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Le Livre de l'Invocation de Malédictions
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وَحَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ يَحْيَى، قَالَ قَرَأْتُ عَلَى مَالِكٍ عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، أَنَّ سَهْلَ بْنَ سَعْدٍ، السَّاعِدِيَّ أَخْبَرَهُ أَنَّ عُوَيْمِرًا الْعَجْلاَنِيَّ جَاءَ إِلَى عَاصِمِ بْنِ عَدِيٍّ الأَنْصَارِيِّ فَقَالَ لَهُ أَرَأَيْتَ يَا عَاصِمُ لَوْ أَنَّ رَجُلاً وَجَدَ مَعَ امْرَأَتِهِ رَجُلاً أَيَقْتُلُهُ فَتَقْتُلُونَهُ أَمْ كَيْفَ يَفْعَلُ فَسَلْ لِي عَنْ ذَلِكَ يَا عَاصِمُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم . فَسَأَلَ عَاصِمٌ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَكَرِهَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم الْمَسَائِلَ وَعَابَهَا حَتَّى كَبُرَ عَلَى عَاصِمٍ مَا سَمِعَ مِنْ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَلَمَّا رَجَعَ عَاصِمٌ إِلَى أَهْلِهِ جَاءَهُ عُوَيْمِرٌ فَقَالَ يَا عَاصِمُ مَاذَا قَالَ لَكَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ عَاصِمٌ لِعُوَيْمِرٍ لَمْ تَأْتِنِي بِخَيْرٍ قَدْ كَرِهَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم الْمَسْأَلَةَ الَّتِي سَأَلْتُهُ عَنْهَا . قَالَ عُوَيْمِرٌ وَاللَّهِ لاَ أَنْتَهِي حَتَّى أَسْأَلَهُ عَنْهَا . فَأَقْبَلَ عُوَيْمِرٌ حَتَّى أَتَى رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَسَطَ النَّاسِ فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ أَرَأَيْتَ رَجُلاً وَجَدَ مَعَ امْرَأَتِهِ رَجُلاً أَيَقْتُلُهُ فَتَقْتُلُونَهُ أَمْ كَيْفَ يَفْعَلُ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " قَدْ نَزَلَ فِيكَ وَفِي صَاحِبَتِكَ فَاذْهَبْ فَأْتِ بِهَا " . قَالَ سَهْلٌ فَتَلاَعَنَا وَأَنَا مَعَ النَّاسِ عِنْدَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَلَمَّا فَرَغَا قَالَ عُوَيْمِرٌ كَذَبْتُ عَلَيْهَا يَا رَسُولَ اللَّهِ إِنْ أَمْسَكْتُهَا . فَطَلَّقَهَا ثَلاَثًا قَبْلَ أَنْ يَأْمُرَهُ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم . قَالَ ابْنُ شِهَابٍ فَكَانَتْ سُنَّةَ الْمُتَلاَعِنَيْنِ .
Yahyâ ibn Yahyâ a dit : J’ai lu à Mâlik, d’après Ibn Shihâb, que Sahl ibn Sa‘d al-Sâ‘idî lui rapporta qu’‘Uwaymir al-‘Ajlânî vint trouver ‘Âsim ibn ‘Adî al-Ansârî et lui dit : "Ô ‘Âsim, que penses-tu si un homme trouve un autre homme avec sa femme, doit-il le tuer, et vous le tuerez en retour, ou que doit-il faire ? Interroge pour moi le Messager d’Allâh (ﷺ) à ce sujet." ‘Âsim interrogea donc le Messager d’Allâh (ﷺ), qui n’apprécia guère ces questions et les blâma, au point que ‘Âsim fut affligé par ce qu’il entendit du Messager d’Allâh (ﷺ). Lorsqu’il revint auprès des siens, ‘Uwaymir vint le trouver et dit : "Ô ‘Âsim, que t’a dit le Messager d’Allâh (ﷺ) ?" ‘Âsim répondit : "Tu ne m’as apporté rien de bon. Le Messager d’Allâh (ﷺ) n’a pas apprécié la question que je lui ai posée." ‘Uwaymir dit : "Par Allâh, je n’abandonnerai pas avant de l’interroger à ce sujet." ‘Uwaymir se rendit donc auprès du Messager d’Allâh (ﷺ), au milieu des gens, et dit : "Ô Messager d’Allâh, que penses-tu d’un homme qui trouve un autre homme avec sa femme, doit-il le tuer, et vous le tuerez en retour, ou que doit-il faire ?" Le Messager d’Allâh (ﷺ) répondit : "Un verset est descendu à ton sujet et au sujet de ta compagne. Va la chercher." Sahl dit : Ils procédèrent à la malédiction réciproque (li‘ân) alors que j’étais avec les gens auprès du Messager d’Allâh (ﷺ). Lorsqu’ils eurent terminé, ‘Uwaymir dit : "J’aurais menti à son sujet, ô Messager d’Allâh, si je la gardais." Il la répudia trois fois avant que le Messager d’Allâh (ﷺ) ne lui ordonne de le faire. Ibn Shihâb dit : Telle fut la sunna des époux procédant à la malédiction réciproque.
