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L'agriculture
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حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ بْنُ سَعِيدٍ، حَدَّثَنَا أَبُو عَوَانَةَ، ح وَحَدَّثَنِي عَبْدُ الرَّحْمَنِ بْنُ الْمُبَارَكِ، حَدَّثَنَا أَبُو عَوَانَةَ، عَنْ قَتَادَةَ، عَنْ أَنَسٍ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " مَا مِنْ مُسْلِمٍ يَغْرِسُ غَرْسًا، أَوْ يَزْرَعُ زَرْعًا، فَيَأْكُلُ مِنْهُ طَيْرٌ أَوْ إِنْسَانٌ أَوْ بَهِيمَةٌ، إِلاَّ كَانَ لَهُ بِهِ صَدَقَةٌ " . وَقَالَ لَنَا مُسْلِمٌ حَدَّثَنَا أَبَانُ، حَدَّثَنَا قَتَادَةُ، حَدَّثَنَا أَنَسٌ، عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم.
Nous a rapporté Qutayba ibn Sa'îd, nous a rapporté Abû 'Awâna, et m'a rapporté 'Abd al-Rahmân ibn al-Mubârak, nous a rapporté Abû 'Awâna, d'après Qatâda, d'après Anas (qu'Allah soit satisfait de lui), qui a dit : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : « Il n'est pas de musulman qui plante un arbre ou sème une graine, puis un oiseau, un homme ou un animal en mange, sans que cela ne lui soit compté comme une aumône. » Muslim nous a dit : nous a rapporté Abân, nous a rapporté Qatâda, nous a rapporté Anas, d'après le Prophète (ﷺ).
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ يُوسُفَ، حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ سَالِمٍ الْحِمْصِيُّ، حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ زِيَادٍ الأَلْهَانِيُّ، عَنْ أَبِي أُمَامَةَ الْبَاهِلِيِّ،، قَالَ ـ وَرَأَى سِكَّةً وَشَيْئًا مِنْ آلَةِ الْحَرْثِ، فَقَالَ سَمِعْتُ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم يَقُولُ " لاَ يَدْخُلُ هَذَا بَيْتَ قَوْمٍ إِلاَّ أُدْخِلَهُ الذُّلُّ " . قَالَ أَبُو عَبْد اللَّهِ وَاسْمُ أَبِي أُمَامَةَ صُدَيُّ بْنُ عَجْلَانَ
Nous a rapporté 'Abd Allah ibn Yûsuf, nous a rapporté 'Abd Allah ibn Sâlim al-Himsî, nous a rapporté Muhammad ibn Ziyâd al-Alhânî, d'après Abû Umâma al-Bâhilî (qu'Allah soit satisfait de lui), qui dit – et il vit une charrue et quelques instruments aratoires – : J'ai entendu le Prophète (ﷺ) dire : « Cette chose n'entre dans la maison d'un peuple sans que l'humiliation ne s'y introduise. » Abû 'Abd Allah a dit : Le nom d'Abû Umâma est Sudayy ibn 'Ajlân.
حَدَّثَنَا مُعَاذُ بْنُ فَضَالَةَ، حَدَّثَنَا هِشَامٌ، عَنْ يَحْيَى بْنِ أَبِي كَثِيرٍ، عَنْ أَبِي سَلَمَةَ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " مَنْ أَمْسَكَ كَلْبًا فَإِنَّهُ يَنْقُصُ كُلَّ يَوْمٍ مِنْ عَمَلِهِ قِيرَاطٌ، إِلاَّ كَلْبَ حَرْثٍ أَوْ مَاشِيَةٍ ". قَالَ ابْنُ سِيرِينَ وَأَبُو صَالِحٍ عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم " إِلاَّ كَلْبَ غَنَمٍ أَوْ حَرْثٍ أَوْ صَيْدٍ ". وَقَالَ أَبُو حَازِمٍ عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم " كَلْبَ صَيْدٍ أَوْ مَاشِيَةٍ ".
Nous a rapporté Mu'âdh ibn Fadâla : Nous a rapporté Hichâm, d'après Yahyâ ibn Abî Kathîr, d'après Abû Salama, d'après Abû Hurayra (qu'Allah l'agrée) qui a dit : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : *« Quiconque garde un chien verra chaque jour son œuvre diminuer d'un qîrât, sauf un chien de garde des champs ou du bétail. »* Ibn Sîrîn et Abû Sâlih ont rapporté d'après Abû Hurayra, d'après le Prophète (ﷺ) : *« Sauf un chien de troupeau, de champs ou de chasse. »* Et Abû Hâzim a rapporté d'après Abû Hurayra, d'après le Prophète (ﷺ) : *« Un chien de chasse ou de bétail. »*
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ يُوسُفَ، أَخْبَرَنَا مَالِكٌ، عَنْ يَزِيدَ بْنِ خُصَيْفَةَ، أَنَّ السَّائِبَ بْنَ يَزِيدَ، حَدَّثَهُ أَنَّهُ، سَمِعَ سُفْيَانَ بْنَ أَبِي زُهَيْرٍ ـ رَجُلاً مِنْ أَزْدِ شَنُوءَةَ ـ وَكَانَ مِنْ أَصْحَابِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ سَمِعْتُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَقُولُ " مَنِ اقْتَنَى كَلْبًا لاَ يُغْنِي عَنْهُ زَرْعًا وَلاَ ضَرْعًا، نَقَصَ كُلَّ يَوْمٍ مِنْ عَمَلِهِ قِيرَاطٌ " . قُلْتُ أَنْتَ سَمِعْتَ هَذَا مِنْ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ إِي وَرَبِّ هَذَا الْمَسْجِدِ.
