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Chapitre 53

La réconciliation

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20 hadiths
Hadith #2690
Réf.: https://sunnah.com/bukhari:2690

حَدَّثَنَا سَعِيدُ بْنُ أَبِي مَرْيَمَ، حَدَّثَنَا أَبُو غَسَّانَ، قَالَ حَدَّثَنِي أَبُو حَازِمٍ، عَنْ سَهْلِ بْنِ سَعْدٍ ـ رضى الله عنه أَنَّ أُنَاسًا، مِنْ بَنِي عَمْرِو بْنِ عَوْفٍ كَانَ بَيْنَهُمْ شَىْءٌ، فَخَرَجَ إِلَيْهِمُ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم فِي أُنَاسٍ مِنْ أَصْحَابِهِ يُصْلِحُ بَيْنَهُمْ، فَحَضَرَتِ الصَّلاَةُ، وَلَمْ يَأْتِ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم، فَجَاءَ بِلاَلٌ، فَأَذَّنَ بِلاَلٌ بِالصَّلاَةِ، وَلَمْ يَأْتِ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم فَجَاءَ إِلَى أَبِي بَكْرٍ فَقَالَ إِنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم حُبِسَ، وَقَدْ حَضَرَتِ الصَّلاَةُ فَهَلْ لَكَ أَنْ تَؤُمَّ النَّاسَ فَقَالَ نَعَمْ إِنْ شِئْتَ‏.‏ فَأَقَامَ الصَّلاَةَ فَتَقَدَّمَ أَبُو بَكْرٍ، ثُمَّ جَاءَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم يَمْشِي فِي الصُّفُوفِ، حَتَّى قَامَ فِي الصَّفِّ الأَوَّلِ، فَأَخَذَ النَّاسُ بِالتَّصْفِيحِ حَتَّى أَكْثَرُوا، وَكَانَ أَبُو بَكْرٍ لاَ يَكَادُ يَلْتَفِتُ فِي الصَّلاَةِ، فَالْتَفَتَ فَإِذَا هُوَ بِالنَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم وَرَاءَهُ فَأَشَارَ إِلَيْهِ بِيَدِهِ، فَأَمَرَهُ يُصَلِّي كَمَا هُوَ، فَرَفَعَ أَبُو بَكْرٍ يَدَهُ، فَحَمِدَ اللَّهَ، ثُمَّ رَجَعَ الْقَهْقَرَى وَرَاءَهُ حَتَّى دَخَلَ فِي الصَّفِّ، وَتَقَدَّمَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم فَصَلَّى بِالنَّاسِ، فَلَمَّا فَرَغَ أَقْبَلَ عَلَى النَّاسِ فَقَالَ ‏ "‏ يَا أَيُّهَا النَّاسُ مَا لَكُمْ إِذَا نَابَكُمْ شَىْءٌ فِي صَلاَتِكُمْ أَخَذْتُمْ بِالتَّصْفِيحِ، إِنَّمَا التَّصْفِيحُ لِلنِّسَاءِ، مَنْ نَابَهُ شَىْءٌ فِي صَلاَتِهِ فَلْيَقُلْ سُبْحَانَ اللَّهِ، فَإِنَّهُ لا يَسْمَعُهُ أَحَدٌ إِلاَّ الْتَفَتَ، يَا أَبَا بَكْرٍ مَا مَنَعَكَ حِينَ أَشَرْتُ إِلَيْكَ لَمْ تُصَلِّ بِالنَّاسِ ‏" ‏‏.‏ فَقَالَ مَا كَانَ يَنْبَغِي لاِبْنِ أَبِي قُحَافَةَ أَنْ يُصَلِّيَ بَيْنَ يَدَىِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم‏.‏

Nous a rapporté Sa'īd ibn Abī Maryam, nous a rapporté Abū Ghassān, il a dit : m'a rapporté Abū Ḥāzim, d'après Sahl ibn Sa'd (qu'Allah soit satisfait de lui) que des gens parmi les Banū 'Amr ibn 'Awf avaient un différend. Le Prophète (ﷺ) se rendit auprès d'eux avec quelques-uns de ses Compagnons pour les réconcilier. L'heure de la prière arriva, mais le Prophète (ﷺ) ne vint pas. Bilāl vint alors et fit l'appel à la prière. Le Prophète (ﷺ) ne venant toujours pas, Bilāl alla trouver Abū Bakr et lui dit : « Le Prophète (ﷺ) est retenu, et l'heure de la prière est arrivée. Acceptes-tu d'imamer les gens ? » Abū Bakr répondit : « Oui, si tu le veux. » Bilāl fit alors l'iqāma, et Abū Bakr s'avança pour diriger la prière. Le Prophète (ﷺ) arriva alors, marchant à travers les rangs, jusqu'à se tenir dans le premier rang. Les gens commencèrent à applaudir, et Abū Bakr ne se retournait presque jamais pendant la prière. Il se retourna et vit le Prophète (ﷺ) derrière lui. Celui-ci lui fit signe de la main de continuer à diriger la prière. Abū Bakr leva les mains, loua Allah, puis recula jusqu'à s'intégrer dans le rang. Le Prophète (ﷺ) s'avança alors et dirigea la prière. Lorsqu'il eut terminé, il se tourna vers les gens et dit : « Ô gens, pourquoi avez-vous commencé à applaudir lorsque quelque chose vous dérangeait pendant la prière ? L'applaudissement est pour les femmes. Que celui à qui il arrive quelque chose pendant sa prière dise : "Subḥān Allāh", car personne n'entend cela sans se retourner. Ô Abū Bakr, qu'est-ce qui t'a empêché, lorsque je t'ai fait signe, de continuer à diriger la prière ? » Abū Bakr répondit : « Il ne convenait pas au fils d'Abū Quḥāfa de diriger la prière devant le Prophète (ﷺ). »

Peacemaking Rapporté par Sahl bin Sa`d
Hadith #2691
Réf.: https://sunnah.com/bukhari:2691

حَدَّثَنَا مُسَدَّدٌ، حَدَّثَنَا مُعْتَمِرٌ، قَالَ سَمِعْتُ أَبِي أَنَّ أَنَسًا ـ رضى الله عنه ـ قَالَ قِيلَ لِلنَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم لَوْ أَتَيْتَ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ أُبَىٍّ‏.‏ فَانْطَلَقَ إِلَيْهِ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم وَرَكِبَ حِمَارًا، فَانْطَلَقَ الْمُسْلِمُونَ يَمْشُونَ مَعَهُ، وَهْىَ أَرْضٌ سَبِخَةٌ، فَلَمَّا أَتَاهُ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ إِلَيْكَ عَنِّي، وَاللَّهِ لَقَدْ آذَانِي نَتْنُ حِمَارِكَ‏.‏ فَقَالَ رَجُلٌ مِنَ الأَنْصَارِ مِنْهُمْ وَاللَّهِ لَحِمَارُ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم أَطْيَبُ رِيحًا مِنْكَ‏.‏ فَغَضِبَ لِعَبْدِ اللَّهِ رَجُلٌ مِنْ قَوْمِهِ فَشَتَمَا، فَغَضِبَ لِكُلِّ وَاحِدٍ مِنْهُمَا أَصْحَابُهُ، فَكَانَ بَيْنَهُمَا ضَرْبٌ بِالْجَرِيدِ وَالأَيْدِي وَالنِّعَالِ، فَبَلَغَنَا أَنَّهَا أُنْزِلَتْ ‏ {‏وَإِنْ طَائِفَتَانِ مِنَ الْمُؤْمِنِينَ اقْتَتَلُوا فَأَصْلِحُوا بَيْنَهُمَا‏} ‏‏.‏

Nous a rapporté Musaddad, nous a rapporté Mu'tamir, il a dit : j'ai entendu mon père rapporter qu'Anas (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit : « On dit au Prophète (ﷺ) : "Si tu allais voir 'Abd Allāh ibn Ubayy." Le Prophète (ﷺ) partit donc le voir, monté sur un âne, tandis que les musulmans marchaient à ses côtés. Le terrain était salin et boueux. Lorsqu'il arriva auprès de lui, le Prophète (ﷺ) lui dit : "Éloigne-toi de moi ! Par Allah, l'odeur fétide de ton âne m'a incommodé." Un homme des Anṣār parmi eux dit : "Par Allah, l'âne du Messager d'Allah (ﷺ) a une odeur plus agréable que toi." Un homme de la tribu de 'Abd Allāh se mit en colère pour lui, et ils s'insultèrent mutuellement. Les partisans de chacun des deux hommes se mirent en colère, et il y eut entre eux des coups de branches de palmiers, de mains et de sandales. Nous avons appris que ce verset fut révélé : {Et si deux groupes de croyants se combattent, réconciliez-les.} »

Peacemaking Rapporté par Anas
Hadith #2692
Réf.: https://sunnah.com/bukhari:2692

حَدَّثَنَا عَبْدُ الْعَزِيزِ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، حَدَّثَنَا إِبْرَاهِيمُ بْنُ سَعْدٍ، عَنْ صَالِحٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، أَنَّ حُمَيْدَ بْنَ عَبْدِ الرَّحْمَنِ، أَخْبَرَهُ أَنَّ أُمَّهُ أُمَّ كُلْثُومٍ بِنْتَ عُقْبَةَ أَخْبَرَتْهُ أَنَّهَا، سَمِعَتْ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَقُولُ ‏ "‏ لَيْسَ الْكَذَّابُ الَّذِي يُصْلِحُ بَيْنَ النَّاسِ، فَيَنْمِي خَيْرًا، أَوْ يَقُولُ خَيْرًا ‏" ‏‏.‏

Nous a rapporté 'Abd Al-'Azīz ibn 'Abd Allāh, nous a rapporté Ibrāhīm ibn Sa'd, d'après Ṣāliḥ, d'après Ibn Shihāb, que Ḥumayd ibn 'Abd Al-Raḥmān l'a informé que sa mère, Umm Kulthūm bint 'Uqba, l'a informé qu'elle a entendu le Messager d'Allah (ﷺ) dire : « N'est pas menteur celui qui réconcilie les gens en transmettant du bien ou en disant du bien. »

Peacemaking Rapporté par Um Kulthum bint `Uqba
Hadith #2693
Réf.: https://sunnah.com/bukhari:2693

حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الْعَزِيزِ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ الأُوَيْسِيُّ، وَإِسْحَاقُ بْنُ مُحَمَّدٍ الْفَرْوِيُّ، قَالاَ حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ جَعْفَرٍ، عَنْ أَبِي حَازِمٍ، عَنْ سَهْلِ بْنِ سَعْدٍ ـ رضى الله عنه أَنَّ أَهْلَ، قُبَاءٍ اقْتَتَلُوا حَتَّى تَرَامَوْا بِالْحِجَارَةِ، فَأُخْبِرَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم بِذَلِكَ فَقَالَ ‏ "‏ اذْهَبُوا بِنَا نُصْلِحُ بَيْنَهُمْ ‏" ‏‏.‏

Nous avons été informés par Muhammad ibn 'Abdullah, qui nous a rapporté d'après 'Abd al-'Aziz ibn 'Abdullah al-Uwaysi et Ishaq ibn Muhammad al-Farawi, qu'ils ont dit : Nous avons été informés par Muhammad ibn Ja'far, d'après Abu Hazim, d'après Sahl ibn Sa'd (qu'Allah soit satisfait de lui) que les habitants de Quba s'étaient battus au point de se lancer des pierres. Le Messager d'Allah (ﷺ) en fut informé et dit : « Allons réconcilier entre eux. »

Peacemaking Rapporté par Sahl bin Sa`d
Hadith #2694
Réf.: https://sunnah.com/bukhari:2694

حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ بْنُ سَعِيدٍ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، عَنْ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها – ‏ {‏وَإِنِ امْرَأَةٌ خَافَتْ مِنْ بَعْلِهَا نُشُوزًا أَوْ إِعْرَاضًا‏} ‏ قَالَتْ هُوَ الرَّجُلُ يَرَى مِنِ امْرَأَتِهِ مَا لاَ يُعْجِبُهُ، كِبَرًا أَوْ غَيْرَهُ، فَيُرِيدُ فِرَاقَهَا فَتَقُولُ أَمْسِكْنِي، وَاقْسِمْ لِي مَا شِئْتَ‏.‏ قَالَتْ فَلاَ بَأْسَ إِذَا تَرَاضَيَا‏.‏

Nous avons été informés par Qutayba ibn Sa'id, qui nous a rapporté d'après Sufyan, d'après Hisham ibn 'Urwa, d'après son père, d'après 'Aïcha (qu'Allah soit satisfait d'elle) concernant le verset : *« Et si une femme craint de son mari abandon ou indifférence »* (Coran 4:128). Elle dit : Il s'agit de l'homme qui voit chez sa femme quelque chose qui ne lui plaît pas, comme la vieillesse ou autre, et veut la répudier. Elle lui dit alors : « Garde-moi et partage pour moi ce que tu veux. » Elle ajouta : Il n'y a pas de mal à cela si les deux parties sont consentantes.

Peacemaking Rapporté par Aisha
Hadith #2695
Réf.: https://sunnah.com/bukhari:2695

حَدَّثَنَا آدَمُ، حَدَّثَنَا ابْنُ أَبِي ذِئْبٍ، حَدَّثَنَا الزُّهْرِيُّ، عَنْ عُبَيْدِ اللَّهِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، وَزَيْدِ بْنِ خَالِدٍ الْجُهَنِيِّ، رضى الله عنهما قَالاَ جَاءَ أَعْرَابِيٌّ فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ اقْضِ بَيْنَنَا بِكِتَابِ اللَّهِ‏.‏ فَقَامَ خَصْمُهُ فَقَالَ صَدَقَ، اقْضِ بَيْنَنَا بِكِتَابِ اللَّهِ‏.‏ فَقَالَ الأَعْرَابِيُّ إِنَّ ابْنِي كَانَ عَسِيفًا عَلَى هَذَا، فَزَنَى بِامْرَأَتِهِ، فَقَالُوا لِي عَلَى ابْنِكَ الرَّجْمُ‏.‏ فَفَدَيْتُ ابْنِي مِنْهُ بِمِائَةٍ مِنَ الْغَنَمِ وَوَلِيدَةٍ، ثُمَّ سَأَلْتُ أَهْلَ الْعِلْمِ، فَقَالُوا إِنَّمَا عَلَى ابْنِكَ جَلْدُ مِائَةٍ وَتَغْرِيبُ عَامٍ‏.‏ فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم ‏ "‏ لأَقْضِيَنَّ بَيْنَكُمَا بِكِتَابِ اللَّهِ، أَمَّا الْوَلِيدَةُ وَالْغَنَمُ فَرَدٌّ عَلَيْكَ، وَعَلَى ابْنِكَ جَلْدُ مِائَةٍ وَتَغْرِيبُ عَامٍ، وَأَمَّا أَنْتَ يَا أُنَيْسُ ـ لِرَجُلٍ ـ فَاغْدُ عَلَى امْرَأَةِ هَذَا فَارْجُمْهَا ‏" ‏‏.‏ فَغَدَا عَلَيْهَا أُنَيْسٌ فَرَجَمَهَا‏.‏