وَحَدَّثَنِي حَرْمَلَةُ بْنُ يَحْيَى، أَخْبَرَنَا ابْنُ وَهْبٍ، أَخْبَرَنِي يُونُسُ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، أَخْبَرَنِي سَهْلُ بْنُ سَعْدٍ الأَنْصَارِيُّ، أَنَّ عُوَيْمِرًا الأَنْصَارِيَّ، مِنْ بَنِي الْعَجْلاَنِ أَتَى عَاصِمَ بْنَ عَدِيٍّ . وَسَاقَ الْحَدِيثَ بِمِثْلِ حَدِيثِ مَالِكٍ وَأَدْرَجَ فِي الْحَدِيثِ قَوْلَهُ وَكَانَ فِرَاقُهُ إِيَّاهَا بَعْدُ سُنَّةً فِي الْمُتَلاَعِنَيْنِ . وَزَادَ فِيهِ قَالَ سَهْلٌ فَكَانَتْ حَامِلاً فَكَانَ ابْنُهَا يُدْعَى إِلَى أُمِّهِ . ثُمَّ جَرَتِ السُّنَّةُ أَنَّهُ يَرِثُهَا وَتَرِثُ مِنْهُ مَا فَرَضَ اللَّهُ لَهَا .
Harmala ibn Yahyâ m’a rapporté : Ibn Wahb nous a informés : Yûnus m’a informé, d’après Ibn Shihâb, que Sahl ibn Sa‘d al-Ansârî lui rapporta qu’‘Uwaymir al-Ansârî, des Banû al-‘Ajlân, vint trouver ‘Âsim ibn ‘Adî. Il rapporta ensuite le hadith semblable à celui de Mâlik, en y incluant cette parole : "Et leur séparation devint par la suite la sunna pour les époux procédant à la malédiction réciproque." Il ajouta : Sahl dit : "Elle était enceinte, et son enfant fut attribué à sa mère. Puis la sunna s’établit qu’il héritait d’elle et qu’elle héritait de lui selon ce qu’Allâh lui avait prescrit."
وَحَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ رَافِعٍ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الرَّزَّاقِ، أَخْبَرَنَا ابْنُ جُرَيْجٍ، أَخْبَرَنِي ابْنُ شِهَابٍ، عَنِ الْمُتَلاَعِنَيْنِ، وَعَنِ السُّنَّةِ، فِيهِمَا عَنْ حَدِيثِ، سَهْلِ بْنِ سَعْدٍ أَخِي بَنِي سَاعِدَةَ أَنَّ رَجُلاً، مِنَ الأَنْصَارِ جَاءَ إِلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ أَرَأَيْتَ رَجُلاً وَجَدَ مَعَ امْرَأَتِهِ رَجُلاً وَذَكَرَ الْحَدِيثَ بِقِصَّتِهِ . وَزَادَ فِيهِ فَتَلاَعَنَا فِي الْمَسْجِدِ وَأَنَا شَاهِدٌ . وَقَالَ فِي الْحَدِيثِ فَطَلَّقَهَا ثَلاَثًا قَبْلَ أَنْ يَأْمُرَهُ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم . فَفَارَقَهَا عِنْدَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " ذَاكُمُ التَّفْرِيقُ بَيْنَ كُلِّ مُتَلاَعِنَيْنِ " .
