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La jizya et les trêves
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حَدَّثَنَا عَلِيُّ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، قَالَ سَمِعْتُ عَمْرًا، قَالَ كُنْتُ جَالِسًا مَعَ جَابِرِ بْنِ زَيْدٍ وَعَمْرِو بْنِ أَوْسٍ، فَحَدَّثَهُمَا بَجَالَةُ، سَنَةَ سَبْعِينَ ـ عَامَ حَجَّ مُصْعَبُ بْنُ الزُّبَيْرِ بِأَهْلِ الْبَصْرَةِ ـ عِنْدَ دَرَجِ زَمْزَمَ قَالَ كُنْتُ كَاتِبًا لِجَزْءِ بْنِ مُعَاوِيَةَ عَمِّ الأَحْنَفِ، فَأَتَانَا كِتَابُ عُمَرَ بْنِ الْخَطَّابِ قَبْلَ مَوْتِهِ بِسَنَةٍ فَرِّقُوا بَيْنَ كُلِّ ذِي مَحْرَمٍ مِنَ الْمَجُوسِ. وَلَمْ يَكُنْ عُمَرُ أَخَذَ الْجِزْيَةَ مِنَ الْمَجُوسِ. حَتَّى شَهِدَ عَبْدُ الرَّحْمَنِ بْنُ عَوْفٍ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم أَخَذَهَا مِنْ مَجُوسِ هَجَرٍ.
Nous a rapporté 'Alî ibn 'Abd Allah, nous a rapporté Sufyân, qui a dit : J'ai entendu 'Amr dire : « J'étais assis avec Jâbir ibn Zayd et 'Amr ibn Aws, lorsque Bajâla leur raconta – en l'an soixante-dix, année où Mus'ab ibn al-Zubayr fit le pèlerinage avec les gens de Bassora – près des marches de Zamzam : "J'étais le scribe de Jaz' ibn Mu'âwiya, l'oncle d'al-Ahnâf. Une lettre de 'Umar ibn al-Khattâb (qu'Allah l'agrée) nous parvint un an avant sa mort : 'Séparez tout parent par alliance parmi les mages.' Or, 'Umar n'avait pas prélevé la jizya sur les mages jusqu'à ce que 'Abd al-Rahmân ibn 'Awf témoignât que le Messager d'Allah (ﷺ) l'avait prélevée sur les mages de Hajr." »
حَدَّثَنَا أَبُو الْيَمَانِ، أَخْبَرَنَا شُعَيْبٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، قَالَ حَدَّثَنِي عُرْوَةُ بْنُ الزُّبَيْرِ، عَنِ الْمِسْوَرِ بْنِ مَخْرَمَةَ، أَنَّهُ أَخْبَرَهُ أَنَّ عَمْرَو بْنَ عَوْفٍ الأَنْصَارِيَّ وَهْوَ حَلِيفٌ لِبَنِي عَامِرِ بْنِ لُؤَىٍّ وَكَانَ شَهِدَ بَدْرًا أَخْبَرَهُ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم بَعَثَ أَبَا عُبَيْدَةَ بْنَ الْجَرَّاحِ إِلَى الْبَحْرَيْنِ يَأْتِي بِجِزْيَتِهَا، وَكَانَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم هُوَ صَالَحَ أَهْلَ الْبَحْرَيْنِ وَأَمَّرَ عَلَيْهِمُ الْعَلاَءَ بْنَ الْحَضْرَمِيِّ، فَقَدِمَ أَبُو عُبَيْدَةَ بِمَالٍ مِنَ الْبَحْرَيْنِ، فَسَمِعَتِ الأَنْصَارُ بِقُدُومِ أَبِي عُبَيْدَةَ فَوَافَتْ صَلاَةَ الصُّبْحِ مَعَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم، فَلَمَّا صَلَّى بِهِمِ الْفَجْرَ انْصَرَفَ، فَتَعَرَّضُوا لَهُ، فَتَبَسَّمَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم حِينَ رَآهُمْ وَقَالَ " أَظُنُّكُمْ قَدْ سَمِعْتُمْ أَنَّ أَبَا عُبَيْدَةَ قَدْ جَاءَ بِشَىْءٍ ". قَالُوا أَجَلْ يَا رَسُولَ اللَّهِ. قَالَ " فَأَبْشِرُوا وَأَمِّلُوا مَا يَسُرُّكُمْ، فَوَاللَّهِ لاَ الْفَقْرَ أَخْشَى عَلَيْكُمْ، وَلَكِنْ أَخْشَى عَلَيْكُمْ أَنْ تُبْسَطَ عَلَيْكُمُ الدُّنْيَا كَمَا بُسِطَتْ عَلَى مَنْ كَانَ قَبْلَكُمْ، فَتَنَافَسُوهَا كَمَا تَنَافَسُوهَا وَتُهْلِكَكُمْ كَمَا أَهْلَكَتْهُمْ ".
