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حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ يُوسُفَ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، عَنْ أَبِي بُرْدَةَ، قَالَ أَخْبَرَنِي جَدِّي أَبُو بُرْدَةَ، عَنْ أَبِيهِ أَبِي مُوسَى الأَشْعَرِيِّ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ قَالَ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم " الْخَازِنُ الأَمِينُ الَّذِي يُؤَدِّي مَا أُمِرَ بِهِ طَيِّبَةً نَفْسُهُ أَحَدُ الْمُتَصَدِّقَيْنِ " .
Nous a rapporté Muḥammad ibn Yūsuf, qui a dit : Nous a rapporté Sufyān, d’après Abū Burda, qui a dit : Mon grand-père Abū Burda m’a informé, d’après son père Abū Mūsā al-Ash‘arī – qu’Allah l’agrée – qui a dit : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Le gardien digne de confiance, qui s’acquitte de ce qu’on lui a ordonné avec un cœur sincère, est l’un des deux donateurs. »
حَدَّثَنَا مُسَدَّدٌ، حَدَّثَنَا يَحْيَى، عَنْ قُرَّةَ بْنِ خَالِدٍ، قَالَ حَدَّثَنِي حُمَيْدُ بْنُ هِلاَلٍ، حَدَّثَنَا أَبُو بُرْدَةَ، عَنْ أَبِي مُوسَى ـ رضى الله عنه ـ قَالَ أَقْبَلْتُ إِلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم وَمَعِي رَجُلاَنِ مِنَ الأَشْعَرِيِّينَ، فَقُلْتُ مَا عَلِمْتُ أَنَّهُمَا يَطْلُبَانِ الْعَمَلَ. فَقَالَ " لَنْ أَوْ لاَ نَسْتَعْمِلُ عَلَى عَمَلِنَا مَنْ أَرَادَهُ " .
Nous avons été informés par Musaddad, qui nous a rapporté d'après Yahya, d'après Qurra ibn Khalid, qui a dit : Humaid ibn Hilal m'a rapporté d'après Abu Burda, d'après Abu Musa (qu'Allah soit satisfait de lui), qui a dit : Je me suis rendu auprès du Prophète (ﷺ) accompagné de deux hommes des Ash'ariyyin. Je dis : "Je ne savais pas qu'ils recherchaient un emploi." Il (ﷺ) dit : "Nous n'emploierons jamais, ou nous ne devrions jamais employer, pour nos affaires, celui qui les convoite."
حَدَّثَنَا أَحْمَدُ بْنُ مُحَمَّدٍ الْمَكِّيُّ، حَدَّثَنَا عَمْرُو بْنُ يَحْيَى، عَنْ جَدِّهِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ " مَا بَعَثَ اللَّهُ نَبِيًّا إِلاَّ رَعَى الْغَنَمَ ". فَقَالَ أَصْحَابُهُ وَأَنْتَ فَقَالَ " نَعَمْ كُنْتُ أَرْعَاهَا عَلَى قَرَارِيطَ لأَهْلِ مَكَّةَ ".
Nous avons été informés par Ahmad ibn Muhammad al-Makki, qui nous a rapporté d'après Amr ibn Yahya, d'après son grand-père, d'après Abu Hurayra (qu'Allah soit satisfait de lui), que le Prophète (ﷺ) a dit : "Allah n'a envoyé aucun prophète qui n'ait gardé les moutons." Ses compagnons dirent : "Et toi ?" Il répondit : "Oui, je les gardais pour quelques qirat (pièces de monnaie) des habitants de La Mecque."
حَدَّثَنَا إِبْرَاهِيمُ بْنُ مُوسَى، أَخْبَرَنَا هِشَامٌ، عَنْ مَعْمَرٍ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، عَنْ عُرْوَةَ بْنِ الزُّبَيْرِ، عَنْ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ وَاسْتَأْجَرَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم وَأَبُو بَكْرٍ رَجُلاً مِنْ بَنِي الدِّيلِ ثُمَّ مِنْ بَنِي عَبْدِ بْنِ عَدِيٍّ هَادِيًا خِرِّيتًا ـ الْخِرِّيتُ الْمَاهِرُ بِالْهِدَايَةِ ـ قَدْ غَمَسَ يَمِينَ حِلْفٍ فِي آلِ الْعَاصِ بْنِ وَائِلٍ، وَهْوَ عَلَى دِينِ كُفَّارِ قُرَيْشٍ، فَأَمِنَاهُ فَدَفَعَا إِلَيْهِ رَاحِلَتَيْهِمَا، وَوَعَدَاهُ غَارَ ثَوْرٍ بَعْدَ ثَلاَثِ لَيَالٍ، فَأَتَاهُمَا بِرَاحِلَتَيْهِمَا، صَبِيحَةَ لَيَالٍ ثَلاَثٍ، فَارْتَحَلاَ، وَانْطَلَقَ مَعَهُمَا عَامِرُ بْنُ فُهَيْرَةَ، وَالدَّلِيلُ الدِّيلِيُّ فَأَخَذَ بِهِمْ أَسْفَلَ مَكَّةَ وَهْوَ طَرِيقُ السَّاحِلِ.
Nous avons été informés par Ibrahim ibn Musa, qui nous a informés d'après Hisham, d'après Ma'mar, d'après al-Zuhri, d'après Urwa ibn al-Zubayr, d'après Aïcha (qu'Allah soit satisfait d'elle) : Le Prophète (ﷺ) et Abu Bakr engagèrent un guide des Banu al-Dil, puis des Banu Abd ibn Adi, un guide expert – al-Khirrit signifie celui qui est habile en guidage. Il avait plongé sa main droite dans l'alliance des Al al-As ibn Wa'il, tout en étant sur la religion des mécréants de Quraysh. Ils lui firent confiance et lui confièrent leurs montures, et lui promirent de le retrouver à la grotte de Thawr après trois nuits. Il vint à eux avec leurs montures à l'aube de la troisième nuit, et ils partirent. Amir ibn Fuhayra et le guide des Banu al-Dil les accompagnèrent. Le guide les conduisit par le chemin inférieur de La Mecque, qui est la route côtière.
حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ بُكَيْرٍ، حَدَّثَنَا اللَّيْثُ، عَنْ عُقَيْلٍ، قَالَ ابْنُ شِهَابٍ فَأَخْبَرَنِي عُرْوَةُ بْنُ الزُّبَيْرِ، أَنَّ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ زَوْجَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَتْ وَاسْتَأْجَرَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَأَبُو بَكْرٍ رَجُلاً مِنْ بَنِي الدِّيلِ، هَادِيًا خِرِّيتًا وَهْوَ عَلَى دِينِ كُفَّارِ قُرَيْشٍ، فَدَفَعَا إِلَيْهِ رَاحِلَتَيْهِمَا، وَوَاعَدَاهُ غَارَ ثَوْرٍ بَعْدَ ثَلاَثِ لَيَالٍ بِرَاحِلَتَيْهِمَا صُبْحَ ثَلاَثٍ.