Nous avons été informés par Adam, qui nous a rapporté d'après Ibn Abi Dhi'b, d'après al-Zuhri, d'après 'Ubaydullah ibn 'Abdullah, d'après Abu Hurayra et Zayd ibn Khalid al-Juhani (qu'Allah soit satisfait d'eux) qui dirent : Un bédouin vint et dit : « Ô Messager d'Allah, juge entre nous selon le Livre d'Allah. » Son adversaire se leva et dit : « Il dit vrai, juge entre nous selon le Livre d'Allah. » Le bédouin dit : « Mon fils était employé chez cet homme et a commis l'adultère avec son épouse. On m'a dit que la peine pour mon fils était la lapidation. J'ai alors racheté mon fils avec cent moutons et une servante. Puis j'ai interrogé les gens de science, et ils m'ont dit que la peine pour mon fils était cent coups de fouet et un exil d'un an. » Le Prophète (ﷺ) dit : « Je vais certainement juger entre vous deux selon le Livre d'Allah. Quant à la servante et aux moutons, ils te sont rendus. Ton fils recevra cent coups de fouet et sera exilé un an. Quant à toi, Unays » – s'adressant à un homme – « va trouver l'épouse de cet homme et lapide-la. » Unays s'y rendit et la lapida.

Peacemaking Rapporté par Abu Huraira and Zaid bin Khalid Al-Juhani
Hadith #2697
Réf.: https://sunnah.com/bukhari:2697

حَدَّثَنَا يَعْقُوبُ، حَدَّثَنَا إِبْرَاهِيمُ بْنُ سَعْدٍ، عَنْ أَبِيهِ، عَنِ الْقَاسِمِ بْنِ مُحَمَّدٍ، عَنْ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ قَالَتْ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ‏ "‏ مَنْ أَحْدَثَ فِي أَمْرِنَا هَذَا مَا لَيْسَ فِيهِ فَهُوَ رَدٌّ ‏" ‏‏.‏ رَوَاهُ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ جَعْفَرٍ الْمَخْرَمِيُّ وَعَبْدُ الْوَاحِدِ بْنُ أَبِي عَوْنٍ عَنْ سَعْدِ بْنِ إِبْرَاهِيمَ‏.‏

Nous avons été informés par Ya'qub, qui nous a rapporté d'après Ibrahim ibn Sa'd, d'après son père, d'après al-Qasim ibn Muhammad, d'après 'Aïcha (qu'Allah soit satisfait d'elle) qui dit : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : « Quiconque innove dans notre affaire-ci (la religion) ce qui n'en fait pas partie, cela lui sera rejeté. » Ce hadith a été rapporté par 'Abdullah ibn Ja'far al-Makhzumi et 'Abd al-Wahid ibn Abi 'Awn, d'après Sa'd ibn Ibrahim.

Peacemaking Rapporté par Aisha
Hadith #2698
Réf.: https://sunnah.com/bukhari:2698

حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ بَشَّارٍ، حَدَّثَنَا غُنْدَرٌ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، عَنْ أَبِي إِسْحَاقَ، قَالَ سَمِعْتُ الْبَرَاءَ بْنَ عَازِبٍ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ لَمَّا صَالَحَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم أَهْلَ الْحُدَيْبِيَةِ كَتَبَ عَلِيٌّ بَيْنَهُمْ كِتَابًا فَكَتَبَ مُحَمَّدٌ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم‏.‏ فَقَالَ الْمُشْرِكُونَ لاَ تَكْتُبْ مُحَمَّدٌ رَسُولُ اللَّهِ، لَوْ كُنْتَ رَسُولاً لَمْ نُقَاتِلْكَ‏.‏ فَقَالَ لِعَلِيٍّ ‏ "‏ امْحُهُ ‏" ‏‏.‏ فَقَالَ عَلِيٌّ مَا أَنَا بِالَّذِي أَمْحَاهُ‏.‏ فَمَحَاهُ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم بِيَدِهِ، وَصَالَحَهُمْ عَلَى أَنْ يَدْخُلَ هُوَ وَأَصْحَابُهُ ثَلاَثَةَ أَيَّامٍ، وَلاَ يَدْخُلُوهَا إِلاَّ بِجُلُبَّانِ السِّلاَحِ، فَسَأَلُوهُ مَا جُلُبَّانُ السِّلاَحِ فَقَالَ الْقِرَابُ بِمَا فِيهِ‏.‏

Nous avons été informés par Muhammad ibn Bashshar, qui nous a rapporté d'après Ghundar, d'après Shu'ba, d'après Abu Ishaq, qui dit : J'ai entendu al-Bara' ibn 'Azib (qu'Allah soit satisfait d'eux) dire : Lorsque le Messager d'Allah (ﷺ) conclut un pacte avec les habitants d'al-Hudaybiya, 'Ali rédigea un document entre eux et écrivit : « Muhammad, le Messager d'Allah (ﷺ). » Les polythéistes dirent : « N'écris pas "Muhammad, le Messager d'Allah", car si tu étais vraiment un messager, nous ne t'aurions pas combattu. » Il dit à 'Ali : « Efface-le. » 'Ali répondit : « Je ne suis pas celui qui l'effacera. » Le Messager d'Allah (ﷺ) l'effaça alors de sa propre main et conclut avec eux l'accord qu'il entrerait, lui et ses compagnons, pendant trois jours, et qu'ils n'y entreraient qu'avec leurs armes emballées. Ils lui demandèrent : « Qu'est-ce que les armes emballées ? » Il répondit : « Le fourreau avec ce qu'il contient. »

Peacemaking Rapporté par Al-Bara bin `Azib
Hadith #2699
Réf.: https://sunnah.com/bukhari:2699