Nous a rapporté Abû al-Yamân, nous a informé Shu'ayb, d'après al-Zuhrî, qui a dit : M'a rapporté 'Urwa ibn al-Zubayr, d'après al-Miswar ibn Makhrama, que ce dernier l'informa qu'Amr ibn 'Awf al-Ansârî – qui était allié des Banû 'Âmir ibn Lu'ayy et avait participé à la bataille de Badr – lui rapporta que le Messager d'Allah (ﷺ) envoya Abû 'Ubayda ibn al-Jarrâh au Bahreïn pour en ramener la jizya. Le Messager d'Allah (ﷺ) avait conclu un pacte avec les habitants du Bahreïn et nommé al-'Alâ' ibn al-Hadramî comme gouverneur. Abû 'Ubayda revint avec des biens du Bahreïn, et les Ansâr, ayant appris son arrivée, assistèrent à la prière de l'aube avec le Prophète (ﷺ). Après qu'il eut dirigé la prière du Fajr et se fut retourné, ils se présentèrent à lui. Le Messager d'Allah (ﷺ) sourit en les voyant et dit : « Je pense que vous avez appris qu'Abû 'Ubayda est revenu avec quelque chose. » Ils répondirent : « Oui, ô Messager d'Allah. » Il dit : « Réjouissez-vous et espérez ce qui vous plaira. Par Allah, ce n'est pas la pauvreté que je crains pour vous, mais je crains que les biens de ce monde ne vous soient étendus comme ils l'ont été pour ceux qui vous ont précédés, que vous les convoitiez comme ils les ont convoités et qu'ils vous perdent comme ils les ont perdus. »
حَدَّثَنَا الْفَضْلُ بْنُ يَعْقُوبَ، حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ جَعْفَرٍ الرَّقِّيُّ، حَدَّثَنَا الْمُعْتَمِرُ بْنُ سُلَيْمَانَ، حَدَّثَنَا سَعِيدُ بْنُ عُبَيْدِ اللَّهِ الثَّقَفِيُّ، حَدَّثَنَا بَكْرُ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ الْمُزَنِيُّ، وَزِيَادُ بْنُ جُبَيْرٍ، عَنْ جُبَيْرِ بْنِ حَيَّةَ، قَالَ بَعَثَ عُمَرُ النَّاسَ فِي أَفْنَاءِ الأَمْصَارِ يُقَاتِلُونَ الْمُشْرِكِينَ، فَأَسْلَمَ الْهُرْمُزَانُ فَقَالَ إِنِّي مُسْتَشِيرُكَ فِي مَغَازِيَّ هَذِهِ. قَالَ نَعَمْ، مَثَلُهَا وَمَثَلُ مَنْ فِيهَا مِنَ النَّاسِ مِنْ عَدُوِّ الْمُسْلِمِينَ مَثَلُ طَائِرٍ لَهُ رَأْسٌ وَلَهُ جَنَاحَانِ وَلَهُ رِجْلاَنِ، فَإِنْ كُسِرَ أَحَدُ الْجَنَاحَيْنِ نَهَضَتِ الرِّجْلاَنِ بِجَنَاحٍ وَالرَّأْسُ، فَإِنْ كُسِرَ الْجَنَاحُ الآخَرُ نَهَضَتِ الرِّجْلاَنِ وَالرَّأْسُ، وَإِنْ شُدِخَ الرَّأْسُ ذَهَبَتِ الرِّجْلاَنِ وَالْجَنَاحَانِ وَالرَّأْسُ، فَالرَّأْسُ كِسْرَى، وَالْجَنَاحُ قَيْصَرُ، وَالْجَنَاحُ الآخَرُ فَارِسُ، فَمُرِ الْمُسْلِمِينَ فَلْيَنْفِرُوا إِلَى كِسْرَى. وَقَالَ بَكْرٌ وَزِيَادٌ جَمِيعًا عَنْ جُبَيْرِ بْنِ حَيَّةَ قَالَ فَنَدَبَنَا عُمَرُ وَاسْتَعْمَلَ عَلَيْنَا النُّعْمَانَ بْنَ مُقَرِّنٍ، حَتَّى إِذَا كُنَّا بِأَرْضِ الْعَدُوِّ، وَخَرَجَ عَلَيْنَا عَامِلُ كِسْرَى فِي أَرْبَعِينَ أَلْفًا، فَقَامَ تُرْجُمَانٌ فَقَالَ لِيُكَلِّمْنِي رَجُلٌ مِنْكُمْ. فَقَالَ الْمُغِيرَةُ سَلْ عَمَّا شِئْتَ. قَالَ مَا أَنْتُمْ قَالَ نَحْنُ أُنَاسٌ مِنَ الْعَرَبِ كُنَّا فِي شَقَاءٍ شَدِيدٍ وَبَلاَءٍ شَدِيدٍ، نَمَصُّ الْجِلْدَ وَالنَّوَى مِنَ الْجُوعِ، وَنَلْبَسُ الْوَبَرَ وَالشَّعَرَ، وَنَعْبُدُ الشَّجَرَ وَالْحَجَرَ، فَبَيْنَا نَحْنُ كَذَلِكَ، إِذْ بَعَثَ رَبُّ السَّمَوَاتِ وَرَبُّ الأَرَضِينَ تَعَالَى ذِكْرُهُ وَجَلَّتْ عَظَمَتُهُ إِلَيْنَا نَبِيًّا مِنْ أَنْفُسِنَا، نَعْرِفُ أَبَاهُ وَأُمَّهُ، فَأَمَرَنَا نَبِيُّنَا رَسُولُ رَبِّنَا صلى الله عليه وسلم أَنْ نَقَاتِلَكُمْ حَتَّى تَعْبُدُوا اللَّهَ وَحْدَهُ أَوْ تُؤَدُّوا الْجِزْيَةَ، وَأَخْبَرَنَا نَبِيُّنَا صلى الله عليه وسلم عَنْ رِسَالَةِ رَبِّنَا أَنَّهُ مَنْ قُتِلَ مِنَّا صَارَ إِلَى الْجَنَّةِ فِي نَعِيمٍ لَمْ يَرَ مِثْلَهَا قَطُّ، وَمَنْ بَقِيَ مِنَّا مَلَكَ رِقَابَكُمْ. فَقَالَ النُّعْمَانُ رُبَّمَا أَشْهَدَكَ اللَّهُ مِثْلَهَا مَعَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَلَمْ يُنَدِّمْكَ وَلَمْ يُخْزِكَ، وَلَكِنِّي شَهِدْتُ الْقِتَالَ مَعَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم كَانَ إِذَا لَمْ يُقَاتِلْ فِي أَوَّلِ النَّهَارِ انْتَظَرَ حَتَّى تَهُبَّ الأَرْوَاحُ وَتَحْضُرَ الصَّلَوَاتُ.
