Bibliothque
Le Livre de la Charité
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حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ يَحْيَى، وَيَحْيَى بْنُ حَكِيمٍ، قَالاَ حَدَّثَنَا عُثْمَانُ بْنُ عُمَرَ، أَنْبَأَنَا يُونُسُ بْنُ يَزِيدَ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ كَعْبِ بْنِ مَالِكٍ، عَنْ أَبِيهِ، أَنَّهُ تَقَاضَى ابْنَ أَبِي حَدْرَدٍ دَيْنًا لَهُ عَلَيْهِ فِي الْمَسْجِدِ حَتَّى ارْتَفَعَتْ أَصْوَاتُهُمَا حَتَّى سَمِعَهُمَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَهُوَ فِي بَيْتِهِ فَخَرَجَ إِلَيْهِمَا فَنَادَى كَعْبًا فَقَالَ لَبَّيْكَ يَا رَسُولَ اللَّهِ قَالَ " دَعْ مِنْ دَيْنِكَ هَذَا " . وَأَوْمَأَ بِيَدِهِ إِلَى الشَّطْرِ فَقَالَ قَدْ فَعَلْتُ . قَالَ " قُمْ فَاقْضِهِ " .
Nous a rapporté Muhammad ibn Yahyâ et Yahyâ ibn Hakîm, qui ont dit : Nous a rapporté 'Uthmân ibn 'Umar, qui nous a informé de la part de Yûnus ibn Yazîd, d'après al-Zuhrî, d'après 'Abd Allah ibn Ka'b ibn Mâlik, d'après son père, que celui-ci réclama à Ibn Abî Hadrad une dette qu'il avait sur lui dans la mosquée, jusqu'à ce que leurs voix s'élèvent. Le Messager d'Allah (ﷺ), qui était chez lui, les entendit et sortit vers eux. Il appela Ka'b et lui dit : *« Abandonne une partie de cette dette. »* Et il fit un geste de la main pour indiquer la moitié. Ka'b répondit : *« Je le fais. »* Le Prophète (ﷺ) dit alors : *« Lève-toi et paie-lui le reste. »*
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ خَلَفٍ الْعَسْقَلاَنِيُّ، حَدَّثَنَا يَعْلَى، حَدَّثَنَا سُلَيْمَانُ بْنُ يُسَيْرٍ، عَنْ قَيْسِ بْنِ رُومِيٍّ، قَالَ كَانَ سُلَيْمَانُ بْنُ أُذُنَانٍ يُقْرِضُ عَلْقَمَةَ أَلْفَ دِرْهَمٍ إِلَى عَطَائِهِ فَلَمَّا خَرَجَ عَطَاؤُهُ تَقَاضَاهَا مِنْهُ وَاشْتَدَّ عَلَيْهِ فَقَضَاهُ فَكَأَنَّ عَلْقَمَةَ غَضِبَ فَمَكَثَ أَشْهُرًا ثُمَّ أَتَاهُ فَقَالَ أَقْرِضْنِي أَلْفَ دِرْهَمٍ إِلَى عَطَائِي قَالَ نَعَمْ وَكَرَامَةً يَا أُمَّ عُتْبَةَ هَلُمِّي تِلْكَ الْخَرِيطَةَ الْمَخْتُومَةَ الَّتِي عِنْدَكِ . فَجَاءَتْ بِهَا فَقَالَ أَمَا وَاللَّهِ إِنَّهَا لَدَرَاهِمُكَ الَّتِي قَضَيْتَنِي مَا حَرَّكْتُ مِنْهَا دِرْهَمًا وَاحِدًا . قَالَ فَلِلَّهِ أَبُوكَ مَا حَمَلَكَ عَلَى مَا فَعَلْتَ بِي . قَالَ مَا سَمِعْتُ مِنْكَ . قَالَ مَا سَمِعْتَ مِنِّي قَالَ سَمِعْتُكَ تَذْكُرُ عَنِ ابْنِ مَسْعُودٍ أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم قَالَ " مَا مِنْ مُسْلِمٍ يُقْرِضُ مُسْلِمًا قَرْضًا مَرَّتَيْنِ إِلاَّ كَانَ كَصَدَقَتِهَا مَرَّةً " . قَالَ كَذَلِكَ أَنْبَأَنِي ابْنُ مَسْعُودٍ .