حَدَّثَنَا عُبَيْدُ اللَّهِ بْنُ مُوسَى، عَنْ إِسْرَائِيلَ، عَنْ أَبِي إِسْحَاقَ، عَنِ الْبَرَاءِ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ اعْتَمَرَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم فِي ذِي الْقَعْدَةِ، فَأَبَى أَهْلُ مَكَّةَ أَنْ يَدَعُوهُ يَدْخُلُ مَكَّةَ، حَتَّى قَاضَاهُمْ عَلَى أَنْ يُقِيمَ بِهَا ثَلاَثَةَ أَيَّامٍ، فَلَمَّا كَتَبُوا الْكِتَابَ كَتَبُوا هَذَا مَا قَاضَى عَلَيْهِ مُحَمَّدٌ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم‏.‏ فَقَالُوا لاَ نُقِرُّ بِهَا، فَلَوْ نَعْلَمُ أَنَّكَ رَسُولُ اللَّهِ مَا مَنَعْنَاكَ، لَكِنْ أَنْتَ مُحَمَّدُ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ‏.‏ قَالَ ‏"‏ أَنَا رَسُولُ اللَّهِ وَأَنَا مُحَمَّدُ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ ‏"‏‏.‏ ثُمَّ قَالَ لِعَلِيٍّ ‏"‏ امْحُ رَسُولُ اللَّهِ ‏"‏‏.‏ قَالَ لاَ، وَاللَّهِ لاَ أَمْحُوكَ أَبَدًا، فَأَخَذَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم الْكِتَابَ، فَكَتَبَ هَذَا مَا قَاضَى عَلَيْهِ مُحَمَّدُ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، لاَ يَدْخُلُ مَكَّةَ سِلاَحٌ إِلاَّ فِي الْقِرَابِ، وَأَنْ لاَ يَخْرُجَ مِنْ أَهْلِهَا بِأَحَدٍ، إِنْ أَرَادَ أَنْ يَتَّبِعَهُ، وَأَنْ لاَ يَمْنَعَ أَحَدًا مِنْ أَصْحَابِهِ أَرَادَ أَنْ يُقِيمَ بِهَا‏.‏ فَلَمَّا دَخَلَهَا، وَمَضَى الأَجَلُ أَتَوْا عَلِيًّا، فَقَالُوا قُلْ لِصَاحِبِكَ اخْرُجْ عَنَّا فَقَدْ مَضَى الأَجَلُ‏.‏ فَخَرَجَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم فَتَبِعَتْهُمُ ابْنَةُ حَمْزَةَ يَا عَمِّ يَا عَمِّ‏.‏ فَتَنَاوَلَهَا عَلِيٌّ فَأَخَذَ بِيَدِهَا، وَقَالَ لِفَاطِمَةَ عَلَيْهَا السَّلاَمُ دُونَكِ ابْنَةَ عَمِّكِ، احْمِلِيهَا‏.‏ فَاخْتَصَمَ فِيهَا عَلِيٌّ وَزَيْدٌ وَجَعْفَرٌ، فَقَالَ عَلِيٌّ أَنَا أَحَقُّ بِهَا وَهْىَ ابْنَةُ عَمِّي‏.‏ وَقَالَ جَعْفَرٌ ابْنَةُ عَمِّي وَخَالَتُهَا تَحْتِي‏.‏ وَقَالَ زَيْدٌ ابْنَةُ أَخِي‏.‏ فَقَضَى بِهَا النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم لِخَالَتِهَا‏.‏ وَقَالَ ‏"‏ الْخَالَةُ بِمَنْزِلَةِ الأُمِّ ‏"‏‏.‏ وَقَالَ لِعَلِيٍّ ‏"‏ أَنْتَ مِنِّي وَأَنَا مِنْكَ ‏"‏‏.‏ وَقَالَ لِجَعْفَرٍ ‏"‏ أَشْبَهْتَ خَلْقِي وَخُلُقِي ‏"‏‏.‏ وَقَالَ لِزَيْدٍ ‏"‏ أَنْتَ أَخُونَا وَمَوْلاَنَا ‏"‏‏.‏

Nous avons été informés par 'Ubaydullah ibn Musa, d'après Isra'il, d'après Abu Ishaq, d'après al-Bara' (qu'Allah soit satisfait de lui) qui dit : Le Prophète (ﷺ) effectua une 'umra au mois de Dhu al-Qa'da, mais les habitants de La Mecque refusèrent de le laisser entrer jusqu'à ce qu'il conclût avec eux un accord pour y séjourner trois jours. Lorsqu'ils rédigèrent le document, ils écrivirent : « Voici ce sur quoi Muhammad, le Messager d'Allah (ﷺ), a conclu un pacte. » Ils dirent : « Nous ne reconnaissons pas cela. Si nous savions que tu es le Messager d'Allah, nous ne t'aurions pas empêché, mais tu es Muhammad ibn 'Abdullah. » Il dit : « Je suis le Messager d'Allah et je suis Muhammad ibn 'Abdullah. » Puis il dit à 'Ali : « Efface "le Messager d'Allah". » 'Ali répondit : « Non, par Allah, je ne t'effacerai jamais. » Le Messager d'Allah (ﷺ) prit alors le document et écrivit : « Voici ce sur quoi Muhammad ibn 'Abdullah a conclu un pacte : ne pas entrer à La Mecque avec des armes, sauf dans leurs fourreaux, ne pas faire sortir un habitant qui voudrait le suivre, et ne pas empêcher un de ses compagnons qui voudrait y séjourner. » Lorsqu'il y entra et que le délai fut écoulé, ils vinrent trouver 'Ali et dirent : « Dis à ton compagnon de partir, car le délai est écoulé. » Le Prophète (ﷺ) partit, et la fille de Hamza le suivit en criant : « Ô mon oncle ! Ô mon oncle ! » 'Ali la prit par la main et dit à Fatima (qu'Allah soit satisfait d'elle) : « Voici la fille de ton oncle, prends-la. » 'Ali, Zayd et Ja'far se disputèrent à son sujet. 'Ali dit : « C'est moi qui ai le plus de droits sur elle, car elle est la fille de mon oncle. » Ja'far dit : « Elle est la fille de mon oncle et sa tante est mon épouse. » Zayd dit : « Elle est la fille de mon frère. » Le Prophète (ﷺ) trancha en faveur de sa tante et dit : « La tante tient lieu de mère. » Puis il dit à 'Ali : « Tu es de moi et je suis de toi. » À Ja'far, il dit : « Tu me ressembles par la création et le caractère. » Et à Zayd, il dit : « Tu es notre frère et notre affranchi. »

Peacemaking Rapporté par Al-Bara
Hadith #2700
Réf.: https://sunnah.com/bukhari:2700

وَقَالَ مُوسَى بْنُ مَسْعُودٍ حَدَّثَنَا سُفْيَانُ بْنُ سَعِيدٍ، عَنْ أَبِي إِسْحَاقَ، عَنِ الْبَرَاءِ بْنِ عَازِبٍ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ صَالَحَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم الْمُشْرِكِينَ يَوْمَ الْحُدَيْبِيَةِ عَلَى ثَلاَثَةِ أَشْيَاءَ عَلَى أَنَّ مَنْ أَتَاهُ مِنَ الْمُشْرِكِينَ رَدَّهُ إِلَيْهِمْ، وَمَنْ أَتَاهُمْ مِنَ الْمُسْلِمِينَ لَمْ يَرُدُّوهُ، وَعَلَى أَنْ يَدْخُلَهَا مِنْ قَابِلٍ وَيُقِيمَ بِهَا ثَلاَثَةَ أَيَّامٍ، وَلاَ يَدْخُلَهَا إِلاَّ بِجُلُبَّانِ السِّلاَحِ السَّيْفِ وَالْقَوْسِ وَنَحْوِهِ‏.‏ فَجَاءَ أَبُو جَنْدَلٍ يَحْجُلُ فِي قُيُودِهِ فَرَدَّهُ إِلَيْهِمْ‏.‏ قَالَ لَمْ يَذْكُرْ مُؤَمَّلٌ عَنْ سُفْيَانَ أَبَا جَنْدَلٍ وَقَالَ إِلاَّ بِجُلُبِّ السِّلاَحِ‏.‏