Nous a rapporté 'Abdullah ibn Yûsuf : Nous a informé Mâlik, d'après Yazîd ibn Khusayfa, que As-Sâ'ib ibn Yazîd lui a rapporté qu'il avait entendu Sufyân ibn Abî Zuhayr – un homme des Azd Shanû'a et l'un des Compagnons du Prophète (ﷺ) – dire : J'ai entendu le Messager d'Allah (ﷺ) dire : *« Quiconque acquiert un chien qui ne lui est d'aucune utilité pour les cultures ni pour le bétail verra chaque jour son œuvre diminuer d'un qîrât. »* Je lui dis : « L'as-tu entendu du Messager d'Allah (ﷺ) ? » Il répondit : *« Oui, par le Seigneur de cette mosquée ! »*
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ بَشَّارٍ، حَدَّثَنَا غُنْدَرٌ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، عَنْ سَعْدٍ، سَمِعْتُ أَبَا سَلَمَةَ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ " بَيْنَمَا رَجُلٌ رَاكِبٌ عَلَى بَقَرَةٍ الْتَفَتَتْ إِلَيْهِ. فَقَالَتْ لَمْ أُخْلَقْ لِهَذَا، خُلِقْتُ لِلْحِرَاثَةِ، قَالَ آمَنْتُ بِهِ أَنَا وَأَبُو بَكْرٍ وَعُمَرُ، وَأَخَذَ الذِّئْبُ شَاةً فَتَبِعَهَا الرَّاعِي، فَقَالَ الذِّئْبُ مَنْ لَهَا يَوْمَ السَّبُعِ، يَوْمَ لاَ رَاعِيَ لَهَا غَيْرِي. قَالَ آمَنْتُ بِهِ أَنَا وَأَبُو بَكْرٍ وَعُمَرُ " . قَالَ أَبُو سَلَمَةَ مَا هُمَا يَوْمَئِذٍ فِي الْقَوْمِ.
Nous a rapporté Muhammad ibn Bachchâr : Nous a rapporté Gundar : Nous a rapporté Chu'ba, d'après Sa'd, qu'il a entendu Abû Salama rapporter d'après Abû Hurayra (qu'Allah l'agrée), d'après le Prophète (ﷺ) qui a dit : *« Alors qu'un homme montait une vache, celle-ci se tourna vers lui et dit : 'Je n'ai pas été créée pour cela, j'ai été créée pour le labour.' »* Il dit : *« J'y ai cru, moi, ainsi qu'Abû Bakr et 'Umar. »* Puis un loup s'empara d'une brebis, et le berger le poursuivit. Le loup dit : 'Qui la protégera le jour du fauve, quand il n'y aura d'autre berger que moi ?' »* Il dit : *« J'y ai cru, moi, ainsi qu'Abû Bakr et 'Umar. »* Abû Salama ajouta : *« Or, ni Abû Bakr ni 'Umar n'étaient présents parmi les gens ce jour-là. »*
حَدَّثَنَا الْحَكَمُ بْنُ نَافِعٍ، أَخْبَرَنَا شُعَيْبٌ، حَدَّثَنَا أَبُو الزِّنَادِ، عَنِ الأَعْرَجِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ قَالَتِ الأَنْصَارُ لِلنَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم اقْسِمْ بَيْنَنَا وَبَيْنَ إِخْوَانِنَا النَّخِيلَ. قَالَ " لاَ " . فَقَالُوا تَكْفُونَا الْمَئُونَةَ وَنُشْرِكُكُمْ فِي الثَّمَرَةِ. قَالُوا سَمِعْنَا وَأَطَعْنَا.
Nous a rapporté Al-Hakam ibn Nâfi' : Nous a informé Chu'ayb : Nous a rapporté Abû Az-Zinâd, d'après Al-A'raj, d'après Abû Hurayra (qu'Allah l'agrée) qui a dit : Les Ansâr dirent au Prophète (ﷺ) : *« Partage entre nous et nos frères les palmiers. »* Il répondit : *« Non. »* Ils dirent : *« Vous vous chargez du travail et nous vous associons dans les fruits. »* Ils répondirent : *« Nous avons entendu et nous obéissons. »*
حَدَّثَنَا مُوسَى بْنُ إِسْمَاعِيلَ، حَدَّثَنَا جُوَيْرِيَةُ، عَنْ نَافِعٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ ـ رضى الله عنه ـ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم أَنَّهُ حَرَّقَ نَخْلَ بَنِي النَّضِيرِ وَقَطَعَ، وَهْىَ الْبُوَيْرَةُ، وَلَهَا يَقُولُ حَسَّانُ وَهَانَ عَلَى سَرَاةِ بَنِي لُؤَىٍّ حَرِيقٌ بِالْبُوَيْرَةِ مُسْتَطِيرٌ.
Nous a rapporté Mûsâ ibn Ismâ'îl : Nous a rapporté Juwayriya, d'après Nâfi', d'après 'Abdullah (qu'Allah l'agrée), d'après le Prophète (ﷺ) qu'il brûla les palmiers des Banû An-Nadîr et les coupa – il s'agit d'Al-Buwayra – et c'est à leur sujet que Hassân a dit : *« Il fut facile pour les nobles de Lu'ayy un incendie à Al-Buwayra qui se propagea. »*
حَدَّثَنَا مُحَمَّدٌ، أَخْبَرَنَا عَبْدُ اللَّهِ، أَخْبَرَنَا يَحْيَى بْنُ سَعِيدٍ، عَنْ حَنْظَلَةَ بْنِ قَيْسٍ الأَنْصَارِيِّ، سَمِعَ رَافِعَ بْنَ خَدِيجٍ، قَالَ كُنَّا أَكْثَرَ أَهْلِ الْمَدِينَةِ مُزْدَرَعًا، كُنَّا نُكْرِي الأَرْضَ بِالنَّاحِيَةِ مِنْهَا مُسَمًّى لِسَيِّدِ الأَرْضِ، قَالَ فَمِمَّا يُصَابُ ذَلِكَ وَتَسْلَمُ الأَرْضُ، وَمِمَّا يُصَابُ الأَرْضُ وَيَسْلَمُ ذَلِكَ، فَنُهِينَا، وَأَمَّا الذَّهَبُ وَالْوَرِقُ فَلَمْ يَكُنْ يَوْمَئِذٍ.