Nous avons été informés par Yahya ibn Bukayr, qui nous a rapporté d'après al-Layth, d'après Uqayl, qui a dit : Ibn Shihab a dit : Urwa ibn al-Zubayr m'a informé qu'Aïcha (qu'Allah soit satisfait d'elle), l'épouse du Prophète (ﷺ), a dit : Le Messager d'Allah (ﷺ) et Abu Bakr engagèrent un homme des Banu al-Dil, un guide expert, alors qu'il était encore sur la religion des mécréants de Quraysh. Ils lui confièrent leurs montures et lui donnèrent rendez-vous à la grotte de Thawr après trois nuits, avec leurs montures à l'aube de la troisième nuit.
حَدَّثَنَا يَعْقُوبُ بْنُ إِبْرَاهِيمَ، حَدَّثَنَا إِسْمَاعِيلُ ابْنُ عُلَيَّةَ، أَخْبَرَنَا ابْنُ جُرَيْجٍ، قَالَ أَخْبَرَنِي عَطَاءٌ، عَنْ صَفْوَانَ بْنِ يَعْلَى، عَنْ يَعْلَى بْنِ أُمَيَّةَ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ غَزَوْتُ مَعَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم جَيْشَ الْعُسْرَةِ فَكَانَ مِنْ أَوْثَقِ أَعْمَالِي فِي نَفْسِي، فَكَانَ لِي أَجِيرٌ، فَقَاتَلَ إِنْسَانًا، فَعَضَّ أَحَدُهُمَا إِصْبَعَ صَاحِبِهِ، فَانْتَزَعَ إِصْبَعَهُ، فَأَنْدَرَ ثَنِيَّتَهُ فَسَقَطَتْ، فَانْطَلَقَ إِلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَأَهْدَرَ ثَنِيَّتَهُ وَقَالَ " أَفَيَدَعُ إِصْبَعَهُ فِي فِيكَ تَقْضَمُهَا ـ قَالَ أَحْسِبُهُ قَالَ ـ كَمَا يَقْضَمُ الْفَحْلُ " . قَالَ ابْنُ جُرَيْجٍ وَحَدَّثَنِي عَبْدُ اللَّهِ بْنُ أَبِي مُلَيْكَةَ، عَنْ جَدِّهِ، بِمِثْلِ هَذِهِ الصِّفَةِ أَنَّ رَجُلاً، عَضَّ يَدَ رَجُلٍ، فَأَنْدَرَ ثَنِيَّتَهُ، فَأَهْدَرَهَا أَبُو بَكْرٍ رضى الله عنه.
Nous avons été informés par Ya'qub ibn Ibrahim, qui nous a rapporté d'après Isma'il ibn 'Ulayya, qui nous a informés d'après Ibn Jurayj, qui a dit : 'Ata m'a informé d'après Safwan ibn Ya'la, d'après Ya'la ibn Umayya (qu'Allah soit satisfait de lui), qui a dit : J'ai participé à l'expédition du Prophète (ﷺ) lors de l'armée de la difficulté (Ghazwat al-'Usra). Cela fut l'un des actes les plus fiables à mes yeux. J'avais un ouvrier qui combattit un homme, et l'un d'eux mordit le doigt de l'autre. Celui qui avait été mordu retira son doigt, faisant tomber une incisive de celui qui l'avait mordu. Il se rendit auprès du Prophète (ﷺ), qui déclara l'incisive sans valeur (dédommagement) et dit : "Voulait-il laisser son doigt dans ta bouche pour que tu le ronges – je pense qu'il a dit – comme un étalon ronge ?" Ibn Jurayj a dit : Abd Allah ibn Abi Mulayka m'a également rapporté d'après son grand-père, avec une description similaire, qu'un homme avait mordu la main d'un autre, faisant tomber son incisive, et Abu Bakr (qu'Allah soit satisfait de lui) déclara celle-ci sans valeur.
حَدَّثَنَا إِبْرَاهِيمُ بْنُ مُوسَى، أَخْبَرَنَا هِشَامُ بْنُ يُوسُفَ، أَنَّ ابْنَ جُرَيْجٍ، أَخْبَرَهُمْ قَالَ أَخْبَرَنِي يَعْلَى بْنُ مُسْلِمٍ، وَعَمْرُو بْنُ دِينَارٍ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ جُبَيْرٍ، يَزِيدُ أَحَدُهُمَا عَلَى صَاحِبِهِ، وَغَيْرُهُمَا قَالَ قَدْ سَمِعْتُهُ يُحَدِّثُهُ عَنْ سَعِيدٍ قَالَ قَالَ لِي ابْنُ عَبَّاسٍ ـ رضى الله عنهما ـ حَدَّثَنِي أُبَىُّ بْنُ كَعْبٍ قَالَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " فَانْطَلَقَا فَوَجَدَا جِدَارًا يُرِيدُ أَنْ يَنْقَضَّ ". قَالَ سَعِيدٌ بِيَدِهِ هَكَذَا، وَرَفَعَ يَدَيْهِ فَاسْتَقَامَ، قَالَ يَعْلَى حَسِبْتُ أَنَّ سَعِيدًا قَالَ. فَمَسَحَهُ بِيَدِهِ فَاسْتَقَامَ {قَالَ} "لَوْ شِئْتَ لاَتَّخَذْتَ عَلَيْهِ أَجْرًا ". قَالَ سَعِيدٌ أَجْرًا نَأْكُلُهُ.
Nous avons été informés par Ibrahim ibn Musa, qui nous a informés d'après Hisham ibn Yusuf, que Ibn Jurayj les a informés, disant : Ya'la ibn Muslim et Amr ibn Dinar m'ont informé, d'après Sa'id ibn Jubayr, chacun ajoutant des détails par rapport à l'autre, et d'autres encore ont dit : Je l'ai entendu raconter d'après Sa'id, qui a dit : Ibn Abbas (qu'Allah soit satisfait d'eux deux) m'a dit : Ubayy ibn Ka'b m'a rapporté que le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : "Ils partirent et trouvèrent un mur qui menaçait de s'effondrer." Sa'id fit un geste de la main ainsi, levant les mains, et le mur se redressa. Ya'la dit : Je pense que Sa'id a dit : "Il le toucha de sa main et il se redressa." Il (le Prophète) dit : "Si tu l'avais voulu, tu aurais pu prendre un salaire pour cela." Sa'id dit : "Un salaire que nous aurions mangé."