Musa ibn Mas'ud a dit : Nous avons été informés par Sufyan ibn Sa'id, d'après Abu Ishaq, d'après al-Bara' ibn 'Azib (qu'Allah soit satisfait d'eux) qui dit : Le Prophète (ﷺ) conclut un pacte avec les polythéistes le jour d'al-Hudaybiya sur trois conditions : que quiconque venait à lui parmi les polythéistes lui soit renvoyé, que quiconque venait à eux parmi les musulmans ne leur soit pas renvoyé, et qu'il y entrerait l'année suivante et y séjournerait trois jours, sans y entrer avec autre chose que des armes emballées, comme l'épée, l'arc et autres. Abu Jandal vint alors en traînant ses chaînes, mais il le renvoya à eux. Mu'ammal n'a pas mentionné Abu Jandal dans sa narration d'après Sufyan, et il a dit : « sauf avec les armes emballées. »

Peacemaking Rapporté par Al-Bara' bin 'Azib (ra)
Hadith #2701
Réf.: https://sunnah.com/bukhari:2701

حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ رَافِعٍ، حَدَّثَنَا سُرَيْجُ بْنُ النُّعْمَانِ، حَدَّثَنَا فُلَيْحٌ، عَنْ نَافِعٍ، عَنِ ابْنِ عُمَرَ، رضى الله عنهما أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم خَرَجَ مُعْتَمِرًا، فَحَالَ كُفَّارُ قُرَيْشٍ بَيْنَهُ وَبَيْنَ الْبَيْتِ، فَنَحَرَ هَدْيَهُ، وَحَلَقَ رَأْسَهُ بِالْحُدَيْبِيَةِ، وَقَاضَاهُمْ عَلَى أَنْ يَعْتَمِرَ الْعَامَ الْمُقْبِلَ، وَلاَ يَحْمِلَ سِلاَحًا عَلَيْهِمْ إِلاَّ سُيُوفًا، وَلاَ يُقِيمَ بِهَا إِلاَّ مَا أَحَبُّوا، فَاعْتَمَرَ مِنَ الْعَامِ الْمُقْبِلِ فَدَخَلَهَا كَمَا كَانَ صَالَحَهُمْ، فَلَمَّا أَقَامَ بِهَا ثَلاَثًا أَمَرُوهُ أَنْ يَخْرُجَ فَخَرَجَ‏.‏

Nous avons été informés par Muhammad ibn Rafi', qui nous a rapporté d'après Surayj ibn al-Nu'man, d'après Fulayh, d'après Nafi', d'après Ibn 'Umar (qu'Allah soit satisfait d'eux) que le Messager d'Allah (ﷺ) partit pour une 'umra, mais les polythéistes de Quraysh s'interposèrent entre lui et la Maison (la Ka'ba). Il immola alors sa victime et se rasa la tête à al-Hudaybiya, et conclut avec eux un accord pour effectuer une 'umra l'année suivante, sans porter d'armes contre eux, sauf des épées, et sans y séjourner plus longtemps qu'ils ne le souhaitaient. Il effectua donc la 'umra l'année suivante et y entra comme il avait conclu le pacte avec eux. Lorsqu'il y séjourna trois jours, ils lui ordonnèrent de partir, et il partit.

Peacemaking Rapporté par Ibn `Umar
Hadith #2702
Réf.: https://sunnah.com/bukhari:2702

حَدَّثَنَا مُسَدَّدٌ، حَدَّثَنَا بِشْرٌ، حَدَّثَنَا يَحْيَى، عَنْ بُشَيْرِ بْنِ يَسَارٍ، عَنْ سَهْلِ بْنِ أَبِي حَثْمَةَ، قَالَ انْطَلَقَ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ سَهْلٍ وَمُحَيِّصَةُ بْنُ مَسْعُودِ بْنِ زَيْدٍ إِلَى خَيْبَرَ، وَهْىَ يَوْمَئِذٍ صُلْحٌ‏.‏

Nous avons été informés par Musaddad, qui nous a rapporté d'après Bishr, qui le tient de Yahya, d'après Bushayr ibn Yasar, d'après Sahl ibn Abi Hathma, qui a dit : Abdallah ibn Sahl et Muhayyisa ibn Mas'ud ibn Zayd se rendirent à Khaybar, alors qu'elle était ce jour-là en état de trêve.

Peacemaking Rapporté par Sahl bin Abu Hathma
Hadith #2703
Réf.: https://sunnah.com/bukhari:2703

حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ الأَنْصَارِيُّ، قَالَ حَدَّثَنِي حُمَيْدٌ، أَنَّ أَنَسًا، حَدَّثَهُمْ أَنَّ الرُّبَيِّعَ ـ وَهْىَ ابْنَةُ النَّضْرِ ـ كَسَرَتْ ثَنِيَّةَ جَارِيَةٍ، فَطَلَبُوا الأَرْشَ وَطَلَبُوا الْعَفْوَ، فَأَبَوْا فَأَتَوُا النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم فَأَمَرَهُمْ بِالْقِصَاصِ‏.‏ فَقَالَ أَنَسُ بْنُ النَّضْرِ أَتُكْسَرُ ثَنِيَّةُ الرُّبَيِّعِ يَا رَسُولَ اللَّهِ لاَ وَالَّذِي بَعَثَكَ بِالْحَقِّ لاَ تُكْسَرُ ثَنِيَّتُهَا فَقَالَ ‏"‏ يَا أَنَسُ كِتَابُ اللَّهِ الْقِصَاصُ ‏"‏‏.‏ فَرَضِيَ الْقَوْمُ وَعَفَوْا فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم ‏"‏ إِنَّ مِنْ عِبَادِ اللَّهِ مَنْ لَوْ أَقْسَمَ عَلَى اللَّهِ لأَبَرَّهُ ‏"‏‏.‏ زَادَ الْفَزَارِيُّ عَنْ حُمَيْدٍ عَنْ أَنَسٍ فَرَضِيَ الْقَوْمُ وَقَبِلُوا الأَرْشَ‏.‏

Nous avons été informés par Muhammad ibn Abdallah al-Ansari, qui a dit : Humaid m'a rapporté qu'Anas leur avait raconté que al-Rubayyi' – qui est la fille d'al-Nadr – avait cassé une incisive d'une jeune servante. Ils demandèrent une compensation (arsh) et le pardon, mais ils refusèrent. Ils vinrent donc trouver le Prophète (ﷺ), qui leur ordonna d'appliquer la loi du talion (qisas). Anas ibn al-Nadr dit alors : "Va-t-on casser l'incisive de al-Rubayyi', ô Messager d'Allah ? Non, par Celui qui t'a envoyé avec la vérité, on ne cassera pas son incisive !" Le Prophète (ﷺ) répondit : "Ô Anas, le Livre d'Allah prescrit le talion." Les gens furent satisfaits et pardonnèrent. Le Prophète (ﷺ) dit alors : "Certains parmi les serviteurs d'Allah, s'ils jurent par Lui, Il les exauce." Al-Fazari a ajouté, d'après Humaid, d'après Anas, que les gens furent satisfaits et acceptèrent la compensation.