Nous a rapporté al-Fadl ibn Ya'qûb, nous a rapporté 'Abd Allah ibn Ja'far al-Raqqî, nous a rapporté al-Mu'tamir ibn Sulaymân, nous a rapporté Sa'îd ibn 'Ubayd Allah al-Thaqafî, nous a rapporté Bakr ibn 'Abd Allah al-Muzanî et Ziyâd ibn Jubayr, d'après Jubayr ibn Hayya, qui a dit : « 'Umar envoya les gens dans les grandes villes pour combattre les polythéistes. Al-Hurmuzân se convertit à l'islam et dit : "Je veux te consulter au sujet de ces expéditions militaires." Il répondit : "Oui. Leur exemple et celui des gens qui s'y trouvent, face à l'ennemi des musulmans, est semblable à un oiseau ayant une tête, deux ailes et deux pattes. Si l'une des ailes est brisée, les pattes et la tête se lèvent avec l'autre aile. Si l'autre aile est brisée, les pattes et la tête se lèvent. Si la tête est écrasée, les pattes, les ailes et la tête disparaissent. La tête, c'est Kisrâ ; une aile, c'est Qaysar ; et l'autre aile, c'est Fâris. Ordonne donc aux musulmans de marcher contre Kisrâ." » Bakr et Ziyâd ont tous deux rapporté d'après Jubayr ibn Hayya : « 'Umar nous mobilisa et nous plaça sous le commandement de al-Nu'mân ibn Muqarrin. Lorsque nous fûmes en terre ennemie, le gouverneur de Kisrâ sortit à notre rencontre avec quarante mille hommes. Un interprète se leva et dit : "Que l'un d'entre vous me parle." Al-Mughîra dit : "Demande ce que tu veux." Il dit : "Qui êtes-vous ?" Il répondit : "Nous sommes des gens parmi les Arabes. Nous vivions dans une grande misère et une dure épreuve : nous suçons les peaux et les noyaux par la faim, nous portons la laine et les poils, et nous adorions les arbres et les pierres. Alors que nous étions ainsi, le Seigneur des cieux et de la terre – exalté soit Son nom et glorifiée soit Sa grandeur – nous envoya un prophète issu de nous, dont nous connaissons le père et la mère. Notre prophète, le messager de notre Seigneur (ﷺ), nous a ordonné de vous combattre jusqu'à ce que vous n'adoriez qu'Allah seul ou que vous payiez la jizya. Notre prophète (ﷺ) nous a informés, par le message de notre Seigneur, que celui d'entre nous qui sera tué ira au Paradis, dans un délice qu'il n'a jamais vu, et que celui d'entre nous qui survivra dominera vos nuques." » Al-Nu'mân dit : « Peut-être qu'Allah t'a fait assister à une telle scène avec le Prophète (ﷺ), sans que tu ne le regrettes ni ne sois humilié. Quant à moi, j'ai participé aux combats avec le Messager d'Allah (ﷺ) : lorsqu'il ne combattait pas en début de journée, il attendait que les vents se lèvent et que les prières soient accomplies. »
حَدَّثَنَا سَهْلُ بْنُ بَكَّارٍ، حَدَّثَنَا وُهَيْبٌ، عَنْ عَمْرِو بْنِ يَحْيَى، عَنْ عَبَّاسٍ السَّاعِدِيِّ، عَنْ أَبِي حُمَيْدٍ السَّاعِدِيِّ، قَالَ غَزَوْنَا مَعَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم تَبُوكَ، وَأَهْدَى مَلِكُ أَيْلَةَ لِلنَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم بَغْلَةً بَيْضَاءَ، وَكَسَاهُ بُرْدًا، وَكَتَبَ لَهُ بِبَحْرِهِمْ.