حَدَّثَنَا سُلَيْمَانُ بْنُ حَرْبٍ، حَدَّثَنَا حَمَّادٌ، عَنْ أَيُّوبَ، عَنْ نَافِعٍ، عَنِ ابْنِ عُمَرَ ـ رضى الله عنهما ـ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ " مَثَلُكُمْ وَمَثَلُ أَهْلِ الْكِتَابَيْنِ كَمَثَلِ رَجُلٍ اسْتَأْجَرَ أُجَرَاءَ فَقَالَ مَنْ يَعْمَلُ لِي مِنْ غُدْوَةَ إِلَى نِصْفِ النَّهَارِ عَلَى قِيرَاطٍ فَعَمِلَتِ الْيَهُودُ، ثُمَّ قَالَ مَنْ يَعْمَلُ لِي مِنْ نِصْفِ النَّهَارِ إِلَى صَلاَةِ الْعَصْرِ عَلَى قِيرَاطٍ فَعَمِلَتِ النَّصَارَى ثُمَّ، قَالَ مَنْ يَعْمَلُ لِي مِنَ الْعَصْرِ إِلَى أَنْ تَغِيبَ الشَّمْسُ عَلَى قِيرَاطَيْنِ فَأَنْتُمْ هُمْ، فَغَضِبَتِ الْيَهُودُ وَالنَّصَارَى، فَقَالُوا مَا لَنَا أَكْثَرَ عَمَلاً، وَأَقَلَّ عَطَاءً قَالَ هَلْ نَقَصْتُكُمْ مِنْ حَقِّكُمْ قَالُوا لاَ. قَالَ فَذَلِكَ فَضْلِي أُوتِيهِ مَنْ أَشَاءُ " .
Nous avons été informés par Sulayman ibn Harb, qui nous a rapporté d'après Hammad, d'après Ayyub, d'après Nafi', d'après Ibn Umar (qu'Allah soit satisfait d'eux deux), que le Prophète (ﷺ) a dit : "Votre exemple et celui des gens des deux Livres est semblable à celui d'un homme qui engagea des ouvriers et dit : 'Qui travaillera pour moi du matin jusqu'à midi pour un qirat ?' Les Juifs travaillèrent. Puis il dit : 'Qui travaillera pour moi de midi jusqu'à la prière de l'après-midi pour un qirat ?' Les Chrétiens travaillèrent. Puis il dit : 'Qui travaillera pour moi de la prière de l'après-midi jusqu'au coucher du soleil pour deux qirats ?' Et ce sont vous. Les Juifs et les Chrétiens se mirent en colère et dirent : 'Pourquoi avons-nous plus de travail et moins de salaire ?' Il dit : 'Vous ai-je privé de quelque chose de votre droit ?' Ils répondirent : 'Non.' Il dit : 'C'est là ma grâce, je l'accorde à qui je veux.'"
حَدَّثَنَا إِسْمَاعِيلُ بْنُ أَبِي أُوَيْسٍ، قَالَ حَدَّثَنِي مَالِكٌ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ دِينَارٍ، مَوْلَى عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ بْنِ الْخَطَّابِ ـ رضى الله عنهما ـ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ " إِنَّمَا مَثَلُكُمْ وَالْيَهُودُ وَالنَّصَارَى كَرَجُلٍ اسْتَعْمَلَ عُمَّالاً فَقَالَ مَنْ يَعْمَلُ لِي إِلَى نِصْفِ النَّهَارِ عَلَى قِيرَاطٍ قِيرَاطٍ فَعَمِلَتِ الْيَهُودُ عَلَى قِيرَاطٍ قِيرَاطٍ، ثُمَّ عَمِلَتِ النَّصَارَى عَلَى قِيرَاطٍ قِيرَاطٍ، ثُمَّ أَنْتُمُ الَّذِينَ تَعْمَلُونَ مِنْ صَلاَةِ الْعَصْرِ إِلَى مَغَارِبِ الشَّمْسِ عَلَى قِيرَاطَيْنِ قِيرَاطَيْنِ، فَغَضِبَتِ الْيَهُودُ وَالنَّصَارَى وَقَالُوا نَحْنُ أَكْثَرُ عَمَلاً وَأَقَلُّ عَطَاءً، قَالَ هَلْ ظَلَمْتُكُمْ مِنْ حَقِّكُمْ شَيْئًا قَالُوا لاَ. فَقَالَ فَذَلِكَ فَضْلِي أُوتِيهِ مَنْ أَشَاءُ " .
Nous avons été informés par Isma'il ibn Abi Uways, qui a dit : Malik m'a rapporté d'après Abd Allah ibn Dinar, le mawla de Abd Allah ibn Umar, d'après Abd Allah ibn Umar ibn al-Khattab (qu'Allah soit satisfait d'eux deux), que le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : "Votre exemple, celui des Juifs et des Chrétiens, est comme celui d'un homme qui employa des ouvriers et dit : 'Qui travaillera pour moi jusqu'à midi pour un qirat ?' Les Juifs travaillèrent pour un qirat. Puis les Chrétiens travaillèrent pour un qirat. Puis vous êtes ceux qui travaillent de la prière de l'après-midi jusqu'au coucher du soleil pour deux qirats. Les Juifs et les Chrétiens se mirent en colère et dirent : 'Nous avons plus de travail et moins de salaire.' Il dit : 'Vous ai-je lésé en quoi que ce soit de votre droit ?' Ils répondirent : 'Non.' Il dit : 'C'est là ma grâce, je l'accorde à qui je veux.'"
حَدَّثَنَا يُوسُفُ بْنُ مُحَمَّدٍ، قَالَ حَدَّثَنِي يَحْيَى بْنُ سُلَيْمٍ، عَنْ إِسْمَاعِيلَ بْنِ أُمَيَّةَ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ أَبِي سَعِيدٍ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ " قَالَ اللَّهُ تَعَالَى ثَلاَثَةٌ أَنَا خَصْمُهُمْ يَوْمَ الْقِيَامَةِ رَجُلٌ أَعْطَى بِي ثُمَّ غَدَرَ، وَرَجُلٌ بَاعَ حُرًّا فَأَكَلَ ثَمَنَهُ، وَرَجُلٌ اسْتَأْجَرَ أَجِيرًا فَاسْتَوْفَى مِنْهُ وَلَمْ يُعْطِهِ أَجْرَهُ " .
