Bibliothque
Les mérites du Coran
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حَدَّثَنَا أَبُو الْيَمَانِ، أَخْبَرَنَا شُعَيْبٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، قَالَ سَمِعْتُ سَعِيدَ بْنَ الْمُسَيَّبِ، قَالَ الْبَحِيرَةُ الَّتِي يُمْنَعُ دَرُّهَا لِلطَّوَاغِيتِ وَلاَ يَحْلُبُهَا أَحَدٌ مِنَ النَّاسِ، وَالسَّائِبَةُ الَّتِي كَانُوا يُسَيِّبُونَهَا لآلِهَتِهِمْ فَلاَ يُحْمَلُ عَلَيْهَا شَىْءٌ. قَالَ وَقَالَ أَبُو هُرَيْرَةَ قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " رَأَيْتُ عَمْرَو بْنَ عَامِرِ بْنِ لُحَىٍّ الْخُزَاعِيَّ يَجُرُّ قُصْبَهُ فِي النَّارِ، وَكَانَ أَوَّلَ مَنْ سَيَّبَ السَّوَائِبَ " .
Abu al-Yaman nous a rapporté, Shu'ayb nous a informés, d'après al-Zuhri, qui a dit : J'ai entendu Sa'id ibn al-Musayyab dire : "La Bahira était celle dont le lait était réservé aux idoles et que personne ne trayait. La Sa'iba était celle qu'ils consacraient à leurs divinités et sur laquelle on ne chargeait rien." Il a dit : Abu Hurayra a rapporté que le Prophète (ﷺ) a dit : "J'ai vu 'Amr ibn 'Amir ibn Luhayy al-Khuza'i traîner ses entrailles dans le Feu. Il fut le premier à consacrer les Sa'iba."
حَدَّثَنَا زَيْدٌ ـ هُوَ ابْنُ أَخْزَمَ ـ قَالَ أَبُو قُتَيْبَةَ سَلْمُ بْنُ قُتَيْبَةَ حَدَّثَنِي مُثَنَّى بْنُ سَعِيدٍ الْقَصِيرُ، قَالَ حَدَّثَنِي أَبُو جَمْرَةَ، قَالَ لَنَا ابْنُ عَبَّاسِ أَلاَ أُخْبِرُكُمْ بِإِسْلاَمِ أَبِي ذَرٍّ، قَالَ قُلْنَا بَلَى. قَالَ قَالَ أَبُو ذَرٍّ كُنْتُ رَجُلاً مِنْ غِفَارٍ، فَبَلَغَنَا أَنَّ رَجُلاً قَدْ خَرَجَ بِمَكَّةَ، يَزْعُمُ أَنَّهُ نَبِيٌّ، فَقُلْتُ لأَخِي انْطَلِقْ إِلَى هَذَا الرَّجُلِ كَلِّمْهُ وَأْتِنِي بِخَبَرِهِ. فَانْطَلَقَ فَلَقِيَهُ، ثُمَّ رَجَعَ فَقُلْتُ مَا عِنْدَكَ فَقَالَ وَاللَّهِ لَقَدْ رَأَيْتُ رَجُلاً يَأْمُرُ بِالْخَيْرِ وَيَنْهَى عَنِ الشَّرِّ. فَقُلْتُ لَهُ لَمْ تَشْفِنِي مِنَ الْخَبَرِ. فَأَخَذْتُ جِرَابًا وَعَصًا، ثُمَّ أَقْبَلْتُ إِلَى مَكَّةَ فَجَعَلْتُ لاَ أَعْرِفُهُ، وَأَكْرَهُ أَنْ أَسْأَلَ عَنْهُ، وَأَشْرَبُ مِنْ مَاءِ زَمْزَمَ وَأَكُونُ فِي الْمَسْجِدِ. قَالَ فَمَرَّ بِي عَلِيٌّ فَقَالَ كَأَنَّ الرَّجُلَ غَرِيبٌ. قَالَ قُلْتُ نَعَمْ. قَالَ فَانْطَلِقْ إِلَى الْمَنْزِلِ. قَالَ فَانْطَلَقْتُ مَعَهُ لاَ يَسْأَلُنِي عَنْ شَىْءٍ، وَلاَ أُخْبِرُهُ، فَلَمَّا أَصْبَحْتُ غَدَوْتُ إِلَى الْمَسْجِدِ لأَسْأَلَ عَنْهُ، وَلَيْسَ أَحَدٌ يُخْبِرُنِي عَنْهُ بِشَىْءٍ. قَالَ فَمَرَّ بِي عَلِيٌّ فَقَالَ أَمَا نَالَ لِلرَّجُلِ يَعْرِفُ مَنْزِلَهُ بَعْدُ قَالَ قُلْتُ لاَ. قَالَ انْطَلِقْ مَعِي. قَالَ فَقَالَ مَا أَمْرُكَ وَمَا أَقْدَمَكَ هَذِهِ الْبَلْدَةَ قَالَ قُلْتُ لَهُ إِنْ كَتَمْتَ عَلَىَّ أَخْبَرْتُكَ. قَالَ فَإِنِّي أَفْعَلُ. قَالَ قُلْتُ لَهُ بَلَغَنَا أَنَّهُ قَدْ خَرَجَ هَا هُنَا رَجُلٌ يَزْعُمُ أَنَّهُ نَبِيٌّ، فَأَرْسَلْتُ أَخِي لِيُكَلِّمَهُ فَرَجَعَ وَلَمْ يَشْفِنِي مِنَ الْخَبَرِ، فَأَرَدْتُ أَنْ أَلْقَاهُ. فَقَالَ لَهُ أَمَا إِنَّكَ قَدْ رَشَدْتَ، هَذَا وَجْهِي إِلَيْهِ، فَاتَّبِعْنِي، ادْخُلْ حَيْثُ أَدْخُلُ، فَإِنِّي إِنْ رَأَيْتُ أَحَدًا أَخَافُهُ عَلَيْكَ، قُمْتُ إِلَى الْحَائِطِ، كَأَنِّي أُصْلِحُ نَعْلِي، وَامْضِ أَنْتَ، فَمَضَى وَمَضَيْتُ مَعَهُ، حَتَّى دَخَلَ وَدَخَلْتُ مَعَهُ عَلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَقُلْتُ لَهُ اعْرِضْ عَلَىَّ الإِسْلاَمَ. فَعَرَضَهُ فَأَسْلَمْتُ مَكَانِي، فَقَالَ لِي " يَا أَبَا ذَرٍّ اكْتُمْ هَذَا الأَمْرَ، وَارْجِعْ إِلَى بَلَدِكَ، فَإِذَا بَلَغَكَ ظُهُورُنَا فَأَقْبِلْ " . فَقُلْتُ وَالَّذِي بَعَثَكَ بِالْحَقِّ لأَصْرُخَنَّ بِهَا بَيْنَ أَظْهُرِهِمْ. فَجَاءَ إِلَى الْمَسْجِدِ، وَقُرَيْشٌ فِيهِ فَقَالَ يَا مَعْشَرَ قُرَيْشٍ، إِنِّي أَشْهَدُ أَنْ لاَ إِلَهَ إِلاَّ اللَّهُ، وَأَشْهَدُ أَنَّ مُحَمَّدًا عَبْدُهُ وَرَسُولُهُ. فَقَالُوا قُومُوا إِلَى هَذَا الصَّابِئِ. فَقَامُوا فَضُرِبْتُ لأَمُوتَ فَأَدْرَكَنِي الْعَبَّاسُ، فَأَكَبَّ عَلَىَّ ثُمَّ أَقْبَلَ عَلَيْهِمْ، فَقَالَ وَيْلَكُمْ تَقْتُلُونَ رَجُلاً مِنْ غِفَارَ، وَمَتْجَرُكُمْ وَمَمَرُّكُمْ عَلَى غِفَارَ. فَأَقْلَعُوا عَنِّي، فَلَمَّا أَنْ أَصْبَحْتُ الْغَدَ رَجَعْتُ فَقُلْتُ مِثْلَ مَا قُلْتُ بِالأَمْسِ، فَقَالُوا قُومُوا إِلَى هَذَا الصَّابِئِ. فَصُنِعَ {بِي} مِثْلَ مَا صُنِعَ بِالأَمْسِ وَأَدْرَكَنِي الْعَبَّاسُ فَأَكَبَّ عَلَىَّ، وَقَالَ مِثْلَ مَقَالَتِهِ بِالأَمْسِ. قَالَ فَكَانَ هَذَا أَوَّلَ إِسْلاَمِ أَبِي ذَرٍّ رَحِمَهُ اللَّهُ.