Nous a rapporté Muhammad ibn Khalaf al-'Asqalânî, nous a rapporté Ya'lâ, nous a rapporté Sulaymân ibn Yusr, d'après Qays ibn Rûmiy, qui a dit : Sulaymân ibn Udhun prêtait à 'Alqama mille dirhams jusqu'à la réception de sa solde. Lorsque celle-ci arriva, il lui réclama son dû avec insistance, et 'Alqama le remboursa, mais sembla irrité. Plusieurs mois plus tard, il revint le voir et lui dit : *« Prête-moi mille dirhams jusqu'à ma prochaine solde. »* Sulaymân répondit : *« Oui, avec plaisir, ô mère de 'Utba ! Apporte ce sac scellé que tu as. »* Elle le lui apporta, et il dit : *« Par Allah, ce sont bien tes dirhams que tu m'as remboursés, je n'en ai pas touché un seul. »* 'Alqama demanda : *« Que t'a donc poussé à agir ainsi avec moi ? »* Sulaymân répondit : *« Ce que je t'ai entendu dire. »* 'Alqama demanda : *« Qu'as-tu entendu de moi ? »* Il répondit : *« Je t'ai entendu rapporter d'après Ibn Mas'ûd que le Prophète (ﷺ) a dit : "Si un musulman prête à un autre musulman un prêt deux fois, cela équivaut à une aumône." »* 'Alqama dit : *« C'est bien ce que m'a rapporté Ibn Mas'ûd. »*
حَدَّثَنَا عُبَيْدُ اللَّهِ بْنُ عَبْدِ الْكَرِيمِ، حَدَّثَنَا هِشَامُ بْنُ خَالِدٍ، حَدَّثَنَا خَالِدُ بْنُ يَزِيدَ بْنِ أَبِي مَالِكٍ، وَحَدَّثَنَا أَبُو حَاتِمٍ، حَدَّثَنَا هِشَامُ بْنُ خَالِدٍ، حَدَّثَنَا خَالِدُ بْنُ يَزِيدَ بْنِ أَبِي مَالِكٍ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ أَنَسِ بْنِ مَالِكٍ، قَالَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " رَأَيْتُ لَيْلَةَ أُسْرِيَ بِي عَلَى بَابِ الْجَنَّةِ مَكْتُوبًا الصَّدَقَةُ بِعَشْرِ أَمْثَالِهَا وَالْقَرْضُ بِثَمَانِيَةَ عَشَرَ . فَقُلْتُ يَا جِبْرِيلُ مَا بَالُ الْقَرْضِ أَفْضَلُ مِنَ الصَّدَقَةِ . قَالَ لأَنَّ السَّائِلَ يَسْأَلُ وَعِنْدَهُ وَالْمُسْتَقْرِضُ لاَ يَسْتَقْرِضُ إِلاَّ مِنْ حَاجَةٍ " .