Nous avons été informés par Muhammad ibn Râfi‘, qui nous a rapporté d'après ‘Abd al-Razzâq, qui nous a transmis d'après Ibn Jurayj, qui a reçu de Ibn Shihâb, au sujet des deux époux ayant pratiqué la li‘ân (imprécation solennelle) et de la sunna les concernant, d'après le récit de Sahl ibn Sa‘d, frère des Banû Sâ‘ida, qu'un homme des Ansâr vint trouver le Prophète (ﷺ) et lui dit : « Ô Messager d'Allâh, que dis-tu d'un homme qui trouve un autre homme avec son épouse ? » et il mentionna le reste de l'histoire. Il ajouta : « Ils pratiquèrent la li‘ân dans la mosquée, et j'étais présent. » Il dit aussi dans le hadith : « Il la répudia trois fois avant que le Messager d'Allâh (ﷺ) ne lui ordonne. » Ils se séparèrent en présence du Prophète (ﷺ), qui dit alors : « Voici la séparation entre tout couple ayant pratiqué la li‘ân. »
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ نُمَيْرٍ، حَدَّثَنَا أَبِي ح، وَحَدَّثَنَا أَبُو بَكْرِ بْنُ أَبِي شَيْبَةَ، - وَاللَّفْظُ لَهُ - حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ نُمَيْرٍ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الْمَلِكِ بْنُ أَبِي سُلَيْمَانَ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ، جُبَيْرٍ قَالَ سُئِلْتُ عَنِ الْمُتَلاَعِنَيْنِ، فِي إِمْرَةِ مُصْعَبٍ أَيُفَرَّقُ بَيْنَهُمَا قَالَ فَمَا دَرَيْتُ مَا أَقُولُ فَمَضَيْتُ إِلَى مَنْزِلِ ابْنِ عُمَرَ بِمَكَّةَ فَقُلْتُ لِلْغُلاَمِ اسْتَأْذِنْ لِي . قَالَ إِنَّهُ قَائِلٌ فَسَمِعَ صَوْتِي . قَالَ ابْنُ جُبَيْرٍ قُلْتُ نَعَمْ . قَالَ ادْخُلْ فَوَاللَّهِ مَا جَاءَ بِكَ هَذِهِ السَّاعَةَ إِلاَّ حَاجَةٌ فَدَخَلْتُ فَإِذَا هُوَ مُفْتَرِشٌ بَرْذَعَةً مُتَوَسِّدٌ وِسَادَةً حَشْوُهَا لِيفٌ قُلْتُ أَبَا عَبْدِ الرَّحْمَنِ الْمُتَلاَعِنَانِ أَيُفَرَّقُ بَيْنَهُمَا قَالَ سُبْحَانَ اللَّهِ نَعَمْ إِنَّ أَوَّلَ مَنْ سَأَلَ عَنْ ذَلِكَ فُلاَنُ بْنُ فُلاَنٍ قَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ أَرَأَيْتَ أَنْ لَوْ وَجَدَ أَحَدُنَا امْرَأَتَهُ عَلَى فَاحِشَةٍ كَيْفَ يَصْنَعُ إِنْ تَكَلَّمَ تَكَلَّمَ بِأَمْرٍ عَظِيمٍ . وَإِنْ سَكَتَ سَكَتَ عَلَى مِثْلِ ذَلِكَ قَالَ فَسَكَتَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم فَلَمْ يُجِبْهُ فَلَمَّا كَانَ بَعْدَ ذَلِكَ أَتَاهُ فَقَالَ إِنَّ الَّذِي سَأَلْتُكَ عَنْهُ قَدِ ابْتُلِيتُ بِهِ . فَأَنْزَلَ اللَّهُ عَزَّ وَجَلَّ هَؤُلاَءِ الآيَاتِ فِي سُورَةِ النُّورِ { وَالَّذِينَ يَرْمُونَ أَزْوَاجَهُمْ} فَتَلاَهُنَّ عَلَيْهِ وَوَعَظَهُ وَذَكَّرَهُ وَأَخْبَرَهُ أَنَّ عَذَابَ الدُّنْيَا أَهْوَنُ مِنْ عَذَابِ الآخِرَةِ قَالَ لاَ وَالَّذِي بَعَثَكَ بِالْحَقِّ مَا كَذَبْتُ عَلَيْهَا . ثُمَّ دَعَاهَا فَوَعَظَهَا وَذَكَّرَهَا وَأَخْبَرَهَا أَنَّ عَذَابَ الدُّنْيَا أَهْوَنُ مِنْ عَذَابِ الآخِرَةِ . قَالَتْ لاَ وَالَّذِي بَعَثَكَ بِالْحَقِّ إِنَّهُ لَكَاذِبٌ فَبَدَأَ بِالرَّجُلِ فَشَهِدَ أَرْبَعَ شَهَادَاتٍ بِاللَّهِ إِنَّهُ لَمِنَ الصَّادِقِينَ وَالْخَامِسَةُ أَنَّ لَعْنَةَ اللَّهِ عَلَيْهِ إِنْ كَانَ مِنَ الْكَاذِبِينَ ثُمَّ ثَنَّى بِالْمَرْأَةِ فَشَهِدَتْ أَرْبَعَ شَهَادَاتٍ بِاللَّهِ إِنَّهُ لَمِنَ الْكَاذِبِينَ وَالْخَامِسَةُ أَنَّ غَضَبَ اللَّهِ عَلَيْهَا إِنْ كَانَ مِنَ الصَّادِقِينَ ثُمَّ فَرَّقَ بَيْنَهُمَا.