Nous a rapporté Muhammad : Nous a informé 'Abdullah : Nous a informé Yahyâ ibn Sa'îd, d'après Hanzala ibn Qays Al-Ansârî, qu'il a entendu Râfi' ibn Khadîj dire : *« Nous étions les plus nombreux des habitants de Médine à cultiver la terre. Nous louions la terre en convenant que telle partie en reviendrait au propriétaire. »* Il dit : *« Parfois cette partie était touchée alors que la terre était sauve, et parfois la terre était touchée alors que cette partie était sauve. C'est pourquoi nous avons été interdits de cette pratique. Quant à l'or et à l'argent, ils n'existaient pas à cette époque. »*
حَدَّثَنَا إِبْرَاهِيمُ بْنُ الْمُنْذِرِ، حَدَّثَنَا أَنَسُ بْنُ عِيَاضٍ، عَنْ عُبَيْدِ اللَّهِ، عَنْ نَافِعٍ، أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ ـ رضى الله عنهما ـ أَخْبَرَهُ أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم عَامَلَ خَيْبَرَ بِشَطْرِ مَا يَخْرُجُ مِنْهَا مِنْ ثَمَرٍ أَوْ زَرْعٍ، فَكَانَ يُعْطِي أَزْوَاجَهُ مِائَةَ وَسْقٍ ثَمَانُونَ وَسْقَ تَمْرٍ وَعِشْرُونَ وَسْقَ شَعِيرٍ، فَقَسَمَ عُمَرُ خَيْبَرَ، فَخَيَّرَ أَزْوَاجَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم أَنْ يُقْطِعَ لَهُنَّ مِنَ الْمَاءِ وَالأَرْضِ، أَوْ يُمْضِيَ لَهُنَّ، فَمِنْهُنَّ مَنِ اخْتَارَ الأَرْضَ وَمِنْهُنَّ مَنِ اخْتَارَ الْوَسْقَ، وَكَانَتْ عَائِشَةُ اخْتَارَتِ الأَرْضَ.
Nous a rapporté Ibrâhîm ibn Al-Mundhir : Nous a rapporté Anas ibn 'Iyâd, d'après 'Ubaydullah, d'après Nâfi', que 'Abdullah ibn 'Umar (qu'Allah les agrée tous deux) lui a rapporté que le Prophète (ﷺ) avait conclu un contrat avec les habitants de Khaybar pour la moitié de ce qui en sortirait comme fruits ou récoltes. Il donnait à ses épouses cent wasq : quatre-vingts wasq de dattes et vingt wasq d'orge. Lorsque 'Umar partagea Khaybar, il donna le choix aux épouses du Prophète (ﷺ) entre recevoir une part de terre et d'eau ou maintenir leur allocation. Certaines choisirent la terre, et d'autres les wasq. 'Â'icha (qu'Allah l'agrée) choisit la terre.
حَدَّثَنَا مُسَدَّدٌ، حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ سَعِيدٍ، عَنْ عُبَيْدِ اللَّهِ، حَدَّثَنِي نَافِعٌ، عَنِ ابْنِ عُمَرَ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ عَامَلَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم خَيْبَرَ بِشَطْرِ مَا يَخْرُجُ مِنْهَا مِنْ ثَمَرٍ أَوْ زَرْعٍ.
Nous a rapporté Musaddad : Nous a rapporté Yahyâ ibn Sa'îd, d'après 'Ubaydullah : Nous a rapporté Nâfi', d'après Ibn 'Umar (qu'Allah les agrée tous deux) qui a dit : *« Le Prophète (ﷺ) conclut un contrat avec les habitants de Khaybar pour la moitié de ce qui en sortirait comme fruits ou récoltes. »*
حَدَّثَنَا عَلِيُّ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، قَالَ عَمْرٌو قُلْتُ لِطَاوُسٍ لَوْ تَرَكْتَ الْمُخَابَرَةَ فَإِنَّهُمْ يَزْعُمُونَ أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم نَهَى عَنْهُ. قَالَ أَىْ عَمْرُو، إِنِّي أُعْطِيهِمْ وَأُغْنِيهِمْ، وَإِنَّ أَعْلَمَهُمْ أَخْبَرَنِي ـ يَعْنِي ابْنَ عَبَّاسٍ ـ رضى الله عنهما ـ أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم لَمْ يَنْهَ عَنْهُ، وَلَكِنْ قَالَ " أَنْ يَمْنَحَ أَحَدُكُمْ أَخَاهُ خَيْرٌ لَهُ مِنْ أَنْ يَأْخُذَ عَلَيْهِ خَرْجًا مَعْلُومًا " .