Zayd – qui est Ibn Akhzam – a dit : Abu Qutayba, Salm ibn Qutayba, m'a rapporté, ainsi que Muthanna ibn Sa'id al-Qasir, qui a dit : Abu Jamra nous a rapporté : Ibn 'Abbas nous a dit : "Ne voulez-vous pas que je vous raconte l'islam d'Abu Dharr ?" Nous avons répondu : "Si." Il a dit : Abu Dharr a dit : "J'étais un homme des Ghifar. Nous avons appris qu'un homme était apparu à La Mecque, prétendant être un prophète. J'ai dit à mon frère : 'Va vers cet homme, parle-lui et rapporte-moi des nouvelles de lui.' Il partit, le rencontra, puis revint. Je lui demandai : 'Qu'as-tu appris ?' Il répondit : 'Par Allah, j'ai vu un homme qui ordonne le bien et interdit le mal.' Je lui dis : 'Tu ne m'as pas satisfait avec ces nouvelles.' Je pris alors un sac et un bâton, puis me rendis à La Mecque. Je ne le connaissais pas et je répugnais à demander de ses nouvelles. Je buvais de l'eau de Zamzam et restais dans la mosquée." Il a dit : "Ali passa près de moi et dit : 'Cet homme semble être un étranger.' Je répondis : 'Oui.' Il dit : 'Viens à la maison.' Je partis avec lui ; il ne me demanda rien et je ne lui dis rien. Au matin, je retournai à la mosquée pour m'enquérir de lui, mais personne ne me donna de nouvelles. Ali passa de nouveau près de moi et dit : 'L'homme ne connaît-il toujours pas son chemin ?' Je répondis : 'Non.' Il dit : 'Viens avec moi.' Il me demanda alors : 'Quel est ton affaire et qu'est-ce qui t'a amené dans cette ville ?' Je lui dis : 'Si tu gardes mon secret, je te le dirai.' Il répondit : 'Je le ferai.' Je lui dis : 'Nous avons appris qu'un homme est apparu ici, prétendant être un prophète. J'ai envoyé mon frère pour lui parler, mais il est revenu sans m'avoir satisfait. Je voulais donc le rencontrer.' Il lui dit : 'Tu as pris la bonne voie. Voici mon chemin vers lui. Suis-moi et entre où j'entre. Si je vois quelqu'un dont j'ai peur pour toi, je m'arrêterai près du mur comme si je réparais ma sandale, et toi, continue.' Il partit et je le suivis jusqu'à ce qu'il entre, et j'entrai avec lui auprès du Prophète (ﷺ). Je lui dis : 'Présente-moi l'islam.' Il me le présenta et j'embrassai l'islam sur-le-champ. Il me dit : 'Ô Abu Dharr, cache cette affaire et retourne dans ton pays. Quand tu apprendras que nous sommes apparus, viens.' Je dis : 'Par Celui qui t'a envoyé avec la vérité, je crierai cela au milieu d'eux.' Il se rendit à la mosquée où se trouvaient les Quraysh et dit : 'Ô assemblée de Quraysh, j'atteste qu'il n'y a de divinité qu'Allah et que Muhammad est Son serviteur et Son messager.' Ils dirent : 'Levez-vous contre ce renégat !' Ils se levèrent et me frappèrent jusqu'à ce que je sois près de mourir. Al-'Abbas me protégea, se pencha sur moi et leur dit : 'Malheur à vous ! Vous tuez un homme des Ghifar alors que votre commerce et votre passage dépendent des Ghifar.' Ils me laissèrent. Le lendemain matin, je revins et dis la même chose que la veille. Ils dirent : 'Levez-vous contre ce renégat !' On me fit subir le même traitement que la veille, et Al-'Abbas me protégea de nouveau en répétant ce qu'il avait dit la veille." Il a dit : "Ce fut le début de l'islam d'Abu Dharr, qu'Allah lui fasse miséricorde."
حَدَّثَنَا سُلَيْمَانُ بْنُ حَرْبٍ، حَدَّثَنَا حَمَّادٌ، عَنْ أَيُّوبَ، عَنْ مُحَمَّدٍ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ قَالَ أَسْلَمُ وَغِفَارُ وَشَىْءٌ مِنْ مُزَيْنَةَ وَجُهَيْنَةَ ـ أَوْ قَالَ شَىْءٌ مِنْ جُهَيْنَةَ أَوْ مُزَيْنَةَ ـ خَيْرٌ عِنْدَ اللَّهِ ـ أَوْ قَالَ ـ يَوْمَ الْقِيَامَةِ مِنْ أَسَدٍ وَتَمِيمٍ وَهَوَازِنَ وَغَطَفَانَ.
Sulayman ibn Harb nous a rapporté, Hammad nous a informés, d'après Ayyub, d'après Muhammad, d'après Abu Hurayra (qu'Allah soit satisfait de lui) qui a dit : "Les tribus d'Aslam, de Ghifar, une partie de Muzayna et de Juhayna – ou il a dit : une partie de Juhayna ou de Muzayna – sont meilleures auprès d'Allah – ou il a dit : le Jour de la Résurrection – que les tribus d'Asad, de Tamim, de Hawazin et de Ghatfan."
حَدَّثَنَا أَبُو النُّعْمَانِ، حَدَّثَنَا أَبُو عَوَانَةَ، عَنْ أَبِي بِشْرٍ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ جُبَيْرٍ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ إِذَا سَرَّكَ أَنْ تَعْلَمَ جَهْلَ الْعَرَبِ فَاقْرَأْ مَا فَوْقَ الثَّلاَثِينَ وَمِائَةٍ فِي سُورَةِ الأَنْعَامِ {قَدْ خَسِرَ الَّذِينَ قَتَلُوا أَوْلاَدَهُمْ سَفَهًا بِغَيْرِ عِلْمٍ} إِلَى قَوْلِهِ {قَدْ ضَلُّوا وَمَا كَانُوا مُهْتَدِينَ} .
Abu al-Nu'man nous a rapporté, Abu 'Awanah nous a informés, d'après Abu Bishr, d'après Sa'id ibn Jubayr, d'après Ibn 'Abbas (qu'Allah soit satisfait d'eux deux) qui a dit : "Si tu veux connaître l'ignorance des Arabes, lis ce qui se trouve au-delà du verset cent trente de la sourate al-An'am : 'Certes, ceux qui ont tué leurs enfants par sottise, sans savoir' jusqu'à Ses paroles : 'Ils étaient certes déjà égarés et n'étaient point guidés.'"
حَدَّثَنَا عُمَرُ بْنُ حَفْصٍ، حَدَّثَنَا أَبِي، حَدَّثَنَا الأَعْمَشُ، حَدَّثَنَا عَمْرُو بْنُ مُرَّةَ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ جُبَيْرٍ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ لَمَّا نَزَلَتْ {وَأَنْذِرْ عَشِيرَتَكَ الأَقْرَبِينَ} جَعَلَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم يُنَادِي " يَا بَنِي فِهْرٍ، يَا بَنِي عَدِيٍّ لِبُطُونِ قُرَيْشٍ ".