Nous avons été informés par Muhammad ibn ‘Abd Allâh ibn Numayr, qui nous a rapporté d'après son père, ainsi que par Abû Bakr ibn Abî Shayba – et c'est sa formulation – qui nous a rapporté d'après ‘Abd Allâh ibn Numayr, qui nous a transmis d'après ‘Abd al-Malik ibn Abî Sulaymân, d'après Sa‘îd ibn Jubayr, qui dit : On m'interrogea au sujet des deux époux ayant pratiqué la li‘ân, à l'époque de Mus‘ab (ibn al-Zubayr), s'ils devaient être séparés. Je ne savais que répondre, alors je me rendis à la demeure de Ibn ‘Umar à La Mecque et dis au serviteur : « Demande la permission pour moi. » Il répondit : « Il fait la sieste. » Mais Ibn ‘Umar entendit ma voix et dit : « Ibn Jubayr ? » Je répondis : « Oui. » Il dit : « Entre, car par Allâh, tu ne viens à cette heure que pour un besoin. » J'entrai et le trouvai étendu sur une couverture de selle, un coussin de fibres de palmier sous la tête. Je dis : « Abû ‘Abd al-Rahmân, au sujet des deux époux ayant pratiqué la li‘ân, doivent-ils être séparés ? » Il répondit : « Gloire à Allâh ! Oui. Le premier à avoir posé cette question fut Untel ibn Untel. Il dit : "Ô Messager d'Allâh, que dis-tu si l'un de nous trouve sa femme en flagrant délit d'adultère ? S'il parle, il aura prononcé une parole grave, et s'il se tait, il aura gardé le silence sur une chose semblable." » Le Prophète (ﷺ) se tut et ne lui répondit pas. Plus tard, cet homme revint et dit : « Ce sur quoi je t'ai interrogé m'est arrivé. » Alors Allâh (عز وجل) fit descendre ces versets dans la sourate al-Nûr : *« Et ceux qui accusent leurs épouses... »* (24:6-9). Le Prophète (ﷺ) les lui récita, l'exhorta, lui rappela que le châtiment de ce monde était plus léger que celui de l'au-delà. L'homme dit : « Non, par Celui qui t'a envoyé avec la vérité, je n'ai pas menti à son sujet. » Puis il appela son épouse, l'exhorta, lui rappela que le châtiment de ce monde était plus léger que celui de l'au-delà. Elle dit : « Non, par Celui qui t'a envoyé avec la vérité, il ment. » Il commença par l'homme, qui jura quatre fois par Allâh qu'il disait vrai, et la cinquième fois que la malédiction d'Allâh soit sur lui s'il mentait. Puis ce fut au tour de la femme, qui jura quatre fois par Allâh qu'il mentait, et la cinquième fois que la colère d'Allâh soit sur elle s'il disait vrai. Ensuite, le Prophète (ﷺ) les sépara.
وَحَدَّثَنِيهِ عَلِيُّ بْنُ حُجْرٍ السَّعْدِيُّ، حَدَّثَنَا عِيسَى بْنُ يُونُسَ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الْمَلِكِ بْنُ، أَبِي سُلَيْمَانَ قَالَ سَمِعْتُ سَعِيدَ بْنَ جُبَيْرٍ، قَالَ سُئِلْتُ عَنِ الْمُتَلاَعِنَيْنِ، زَمَنَ مُصْعَبِ بْنِ الزُّبَيْرِ فَلَمْ أَدْرِ مَا أَقُولُ فَأَتَيْتُ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ فَقُلْتُ أَرَأَيْتَ الْمُتَلاَعِنَيْنِ أَيُفَرَّقُ بَيْنَهُمَا ثُمَّ ذَكَرَ بِمِثْلِ حَدِيثِ ابْنِ نُمَيْرٍ .