Nous avons été informés par 'Alî ibn 'Abd Allah, qui nous a rapporté d'après Sufyân, qu'Amr a dit : J'ai dit à Tâwûs : « Si seulement tu abandonnais la *mukhâbara* (métayage), car ils prétendent que le Prophète (ﷺ) l'a interdite. » Il répondit : « Ô 'Amr, je la leur donne et je les enrichis. Et leur plus savant, c'est-à-dire Ibn 'Abbâs (qu'Allah soit satisfait d'eux deux), m'a informé que le Prophète (ﷺ) ne l'a pas interdite, mais il a dit : *« Qu'un d'entre vous fasse don à son frère est meilleur pour lui que de prendre en échange un loyer déterminé. »* »
حَدَّثَنَا ابْنُ مُقَاتِلٍ، أَخْبَرَنَا عَبْدُ اللَّهِ، أَخْبَرَنَا عُبَيْدُ اللَّهِ، عَنْ نَافِعٍ، عَنِ ابْنِ عُمَرَ ـ رضى الله عنهما ـ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم أَعْطَى خَيْبَرَ الْيَهُودَ عَلَى أَنْ يَعْمَلُوهَا وَيَزْرَعُوهَا، وَلَهُمْ شَطْرُ مَا خَرَجَ مِنْهَا.
Nous avons été informés par Ibn Muqâtil, qui nous a informés d'après 'Abd Allah, qui nous a informés d'après 'Ubayd Allah, d'après Nâfi', d'après Ibn 'Umar (qu'Allah soit satisfait d'eux deux), que le Messager d'Allah (ﷺ) a concédé Khaybar aux Juifs à condition qu'ils la cultivent et la travaillent, et qu'ils aient la moitié de ce qui en sortirait.
حَدَّثَنَا صَدَقَةُ بْنُ الْفَضْلِ، أَخْبَرَنَا ابْنُ عُيَيْنَةَ، عَنْ يَحْيَى، سَمِعَ حَنْظَلَةَ الزُّرَقِيَّ، عَنْ رَافِعٍ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ كُنَّا أَكْثَرَ أَهْلِ الْمَدِينَةِ حَقْلاً، وَكَانَ أَحَدُنَا يُكْرِي أَرْضَهُ، فَيَقُولُ هَذِهِ الْقِطْعَةُ لِي وَهَذِهِ لَكَ، فَرُبَّمَا أَخْرَجَتْ ذِهِ وَلَمْ تُخْرِجْ ذِهِ، فَنَهَاهُمُ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم.
Nous avons été informés par Sadaqa ibn al-Fadl, qui nous a informés d'après Ibn 'Uyayna, d'après Yahyâ, qui a entendu Hanzala al-Zuraqî, d'après Râfi' (qu'Allah soit satisfait de lui), qui a dit : « Nous étions les plus nombreux parmi les habitants de Médine à posséder des champs. L'un d'entre nous louait sa terre en disant : « Cette partie est pour moi et cette autre pour toi. » Parfois, l'une produisait et l'autre non. Le Prophète (ﷺ) nous l'a interdit. »
حَدَّثَنَا إِبْرَاهِيمُ بْنُ الْمُنْذِرِ، حَدَّثَنَا أَبُو ضَمْرَةَ، حَدَّثَنَا مُوسَى بْنُ عُقْبَةَ، عَنْ نَافِعٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ ـ رضى الله عنهما ـ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ " بَيْنَمَا ثَلاَثَةُ نَفَرٍ يَمْشُونَ أَخَذَهُمُ الْمَطَرُ، فَأَوَوْا إِلَى غَارٍ فِي جَبَلٍ، فَانْحَطَّتْ عَلَى فَمِ غَارِهِمْ صَخْرَةٌ مِنَ الْجَبَلِ فَانْطَبَقَتْ عَلَيْهِمْ، فَقَالَ بَعْضُهُمْ لِبَعْضٍ انْظُرُوا أَعْمَالاً عَمِلْتُمُوهَا صَالِحَةً لِلَّهِ فَادْعُوا اللَّهَ بِهَا لَعَلَّهُ يُفَرِّجُهَا عَنْكُمْ. قَالَ أَحَدُهُمُ اللَّهُمَّ إِنَّهُ كَانَ لِي وَالِدَانِ شَيْخَانِ كَبِيرَانِ، وَلِي صِبْيَةٌ صِغَارٌ كُنْتُ أَرْعَى عَلَيْهِمْ، فَإِذَا رُحْتُ عَلَيْهِمْ حَلَبْتُ، فَبَدَأْتُ بِوَالِدَىَّ أَسْقِيهِمَا قَبْلَ بَنِيَّ، وَإِنِّي اسْتَأْخَرْتُ ذَاتَ يَوْمٍ فَلَمْ آتِ حَتَّى أَمْسَيْتُ، فَوَجَدْتُهُمَا نَامَا، فَحَلَبْتُ كَمَا كُنْتُ أَحْلُبُ، فَقُمْتُ عِنْدَ رُءُوسِهِمَا، أَكْرَهُ أَنْ أُوقِظَهُمَا، وَأَكْرَهُ أَنْ أَسْقِيَ الصِّبْيَةَ، وَالصِّبْيَةُ يَتَضَاغَوْنَ عِنْدَ قَدَمَىَّ، حَتَّى طَلَعَ الْفَجْرُ، فَإِنْ كُنْتَ تَعْلَمُ أَنِّي فَعَلْتُهُ ابْتِغَاءَ وَجْهِكَ فَافْرُجْ لَنَا فَرْجَةً نَرَى مِنْهَا السَّمَاءَ. فَفَرَجَ اللَّهُ فَرَأَوُا السَّمَاءَ. وَقَالَ الآخَرُ اللَّهُمَّ إِنَّهَا كَانَتْ لِي بِنْتُ عَمٍّ أَحْبَبْتُهَا كَأَشَدِّ مَا يُحِبُّ الرِّجَالُ النِّسَاءَ، فَطَلَبْتُ مِنْهَا فَأَبَتْ حَتَّى أَتَيْتُهَا بِمِائَةِ دِينَارٍ، فَبَغَيْتُ حَتَّى جَمَعْتُهَا، فَلَمَّا وَقَعْتُ بَيْنَ رِجْلَيْهَا قَالَتْ يَا عَبْدَ اللَّهِ اتَّقِ اللَّهَ، وَلاَ تَفْتَحِ الْخَاتَمَ إِلاَّ بِحَقِّهِ، فَقُمْتُ، فَإِنْ كُنْتَ تَعْلَمُ أَنِّي فَعَلْتُهُ ابْتِغَاءَ وَجْهِكَ فَافْرُجْ عَنَّا فَرْجَةً. فَفَرَجَ. وَقَالَ الثَّالِثُ اللَّهُمَّ إِنِّي اسْتَأْجَرْتُ أَجِيرًا بِفَرَقِ أَرُزٍّ، فَلَمَّا قَضَى عَمَلَهُ قَالَ أَعْطِنِي حَقِّي. فَعَرَضْتُ عَلَيْهِ، فَرَغِبَ عَنْهُ، فَلَمْ أَزَلْ أَزْرَعُهُ حَتَّى جَمَعْتُ مِنْهُ بَقَرًا وَرَاعِيهَا فَجَاءَنِي فَقَالَ اتَّقِ اللَّهَ. فَقُلْتُ اذْهَبْ إِلَى ذَلِكَ الْبَقَرِ وَرُعَاتِهَا فَخُذْ. فَقَالَ اتَّقِ اللَّهَ وَلاَ تَسْتَهْزِئْ بِي. فَقُلْتُ إِنِّي لاَ أَسْتَهْزِئُ بِكَ فَخُذْ. فَأَخَذَهُ، فَإِنْ كُنْتَ تَعْلَمُ أَنِّي فَعَلْتُ ذَلِكَ ابْتِغَاءَ وَجْهِكَ فَافْرُجْ مَا بَقِيَ، فَفَرَجَ اللَّهُ " . قَالَ أَبُو عَبْدِ اللَّهِ وَقَالَ ابْنُ عُقْبَةَ عَنْ نَافِعٍ فَسَعَيْتُ.
Nous avons été informés par Ibrâhîm ibn al-Mundhir, qui nous a rapporté d'après Abû Damra, qui nous a rapporté d'après Mûsâ ibn 'Uqba, d'après Nâfi', d'après 'Abd Allah ibn 'Umar (qu'Allah soit satisfait d'eux deux), que le Prophète (ﷺ) a dit : « Trois hommes marchaient lorsqu'une pluie les surprit. Ils se réfugièrent dans une grotte d'une montagne, et un rocher du haut de la montagne se détacha et obstrua l'entrée de leur grotte. Ils se dirent alors les uns aux autres : « Rappelez-vous les bonnes actions que vous avez accomplies pour Allah et invoquez-Le par elles, peut-être vous délivrera-t-Il. »
حَدَّثَنَا صَدَقَةُ، أَخْبَرَنَا عَبْدُ الرَّحْمَنِ، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ زَيْدِ بْنِ أَسْلَمَ، عَنْ أَبِيهِ، قَالَ قَالَ عُمَرُ ـ رضى الله عنه ـ لَوْلاَ آخِرُ الْمُسْلِمِينَ مَا فَتَحْتُ قَرْيَةً إِلاَّ قَسَمْتُهَا بَيْنَ أَهْلِهَا كَمَا قَسَمَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم خَيْبَرَ.
Nous avons été informés par Sadaqa, qui nous a informés d'après 'Abd al-Rahmân, d'après Mâlik, d'après Zayd ibn Aslam, d'après son père, qui a dit : 'Umar (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit : « N'eût été le sort des derniers musulmans, je n'aurais ouvert aucune ville sans la partager entre ses habitants, comme le Prophète (ﷺ) a partagé Khaybar. »
حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ بُكَيْرٍ، حَدَّثَنَا اللَّيْثُ، عَنْ عُبَيْدِ اللَّهِ بْنِ أَبِي جَعْفَرٍ، عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ، عَنْ عُرْوَةَ، عَنْ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ " مَنْ أَعْمَرَ أَرْضًا لَيْسَتْ لأَحَدٍ فَهْوَ أَحَقُّ " . قَالَ عُرْوَةُ قَضَى بِهِ عُمَرُ ـ رضى الله عنه ـ فِي خِلاَفَتِهِ.
Nous avons été informés par Yahyâ ibn Bukayr, qui nous a rapporté d'après al-Layth, d'après 'Ubayd Allah ibn Abî Ja'far, d'après Muhammad ibn 'Abd al-Rahmân, d'après 'Urwa, d'après 'Â'isha (qu'Allah soit satisfaite d'elle), que le Prophète (ﷺ) a dit : « Celui qui met en valeur une terre qui n'appartient à personne en a la priorité. » 'Urwa a dit : « 'Umar (qu'Allah soit satisfait de lui) a rendu ce jugement durant son califat. »
حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ، حَدَّثَنَا إِسْمَاعِيلُ بْنُ جَعْفَرٍ، عَنْ مُوسَى بْنِ عُقْبَةَ، عَنْ سَالِمِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ، عَنْ أَبِيهِ ـ رضى الله عنه ـ أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم أُرِيَ وَهْوَ فِي مُعَرَّسِهِ مِنْ ذِي الْحُلَيْفَةِ فِي بَطْنِ الْوَادِي، فَقِيلَ لَهُ إِنَّكَ بِبَطْحَاءَ مُبَارَكَةٍ. فَقَالَ مُوسَى وَقَدْ أَنَاخَ بِنَا سَالِمٌ بِالْمُنَاخِ الَّذِي كَانَ عَبْدُ اللَّهِ يُنِيخُ بِهِ، يَتَحَرَّى مُعَرَّسَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَهْوَ أَسْفَلُ مِنَ الْمَسْجِدِ الَّذِي بِبَطْنِ الْوَادِي، بَيْنَهُ وَبَيْنَ الطَّرِيقِ وَسَطٌ مِنْ ذَلِكَ.