Peacemaking Rapporté par Anas
Hadith #2704
Réf.: https://sunnah.com/bukhari:2704

حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مُحَمَّدٍ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، عَنْ أَبِي مُوسَى، قَالَ سَمِعْتُ الْحَسَنَ، يَقُولُ اسْتَقْبَلَ وَاللَّهِ الْحَسَنُ بْنُ عَلِيٍّ مُعَاوِيَةَ بِكَتَائِبَ أَمْثَالِ الْجِبَالِ فَقَالَ عَمْرُو بْنُ الْعَاصِ إِنِّي لأَرَى كَتَائِبَ لاَ تُوَلِّي حَتَّى تَقْتُلَ أَقْرَانَهَا‏.‏ فَقَالَ لَهُ مُعَاوِيَةُ ـ وَكَانَ وَاللَّهِ خَيْرَ الرَّجُلَيْنِ ـ أَىْ عَمْرُو إِنْ قَتَلَ هَؤُلاَءِ هَؤُلاَءِ وَهَؤُلاَءِ هَؤُلاَءِ مَنْ لِي بِأُمُورِ النَّاسِ مَنْ لِي بِنِسَائِهِمْ، مَنْ لِي بِضَيْعَتِهِمْ فَبَعَثَ إِلَيْهِ رَجُلَيْنِ مِنْ قُرَيْشٍ مِنْ بَنِي عَبْدِ شَمْسٍ عَبْدَ الرَّحْمَنِ بْنَ سَمُرَةَ وَعَبْدَ اللَّهِ بْنَ عَامِرِ بْنِ كُرَيْزٍ، فَقَالَ اذْهَبَا إِلَى هَذَا الرَّجُلِ فَاعْرِضَا عَلَيْهِ، وَقُولاَ لَهُ، وَاطْلُبَا إِلَيْهِ‏.‏ فَأَتَيَاهُ، فَدَخَلاَ عَلَيْهِ فَتَكَلَّمَا، وَقَالاَ لَهُ، فَطَلَبَا إِلَيْهِ، فَقَالَ لَهُمَا الْحَسَنُ بْنُ عَلِيٍّ إِنَّا بَنُو عَبْدِ الْمُطَّلِبِ، قَدْ أَصَبْنَا مِنْ هَذَا الْمَالِ، وَإِنَّ هَذِهِ الأُمَّةَ قَدْ عَاثَتْ فِي دِمَائِهَا‏.‏ قَالاَ فَإِنَّهُ يَعْرِضُ عَلَيْكَ كَذَا وَكَذَا وَيَطْلُبُ إِلَيْكَ وَيَسْأَلُكَ‏.‏ قَالَ فَمَنْ لِي بِهَذَا قَالاَ نَحْنُ لَكَ بِهِ‏.‏ فَمَا سَأَلَهُمَا شَيْئًا إِلاَّ قَالاَ نَحْنُ لَكَ بِهِ‏.‏ فَصَالَحَهُ، فَقَالَ الْحَسَنُ وَلَقَدْ سَمِعْتُ أَبَا بَكْرَةَ يَقُولُ رَأَيْتُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم عَلَى الْمِنْبَرِ وَالْحَسَنُ بْنُ عَلِيٍّ إِلَى جَنْبِهِ، وَهْوَ يُقْبِلُ عَلَى النَّاسِ مَرَّةً وَعَلَيْهِ أُخْرَى وَيَقُولُ ‏ "‏ إِنَّ ابْنِي هَذَا سَيِّدٌ، وَلَعَلَّ اللَّهَ أَنْ يُصْلِحَ بِهِ بَيْنَ فِئَتَيْنِ عَظِيمَتَيْنِ مِنَ الْمُسْلِمِينَ ‏" ‏‏.‏ قَالَ لِي عَلِيُّ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ إِنَّمَا ثَبَتَ لَنَا سَمَاعُ الْحَسَنِ مِنْ أَبِي بَكْرَةَ بِهَذَا الْحَدِيثِ‏.‏

Nous avons été informés par Abdallah ibn Muhammad, qui nous a rapporté d'après Sufyan, d'après Abu Musa, qui a dit : J'ai entendu al-Hasan dire : "Par Allah, al-Hasan ibn Ali fit face à Mu'awiya avec des bataillons aussi imposants que des montagnes." Amr ibn al-As dit : "Je vois des bataillons qui ne fuiront pas avant d'avoir tué leurs égaux." Mu'awiya – et c'était, par Allah, le meilleur des deux hommes – lui répondit : "Ô Amr, si ceux-ci tuent ceux-là et ceux-là tuent ceux-ci, qui me restera-t-il pour gérer les affaires des gens, qui me restera-t-il pour leurs femmes, qui me restera-t-il pour leurs biens ?" Il envoya donc deux hommes de Quraysh, des Banu Abd Shams, Abd al-Rahman ibn Samura et Abdallah ibn Amir ibn Kurayz, en leur disant : "Allez trouver cet homme, proposez-lui [la paix], parlez-lui et demandez-lui [de renoncer]." Ils vinrent à lui, entrèrent et lui parlèrent, lui faisant des propositions. Al-Hasan ibn Ali leur dit : "Nous sommes les fils de Abd al-Muttalib, nous avons déjà reçu de ces biens, et cette communauté a déjà répandu son sang." Ils dirent : "Il te propose ceci et cela, il te demande et te sollicite." Il demanda : "Qui me garantit cela ?" Ils répondirent : "Nous te le garantissons." Il ne leur demanda rien sans qu'ils ne répondent : "Nous te le garantissons." Il fit donc la paix avec lui. Al-Hasan dit : "J'ai entendu Abu Bakra dire : J'ai vu le Messager d'Allah (ﷺ) sur la chaire, avec al-Hasan ibn Ali à ses côtés. Il se tournait vers les gens puis vers lui et disait : 'Ce fils est un maître, et il se peut qu'Allah réconcilie par lui deux grandes factions de musulmans.'" Ali ibn Abdallah m'a dit : "Ce hadith est la seule preuve que nous ayons de l'audition de al-Hasan auprès de Abu Bakra."

Peacemaking Rapporté par Al-Hasan Al-Basri
Hadith #2705
Réf.: https://sunnah.com/bukhari:2705

حَدَّثَنَا إِسْمَاعِيلُ بْنُ أَبِي أُوَيْسٍ، قَالَ حَدَّثَنِي أَخِي، عَنْ سُلَيْمَانَ، عَنْ يَحْيَى بْنِ سَعِيدٍ، عَنْ أَبِي الرِّجَالِ، مُحَمَّدِ بْنِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ أَنَّ أُمَّهُ، عَمْرَةَ بِنْتَ عَبْدِ الرَّحْمَنِ قَالَتْ سَمِعْتُ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ تَقُولُ سَمِعَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم صَوْتَ خُصُومٍ بِالْبَابِ عَالِيَةٍ أَصْوَاتُهُمَا، وَإِذَا أَحَدُهُمَا يَسْتَوْضِعُ الآخَرَ، وَيَسْتَرْفِقُهُ فِي شَىْءٍ وَهْوَ يَقُولُ وَاللَّهِ لاَ أَفْعَلُ‏.‏ فَخَرَجَ عَلَيْهِمَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ ‏ "‏ أَيْنَ الْمُتَأَلِّي عَلَى اللَّهِ لاَ يَفْعَلُ الْمَعْرُوفَ ‏" ‏‏.‏ فَقَالَ أَنَا يَا رَسُولَ اللَّهِ، وَلَهُ أَىُّ ذَلِكَ أَحَبَّ‏.‏

Nous avons été informés par Isma'il ibn Abi Uways, qui a dit : Mon frère m'a rapporté d'après Sulayman, d'après Yahya ibn Sa'id, d'après Abu al-Rijal, Muhammad ibn Abd al-Rahman, que sa mère, Amra bint Abd al-Rahman, a dit : J'ai entendu Aïcha (qu'Allah soit satisfait d'elle) dire : Le Messager d'Allah (ﷺ) entendit le bruit de deux plaignants à la porte, leurs voix étaient élevées. L'un d'eux demandait à l'autre de lui accorder un délai et de lui faire une faveur, mais celui-ci disait : "Par Allah, je ne le ferai pas." Le Messager d'Allah (ﷺ) sortit vers eux et dit : "Où est celui qui a juré par Allah de ne pas faire le bien ?" L'homme répondit : "C'est moi, ô Messager d'Allah, et il pourra choisir ce qu'il voudra."