Nous en avons été informés par ‘Alî ibn Hujr al-Sa‘dî, qui nous a rapporté d'après ‘Îsâ ibn Yûnus, qui nous a transmis d'après ‘Abd al-Malik ibn Abî Sulaymân, qui dit : J'ai entendu Sa‘îd ibn Jubayr dire : On m'interrogea au sujet des deux époux ayant pratiqué la li‘ân, à l'époque de Mus‘ab ibn al-Zubayr, et je ne savais que répondre. Je me rendis donc auprès de ‘Abd Allâh ibn ‘Umar et lui dis : « Que penses-tu des deux époux ayant pratiqué la li‘ân, doivent-ils être séparés ? » Puis il mentionna un hadith semblable à celui de Ibn Numayr.
وَحَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ يَحْيَى، وَأَبُو بَكْرِ بْنُ أَبِي شَيْبَةَ وَزُهَيْرُ بْنُ حَرْبٍ - وَاللَّفْظُ لِيَحْيَى - قَالَ يَحْيَى أَخْبَرَنَا وَقَالَ الآخَرَانِ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ بْنُ عُيَيْنَةَ، عَنْ عَمْرٍو، عَنْ سَعِيدِ بْنِ، جُبَيْرٍ عَنِ ابْنِ عُمَرَ، قَالَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم لِلْمُتَلاَعِنَيْنِ " حِسَابُكُمَا عَلَى اللَّهِ أَحَدُكُمَا كَاذِبٌ لاَ سَبِيلَ لَكَ عَلَيْهَا " . قَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ مَالِي قَالَ " لاَ مَالَ لَكَ إِنْ كُنْتَ صَدَقْتَ عَلَيْهَا فَهْوَ بِمَا اسْتَحْلَلْتَ مِنْ فَرْجِهَا وَإِنْ كُنْتَ كَذَبْتَ عَلَيْهَا فَذَاكَ أَبْعَدُ لَكَ مِنْهَا " . قَالَ زُهَيْرٌ فِي رِوَايَتِهِ حَدَّثَنَا سُفْيَانُ عَنْ عَمْرٍو سَمِعَ سَعِيدَ بْنَ جُبَيْرٍ يَقُولُ سَمِعْتُ ابْنَ عُمَرَ يَقُولُ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم .
Nous avons été informés par Yahyâ ibn Yahyâ, Abû Bakr ibn Abî Shayba et Zuhayr ibn Harb – et c'est la formulation de Yahyâ – qui dit : Yahyâ nous a informés, tandis que les deux autres ont dit : Nous avons été informés par Sufyân ibn ‘Uyayna, d'après ‘Amr, d'après Sa‘îd ibn Jubayr, d'après Ibn ‘Umar, que le Messager d'Allâh (ﷺ) dit aux deux époux ayant pratiqué la li‘ân : « Votre compte est auprès d'Allâh. L'un de vous deux est menteur, et tu n'as plus aucun droit sur elle. » L'homme dit : « Ô Messager d'Allâh, et mes biens ? » Il répondit : « Tu n'as aucun droit sur tes biens. Si tu as dit vrai à son sujet, cela correspond à ce que tu as pris de son intimité. Et si tu as menti à son sujet, cela t'éloigne encore plus d'elle. » Zuhayr dit dans sa version : Nous avons été informés par Sufyân, d'après ‘Amr, qui entendit Sa‘îd ibn Jubayr dire : J'ai entendu Ibn ‘Umar dire que le Messager d'Allâh (ﷺ) avait dit cela.
وَحَدَّثَنِي أَبُو الرَّبِيعِ الزَّهْرَانِيُّ، حَدَّثَنَا حَمَّادٌ، عَنْ أَيُّوبَ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ جُبَيْرٍ، عَنِ ابْنِ عُمَرَ، قَالَ فَرَّقَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم بَيْنَ أَخَوَىْ بَنِي الْعَجْلاَنِ وَقَالَ " اللَّهُ يَعْلَمُ أَنَّ أَحَدَكُمَا كَاذِبٌ فَهَلْ مِنْكُمَا تَائِبٌ " .