Nous avons été informés par Qutayba, qui nous a rapporté d'après Ismâ'îl ibn Ja'far, d'après Mûsâ ibn 'Uqba, d'après Sâlim ibn 'Abd Allah ibn 'Umar, d'après son père (qu'Allah soit satisfait de lui), que le Prophète (ﷺ) eut une vision alors qu'il se trouvait dans son lieu de repos à Dhû al-Hulayfa, dans le fond de la vallée. On lui dit : « Tu es dans une vallée bénie. » Mûsâ a dit : « Sâlim nous a fait descendre à l'endroit où 'Abd Allah avait l'habitude de s'arrêter, cherchant le lieu de repos du Messager d'Allah (ﷺ), qui se trouve en contrebas de la mosquée située dans le fond de la vallée, entre celle-ci et la route, au milieu de cet espace. »
حَدَّثَنَا إِسْحَاقُ بْنُ إِبْرَاهِيمَ، أَخْبَرَنَا شُعَيْبُ بْنُ إِسْحَاقَ، عَنِ الأَوْزَاعِيِّ، قَالَ حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ عِكْرِمَةَ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ، عَنْ عُمَرَ ـ رضى الله عنه ـ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ " اللَّيْلَةَ أَتَانِي آتٍ مِنْ رَبِّي وَهْوَ بِالْعَقِيقِ أَنْ صَلِّ فِي هَذَا الْوَادِي الْمُبَارَكِ وَقُلْ عُمْرَةٌ فِي حَجَّةٍ " .
Nous avons été informés par Ishâq ibn Ibrâhîm, qui nous a informés d'après Shu'ayb ibn Ishâq, d'après al-Awzâ'î, qui a dit : Yahyâ m'a rapporté d'après 'Ikrimah, d'après Ibn 'Abbâs, d'après 'Umar (qu'Allah soit satisfait de lui), que le Prophète (ﷺ) a dit : « Cette nuit, un envoyé de mon Seigneur est venu à moi alors qu'il se trouvait à al-'Aqîq, et m'a dit : « Prie dans cette vallée bénie et dis : *‘Umra* dans un *hajj*. » »
حَدَّثَنَا أَحْمَدُ بْنُ الْمِقْدَامِ، حَدَّثَنَا فُضَيْلُ بْنُ سُلَيْمَانَ، حَدَّثَنَا مُوسَى، أَخْبَرَنَا نَافِعٌ، عَنِ ابْنِ عُمَرَ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ كَانَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم. وَقَالَ عَبْدُ الرَّزَّاقِ أَخْبَرَنَا ابْنُ جُرَيْجٍ قَالَ حَدَّثَنِي مُوسَى بْنُ عُقْبَةَ عَنْ نَافِعٍ عَنِ ابْنِ عُمَرَ أَنَّ عُمَرَ بْنَ الْخَطَّابِ ـ رضى الله عنهما ـ أَجْلَى الْيَهُودَ وَالنَّصَارَى مِنْ أَرْضِ الْحِجَازِ، وَكَانَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم لَمَّا ظَهَرَ عَلَى خَيْبَرَ أَرَادَ إِخْرَاجَ الْيَهُودِ مِنْهَا، وَكَانَتِ الأَرْضُ حِينَ ظَهَرَ عَلَيْهَا لِلَّهِ وَلِرَسُولِهِ صلى الله عليه وسلم وَلِلْمُسْلِمِينَ، وَأَرَادَ إِخْرَاجَ الْيَهُودِ، مِنْهَا فَسَأَلَتِ الْيَهُودُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم لِيُقِرَّهُمْ بِهَا أَنْ يَكْفُوا عَمَلَهَا وَلَهُمْ نِصْفُ الثَّمَرِ، فَقَالَ لَهُمْ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " نُقِرُّكُمْ بِهَا عَلَى ذَلِكَ مَا شِئْنَا " . فَقَرُّوا بِهَا حَتَّى أَجْلاَهُمْ عُمَرُ إِلَى تَيْمَاءَ وَأَرِيحَاءَ.
Nous avons été informés par Ahmad ibn al-Miqdâm, qui a rapporté d'après Fuḍayl ibn Sulaymân, qui a rapporté d'après Mûsâ, qui a été informé par Nâfi‘, d'après Ibn ‘Umar (qu'Allah soit satisfait d'eux deux), qui a dit : Le Messager d'Allah (ﷺ) avait l'intention, lorsqu'il prit Khaybar, d'en expulser les Juifs. Cette terre, lorsqu'il en devint maître, appartenait à Allah, à Son Messager (ﷺ) et aux musulmans. Les Juifs demandèrent au Messager d'Allah (ﷺ) de les y maintenir en échange de leur travail, leur offrant la moitié des fruits. Le Messager d'Allah (ﷺ) leur dit : « Nous vous y maintenons à cette condition aussi longtemps que nous le voudrons. » Ils y restèrent donc jusqu'à ce que ‘Umar (qu'Allah soit satisfait de lui) les expulse vers Taymâ’ et Ariḥâ’.