Nous a rapporté Sahl ibn Bakkâr, nous a rapporté Wuhaïb, d'après 'Amr ibn Yahyâ, d'après 'Abbâs al-Sâ'idî, d'après Abû Humayd al-Sâ'idî, qui a dit : « Nous avons participé à l'expédition de Tabûk avec le Prophète (ﷺ). Le roi d'Ayla lui offrit une mule blanche et lui donna un manteau. Il lui écrivit également au sujet de leur mer. »
حَدَّثَنَا آدَمُ بْنُ أَبِي إِيَاسٍ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، حَدَّثَنَا أَبُو جَمْرَةَ، قَالَ سَمِعْتُ جُوَيْرِيَةَ بْنَ قُدَامَةَ التَّمِيمِيَّ، قَالَ سَمِعْتُ عُمَرَ بْنَ الْخَطَّابِ ـ رضى الله عنه ـ قُلْنَا أَوْصِنَا يَا أَمِيرَ الْمُؤْمِنِينَ. قَالَ أُوصِيكُمْ بِذِمَّةِ اللَّهِ، فَإِنَّهُ ذِمَّةُ نَبِيِّكُمْ، وَرِزْقُ عِيَالِكُمْ.
Nous a rapporté Âdam ibn Abî Iyâs, nous a rapporté Shu'ba, nous a rapporté Abû Jamra, qui a dit : J'ai entendu Juwayriya ibn Qudâma al-Tamîmî dire : J'ai entendu 'Umar ibn al-Khattâb (qu'Allah l'agrée) dire : « Nous lui dîmes : "Conseille-nous, ô Commandeur des croyants." Il dit : "Je vous recommande de respecter le pacte d'Allah, car c'est le pacte de votre Prophète, et la subsistance de vos familles." »
حَدَّثَنَا أَحْمَدُ بْنُ يُونُسَ، حَدَّثَنَا زُهَيْرٌ، عَنْ يَحْيَى بْنِ سَعِيدٍ، قَالَ سَمِعْتُ أَنَسًا ـ رضى الله عنه ـ قَالَ دَعَا النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم الأَنْصَارَ لِيَكْتُبَ لَهُمْ بِالْبَحْرَيْنِ فَقَالُوا لاَ وَاللَّهِ حَتَّى تَكْتُبَ لإِخْوَانِنَا مِنْ قُرَيْشٍ بِمِثْلِهَا. فَقَالَ ذَاكَ لَهُمْ مَا شَاءَ اللَّهُ عَلَى ذَلِكَ يَقُولُونَ لَهُ قَالَ " فَإِنَّكُمْ سَتَرَوْنَ بَعْدِي أُثْرَةً، فَاصْبِرُوا حَتَّى تَلْقَوْنِي عَلَى الْحَوْضِ" .
Nous a rapporté Ahmad ibn Yûnus, nous a rapporté Zuhayr, d'après Yahyâ ibn Sa'îd, qui a dit : J'ai entendu Anas (qu'Allah l'agrée) dire : « Le Prophète (ﷺ) convoqua les Ansâr pour leur attribuer des terres au Bahreïn. Ils dirent : "Non, par Allah, jusqu'à ce que tu attribues à nos frères de Quraysh la même chose." Il répondit : "Ce sera pour eux ce qu'Allah voudra." Ils continuèrent à lui dire cela. Il dit alors : "Vous verrez après moi des préférences (injustes). Soyez patients jusqu'à ce que vous me rencontriez près du Bassin." »
حَدَّثَنَا عَلِيُّ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، حَدَّثَنَا إِسْمَاعِيلُ بْنُ إِبْرَاهِيمَ، قَالَ أَخْبَرَنِي رَوْحُ بْنُ الْقَاسِمِ، عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ الْمُنْكَدِرِ، عَنْ جَابِرِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ كَانَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ لِي " لَوْ قَدْ جَاءَنَا مَالُ الْبَحْرَيْنِ قَدْ أَعْطَيْتُكَ هَكَذَا وَهَكَذَا وَهَكَذَا ". فَلَمَّا قُبِضَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَجَاءَ مَالُ الْبَحْرَيْنِ قَالَ أَبُو بَكْرٍ مَنْ كَانَتْ لَهُ عِنْدَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم عِدَةٌ فَلْيَأْتِنِي. فَأَتَيْتُهُ فَقُلْتُ إِنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَدْ كَانَ قَالَ لِي " لَوْ قَدْ جَاءَنَا مَالُ الْبَحْرَيْنِ لأَعْطَيْتُكَ هَكَذَا وَهَكَذَا وَهَكَذَا ". فَقَالَ لِي احْثُهْ. فَحَثَوْتُ حَثْيَةً فَقَالَ لِي