J'ai été informé par Abû al-Rabî‘ al-Zahrânî, qui nous a rapporté d'après Hammâd, d'après Ayyûb, d'après Sa‘îd ibn Jubayr, d'après Ibn ‘Umar, qui dit : Le Messager d'Allâh (ﷺ) sépara les deux frères des Banû al-‘Ajlân et dit : « Allâh sait que l'un de vous deux est menteur. Y en a-t-il un parmi vous qui se repente ? »
وَحَدَّثَنَاهُ ابْنُ أَبِي عُمَرَ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، عَنْ أَيُّوبَ، سَمِعَ سَعِيدَ بْنَ جُبَيْرٍ، قَالَ سَأَلْتُ ابْنَ عُمَرَ عَنِ اللِّعَانِ، . فَذَكَرَ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم بِمِثْلِهِ .
Nous en avons été informés par Ibn Abî ‘Umar, qui nous a rapporté d'après Sufyân, d'après Ayyûb, qui entendit Sa‘îd ibn Jubayr dire : J'interrogeai Ibn ‘Umar au sujet de la li‘ân, et il mentionna d'après le Prophète (ﷺ) un hadith semblable.
وَحَدَّثَنَا أَبُو غَسَّانَ الْمِسْمَعِيُّ، وَمُحَمَّدُ بْنُ الْمُثَنَّى، وَابْنُ، بَشَّارٍ - وَاللَّفْظُ لِلْمِسْمَعِيِّ وَابْنِ الْمُثَنَّى - قَالُوا حَدَّثَنَا مُعَاذٌ، - وَهُوَ ابْنُ هِشَامٍ - قَالَ حَدَّثَنِي أَبِي، عَنْ قَتَادَةَ، عَنْ عَزْرَةَ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ جُبَيْرٍ، قَالَ لَمْ يُفَرِّقِ الْمُصْعَبُ بَيْنَ الْمُتَلاَعِنَيْنِ . قَالَ سَعِيدٌ فَذُكِرَ ذَلِكَ لِعَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ . فَقَالَ فَرَّقَ نَبِيُّ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم بَيْنَ أَخَوَىْ بَنِي الْعَجْلاَنِ .
Nous avons été informés par Abû Ghassân al-Misma‘î, Muhammad ibn al-Muthannâ et Ibn Basshâr – et c'est la formulation de al-Misma‘î et Ibn al-Muthannâ – qui dirent : Nous avons été informés par Mu‘âdh – c'est-à-dire Ibn Hishâm – qui dit : Mon père m'a rapporté d'après Qatâda, d'après ‘Azra, d'après Sa‘îd ibn Jubayr, qui dit : Mus‘ab ne sépara pas les deux époux ayant pratiqué la li‘ân. Sa‘îd dit : Cela fut mentionné à ‘Abd Allâh ibn ‘Umar, qui dit : « Le Prophète d'Allâh (ﷺ) sépara les deux frères des Banû al-‘Ajlân. »
وَحَدَّثَنَا سَعِيدُ بْنُ مَنْصُورٍ، وَقُتَيْبَةُ بْنُ سَعِيدٍ، قَالاَ حَدَّثَنَا مَالِكٌ، ح وَحَدَّثَنَا يَحْيَى، بْنُ يَحْيَى - وَاللَّفْظُ لَهُ - قَالَ قُلْتُ لِمَالِكٍ حَدَّثَكَ نَافِعٌ، عَنِ ابْنِ عُمَرَ، أَنَّ رَجُلاً، لاَعَنَ امْرَأَتَهُ عَلَى عَهْدِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَفَرَّقَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم بَيْنَهُمَا وَأَلْحَقَ الْوَلَدَ بِأُمِّهِ قَالَ نَعَمْ .
Nous avons été informés par Sa‘îd ibn Mansûr et Qutayba ibn Sa‘îd, qui dirent : Nous avons été informés par Mâlik. Et nous avons été informés par Yahyâ ibn Yahyâ – et c'est sa formulation – qui dit : J'ai demandé à Mâlik : « Nâfi‘ t'a-t-il rapporté d'après Ibn ‘Umar qu'un homme pratiqua la li‘ân avec son épouse à l'époque du Messager d'Allâh (ﷺ), et que le Messager d'Allâh (ﷺ) les sépara et attribua l'enfant à sa mère ? » Il répondit : « Oui. »