Nous avons été informés par Yousouf ibn Mohammed, qui a dit : Yahya ibn Souleym m'a rapporté d'après Ismaïl ibn Oumayya, d'après Saïd ibn Abi Saïd, d'après Abou Houreira (qu'Allah soit satisfait de lui), que le Prophète (ﷺ) a dit : « Allah le Très-Haut a dit : "Il y a trois catégories de personnes dont Je serai l'adversaire au Jour de la Résurrection : un homme qui a donné [un serment] en Mon nom puis a trahi, un homme qui a vendu un homme libre et a consommé son prix, et un homme qui a engagé un ouvrier, a bénéficié de son travail, mais ne lui a pas donné son salaire." »
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ الْعَلاَءِ، حَدَّثَنَا أَبُو أُسَامَةَ، عَنْ بُرَيْدٍ، عَنْ أَبِي بُرْدَةَ، عَنْ أَبِي مُوسَى ـ رضى الله عنه ـ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ " مَثَلُ الْمُسْلِمِينَ وَالْيَهُودِ وَالنَّصَارَى كَمَثَلِ رَجُلٍ اسْتَأْجَرَ قَوْمًا يَعْمَلُونَ لَهُ عَمَلاً يَوْمًا إِلَى اللَّيْلِ عَلَى أَجْرٍ مَعْلُومٍ، فَعَمِلُوا لَهُ إِلَى نِصْفِ النَّهَارِ فَقَالُوا لاَ حَاجَةَ لَنَا إِلَى أَجْرِكَ الَّذِي شَرَطْتَ لَنَا، وَمَا عَمِلْنَا بَاطِلٌ، فَقَالَ لَهُمْ لاَ تَفْعَلُوا أَكْمِلُوا بَقِيَّةَ عَمَلِكُمْ، وَخُذُوا أَجْرَكُمْ كَامِلاً، فَأَبَوْا وَتَرَكُوا، وَاسْتَأْجَرَ أَجِيرَيْنِ بَعْدَهُمْ فَقَالَ لَهُمَا أَكْمِلاَ بَقِيَّةَ يَوْمِكُمَا هَذَا، وَلَكُمَا الَّذِي شَرَطْتُ لَهُمْ مِنَ الأَجْرِ. فَعَمِلُوا حَتَّى إِذَا كَانَ حِينُ صَلاَةِ الْعَصْرِ قَالاَ لَكَ مَا عَمِلْنَا بَاطِلٌ، وَلَكَ الأَجْرُ الَّذِي جَعَلْتَ لَنَا فِيهِ. فَقَالَ لَهُمَا أَكْمِلاَ بَقِيَّةَ عَمَلِكُمَا، فَإِنَّ مَا بَقِيَ مِنَ النَّهَارِ شَىْءٌ يَسِيرٌ. فَأَبَيَا، وَاسْتَأْجَرَ قَوْمًا أَنْ يَعْمَلُوا لَهُ بَقِيَّةَ يَوْمِهِمْ، فَعَمِلُوا بَقِيَّةَ يَوْمِهِمْ حَتَّى غَابَتِ الشَّمْسُ، وَاسْتَكْمَلُوا أَجْرَ الْفَرِيقَيْنِ كِلَيْهِمَا، فَذَلِكَ مَثَلُهُمْ وَمَثَلُ مَا قَبِلُوا مِنْ هَذَا النُّورِ " .
Nous avons été informés par Mohammed ibn al-'Ala, qui nous a rapporté d'après Abou Ousama, d'après Boureïd, d'après Abou Bourda, d'après Abou Moussa (qu'Allah soit satisfait de lui), que le Prophète (ﷺ) a dit : « La parabole des musulmans, des juifs et des chrétiens est semblable à celle d'un homme qui a engagé des ouvriers pour travailler pour lui une journée jusqu'au soir contre un salaire connu. Ils travaillèrent pour lui jusqu'au milieu de la journée, puis dirent : "Nous n'avons pas besoin de ton salaire que tu nous as promis, et ce que nous avons fait est vain." Il leur dit : "Ne faites pas cela, accomplissez le reste de votre travail et prenez votre salaire complet." Mais ils refusèrent et abandonnèrent. Il engagea alors deux autres ouvriers après eux et leur dit : "Complétez le reste de cette journée, et vous aurez le salaire que j'avais promis aux premiers." Ils travaillèrent jusqu'au moment de la prière de l'après-midi, puis dirent : "Ce que nous avons fait est vain, et le salaire que tu nous as fixé est pour toi." Il leur dit : "Complétez le reste de votre travail, car il ne reste qu'une petite partie de la journée." Mais ils refusèrent. Il engagea alors des gens pour travailler le reste de leur journée, et ils travaillèrent jusqu'au coucher du soleil, recevant ainsi le salaire complet des deux groupes. Tel est leur exemple et l'exemple de ce qu'ils ont accepté de cette lumière. »
حَدَّثَنَا أَبُو الْيَمَانِ، أَخْبَرَنَا شُعَيْبٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، حَدَّثَنِي سَالِمُ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ سَمِعْتُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَقُولُ " انْطَلَقَ ثَلاَثَةُ رَهْطٍ مِمَّنْ كَانَ قَبْلَكُمْ حَتَّى أَوَوُا الْمَبِيتَ إِلَى غَارٍ فَدَخَلُوهُ، فَانْحَدَرَتْ صَخْرَةٌ مِنَ الْجَبَلِ فَسَدَّتْ عَلَيْهِمُ الْغَارَ فَقَالُوا إِنَّهُ لاَ يُنْجِيكُمْ مِنْ هَذِهِ الصَّخْرَةِ إِلاَّ أَنْ تَدْعُوا اللَّهَ بِصَالِحِ أَعْمَالِكُمْ. فَقَالَ رَجُلٌ مِنْهُمُ اللَّهُمَّ كَانَ لِي أَبَوَانِ شَيْخَانِ كَبِيرَانِ، وَكُنْتُ لاَ أَغْبِقُ قَبْلَهُمَا أَهْلاً وَلاَ مَالاً، فَنَأَى بِي فِي طَلَبِ شَىْءٍ يَوْمًا، فَلَمْ أُرِحْ عَلَيْهِمَا حَتَّى نَامَا، فَحَلَبْتُ لَهُمَا غَبُوقَهُمَا فَوَجَدْتُهُمَا نَائِمَيْنِ وَكَرِهْتُ أَنْ أَغْبِقَ قَبْلَهُمَا أَهْلاً أَوْ مَالاً، فَلَبِثْتُ وَالْقَدَحُ عَلَى يَدَىَّ أَنْتَظِرُ اسْتِيقَاظَهُمَا حَتَّى بَرَقَ الْفَجْرُ، فَاسْتَيْقَظَا فَشَرِبَا غَبُوقَهُمَا، اللَّهُمَّ إِنْ كُنْتُ فَعَلْتُ ذَلِكَ ابْتِغَاءَ وَجْهِكَ فَفَرِّجْ عَنَّا مَا نَحْنُ فِيهِ مِنْ هَذِهِ الصَّخْرَةِ، فَانْفَرَجَتْ شَيْئًا لاَ يَسْتَطِيعُونَ الْخُرُوجَ ". قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " وَقَالَ الآخَرُ اللَّهُمَّ كَانَتْ لِي