'Umar ibn Hafs nous a rapporté, mon père nous a informés, al-A'mash nous a rapporté, 'Amr ibn Murrah nous a informés, d'après Sa'id ibn Jubayr, d'après Ibn 'Abbas (qu'Allah soit satisfait d'eux deux) qui a dit : "Lorsque fut révélé le verset : 'Et avertis les gens qui te sont les plus proches,' le Prophète (ﷺ) se mit à appeler : 'Ô Banu Fihr ! Ô Banu 'Adi !' pour les différentes branches de Quraysh."
وَقَالَ لَنَا قَبِيصَةُ أَخْبَرَنَا سُفْيَانُ، عَنْ حَبِيبِ بْنِ أَبِي ثَابِتٍ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ جُبَيْرٍ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ، قَالَ لَمَّا نَزَلَتْ {وَأَنْذِرْ عَشِيرَتَكَ الأَقْرَبِينَ} جَعَلَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم يَدْعُوهُمْ قَبَائِلَ قَبَائِلَ.
Qabīṣa nous a rapporté, Sufyān nous a informés, d'après Ḥabīb ibn Abī Thābit, d'après Sa'īd ibn Jubayr, d'après Ibn 'Abbās, qui a dit : Lorsque fut révélé le verset *« Et avertis les gens de ta parenté les plus proches »* (Coran 26:214), le Prophète (ﷺ) se mit à les appeler tribu par tribu.
حَدَّثَنَا أَبُو الْيَمَانِ، أَخْبَرَنَا شُعَيْبٌ، أَخْبَرَنَا أَبُو الزِّنَادِ، عَنِ الأَعْرَجِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم قَالَ " يَا بَنِي عَبْدِ مَنَافٍ، اشْتَرُوا أَنْفُسَكُمْ مِنَ اللَّهِ، يَا بَنِي عَبْدِ الْمُطَّلِبِ اشْتَرُوا أَنْفُسَكُمْ مِنَ اللَّهِ، يَا أُمَّ الزُّبَيْرِ بْنِ الْعَوَّامِ عَمَّةَ رَسُولِ اللَّهِ، يَا فَاطِمَةُ بِنْتَ مُحَمَّدٍ، اشْتَرِيَا أَنْفُسَكُمَا مِنَ اللَّهِ، لاَ أَمْلِكُ لَكُمَا مِنَ اللَّهِ شَيْئًا، سَلاَنِي مِنْ مَالِي مَا شِئْتُمَا " .
Abū al-Yamān nous a rapporté, Shu'ayb nous a informés, Abū al-Zinād nous a informé, d'après al-A'raj, d'après Abū Hurayra (qu'Allah soit satisfait de lui), que le Prophète (ﷺ) a dit : *« Ô Banū 'Abd Manāf, rachetez-vous auprès d'Allah ! Ô Banū 'Abd al-Muṭṭalib, rachetez-vous auprès d'Allah ! Ô Umm al-Zubayr ibn al-'Awwām, tante du Messager d'Allah, et ô Fāṭima bint Muḥammad, rachetez-vous auprès d'Allah ! Je ne possède pour vous aucun pouvoir face à Allah. Demandez-moi de mes biens ce que vous voulez. »*
حَدَّثَنَا سُلَيْمَانُ بْنُ حَرْبٍ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، عَنْ قَتَادَةَ، عَنْ أَنَسٍ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ دَعَا النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم الأَنْصَارَ فَقَالَ " هَلْ فِيكُمْ أَحَدٌ مِنْ غَيْرِكُمْ ". قَالُوا لاَ، إِلاَّ ابْنُ أُخْتٍ لَنَا. فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " ابْنُ أُخْتِ الْقَوْمِ مِنْهُمْ ".