Peacemaking Rapporté par Aisha
Hadith #2706
Réf.: https://sunnah.com/bukhari:2706

حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ بُكَيْرٍ، حَدَّثَنَا اللَّيْثُ، عَنْ جَعْفَرِ بْنِ رَبِيعَةَ، عَنِ الأَعْرَجِ، قَالَ حَدَّثَنِي عَبْدُ اللَّهِ بْنُ كَعْبِ بْنِ مَالِكٍ، عَنْ كَعْبِ بْنِ مَالِكٍ، أَنَّهُ كَانَ لَهُ عَلَى عَبْدِ اللَّهِ بْنِ أَبِي حَدْرَدٍ الأَسْلَمِيِّ مَالٌ، فَلَقِيَهُ فَلَزِمَهُ حَتَّى ارْتَفَعَتْ أَصْوَاتُهُمَا، فَمَرَّ بِهِمَا النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ ‏ "‏ يَا كَعْبُ ‏" ‏‏.‏ فَأَشَارَ بِيَدِهِ كَأَنَّهُ يَقُولُ النِّصْفَ‏.‏ فَأَخَذَ نِصْفَ مَا عَلَيْهِ وَتَرَكَ نِصْفًا‏.‏

Nous avons été informés par Yahya ibn Bukayr, qui nous a rapporté d'après al-Layth, d'après Ja'far ibn Rabi'a, d'après al-A'raj, qui a dit : Abdallah ibn Ka'b ibn Malik m'a raconté, d'après Ka'b ibn Malik, qu'il avait une créance sur Abdallah ibn Abi Hadrad al-Aslami. Il le rencontra et insista auprès de lui jusqu'à ce que leurs voix s'élèvent. Le Prophète (ﷺ) passa près d'eux et dit : "Ô Ka'b !" Il fit un geste de la main comme pour dire : "La moitié." Il prit donc la moitié de ce qu'il lui devait et abandonna l'autre moitié.

Peacemaking Rapporté par `Abdullah bin Ka`b bin Malik from Ka`b bin Malik
Hadith #2707
Réf.: https://sunnah.com/bukhari:2707

حَدَّثَنَا إِسْحَاقُ، أَخْبَرَنَا عَبْدُ الرَّزَّاقِ، أَخْبَرَنَا مَعْمَرٌ، عَنْ هَمَّامٍ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ‏ "‏ كُلُّ سُلاَمَى مِنَ النَّاسِ عَلَيْهِ صَدَقَةٌ، كُلَّ يَوْمٍ تَطْلُعُ فِيهِ الشَّمْسُ يَعْدِلُ بَيْنَ النَّاسِ صَدَقَةٌ ‏" ‏‏.‏

Nous avons été informés par Ishaq, qui nous a informés d'après Abd al-Razzaq, qui nous a informés d'après Ma'mar, d'après Hammam, d'après Abu Hurayra (qu'Allah soit satisfait de lui), qui a dit : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : "Chaque articulation (sulama) de l'homme doit une aumône (sadaqa) chaque jour où le soleil se lève. Rendre la justice entre les gens est une aumône."

Peacemaking Rapporté par Abu Huraira
Hadith #2708
Réf.: https://sunnah.com/bukhari:2708

حَدَّثَنَا أَبُو الْيَمَانِ، أَخْبَرَنَا شُعَيْبٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، قَالَ أَخْبَرَنِي عُرْوَةُ بْنُ الزُّبَيْرِ، أَنَّ الزُّبَيْرَ، كَانَ يُحَدِّثُ أَنَّهُ خَاصَمَ رَجُلاً مِنَ الأَنْصَارِ قَدْ شَهِدَ بَدْرًا إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فِي شِرَاجٍ مِنَ الْحَرَّةِ كَانَا يَسْقِيَانِ بِهِ كِلاَهُمَا فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم لِلزُّبَيْرِ ‏"‏ اسْقِ يَا زُبَيْرُ ثُمَّ أَرْسِلْ إِلَى جَارِكَ ‏"‏‏.‏ فَغَضِبَ الأَنْصَارِيُّ فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ آنْ كَانَ ابْنَ عَمَّتِكَ فَتَلَوَّنَ وَجْهُ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ثُمَّ قَالَ ‏"‏ اسْقِ ثُمَّ احْبِسْ حَتَّى يَبْلُغَ الْجَدْرَ ‏"‏‏.‏ فَاسْتَوْعَى رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم حِينَئِذٍ حَقَّهُ لِلزُّبَيْرِ، وَكَانَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَبْلَ ذَلِكَ أَشَارَ عَلَى الزُّبَيْرِ بِرَأْىٍ سَعَةٍ لَهُ وَلِلأَنْصَارِيِّ، فَلَمَّا أَحْفَظَ الأَنْصَارِيُّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم اسْتَوْعَى لِلزُّبَيْرِ حَقَّهُ فِي صَرِيحِ الْحُكْمِ‏.‏ قَالَ عُرْوَةُ قَالَ الزُّبَيْرُ وَاللَّهِ مَا أَحْسِبُ هَذِهِ الآيَةَ نَزَلَتْ إِلاَّ فِي ذَلِكَ ‏ {‏فَلاَ وَرَبِّكَ لاَ يُؤْمِنُونَ حَتَّى يُحَكِّمُوكَ فِيمَا شَجَرَ بَيْنَهُمْ‏} ‏ الآيَةَ‏.‏

Nous avons été informés par Abu al-Yaman, qui nous a informés d'après Shu'ayb, d'après al-Zuhri, qui a dit : Urwa ibn al-Zubayr m'a rapporté que al-Zubayr racontait qu'il avait eu un différend avec un homme des Ansar, qui avait participé à la bataille de Badr, auprès du Messager d'Allah (ﷺ) au sujet d'un canal d'irrigation (shiraj) dans le Harra, dont ils se servaient tous deux pour irriguer. Le Messager d'Allah (ﷺ) dit à al-Zubayr : "Irrigue, ô Zubayr, puis laisse couler l'eau vers ton voisin." L'Ansari se mit en colère et dit : "Ô Messager d'Allah, est-ce parce qu'il est le fils de ta tante ?" Le visage du Messager d'Allah (ﷺ) changea de couleur, puis il dit : "Irrigue, puis retiens l'eau jusqu'à ce qu'elle atteigne le mur." Le Messager d'Allah (ﷺ) fit alors valoir pleinement le droit de al-Zubayr, alors qu'auparavant il lui avait suggéré une solution plus large, favorable à la fois à al-Zubayr et à l'Ansari. Mais lorsque l'Ansari irrita le Messager d'Allah (ﷺ), il fit pleinement valoir le droit de al-Zubayr par un jugement clair. Urwa dit : Al-Zubayr dit : "Par Allah, je ne pense pas que ce verset soit descendu sinon à cette occasion : {Non ! Par ton Seigneur, ils ne seront pas croyants tant qu'ils ne t'auront pas pris pour juge de leurs différends...} (Sourate 4, verset 65)."