بِنْتُ عَمٍّ كَانَتْ أَحَبَّ النَّاسِ إِلَىَّ، فَأَرَدْتُهَا عَنْ نَفْسِهَا، فَامْتَنَعَتْ مِنِّي حَتَّى أَلَمَّتْ بِهَا سَنَةٌ مِنَ السِّنِينَ، فَجَاءَتْنِي فَأَعْطَيْتُهَا عِشْرِينَ وَمِائَةَ دِينَارٍ عَلَى أَنْ تُخَلِّيَ بَيْنِي وَبَيْنَ نَفْسِهَا، فَفَعَلَتْ حَتَّى إِذَا قَدَرْتُ عَلَيْهَا قَالَتْ لاَ أُحِلُّ لَكَ أَنْ تَفُضَّ الْخَاتَمَ إِلاَّ بِحَقِّهِ. فَتَحَرَّجْتُ مِنَ الْوُقُوعِ عَلَيْهَا، فَانْصَرَفْتُ عَنْهَا وَهْىَ أَحَبُّ النَّاسِ إِلَىَّ وَتَرَكْتُ الذَّهَبَ الَّذِي أَعْطَيْتُهَا، اللَّهُمَّ إِنْ كُنْتُ فَعَلْتُ ذَلِكَ ابْتِغَاءَ وَجْهِكَ فَافْرُجْ عَنَّا مَا نَحْنُ فِيهِ. فَانْفَرَجَتِ الصَّخْرَةُ، غَيْرَ أَنَّهُمْ لاَ يَسْتَطِيعُونَ الْخُرُوجَ مِنْهَا. قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم وَقَالَ الثَّالِثُ اللَّهُمَّ إِنِّي اسْتَأْجَرْتُ أُجَرَاءَ فَأَعْطَيْتُهُمْ أَجْرَهُمْ، غَيْرَ رَجُلٍ وَاحِدٍ تَرَكَ الَّذِي لَهُ وَذَهَبَ فَثَمَّرْتُ أَجْرَهُ حَتَّى كَثُرَتْ مِنْهُ الأَمْوَالُ، فَجَاءَنِي بَعْدَ حِينٍ فَقَالَ يَا عَبْدَ اللَّهِ أَدِّ إِلَىَّ أَجْرِي. فَقُلْتُ لَهُ كُلُّ مَا تَرَى مِنْ أَجْرِكَ مِنَ الإِبِلِ وَالْبَقَرِ وَالْغَنَمِ وَالرَّقِيقِ. فَقَالَ يَا عَبْدَ اللَّهِ لاَ تَسْتَهْزِئْ بِي. فَقُلْتُ إِنِّي لاَ أَسْتَهْزِئُ بِكَ. فَأَخَذَهُ كُلَّهُ فَاسْتَاقَهُ فَلَمْ يَتْرُكْ مِنْهُ شَيْئًا، اللَّهُمَّ فَإِنْ كُنْتُ فَعَلْتُ ذَلِكَ ابْتِغَاءَ وَجْهِكَ فَافْرُجْ عَنَّا مَا نَحْنُ فِيهِ. فَانْفَرَجَتِ الصَّخْرَةُ فَخَرَجُوا يَمْشُونَ ".
Nous avons été informés par Abou al-Yaman, qui a été informé par Chou'ayb, d'après al-Zouhri, qui m'a rapporté que Salim ibn Abdallah a dit qu'Abdallah ibn Omar (qu'Allah soit satisfait d'eux deux) a dit : J'ai entendu le Messager d'Allah (ﷺ) dire : « Trois hommes parmi ceux qui vous ont précédés partirent jusqu'à ce qu'ils cherchent un abri pour la nuit dans une grotte et y entrèrent. Une roche du montagne se détacha et bloqua l'entrée de la grotte. Ils dirent : "Rien ne vous sauvera de cette roche si ce n'est que vous invoquiez Allah par vos bonnes actions." L'un d'eux dit : "Ô Allah, j'avais deux parents très âgés, et je ne donnais jamais à boire à ma famille ou à mes serviteurs avant eux. Un jour, je suis parti loin à la recherche de quelque chose et je ne suis pas revenu avant qu'ils ne s'endorment. Je trayais leur lait du soir et les trouvai endormis. Je n'ai pas voulu les réveiller ni donner à boire à ma famille avant eux. Je suis resté avec la coupe à la main, attendant leur réveil jusqu'à l'aube. Ils se réveillèrent et burent leur lait. Ô Allah, si j'ai fait cela en recherchant Ta face, délivre-nous de cette roche." La roche s'entrouvrit un peu, mais ils ne pouvaient pas sortir. » Le Prophète (ﷺ) dit : « Le deuxième dit : "Ô Allah, j'avais une cousine que j'aimais plus que quiconque. Je voulais la séduire, mais elle refusa jusqu'à ce qu'une année de disette l'atteigne. Elle vint à moi, et je lui donnai cent vingt dinars à condition qu'elle se donne à moi. Elle accepta, mais quand je pus la posséder, elle dit : 'Il ne t'est pas permis de briser le sceau [de la chasteté] sauf à bon droit.' Je me suis abstenu de la posséder et je l'ai quittée alors qu'elle était la personne que j'aimais le plus, abandonnant l'or que je lui avais donné. Ô Allah, si j'ai fait cela en recherchant Ta face, délivre-nous de cette situation." La roche s'entrouvrit à nouveau, mais ils ne pouvaient toujours pas sortir. » Le Prophète (ﷺ) dit : « Le troisième dit : "Ô Allah, j'avais engagé des ouvriers et leur avais donné leur salaire, sauf un homme qui abandonna ce qui lui était dû et partit. J'ai fait fructifier son salaire jusqu'à ce qu'il devienne une grande richesse. Il revint vers moi après un certain temps et dit : 'Ô serviteur d'Allah, donne-moi mon salaire.' Je lui dis : 'Tout ce que tu vois, chameaux, bovins, moutons et serviteurs, provient de ton salaire.' Il dit : 'Ô serviteur d'Allah, ne te moque pas de moi.' Je répondis : 'Je ne me moque pas de toi.' Il prit tout et partit sans rien laisser. Ô Allah, si j'ai fait cela en recherchant Ta face, délivre-nous de cette situation." La roche s'ouvrit alors complètement, et ils sortirent en marchant. »
حَدَّثَنَا سَعِيدُ بْنُ يَحْيَى بْنِ سَعِيدٍ، حَدَّثَنَا أَبِي، حَدَّثَنَا الأَعْمَشُ، عَنْ شَقِيقٍ، عَنْ أَبِي مَسْعُودٍ الأَنْصَارِيِّ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ كَانَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم إِذَا أَمَرَ بِالصَّدَقَةِ انْطَلَقَ أَحَدُنَا إِلَى السُّوقِ فَيُحَامِلُ فَيُصِيبُ الْمُدَّ، وَإِنَّ لِبَعْضِهِمْ لَمِائَةَ أَلْفٍ، قَالَ مَا نُرَاهُ إِلاَّ نَفْسَهُ.