Sulaymān ibn Ḥarb nous a rapporté, Shu'ba nous a informé, d'après Qatāda, d'après Anas (qu'Allah soit satisfait de lui), qui a dit : Le Prophète (ﷺ) appela les Anṣār et dit : *« Y a-t-il parmi vous quelqu'un qui ne soit pas des vôtres ? »* Ils répondirent : *« Non, sauf le fils de notre sœur. »* Le Messager d'Allah (ﷺ) dit alors : *« Le fils de la sœur d'un peuple fait partie d'eux. »*
حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ بُكَيْرٍ، حَدَّثَنَا اللَّيْثُ، عَنْ عُقَيْلٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ عُرْوَةَ، عَنْ عَائِشَةَ، أَنَّ أَبَا بَكْرٍ ـ رضى الله عنه ـ دَخَلَ عَلَيْهَا وَعِنْدَهَا جَارِيَتَانِ فِي أَيَّامِ مِنًى تُدَفِّفَانِ وَتَضْرِبَانِ، وَالنَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم مُتَغَشٍّ بِثَوْبِهِ، فَانْتَهَرَهُمَا أَبُو بَكْرٍ، فَكَشَفَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم عَنْ وَجْهِهِ، فَقَالَ " دَعْهُمَا يَا أَبَا بَكْرٍ، فَإِنَّهَا أَيَّامُ عِيدٍ، وَتِلْكَ الأَيَّامُ أَيَّامُ مِنًى ". وَقَالَتْ عَائِشَةُ رَأَيْتُ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم يَسْتُرُنِي، وَأَنَا أَنْظُرُ إِلَى الْحَبَشَةِ، وَهُمْ يَلْعَبُونَ فِي الْمَسْجِدِ فَزَجَرَهُمْ {عُمَرُ} فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " دَعْهُمْ أَمْنًا بَنِي أَرْفَدَةَ ". يَعْنِي مِنَ الأَمْنِ.
Yaḥyā ibn Bukayr nous a rapporté, al-Layth nous a informé, d'après 'Uqayl, d'après Ibn Shihāb, d'après 'Urwa, d'après 'Ā'isha (qu'Allah soit satisfait d'elle), que Abū Bakr (qu'Allah soit satisfait de lui) entra chez elle alors qu'elle avait auprès d'elle deux jeunes servantes qui chantaient et frappaient sur le tambourin pendant les jours de Minā, et le Prophète (ﷺ) était enveloppé dans son vêtement. Abū Bakr les réprimanda, mais le Prophète (ﷺ) découvrit son visage et dit : *« Laisse-les, ô Abū Bakr, car ce sont les jours de la fête, et ces jours sont les jours de Minā. »* 'Ā'isha ajouta : *« J'ai vu le Prophète (ﷺ) me protéger tandis que je regardais les Abyssins jouer dans la mosquée. 'Umar les réprimanda, mais le Prophète (ﷺ) dit : « Laisse-les, ô gens d'Arfada, en sécurité. » »* (c'est-à-dire en sûreté).
حَدَّثَنِي عُثْمَانُ بْنُ أَبِي شَيْبَةَ، حَدَّثَنَا عَبْدَةُ، عَنْ هِشَامٍ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ قَالَتِ اسْتَأْذَنَ حَسَّانُ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم فِي هِجَاءِ الْمُشْرِكِينَ، قَالَ " كَيْفَ بِنَسَبِي " . فَقَالَ حَسَّانُ لأَسُلَّنَّكَ مِنْهُمْ كَمَا تُسَلُّ الشَّعَرَةُ مِنَ الْعَجِينِ. وَعَنْ أَبِيهِ قَالَ ذَهَبْتُ أَسُبُّ حَسَّانَ عِنْدَ عَائِشَةَ فَقَالَتْ لاَ تَسُبُّهُ فَإِنَّهُ كَانَ يُنَافِحُ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم.
'Uthmān ibn Abī Shayba nous a rapporté, 'Abda nous a informé, d'après Hishām, d'après son père, d'après 'Ā'isha (qu'Allah soit satisfait d'elle), qui a dit : Ḥassān demanda la permission au Prophète (ﷺ) de satiriser les polythéistes. Le Prophète (ﷺ) dit : *« Comment ferais-je avec mon lignage ? »* Ḥassān répondit : *« Je t'en extirperai comme on extrait un cheveu de la pâte. »* Et d'après son père, il dit : *« J'allais insulter Ḥassān auprès de 'Ā'isha, mais elle me dit : « Ne l'insulte pas, car il défendait le Prophète (ﷺ). » »*