عُدَّهَا. فَعَدَدْتُهَا فَإِذَا هِيَ خَمْسُمِائَةٍ، فَأَعْطَانِي أَلْفًا وَخَمْسَمِائَةٍ. وَقَالَ إِبْرَاهِيمُ بْنُ طَهْمَانَ عَنْ عَبْدِ الْعَزِيزِ بْنِ صُهَيْبٍ، عَنْ أَنَسٍ، أُتِيَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم بِمَالٍ مِنَ الْبَحْرَيْنِ فَقَالَ " انْثُرُوهُ فِي الْمَسْجِدِ " فَكَانَ أَكْثَرَ مَالٍ أُتِيَ بِهِ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم إِذْ جَاءَهُ الْعَبَّاسُ فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ، أَعْطِنِي إِنِّي فَادَيْتُ نَفْسِي وَفَادَيْتُ عَقِيلاً. قَالَ " خُذْ ". فَحَثَا فِي ثَوْبِهِ، ثُمَّ ذَهَبَ يُقِلُّهُ، فَلَمْ يَسْتَطِعْ. فَقَالَ أْمُرْ بَعْضَهُمْ يَرْفَعْهُ إِلَىَّ. قَالَ " لاَ ". قَالَ فَارْفَعْهُ أَنْتَ عَلَىَّ. قَالَ " لاَ ". فَنَثَرَ مِنْهُ، ثُمَّ ذَهَبَ يُقِلُّهُ فَلَمْ يَرْفَعْهُ. فَقَالَ أْمُرْ بَعْضَهُمْ يَرْفَعْهُ عَلَىَّ. قَالَ " لاَ ". قَالَ فَارْفَعْهُ أَنْتَ عَلَىَّ. قَالَ " لاَ ". فَنَثَرَ ثُمَّ احْتَمَلَهُ عَلَى كَاهِلِهِ ثُمَّ انْطَلَقَ، فَمَا زَالَ يُتْبِعُهُ بَصَرَهُ حَتَّى خَفِيَ عَلَيْنَا عَجَبًا مِنْ حِرْصِهِ، فَمَا قَامَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَثَمَّ مِنْهَا دِرْهَمٌ.
Nous avons été informés par 'Ali ibn 'Abdullah, qui nous a rapporté d'après Isma'il ibn Ibrahim, qui a dit : Ruh ibn al-Qasim m'a informé, d'après Muhammad ibn al-Munkadir, d'après Jabir ibn 'Abdullah (qu'Allah soit satisfait d'eux deux), qui a dit : Le Messager d'Allah (ﷺ) m'a dit : « Si les biens de Bahreïn nous parviennent, je te donnerai ainsi, ainsi et ainsi. » Lorsque le Messager d'Allah (ﷺ) décéda et que les biens de Bahreïn arrivèrent, Abu Bakr dit : « Que celui qui avait une promesse auprès du Messager d'Allah (ﷺ) vienne à moi. » Je me présentai à lui et dis : « Le Messager d'Allah (ﷺ) m'avait dit : 'Si les biens de Bahreïn nous parviennent, je te donnerai ainsi, ainsi et ainsi.' » Il me dit : « Prends-en. » Je pris une poignée, et il me dit : « Compte-les. » Je les comptai, et il y en avait cinq cents. Il me donna alors mille cinq cents. Ibrahim ibn Tahman a rapporté d'après 'Abd al-'Aziz ibn Suhayb, d'après Anas, que le Prophète (ﷺ) reçut des biens de Bahreïn et dit : « Étalez-les dans la mosquée. » Ce fut la plus grande quantité de biens jamais apportée au Messager d'Allah (ﷺ). Al-'Abbas vint alors et dit : « Ô Messager d'Allah, donne-moi, car j'ai racheté ma personne et j'ai racheté 'Aqil. » Il dit : « Prends. » Il en prit une poignée dans son vêtement, puis essaya de le soulever, mais n'y parvint pas. Il dit : « Ordonne à l'un d'eux de me le porter. » Il dit : « Non. » Il dit : « Alors porte-le toi-même pour moi. » Il dit : « Non. » Il en jeta une partie, puis essaya de le soulever, mais ne put. Il dit : « Ordonne à l'un d'eux de me le porter. » Il dit : « Non. » Il dit : « Alors porte-le toi-même pour moi. » Il dit : « Non. » Il en jeta encore, puis le chargea sur son épaule et partit. Le Messager d'Allah (ﷺ) ne cessa de le suivre du regard jusqu'à ce qu'il disparaisse, étonné de son avidité. Le Messager d'Allah (ﷺ) ne se leva pas avant qu'il ne reste plus un seul dirham.