Nous avons été informés par Saïd ibn Yahya ibn Saïd, qui a rapporté d'après son père, d'après al-A'mach, d'après Chaqîq, d'après Abou Mas'oud al-Ansari (qu'Allah soit satisfait de lui), qui a dit : Lorsque le Messager d'Allah (ﷺ) ordonnait la charité, l'un d'entre nous allait au marché pour porter une charge et recevait un mudd [de nourriture]. Pourtant, certains d'entre eux possédaient cent mille [dirhams]. Il dit : « Nous ne pensions qu'il s'agissait que de lui-même. »
حَدَّثَنَا مُسَدَّدٌ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الْوَاحِدِ، حَدَّثَنَا مَعْمَرٌ، عَنِ ابْنِ طَاوُسٍ، عَنْ أَبِيهِ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ ـ رضى الله عنهما ـ نَهَى رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم أَنْ يُتَلَقَّى الرُّكْبَانُ، وَلاَ يَبِيعَ حَاضِرٌ لِبَادٍ. قُلْتُ يَا ابْنَ عَبَّاسٍ مَا قَوْلُهُ لاَ يَبِيعُ حَاضِرٌ لِبَادٍ قَالَ لاَ يَكُونُ لَهُ سِمْسَارًا.
Nous avons été informés par Mousaddad, qui a rapporté d'après Abd al-Wahid, d'après Ma'mar, d'après Ibn Tawous, d'après son père, d'après Ibn Abbas (qu'Allah soit satisfait d'eux deux), que le Messager d'Allah (ﷺ) a interdit de rencontrer les caravanes [pour acheter leurs marchandises avant leur arrivée au marché] et qu'un sédentaire ne vende pour un bédouin. Je dis : « Ô Ibn Abbas, que signifie "qu'un sédentaire ne vende pour un bédouin" ? » Il répondit : « Qu'il ne soit pas son courtier. »
حَدَّثَنَا عُمَرُ بْنُ حَفْصٍ، حَدَّثَنَا أَبِي، حَدَّثَنَا الأَعْمَشُ، عَنْ مُسْلِمٍ، عَنْ مَسْرُوقٍ، حَدَّثَنَا خَبَّابٌ، قَالَ كُنْتُ رَجُلاً قَيْنًا فَعَمِلْتُ لِلْعَاصِ بْنِ وَائِلٍ فَاجْتَمَعَ لِي عِنْدَهُ فَأَتَيْتُهُ أَتَقَاضَاهُ فَقَالَ لاَ وَاللَّهِ لاَ أَقْضِيكَ حَتَّى تَكْفُرَ بِمُحَمَّدٍ. فَقُلْتُ أَمَا وَاللَّهِ حَتَّى تَمُوتَ ثُمَّ تُبْعَثَ فَلاَ. قَالَ وَإِنِّي لَمَيِّتٌ ثُمَّ مَبْعُوثٌ قُلْتُ نَعَمْ. قَالَ فَإِنَّهُ سَيَكُونُ لِي ثَمَّ مَالٌ وَوَلَدٌ فَأَقْضِيكَ. فَأَنْزَلَ اللَّهُ تَعَالَى {أَفَرَأَيْتَ الَّذِي كَفَرَ بِآيَاتِنَا وَقَالَ لأُوتَيَنَّ مَالاً وَوَلَدًا}
Nous avons été informés par Omar ibn Hafs, qui a rapporté d'après son père, d'après al-A'mach, d'après Mouslim, d'après Masrouq, que Khabbab a dit : J'étais forgeron et j'avais travaillé pour al-As ibn Wa'il. Quand mon salaire s'accumula chez lui, j'allai le réclamer. Il dit : « Non, par Allah, je ne te paierai pas jusqu'à ce que tu renies Mohammed. » Je répondis : « Par Allah, je ne le renierai pas jusqu'à ce que tu meures et que tu sois ressuscité. » Il dit : « Et si je meurs puis suis ressuscité ? » Je dis : « Oui. » Il dit : « Alors j'aurai là-bas des biens et des enfants, et je te paierai. » Alors Allah le Très-Haut révéla : *« As-tu vu celui qui a mécru en Nos signes et dit : "On me donnera certes des biens et des enfants." »* (Sourate Maryam, 19:77).
