قَالَ قَامَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يُصَلِّي فَسَمِعْنَاهُ يَقُولُ " أَعُوذُ بِاللَّهِ مِنْكَ " . ثُمَّ قَالَ " أَلْعَنُكَ بِلَعْنَةِ اللَّهِ " . ثَلاَثًا وَبَسَطَ يَدَهُ كَأَنَّهُ يَتَنَاوَلُ شَيْئًا فَلَمَّا فَرَغَ مِنَ الصَّلاَةِ قُلْنَا يَا رَسُولَ اللَّهِ قَدْ سَمِعْنَاكَ تَقُولُ فِي الصَّلاَةِ شَيْئًا لَمْ نَسْمَعْكَ تَقُولُهُ قَبْلَ ذَلِكَ وَرَأَيْنَاكَ بَسَطْتَ يَدَكَ . قَالَ " إِنَّ عَدُوَّ اللَّهِ إِبْلِيسَ جَاءَ بِشِهَابٍ مِنْ نَارٍ لِيَجْعَلَهُ فِي وَجْهِي فَقُلْتُ أَعُوذُ بِاللَّهِ مِنْكَ ثَلاَثَ مَرَّاتٍ ثُمَّ قُلْتُ أَلْعَنُكَ بِلَعْنَةِ اللَّهِ فَلَمْ يَسْتَأْخِرْ ثَلاَثَ مَرَّاتٍ ثُمَّ أَرَدْتُ أَنْ آخُذَهُ وَاللَّهِ لَوْلاَ دَعْوَةُ أَخِينَا سُلَيْمَانَ لأَصْبَحَ مُوثَقًا بِهَا يَلْعَبُ بِهِ وِلْدَانُ أَهْلِ الْمَدِينَةِ " .
Nous a rapporté Muhammad ibn Salama, d'après Ibn Wahb, d'après Mu'âwiya ibn Sâlih, qui dit : M'a rapporté Rabî'a ibn Yazîd, d'après Abû Idrîs al-Khawlânî, d'après Abû ad-Dardâ', qui dit : Le Messager d'Allâh (ﷺ) se leva pour prier, et nous l'entendîmes dire : "Je cherche refuge auprès d'Allâh contre toi." Puis il dit : "Je te maudis de la malédiction d'Allâh" à trois reprises, tout en tendant la main comme s'il voulait saisir quelque chose. Lorsqu'il eut terminé la prière, nous lui dîmes : Ô Messager d'Allâh, nous t'avons entendu dire pendant la prière quelque chose que nous ne t'avions jamais entendu dire auparavant, et nous t'avons vu tendre la main. Il dit : "L'ennemi d'Allâh, Iblîs, est venu avec une flamme de feu pour la jeter sur mon visage. Je dis alors : *Je cherche refuge auprès d'Allâh contre toi* à trois reprises, puis je dis : *Je te maudis de la malédiction d'Allâh*, et il ne recula pas. Puis je voulus le saisir. Par Allâh, si ce n'était la prière de notre frère Sulaymân, il serait devenu enchaîné ce matin, et les enfants des habitants de Médine joueraient avec lui."
أَخْبَرَنَا كَثِيرُ بْنُ عُبَيْدٍ، قَالَ حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ حَرْبٍ، عَنِ الزُّبَيْدِيِّ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، عَنْ أَبِي سَلَمَةَ، أَنَّ أَبَا هُرَيْرَةَ، قَالَ قَامَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم إِلَى الصَّلاَةِ وَقُمْنَا مَعَهُ فَقَالَ أَعْرَابِيٌّ وَهُوَ فِي الصَّلاَةِ اللَّهُمَّ ارْحَمْنِي وَمُحَمَّدًا وَلاَ تَرْحَمْ مَعَنَا أَحَدًا . فَلَمَّا سَلَّمَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ لِلأَعْرَابِيِّ " لَقَدْ تَحَجَّرْتَ وَاسِعًا " . يُرِيدُ رَحْمَةَ اللَّهِ عَزَّ وَجَلَّ .