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ مُقَاتِلٍ، أَخْبَرَنَا عَبْدُ اللَّهِ، أَخْبَرَنَا الأَوْزَاعِيُّ، عَنْ أَبِي النَّجَاشِيِّ، مَوْلَى رَافِعِ بْنِ خَدِيجٍ سَمِعْتُ رَافِعَ بْنَ خَدِيجِ بْنِ رَافِعٍ، عَنْ عَمِّهِ، ظُهَيْرِ بْنِ رَافِعٍ قَالَ ظُهَيْرٌ لَقَدْ نَهَانَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم عَنْ أَمْرٍ كَانَ بِنَا رَافِقًا. قُلْتُ مَا قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَهْوَ حَقٌّ. قَالَ دَعَانِي رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ " مَا تَصْنَعُونَ بِمَحَاقِلِكُمْ ". قُلْتُ نُؤَاجِرُهَا عَلَى الرُّبُعِ وَعَلَى الأَوْسُقِ مِنَ التَّمْرِ وَالشَّعِيرِ. قَالَ " لا تَفْعَلُوا ازْرَعُوهَا أَوْ أَزْرِعُوهَا أَوْ أَمْسِكُوهَا ". قَالَ رَافِعٌ قُلْتُ سَمْعًا وَطَاعَةً.
Nous avons été informés par Muḥammad ibn Muqâtil, qui nous a informés d'après ‘Abdullah, qui nous a informés d'après al-Awzâ‘î, d'après Abû al-Najâshî, le client de Râfi‘ ibn Khadîj, qui a entendu Râfi‘ ibn Khadîj ibn Râfi‘ rapporter d'après son oncle Zuhayr ibn Râfi‘, qui a dit : Zuhayr a dit : « Le Messager d'Allah (ﷺ) nous a interdit une chose qui nous était pourtant bénéfique. » Je dis : « Ce que le Messager d'Allah (ﷺ) a dit est vérité. » Il dit : Le Messager d'Allah (ﷺ) m'appela et dit : « Que faites-vous de vos terres arables ? » Je répondis : « Nous les donnons en métayage contre un quart [de la récolte] et des awsuq de dattes et d'orge. » Il dit : « Ne faites pas cela. Cultivez-les vous-mêmes, ou faites-les cultiver, ou gardez-les. » Râfi‘ dit : « J'ai répondu : Nous entendons et nous obéissons. »
حَدَّثَنَا عُبَيْدُ اللَّهِ بْنُ مُوسَى، أَخْبَرَنَا الأَوْزَاعِيُّ، عَنْ عَطَاءٍ، عَنْ جَابِرٍ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ كَانُوا يَزْرَعُونَهَا بِالثُّلُثِ وَالرُّبُعِ وَالنِّصْفِ فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " مَنْ كَانَتْ لَهُ أَرْضٌ فَلْيَزْرَعْهَا أَوْ لِيَمْنَحْهَا، فَإِنْ لَمْ يَفْعَلْ فَلْيُمْسِكْ أَرْضَهُ ". وَقَالَ الرَّبِيعُ بْنُ نَافِعٍ أَبُو تَوْبَةَ حَدَّثَنَا مُعَاوِيَةُ، عَنْ يَحْيَى، عَنْ أَبِي سَلَمَةَ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " مَنْ كَانَتْ لَهُ أَرْضٌ فَلْيَزْرَعْهَا أَوْ لِيَمْنَحْهَا أَخَاهُ، فَإِنْ أَبَى فَلْيُمْسِكْ أَرْضَهُ ".
Nous avons été informés par ‘Ubaydullah ibn Mûsâ, qui nous a informés d'après al-Awzâ‘î, d'après ‘Aṭâ’, d'après Jâbir (qu'Allah soit satisfait de lui), qui a dit : Ils donnaient leurs terres en métayage pour un tiers, un quart ou la moitié [de la récolte]. Le Prophète (ﷺ) dit alors : « Que celui qui possède une terre la cultive lui-même, ou la donne en don à son frère ; s'il ne le fait pas, qu'il garde sa terre. » Al-Rabî‘ ibn Nâfi‘ Abû Tawba nous a rapporté d'après Mu‘âwiya, d'après Yaḥyâ, d'après Abû Salamah, d'après Abû Hurayra (qu'Allah soit satisfait de lui), que le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : « Que celui qui possède une terre la cultive lui-même, ou la donne en don à son frère ; s'il refuse, qu'il garde sa terre. »
حَدَّثَنَا قَبِيصَةُ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، عَنْ عَمْرٍو، قَالَ ذَكَرْتُهُ لِطَاوُسٍ فَقَالَ يُزْرِعُ، قَالَ ابْنُ عَبَّاسٍ ـ رضى الله عنهما ـ إِنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم لَمْ يَنْهَ عَنْهُ وَلَكِنْ قَالَ " أَنْ يَمْنَحَ أَحَدُكُمْ أَخَاهُ خَيْرٌ لَهُ مِنْ أَنْ يَأْخُذَ شَيْئًا مَعْلُومًا " .