حَدَّثَنَا أَبُو النُّعْمَانِ، حَدَّثَنَا أَبُو عَوَانَةَ، عَنْ أَبِي بِشْرٍ، عَنْ أَبِي الْمُتَوَكِّلِ، عَنْ أَبِي سَعِيدٍ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ انْطَلَقَ نَفَرٌ مِنْ أَصْحَابِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فِي سَفْرَةٍ سَافَرُوهَا حَتَّى نَزَلُوا عَلَى حَىٍّ مِنْ أَحْيَاءِ الْعَرَبِ فَاسْتَضَافُوهُمْ، فَأَبَوْا أَنْ يُضَيِّفُوهُمْ، فَلُدِغَ سَيِّدُ ذَلِكَ الْحَىِّ، فَسَعَوْا لَهُ بِكُلِّ شَىْءٍ لاَ يَنْفَعُهُ شَىْءٌ، فَقَالَ بَعْضُهُمْ لَوْ أَتَيْتُمْ هَؤُلاَءِ الرَّهْطَ الَّذِينَ نَزَلُوا لَعَلَّهُ أَنْ يَكُونَ عِنْدَ بَعْضِهِمْ شَىْءٌ، فَأَتَوْهُمْ، فَقَالُوا يَا أَيُّهَا الرَّهْطُ، إِنَّ سَيِّدَنَا لُدِغَ، وَسَعَيْنَا لَهُ بِكُلِّ شَىْءٍ لاَ يَنْفَعُهُ، فَهَلْ عِنْدَ أَحَدٍ مِنْكُمْ مِنْ شَىْءٍ فَقَالَ بَعْضُهُمْ نَعَمْ وَاللَّهِ إِنِّي لأَرْقِي، وَلَكِنْ وَاللَّهِ لَقَدِ اسْتَضَفْنَاكُمْ فَلَمْ تُضِيِّفُونَا، فَمَا أَنَا بِرَاقٍ لَكُمْ حَتَّى تَجْعَلُوا لَنَا جُعْلاً. فَصَالَحُوهُمْ عَلَى قَطِيعٍ مِنَ الْغَنَمِ، فَانْطَلَقَ يَتْفِلُ عَلَيْهِ وَيَقْرَأُ {الْحَمْدُ لِلَّهِ رَبِّ الْعَالَمِينَ} فَكَأَنَّمَا نُشِطَ مِنْ عِقَالٍ، فَانْطَلَقَ يَمْشِي وَمَا بِهِ قَلَبَةٌ، قَالَ فَأَوْفَوْهُمْ جُعْلَهُمُ الَّذِي صَالَحُوهُمْ عَلَيْهِ، فَقَالَ بَعْضُهُمُ اقْسِمُوا. فَقَالَ الَّذِي رَقَى لاَ تَفْعَلُوا، حَتَّى نَأْتِيَ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم فَنَذْكُرَ لَهُ الَّذِي كَانَ، فَنَنْظُرَ مَا يَأْمُرُنَا. فَقَدِمُوا عَلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَذَكَرُوا لَهُ، فَقَالَ " وَمَا يُدْرِيكَ أَنَّهَا رُقْيَةٌ ـ ثُمَّ قَالَ ـ قَدْ أَصَبْتُمُ اقْسِمُوا وَاضْرِبُوا لِي مَعَكُمْ سَهْمًا ". فَضَحِكَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم. وَقَالَ شُعْبَةُ حَدَّثَنَا أَبُو بِشْرٍ سَمِعْتُ أَبَا الْمُتَوَكِّلِ بِهَذَا.
Nous avons été informés par Abou al-Nou'man, qui a rapporté d'après Abou 'Awanah, d'après Abou Bichr, d'après Abou al-Moutawakkil, d'après Abou Saïd (qu'Allah soit satisfait de lui), qui a dit : Un groupe de Compagnons du Prophète (ﷺ) partit en voyage jusqu'à ce qu'ils descendent chez une tribu parmi les tribus arabes pour demander l'hospitalité. Ceux-ci refusèrent de les accueillir. Le chef de cette tribu fut piqué par un scorpion, et ils essayèrent tout pour le soigner, mais rien ne le soulagea. Certains dirent : « Si vous alliez voir ces gens qui sont descendus parmi vous, peut-être que l'un d'eux a quelque chose. » Ils vinrent donc vers eux et dirent : « Ô groupe de gens, notre chef a été piqué, et nous avons tout essayé pour lui sans succès. L'un de vous a-t-il quelque chose ? » L'un d'eux répondit : « Oui, par Allah, je pratique la ruqya. Mais par Allah, nous vous avons demandé l'hospitalité et vous ne nous avez pas accueillis. Je ne pratiquerai donc pas la ruqya pour vous à moins que vous ne nous donniez une récompense. » Ils convinrent alors d'un troupeau de moutons. L'homme partit, souffla sur la piqûre et récita *« Al-hamdou lillahi rabbi al-'alamin »* (Sourate al-Fatiha). Le chef se leva comme s'il était libéré d'une entrave, marcha sans aucun mal. Ils leur donnèrent alors la récompense convenue. Certains dirent : « Partagez. » Mais celui qui avait pratiqué la ruqya dit : « Ne faites pas cela jusqu'à ce que nous allions voir le Prophète (ﷺ) et lui racontions ce qui s'est passé, pour voir ce qu'il nous ordonne. » Ils vinrent donc auprès du Messager d'Allah (ﷺ) et lui racontèrent. Il dit : *« Comment as-tu su qu'elle était une ruqya ? »* Puis il ajouta : *« Vous avez bien agi. Partagez et donnez-moi une part avec vous. »* Le Messager d'Allah (ﷺ) sourit.
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ يُوسُفَ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، عَنْ حُمَيْدٍ الطَّوِيلِ، عَنْ أَنَسِ بْنِ مَالِكٍ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ حَجَمَ أَبُو طَيْبَةَ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم، فَأَمَرَ لَهُ بِصَاعٍ أَوْ صَاعَيْنِ مِنْ طَعَامٍ، وَكَلَّمَ مَوَالِيَهُ فَخَفَّفَ عَنْ غَلَّتِهِ أَوْ ضَرِيبَتِهِ.
Nous avons été informés par Mohammed ibn Yousouf, qui a rapporté d'après Soufyan, d'après Houmayd al-Tawil, d'après Anas ibn Malik (qu'Allah soit satisfait de lui), qui a dit : Abou Tayba a saigné le Prophète (ﷺ), et celui-ci lui ordonna de recevoir un sa' ou deux de nourriture. Il parla à ses maîtres pour alléger son tribut ou sa redevance.
حَدَّثَنَا مُوسَى بْنُ إِسْمَاعِيلَ، حَدَّثَنَا وُهَيْبٌ، حَدَّثَنَا ابْنُ طَاوُسٍ، عَنْ أَبِيهِ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ احْتَجَمَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم، وَأَعْطَى الْحَجَّامَ أَجْرَهُ.
Nous a rapporté Mûsâ ibn Ismâ'îl, qui nous a rapporté de Wuhaïb, qui nous a rapporté d'Ibn Tâwûs, d'après son père, d'après Ibn 'Abbâs (qu'Allah soit satisfait d'eux deux), qui a dit : « Le Prophète (ﷺ) s'est fait pratiquer la hijâma et a donné au hijâm son salaire. »
حَدَّثَنَا مُسَدَّدٌ، حَدَّثَنَا يَزِيدُ بْنُ زُرَيْعٍ، عَنْ خَالِدٍ، عَنْ عِكْرِمَةَ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ احْتَجَمَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم وَأَعْطَى الْحَجَّامَ أَجْرَهُ، وَلَوْ عَلِمَ كَرَاهِيَةً لَمْ يُعْطِهِ.