Nous a rapporté Kathîr ibn 'Ubayd, qui dit : Nous a rapporté Muhammad ibn Harb, d'après az-Zubaydî, d'après az-Zuhrî, d'après Abû Salama, qu'Abû Hurayra dit : Le Messager d'Allâh (ﷺ) se leva pour la prière, et nous nous levâmes avec lui. Un bédouin dit pendant la prière : "Ô Allâh, fais miséricorde à moi et à Muhammad, et ne fais miséricorde à personne d'autre avec nous." Lorsque le Messager d'Allâh (ﷺ) eut terminé le salut, il dit au bédouin : "Tu as restreint ce qui est vaste" – voulant dire la miséricorde d'Allâh, Puissant et Majestueux.
أَخْبَرَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مُحَمَّدِ بْنِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ الزُّهْرِيُّ، قَالَ حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، قَالَ أَحْفَظُهُ مِنَ الزُّهْرِيِّ قَالَ أَخْبَرَنِي سَعِيدٌ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، أَنَّ أَعْرَابِيًّا، دَخَلَ الْمَسْجِدَ فَصَلَّى رَكْعَتَيْنِ ثُمَّ قَالَ اللَّهُمَّ ارْحَمْنِي وَمُحَمَّدًا وَلاَ تَرْحَمْ مَعَنَا أَحَدًا . فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " لَقَدْ تَحَجَّرْتَ وَاسِعًا " .
Voici la traduction savante et religieuse de ce hadith en français, en conservant la terminologie islamique : --- **Rapporté par 'Abdullah ibn Muhammad ibn 'Abd ar-Rahman az-Zuhri** – qu'Allah lui fasse miséricorde – qui a dit : Nous a rapporté **Sufyân** – qu'Allah lui fasse miséricorde – qui a dit : « Je le tiens de mémoire du **Zuhri** » – qu'Allah lui fasse miséricorde – qui a dit : M’a rapporté **Sa'îd**, d’après **Abû Hurayra** – qu'Allah l’agrée – qu’un **bédouin** entra dans la mosquée et accomplit deux **rak'ahs**. Puis il dit : *« Ô Allah, fais miséricorde à moi et à Muhammad, et ne fais miséricorde à personne d’autre avec nous. »* Alors, le **Messager d’Allah** ﷺ lui dit : *« Tu as restreint ce qui est vaste. »*** --- ### Explications terminologiques et notes savantes : 1. **« أَخْبَرَنَا » (akhbaranâ)** : Formule de transmission du hadith, signifiant « nous a rapporté ». 2. **« حَدَّثَنَا » (haddathanâ)** : Autre formule de transmission, « nous a raconté ». 3. **« أَحْفَظُهُ مِنَ الزُّهْرِيِّ » (aḥfaẓuhu min az-Zuhrî)** : Sufyân ibn 'Uyayna précise qu’il a mémorisé ce hadith directement du **Zuhri** (Muhammad ibn Muslim az-Zuhri, grand traditionniste). 4. **« أَعْرَابِيًّا » (a'râbiyy)** : Un **bédouin**, terme désignant un habitant du désert, souvent utilisé pour évoquer une personne peu instruite des subtilités de la religion. 5. **« رَكْعَتَيْنِ » (rak'atayn)** : Deux unités de prière (**rak'ahs**). 6. **« لَقَدْ تَحَجَّرْتَ وَاسِعًا » (laqad taḥajjarta wâsi'an)** : - **« تَحَجَّرْتَ » (taḥajjarta)** : Littéralement « tu as délimité une pierre » (comme pour s’approprier un espace), métaphore pour « tu as restreint ». - **« وَاسِعًا » (wâsi'an)** : « Ce qui est vaste », en référence à la miséricorde divine, illimitée (**رحمة الله**). Le Prophète ﷺ lui enseigne que la miséricorde d’Allah est infinie et ne doit pas être limitée. 7. **Chaîne de transmission (isnâd)** : Ce hadith est rapporté par une chaîne solide, passant par des narrateurs fiables comme **Sufyân ibn 'Uyayna** et **az-Zuhri**, jusqu’à **Abû Hurayra** (compagnon célèbre pour sa mémoire des hadiths). ### Leçon spirituelle : Ce hadith met en garde contre la restriction de la miséricorde divine, qui embrasse toute la création. Le Prophète ﷺ corrige le bédouin en rappelant que la **rahma** (miséricorde) d’Allah est **wâsi'a** (vaste), conformément au verset : *« Et Ma miséricorde embrasse toute chose. »* (Coran 7:156). Qu’Allah nous guide vers une compréhension juste de Sa religion. Âmîn.