Nous a rapporté 'Ubayd Allah ibn 'Abd al-Karîm, nous a rapporté Hishâm ibn Khâlid, nous a rapporté Khâlid ibn Yazîd ibn Abî Mâlik, et nous a rapporté Abû Hâtim, nous a rapporté Hishâm ibn Khâlid, nous a rapporté Khâlid ibn Yazîd ibn Abî Mâlik, d'après son père, d'après Anas ibn Mâlik, que le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : *« La nuit de mon ascension, j'ai vu écrit sur la porte du Paradis : "L'aumône est récompensée au décuple, et le prêt au dix-huituple." Je demandai : "Ô Jibrîl, pourquoi le prêt est-il plus méritoire que l'aumône ?" Il répondit : "Parce que le demandeur sollicite alors qu'il possède déjà, tandis que celui qui emprunte ne le fait que par besoin." »*
حَدَّثَنَا هِشَامُ بْنُ عَمَّارٍ، حَدَّثَنَا إِسْمَاعِيلُ بْنُ عَيَّاشٍ، حَدَّثَنِي عُتْبَةُ بْنُ حُمَيْدٍ الضَّبِّيُّ، عَنْ يَحْيَى بْنِ أَبِي إِسْحَاقَ الْهُنَائِيِّ، قَالَ سَأَلْتُ أَنَسَ بْنَ مَالِكٍ الرَّجُلُ مِنَّا يُقْرِضُ أَخَاهُ الْمَالَ فَيُهْدِي لَهُ قَالَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " إِذَا أَقْرَضَ أَحَدُكُمْ قَرْضًا فَأَهْدَى لَهُ أَوْ حَمَلَهُ عَلَى الدَّابَّةِ فَلاَ يَرْكَبْهَا وَلاَ يَقْبَلْهُ إِلاَّ أَنْ يَكُونَ جَرَى بَيْنَهُ وَبَيْنَهُ قَبْلَ ذَلِكَ " .
Nous a rapporté Hishâm ibn 'Ammâr, nous a rapporté Ismâ'îl ibn 'Ayyâsh, nous a rapporté 'Utba ibn Humayd al-Dabbî, d'après Yahyâ ibn Abî Ishâq al-Hunâ'î, qui a dit : J'ai demandé à Anas ibn Mâlik : *« Un homme parmi nous prête de l'argent à son frère et celui-ci lui offre un cadeau. »* Il répondit : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : *« Si l'un d'entre vous prête quelque chose et que l'emprunteur lui offre un cadeau ou lui propose de monter sur sa monture, qu'il ne l'accepte pas, sauf s'il y avait déjà une habitude entre eux auparavant. »*
حَدَّثَنَا أَبُو بَكْرِ بْنُ أَبِي شَيْبَةَ، حَدَّثَنَا عَفَّانُ، حَدَّثَنَا حَمَّادُ بْنُ سَلَمَةَ، أَخْبَرَنِي عَبْدُ الْمَلِكِ أَبُو جَعْفَرٍ، عَنْ أَبِي نَضْرَةَ، عَنْ سَعْدِ بْنِ الأَطْوَلِ، أَنَّ أَخَاهُ، مَاتَ وَتَرَكَ ثَلاَثَمِائَةِ دِرْهَمٍ وَتَرَكَ عِيَالاً فَأَرَدْتُ أَنْ أُنْفِقَهَا عَلَى عِيَالِهِ فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " إِنَّ أَخَاكَ مُحْتَبَسٌ بِدَيْنِهِ فَاقْضِ عَنْهُ " . فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ قَدْ أَدَّيْتُ عَنْهُ إِلاَّ دِينَارَيْنِ ادَّعَتْهُمَا امْرَأَةٌ وَلَيْسَ لَهَا بَيِّنَةٌ . قَالَ " فَأَعْطِهَا فَإِنَّهَا مُحِقَّةٌ " .