Nous avons été informés par Qabîṣa, qui a rapporté d'après Sufyân, d'après ‘Amr, qui a dit : J'en ai parlé à Ṭâwûs, et il a dit : « Qu'il la cultive. » Ibn ‘Abbâs (qu'Allah soit satisfait d'eux deux) a dit : Le Prophète (ﷺ) n'a pas interdit cela, mais il a dit : « Que l'un de vous fasse don de sa terre à son frère, cela est meilleur pour lui que d'en tirer un profit déterminé. »
حَدَّثَنَا سُلَيْمَانُ بْنُ حَرْبٍ، حَدَّثَنَا حَمَّادٌ، عَنْ أَيُّوبَ، عَنْ نَافِعٍ، أَنَّ ابْنَ عُمَرَ ـ رضى الله عنهما ـ كَانَ يُكْرِي مَزَارِعَهُ عَلَى عَهْدِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم وَأَبِي بَكْرٍ وَعُمَرَ وَعُثْمَانَ وَصَدْرًا مِنْ إِمَارَةِ مُعَاوِيَةَ. ثُمَّ حُدِّثَ عَنْ رَافِعِ بْنِ خَدِيجٍ، أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم نَهَى عَنْ كِرَاءِ الْمَزَارِعِ، فَذَهَبَ ابْنُ عُمَرَ إِلَى رَافِعٍ فَذَهَبْتُ مَعَهُ، فَسَأَلَهُ فَقَالَ نَهَى النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم عَنْ كِرَاءِ الْمَزَارِعِ. فَقَالَ ابْنُ عُمَرَ قَدْ عَلِمْتَ أَنَّا كُنَّا نُكْرِي مَزَارِعَنَا عَلَى عَهْدِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم بِمَا عَلَى الأَرْبِعَاءِ وَبِشَىْءٍ مِنَ التِّبْنِ.
Nous avons été informés par Sulaymân ibn Ḥarb, qui a rapporté d'après Ḥammâd, d'après Ayyûb, d'après Nâfi‘, que Ibn ‘Umar (qu'Allah soit satisfait d'eux deux) louait ses terres arables à l'époque du Prophète (ﷺ), d'Abû Bakr, de ‘Umar, de ‘Uthmân et au début du califat de Mu‘âwiya. Puis, il fut informé du hadith de Râfi‘ ibn Khadîj, selon lequel le Prophète (ﷺ) avait interdit la location des terres arables. Ibn ‘Umar se rendit alors auprès de Râfi‘, et je l'accompagnai. Il l'interrogea, et Râfi‘ répondit : « Le Prophète (ﷺ) a interdit la location des terres arables. » Ibn ‘Umar dit : « Tu sais bien que nous louions nos terres à l'époque du Messager d'Allah (ﷺ) contre ce qui poussait sur les sillons et une partie de la paille. »
حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ بُكَيْرٍ، حَدَّثَنَا اللَّيْثُ، عَنْ عُقَيْلٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، أَخْبَرَنِي سَالِمٌ، أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ كُنْتُ أَعْلَمُ فِي عَهْدِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم أَنَّ الأَرْضَ تُكْرَى. ثُمَّ خَشِيَ عَبْدُ اللَّهِ أَنْ يَكُونَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم قَدْ أَحْدَثَ فِي ذَلِكَ شَيْئًا لَمْ يَكُنْ يَعْلَمُهُ، فَتَرَكَ كِرَاءَ الأَرْضِ.
Nous avons été informés par Yaḥyâ ibn Bukayr, qui a rapporté d'après al-Layth, d'après ‘Uqayl, d'après Ibn Shihâb, qui a été informé par Sâlim, que ‘Abdullah ibn ‘Umar (qu'Allah soit satisfait d'eux deux) a dit : Je savais, à l'époque du Messager d'Allah (ﷺ), que la terre était louée. Puis, ‘Abdullah craignit que le Prophète (ﷺ) n'ait établi une nouvelle règle à ce sujet qu'il ne connaissait pas, et il cessa de louer ses terres.
حَدَّثَنَا عَمْرُو بْنُ خَالِدٍ، حَدَّثَنَا اللَّيْثُ، عَنْ رَبِيعَةَ بْنِ أَبِي عَبْدِ الرَّحْمَنِ، عَنْ حَنْظَلَةَ بْنِ قَيْسٍ، عَنْ رَافِعِ بْنِ خَدِيجٍ، قَالَ حَدَّثَنِي عَمَّاىَ، أَنَّهُمْ كَانُوا يُكْرُونَ الأَرْضَ عَلَى عَهْدِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم بِمَا يَنْبُتُ عَلَى الأَرْبِعَاءِ أَوْ شَىْءٍ يَسْتَثْنِيهِ صَاحِبُ الأَرْضِ فَنَهَى النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم عَنْ ذَلِكَ فَقُلْتُ لِرَافِعٍ فَكَيْفَ هِيَ بِالدِّينَارِ وَالدِّرْهَمِ فَقَالَ رَافِعٌ لَيْسَ بِهَا بَأْسٌ بِالدِّينَارِ وَالدِّرْهَمِ. وَقَالَ اللَّيْثُ وَكَانَ الَّذِي نُهِيَ عَنْ ذَلِكَ مَا لَوْ نَظَرَ فِيهِ ذَوُو الْفَهْمِ بِالْحَلاَلِ وَالْحَرَامِ لَمْ يُجِيزُوهُ، لِمَا فِيهِ مِنَ الْمُخَاطَرَةِ.
Nous avons été informés par ‘Amr ibn Khâlid, qui a rapporté d'après al-Layth, d'après Rabî‘a ibn Abî ‘Abd al-Raḥmân, d'après Ḥanẓala ibn Qays, d'après Râfi‘ ibn Khadîj, qui a dit : Mes deux oncles m'ont rapporté qu'ils louaient leurs terres à l'époque du Prophète (ﷺ) pour ce qui poussait sur les sillons ou pour une part que le propriétaire de la terre se réservait. Le Prophète (ﷺ) leur interdit cela. Je dis alors à Râfi‘ : « Et si c'est contre des dinars ou des dirhams ? » Râfi‘ répondit : « Il n'y a pas de mal à cela avec des dinars ou des dirhams. » Al-Layth ajouta : Ce qui fut interdit, c'est ce que des personnes averties en matière de licite et d'illicite n'auraient pas permis, en raison du risque qu'il comportait.