أَخْبَرَنَا إِسْحَاقُ بْنُ مَنْصُورٍ، قَالَ حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ يُوسُفَ، قَالَ حَدَّثَنَا الأَوْزَاعِيُّ، قَالَ حَدَّثَنِي يَحْيَى بْنُ أَبِي كَثِيرٍ، عَنْ هِلاَلِ بْنِ أَبِي مَيْمُونَةَ، قَالَ حَدَّثَنِي عَطَاءُ بْنُ يَسَارٍ، عَنْ مُعَاوِيَةَ بْنِ الْحَكَمِ السُّلَمِيِّ، قَالَ قُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ إِنَّا حَدِيثُ عَهْدٍ بِجَاهِلِيَّةٍ فَجَاءَ اللَّهُ بِالإِسْلاَمِ وَإِنَّ رِجَالاً مِنَّا يَتَطَيَّرُونَ . قَالَ " ذَاكَ شَىْءٌ يَجِدُونَهُ فِي صُدُورِهِمْ فَلاَ يَصُدَّنَّهُمْ " . وَرِجَالٌ مِنَّا يَأْتُونَ الْكُهَّانَ . قَالَ " فَلاَ تَأْتُوهُمْ " . قَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ وَرِجَالٌ مِنَّا يَخُطُّونَ . قَالَ " كَانَ نَبِيٌّ مِنَ الأَنْبِيَاءِ يَخُطُّ فَمَنْ وَافَقَ خَطُّهُ فَذَاكَ " . قَالَ وَبَيْنَا أَنَا مَعَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فِي الصَّلاَةِ إِذْ عَطَسَ رَجُلٌ مِنَ الْقَوْمِ فَقُلْتُ يَرْحَمُكَ اللَّهُ فَحَدَّقَنِي الْقَوْمُ بِأَبْصَارِهِمْ فَقُلْتُ وَاثُكْلَ أُمِّيَاهُ مَا لَكُمْ تَنْظُرُونَ إِلَىَّ قَالَ فَضَرَبَ الْقَوْمُ بِأَيْدِيهِمْ عَلَى أَفْخَاذِهِمْ فَلَمَّا رَأَيْتُهُمْ يُسَكِّتُونِي لَكِنِّي سَكَتُّ فَلَمَّا انْصَرَفَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم دَعَانِي بِأَبِي وَأُمِّي هُوَ مَا ضَرَبَنِي وَلاَ كَهَرَنِي وَلاَ سَبَّنِي مَا رَأَيْتُ مُعَلِّمًا قَبْلَهُ وَلاَ بَعْدَهُ أَحْسَنَ تَعْلِيمًا مِنْهُ قَالَ " إِنَّ صَلاَتَنَا هَذِهِ لاَ يَصْلُحُ فِيهَا شَىْءٌ مِنْ كَلاَمِ النَّاسِ إِنَّمَا هُوَ التَّسْبِيحُ وَالتَّكْبِيرُ وَتِلاَوَةُ الْقُرْآنِ " . قَالَ ثُمَّ اطَّلَعْتُ إِلَى غُنَيْمَةٍ لِي تَرْعَاهَا جَارِيَةٌ لِي فِي قِبَلِ أُحُدٍ وَالْجَوَّانِيَّةِ وَإِنِّي اطَّلَعْتُ فَوَجَدْتُ الذِّئْبَ قَدْ ذَهَبَ مِنْهَا بِشَاةٍ وَأَنَا رَجُلٌ مِنْ بَنِي آدَمَ آسَفُ كَمَا يَأْسَفُونَ فَصَكَكْتُهَا صَكَّةً ثُمَّ انْصَرَفْتُ إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَأَخْبَرْتُهُ فَعَظَّمَ ذَلِكَ عَلَىَّ فَقُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ أَفَلاَ أَعْتِقُهَا قَالَ " ادْعُهَا " . فَقَالَ لَهَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " أَيْنَ اللَّهُ عَزَّ وَجَلَّ " . قَالَتْ فِي السَّمَاءِ . قَالَ " فَمَنْ أَنَا " . قَالَتْ أَنْتَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم . قَالَ " إِنَّهَا مُؤْمِنَةٌ فَاعْتِقْهَا " .