Peacemaking Rapporté par `Urwa bin Az-Zubair
Hadith #2709
Réf.: https://sunnah.com/bukhari:2709

حَدَّثَنِي مُحَمَّدُ بْنُ بَشَّارٍ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الْوَهَّابِ، حَدَّثَنَا عُبَيْدُ اللَّهِ، عَنْ وَهْبِ بْنِ كَيْسَانَ، عَنْ جَابِرِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ تُوُفِّيَ أَبِي وَعَلَيْهِ دَيْنٌ، فَعَرَضْتُ عَلَى غُرَمَائِهِ أَنْ يَأْخُذُوا التَّمْرَ بِمَا عَلَيْهِ، فَأَبَوْا وَلَمْ يَرَوْا أَنَّ فِيهِ وَفَاءً، فَأَتَيْتُ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم فَذَكَرْتُ ذَلِكَ لَهُ، فَقَالَ ‏"‏ إِذَا جَدَدْتَهُ فَوَضَعْتَهُ فِي الْمِرْبَدِ آذَنْتُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ‏"‏‏.‏ فَجَاءَ وَمَعَهُ أَبُو بَكْرٍ وَعُمَرُ فَجَلَسَ عَلَيْهِ، وَدَعَا بِالْبَرَكَةِ ثُمَّ قَالَ ‏"‏ ادْعُ غُرَمَاءَكَ، فَأَوْفِهِمْ ‏"‏‏.‏ فَمَا تَرَكْتُ أَحَدًا لَهُ عَلَى أَبِي دَيْنٌ إِلاَّ قَضَيْتُهُ، وَفَضَلَ ثَلاَثَةَ عَشَرَ وَسْقًا سَبْعَةٌ عَجْوَةٌ، وَسِتَّةٌ لَوْنٌ أَوْ سِتَّةٌ عَجْوَةٌ وَسَبْعَةٌ لَوْنٌ، فَوَافَيْتُ مَعَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم الْمَغْرِبَ فَذَكَرْتُ ذَلِكَ لَهُ فَضَحِكَ فَقَالَ ‏"‏ ائْتِ أَبَا بَكْرٍ وَعُمَرَ فَأَخْبِرْهُمَا ‏"‏‏.‏ فَقَالاَ لَقَدْ عَلِمْنَا إِذْ صَنَعَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم مَا صَنَعَ أَنْ سَيَكُونُ ذَلِكَ‏.‏ وَقَالَ هِشَامٌ عَنْ وَهْبٍ عَنْ جَابِرٍ صَلاَةَ الْعَصْرِ‏.‏ وَلَمْ يَذْكُرْ أَبَا بَكْرٍ وَلاَ ضَحِكَ، وَقَالَ وَتَرَكَ أَبِي عَلَيْهِ ثَلاَثِينَ وَسْقًا دَيْنًا‏.‏ وَقَالَ ابْنُ إِسْحَاقَ عَنْ وَهْبٍ عَنْ جَابِرٍ صَلاَةَ الظُّهْرِ‏.‏

Muhammad ibn Bashshar m'a raconté, qui a dit : Abd al-Wahhab nous a rapporté, d'après Ubayd Allah, d'après Wahb ibn Kaysan, d'après Jabir ibn Abdallah (qu'Allah soit satisfait d'eux deux), qui a dit : Mon père mourut en laissant des dettes. Je proposai à ses créanciers de prendre les dattes en paiement de ce qu'il devait, mais ils refusèrent, ne voyant pas en cela de quoi les satisfaire entièrement. Je vins donc trouver le Prophète (ﷺ) et lui exposai la situation. Il me dit : "Quand tu auras récolté les dattes et les auras mises dans le grenier, préviens-moi." Je fis ce qu'il avait dit, puis j'avertis le Messager d'Allah (ﷺ). Il vint, accompagné de Abu Bakr et de Umar, s'assit près des dattes et invoqua la bénédiction. Puis il dit : "Appelle tes créanciers et paie-les." Je n'omis aucun créancier de mon père sans l'avoir remboursé, et il resta treize charges (awsāq) : sept de dattes 'ajwa et six d'une autre variété, ou six de 'ajwa et sept de l'autre variété. Je rejoignis le Messager d'Allah (ﷺ) à la prière du maghrib et lui fis part de cela. Il rit et dit : "Va trouver Abu Bakr et Umar et informe-les." Ils dirent : "Nous savions bien, lorsque le Messager d'Allah (ﷺ) a fait ce qu'il a fait, que cela se produirait." Hisham a rapporté d'après Wahb, d'après Jabir, qu'il s'agissait de la prière de al-asr, sans mentionner Abu Bakr ni le rire, et il a dit : "Mon père avait laissé trente charges de dettes." Ibn Ishaq a rapporté d'après Wahb, d'après Jabir, qu'il s'agissait de la prière de al-zuhr.

Peacemaking Rapporté par Jabir bin `Abdullah
Hadith #2710
Réf.: https://sunnah.com/bukhari:2710

حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مُحَمَّدٍ، حَدَّثَنَا عُثْمَانُ بْنُ عُمَرَ، أَخْبَرَنَا يُونُسُ،‏.‏ وَقَالَ اللَّيْثُ حَدَّثَنِي يُونُسُ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، أَخْبَرَنِي عَبْدُ اللَّهِ بْنُ كَعْبٍ، أَنَّ كَعْبَ بْنَ مَالِكٍ، أَخْبَرَهُ أَنَّهُ، تَقَاضَى ابْنَ أَبِي حَدْرَدٍ دَيْنًا كَانَ لَهُ عَلَيْهِ فِي عَهْدِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فِي الْمَسْجِدِ، فَارْتَفَعَتْ أَصْوَاتُهُمَا حَتَّى سَمِعَهَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَهْوَ فِي بَيْتٍ، فَخَرَجَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم إِلَيْهِمَا حَتَّى كَشَفَ سِجْفَ حُجْرَتِهِ، فَنَادَى كَعْبَ بْنَ مَالِكٍ فَقَالَ ‏"‏ يَا كَعْبُ ‏"‏‏.‏ فَقَالَ لَبَّيْكَ يَا رَسُولَ اللَّهِ‏.‏ فَأَشَارَ بِيَدِهِ أَنْ ضَعِ الشَّطْرَ‏.‏ فَقَالَ كَعْبٌ قَدْ فَعَلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ‏.‏ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ‏"‏ قُمْ فَاقْضِهِ ‏"‏‏.‏

Nous avons été informés par 'Abdullah ibn Muhammad, qui nous a rapporté d'après 'Uthman ibn 'Umar, qui nous a informé d'après Yunus. Al-Layth a dit : Yunus m'a rapporté d'après Ibn Shihab, qui a été informé par 'Abdullah ibn Ka'b que Ka'b ibn Malik lui a raconté qu'il avait réclamé à Ibn Abi Hadrad une dette que ce dernier lui devait à l'époque du Messager d'Allah (ﷺ) dans la mosquée. Leurs voix s'élevèrent au point que le Messager d'Allah (ﷺ), qui se trouvait dans sa maison, les entendit. Il sortit alors vers eux et écarta le rideau de sa chambre, puis appela Ka'b ibn Malik en disant : « Ô Ka'b ! ». Ka'b répondit : « Me voici, ô Messager d'Allah ». Le Prophète (ﷺ) lui fit signe de la main de réduire la dette de moitié. Ka'b dit : « Je l'ai fait, ô Messager d'Allah ». Le Messager d'Allah (ﷺ) lui dit alors : « Lève-toi et paie-lui le reste ».

Peacemaking Rapporté par `Abdullah bin Ka`b

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