Nous a rapporté Musaddad, qui nous a rapporté de Yazîd ibn Zuray', d'après Khâlid, d'après 'Ikrimah, d'après Ibn 'Abbâs (qu'Allah soit satisfait d'eux deux), qui a dit : « Le Prophète (ﷺ) s'est fait pratiquer la hijâma et a donné au hijâm son salaire. S'il avait su que cela était détestable, il ne le lui aurait pas donné. »
حَدَّثَنَا أَبُو نُعَيْمٍ، حَدَّثَنَا مِسْعَرٌ، عَنْ عَمْرِو بْنِ عَامِرٍ، قَالَ سَمِعْتُ أَنَسًا ـ رضى الله عنه ـ يَقُولُ كَانَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم يَحْتَجِمُ، وَلَمْ يَكُنْ يَظْلِمُ أَحَدًا أَجْرَهُ.
Nous a rapporté Abû Nu'aym, qui nous a rapporté de Mis'ar, d'après 'Amr ibn 'Âmir, qui a dit : « J'ai entendu Anas (qu'Allah soit satisfait de lui) dire : « Le Prophète (ﷺ) se faisait pratiquer la hijâma et ne lésait personne dans son salaire. » »
حَدَّثَنَا آدَمُ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، عَنْ حُمَيْدٍ الطَّوِيلِ، عَنْ أَنَسِ بْنِ مَالِكٍ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ دَعَا النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم غُلاَمًا حَجَّامًا فَحَجَمَهُ، وَأَمَرَ لَهُ بِصَاعٍ أَوْ صَاعَيْنِ، أَوْ مُدٍّ أَوْ مُدَّيْنِ، وَكَلَّمَ فِيهِ فَخُفِّفَ مِنْ ضَرِيبَتِهِ.
Nous a rapporté Âdam, qui nous a rapporté de Shu'bah, d'après Humayd al-Tawîl, d'après Anas ibn Mâlik (qu'Allah soit satisfait de lui), qui a dit : « Le Prophète (ﷺ) appela un jeune garçon hijâm qui lui pratiqua la hijâma, et il ordonna qu'on lui donne un sâ' ou deux sâ', ou un mudd ou deux mudd. Il intercéda en sa faveur, et l'on allégea son impôt. »
حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ بْنُ سَعِيدٍ، عَنْ مَالِكٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ أَبِي بَكْرِ بْنِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ الْحَارِثِ بْنِ هِشَامٍ، عَنْ أَبِي مَسْعُودٍ الأَنْصَارِيِّ ـ رضى الله عنه ـ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم نَهَى عَنْ ثَمَنِ الْكَلْبِ وَمَهْرِ الْبَغِيِّ وَحُلْوَانِ الْكَاهِنِ.
Nous a rapporté Qutaybah ibn Sa'îd, d'après Mâlik, d'après Ibn Shihâb, d'après Abû Bakr ibn 'Abd al-Rahmân ibn al-Hârith ibn Hishâm, d'après Abû Mas'ûd al-Ansârî (qu'Allah soit satisfait de lui), que le Messager d'Allah (ﷺ) a interdit le prix du chien, le salaire de la prostituée et la rémunération du devin.
حَدَّثَنَا مُسْلِمُ بْنُ إِبْرَاهِيمَ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ جُحَادَةَ، عَنْ أَبِي حَازِمٍ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ نَهَى النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم عَنْ كَسْبِ الإِمَاءِ.
Nous a rapporté Muslim ibn Ibrâhîm, qui nous a rapporté de Shu'bah, d'après Muhammad ibn Juhâdah, d'après Abû Hâzim, d'après Abû Hurayrah (qu'Allah soit satisfait de lui), qui a dit : « Le Prophète (ﷺ) a interdit le gain des servantes. »
حَدَّثَنَا مُسَدَّدٌ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الْوَارِثِ، وَإِسْمَاعِيلُ بْنُ إِبْرَاهِيمَ، عَنْ عَلِيِّ بْنِ الْحَكَمِ، عَنْ نَافِعٍ، عَنِ ابْنِ عُمَرَ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ نَهَى النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم عَنْ عَسْبِ الْفَحْلِ.
Nous a rapporté Musaddad, qui nous a rapporté de 'Abd al-Wârith et Ismâ'îl ibn Ibrâhîm, d'après 'Alî ibn al-Hakam, d'après Nâfi', d'après Ibn 'Umar (qu'Allah soit satisfait d'eux deux), qui a dit : « Le Prophète (ﷺ) a interdit la saillie des étalons. »
حَدَّثَنَا مُوسَى بْنُ إِسْمَاعِيلَ، حَدَّثَنَا جُوَيْرِيَةُ بْنُ أَسْمَاءَ، عَنْ نَافِعٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ أَعْطَى رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم خَيْبَرَ أَنْ يَعْمَلُوهَا وَيَزْرَعُوهَا وَلَهُمْ شَطْرُ مَا يَخْرُجُ مِنْهَا، وَأَنَّ ابْنَ عُمَرَ حَدَّثَهُ أَنَّ الْمَزَارِعَ كَانَتْ تُكْرَى عَلَى شَىْءٍ سَمَّاهُ نَافِعٌ لاَ أَحْفَظُهُ. وَأَنَّ رَافِعَ بْنَ خَدِيجٍ حَدَّثَ أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم نَهَى عَنْ كِرَاءِ الْمَزَارِعِ. وَقَالَ عُبَيْدُ اللَّهِ عَنْ نَافِعٍ عَنِ ابْنِ عُمَرَ حَتَّى أَجْلاَهُمْ عُمَرُ.
Nous a rapporté Mûsâ ibn Ismâ'îl, qui nous a rapporté de Juwayriyah ibn Asmâ', d'après Nâfi', d'après 'Abd Allâh (qu'Allah soit satisfait de lui), qui a dit : « Le Messager d'Allah (ﷺ) a concédé Khaybar pour qu'ils la cultivent et la travaillent, et qu'ils aient la moitié de ce qu'elle produirait. » Et Ibn 'Umar (qu'Allah soit satisfait de lui) lui a rapporté que les terres agricoles étaient louées pour une chose que Nâfi' a nommée mais que je ne me souviens plus. Râfi' ibn Khadîj a rapporté que le Prophète (ﷺ) a interdit la location des terres agricoles. 'Ubayd Allâh a dit, d'après Nâfi', d'après Ibn 'Umar, jusqu'à ce qu'Umar les expulse. »