Nous a rapporté Ishâq ibn Mansûr, qui dit : Nous a rapporté Muhammad ibn Yûsuf, qui dit : Nous a rapporté al-Awzâ'î, qui dit : M'a rapporté Yahyâ ibn Abî Kathîr, d'après Hilâl ibn Abî Maymûna, qui dit : M'a rapporté 'Atâ' ibn Yasâr, d'après Mu'âwiya ibn al-Hakam as-Sulamî, qui dit : Je dis : Ô Messager d'Allâh, nous sortons à peine de l'époque de la Jâhiliyya, et Allâh nous a apporté l'Islam. Parmi nous, certains hommes pratiquent la divination. Il dit : "C'est une chose qu'ils ressentent dans leur poitrine, mais qu'elle ne les détourne pas." Je dis : Parmi nous, certains hommes vont consulter les devins. Il dit : "Ne les consultez pas." Je dis : Ô Messager d'Allâh, parmi nous, certains hommes tracent des lignes. Il dit : "Un prophète parmi les prophètes traçait des lignes. Celui dont le tracé correspond à cela, c'est bien." Il dit : Alors que j'étais avec le Messager d'Allâh (ﷺ) pendant la prière, un homme du groupe éternua. Je dis : *Yarhamuka Allâh*. Les gens me fixèrent du regard. Je dis : Malheur à ma mère ! Pourquoi me regardez-vous ainsi ? Les gens frappèrent alors leurs cuisses avec leurs mains. Lorsque je vis qu'ils voulaient me faire taire, je me tus. Lorsque le Messager d'Allâh (ﷺ) eut terminé la prière, il m'appela – que mon père et ma mère soient sa rançon –. Il ne m'a ni frappé, ni réprimandé, ni insulté. Je n'ai jamais vu un enseignant avant lui ni après lui meilleur dans son enseignement. Il dit : "Cette prière ne convient pas à quelque parole des hommes. Il n'y a que le tasbîh, le takbîr et la récitation du Coran." Il dit : Ensuite, je surveillai une brebis que je possédais et qu'une servante faisait paître du côté de Uhud et de Jawwâniyya. Je regardai et vis qu'un loup avait emporté une brebis. Moi, je suis un homme parmi les fils d'Adam, je m'afflige comme ils s'affligent. Je la giflai alors. Puis je revins auprès du Messager d'Allâh (ﷺ) et l'informai de ce qui s'était passé. Il considéra cela comme grave. Je dis : Ô Messager d'Allâh, ne devrais-je pas l'affranchir ? Il dit : "Amène-la." Le Messager d'Allâh (ﷺ) lui dit : "Où est Allâh, Puissant et Majestueux ?" Elle dit : "Dans le ciel." Il dit : "Et qui suis-je ?" Elle dit : "Tu es le Messager d'Allâh (ﷺ)." Il dit : "Elle est croyante, affranchis-la."