Nous a rapporté Abû Bakr ibn Abî Shayba, nous a rapporté 'Affân, nous a rapporté Hammâd ibn Salama, nous a informé 'Abd al-Malik Abû Ja'far, d'après Abû Nadra, d'après Sa'd ibn al-Atwal, que son frère mourut en laissant trois cents dirhams et des enfants à charge. Il voulut les dépenser pour eux, mais le Prophète (ﷺ) lui dit : *« Ton frère est retenu par sa dette, paie-la pour lui. »* Il répondit : *« Ô Messager d'Allah, je l'ai déjà payée, sauf deux dinars qu'une femme réclame sans preuve. »* Le Prophète (ﷺ) dit : *« Donne-les-lui, car elle dit vrai. »*
حَدَّثَنَا عَبْدُ الرَّحْمَنِ بْنُ إِبْرَاهِيمَ الدِّمَشْقِيُّ، حَدَّثَنَا شُعَيْبُ بْنُ إِسْحَاقَ، حَدَّثَنَا هِشَامُ بْنُ عُرْوَةَ، عَنْ وَهْبِ بْنِ كَيْسَانَ، عَنْ جَابِرِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ، أَنَّ أَبَاهُ، تُوُفِّيَ وَتَرَكَ عَلَيْهِ ثَلاَثِينَ وَسْقًا لِرَجُلٍ مِنَ الْيَهُودِ فَاسْتَنْظَرَهُ جَابِرُ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ فَأَبَى أَنْ يُنْظِرَهُ فَكَلَّمَ جَابِرٌ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم لِيَشْفَعَ لَهُ إِلَيْهِ فَجَاءَهُ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَكَلَّمَ الْيَهُودِيَّ لِيَأْخُذَ ثَمَرَ نَخْلِهِ بِالَّذِي لَهُ عَلَيْهِ فَأَبَى عَلَيْهِ فَكَلَّمَهُ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَأَبَى أَنْ يُنْظِرَهُ فَدَخَلَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم النَّخْلَ فَمَشَى فِيهَا ثُمَّ قَالَ لِجَابِرٍ " جُدَّ لَهُ فَأَوْفِهِ الَّذِي لَهُ " . فَجَدَّ لَهُ بَعْدَ مَا رَجَعَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ثَلاَثِينَ وَسْقًا وَفَضَلَ لَهُ اثْنَا عَشَرَ وَسْقًا فَجَاءَ جَابِرٌ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم لِيُخْبِرَهُ بِالَّذِي كَانَ فَوَجَدَ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم غَائِبًا فَلَمَّا انْصَرَفَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم جَاءَهُ فَأَخْبَرَهُ أَنَّهُ قَدْ أَوْفَاهُ وَأَخْبَرَهُ بِالْفَضْلِ الَّذِي فَضَلَ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " أَخْبِرْ بِذَلِكَ عُمَرَ بْنَ الْخَطَّابِ " . فَذَهَبَ جَابِرٌ إِلَى عُمَرَ فَأَخْبَرَهُ فَقَالَ لَهُ عُمَرُ لَقَدْ عَلِمْتُ حِينَ مَشَى فِيهِ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم لَيُبَارِكَنَّ اللَّهُ فِيهَا .
Nous a rapporté 'Abd al-Rahmân ibn Ibrâhîm al-Dimashqî, nous a rapporté Shu'ayb ibn Ishâq, nous a rapporté Hishâm ibn 'Urwa, d'après Wahb ibn Keysân, d'après Jâbir ibn 'Abd Allah, que son père mourut en laissant une dette de trente *wasq* envers un juif. Jâbir ibn 'Abd Allah demanda un délai au juif, mais celui-ci refusa. Jâbir s'adressa alors au Messager d'Allah (ﷺ) pour qu'il intercède en sa faveur. Le Messager d'Allah (ﷺ) alla trouver le juif et lui demanda d'accepter les dattes de son palmier en paiement de sa créance, mais le juif refusa. Le Messager d'Allah (ﷺ) insista pour qu'il lui accorde un délai, mais il refusa encore. Le Messager d'Allah (ﷺ) entra alors dans le jardin de palmiers, y marcha, puis dit à Jâbir : *« Cueille des dattes pour lui et paie-lui ce qu'il te doit. »* Après le départ du Messager d'Allah (ﷺ), Jâbir cueillit trente *wasq* et en resta douze de surplus. Il vint informer le Messager d'Allah (ﷺ), mais ne le trouva pas. À son retour, Jâbir l'informa qu'il avait tout payé et lui parla du surplus. Le Messager d'Allah (ﷺ) lui dit : *« Informe 'Umar ibn al-Khattâb de cela. »* Jâbir alla donc trouver 'Umar et lui raconta. 'Umar lui dit : *« Je savais bien que lorsque le Messager d'Allah (ﷺ) marchait dans ce jardin, Allah y mettrait Sa bénédiction. »*