حَدَّثَنَا قَيْسُ بْنُ حَفْصٍ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الْوَاحِدِ، حَدَّثَنَا الْحَسَنُ بْنُ عَمْرٍو، حَدَّثَنَا مُجَاهِدٌ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عَمْرٍو ـ رضى الله عنهما ـ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ " مَنْ قَتَلَ مُعَاهَدًا لَمْ يَرَحْ رَائِحَةَ الْجَنَّةِ، وَإِنَّ رِيحَهَا تُوجَدُ مِنْ مَسِيرَةِ أَرْبَعِينَ عَامًا " .
Nous avons été informés par Qays ibn Hafs, qui nous a rapporté d'après 'Abd al-Wahid, qui nous a rapporté d'après al-Hasan ibn 'Amr, qui nous a rapporté d'après Mujahid, d'après 'Abdullah ibn 'Amr (qu'Allah soit satisfait d'eux deux), que le Prophète (ﷺ) a dit : « Quiconque tue un mu'ahid (un non-musulman sous protection) ne sentira pas le parfum du Paradis, bien que son parfum se fasse sentir à une distance de quarante années. »
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ يُوسُفَ، حَدَّثَنَا اللَّيْثُ، قَالَ حَدَّثَنِي سَعِيدٌ الْمَقْبُرِيُّ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ بَيْنَمَا نَحْنُ فِي الْمَسْجِدِ خَرَجَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ " انْطَلِقُوا إِلَى يَهُودَ ". فَخَرَجْنَا حَتَّى جِئْنَا بَيْتَ الْمِدْرَاسِ فَقَالَ " أَسْلِمُوا تَسْلَمُوا، وَاعْلَمُوا أَنَّ الأَرْضَ لِلَّهِ وَرَسُولِهِ، وَإِنِّي أُرِيدُ أَنْ أُجْلِيَكُمْ مِنْ هَذِهِ الأَرْضِ، فَمَنْ يَجِدْ مِنْكُمْ بِمَالِهِ شَيْئًا فَلْيَبِعْهُ، وَإِلاَّ فَاعْلَمُوا أَنَّ الأَرْضَ لِلَّهِ وَرَسُولِهِ ".
Nous avons été informés par 'Abdullah ibn Yusuf, qui nous a rapporté d'après al-Layth, qui a dit : Sa'id al-Maqburi m'a informé, d'après son père, d'après Abu Hurayra (qu'Allah soit satisfait de lui), qui a dit : Alors que nous étions dans la mosquée, le Prophète (ﷺ) sortit et dit : « Allez vers les Juifs. » Nous sortîmes jusqu'à arriver à Bayt al-Midras. Il leur dit : « Embrassez l'Islam et vous serez en sécurité. Sachez que la terre appartient à Allah et à Son Messager. Je veux vous expulser de cette terre. Que celui d'entre vous qui possède des biens les vende, sinon sachez que la terre appartient à Allah et à Son Messager. »
حَدَّثَنَا مُحَمَّدٌ، حَدَّثَنَا ابْنُ عُيَيْنَةَ، عَنْ سُلَيْمَانَ الأَحْوَلِ، سَمِعَ سَعِيدَ بْنَ جُبَيْرٍ، سَمِعَ ابْنَ عَبَّاسٍ ـ رضى الله عنهما ـ يَقُولُ يَوْمُ الْخَمِيسِ، وَمَا يَوْمُ الْخَمِيسِ ثُمَّ بَكَى حَتَّى بَلَّ دَمْعُهُ الْحَصَى. قُلْتُ يَا أَبَا عَبَّاسٍ، مَا يَوْمُ الْخَمِيسِ قَالَ اشْتَدَّ بِرَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَجَعُهُ فَقَالَ " ائْتُونِي بِكَتِفٍ أَكْتُبْ لَكُمْ كِتَابًا لاَ تَضِلُّوا بَعْدَهُ أَبَدًا ". فَتَنَازَعُوا وَلاَ يَنْبَغِي عِنْدَ نَبِيٍّ تَنَازُعٌ فَقَالُوا مَا لَهُ أَهَجَرَ اسْتَفْهِمُوهُ. فَقَالَ " ذَرُونِي، فَالَّذِي أَنَا فِيهِ خَيْرٌ مِمَّا تَدْعُونِي إِلَيْهِ ـ فَأَمَرَهُمْ بِثَلاَثٍ قَالَ ـ أَخْرِجُوا الْمُشْرِكِينَ مِنْ جَزِيرَةِ الْعَرَبِ، وَأَجِيزُوا الْوَفْدَ بِنَحْوِ مَا كُنْتُ أُجِيزُهُمْ ". وَالثَّالِثَةُ خَيْرٌ، إِمَّا أَنْ سَكَتَ عَنْهَا، وَإِمَّا أَنْ قَالَهَا فَنَسِيتُهَا. قَالَ سُفْيَانُ هَذَا مِنْ قَوْلِ سُلَيْمَانَ.
Nous avons été informés par Muhammad, qui nous a rapporté d'après Ibn 'Uyayna, d'après Sulayman al-Ahwal, qui a entendu Sa'id ibn Jubayr, qui a entendu Ibn 'Abbas (qu'Allah soit satisfait d'eux deux) dire : « Le jour de jeudi ! Et quel jour que ce jeudi ! » Puis il pleura jusqu'à ce que ses larmes mouillent les cailloux. Je dis : « Ô Abu 'Abbas, quel est ce jour de jeudi ? » Il dit : « La douleur du Messager d'Allah (ﷺ) s'intensifia, et il dit : 'Apportez-moi une omoplate pour que j'écrive pour vous un livre après lequel vous ne vous égarerez jamais.' Ils se disputèrent, et il ne convient pas de se disputer en présence d'un prophète. Ils dirent : 'Qu'a-t-il ? Délire-t-il ? Demandez-lui.' Il dit : 'Laissez-moi, ce dans quoi je suis est meilleur que ce vers quoi vous m'appelez.' Puis il leur ordonna trois choses, disant : 'Expulsez les polythéistes de la péninsule arabique, et traitez les délégations comme je les traitais.' Quant à la troisième, soit il s'est tu à son sujet, soit il l'a mentionnée et je l'ai oubliée. » Sufyan a dit : Ceci fait partie des paroles de Sulayman.
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ يُوسُفَ، حَدَّثَنَا اللَّيْثُ، قَالَ حَدَّثَنِي سَعِيدٌ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ لَمَّا فُتِحَتْ خَيْبَرُ أُهْدِيَتْ لِلنَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم شَاةٌ فِيهَا سُمٌّ فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " اجْمَعُوا إِلَىَّ مَنْ كَانَ هَا هُنَا مِنْ يَهُودَ ". فَجُمِعُوا لَهُ فَقَالَ " إِنِّي سَائِلُكُمْ عَنْ شَىْءٍ فَهَلْ أَنْتُمْ صَادِقِيَّ عَنْهُ ". فَقَالُوا نَعَمْ. قَالَ لَهُمُ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " مَنْ أَبُوكُمْ ". قَالُوا فُلاَنٌ. فَقَالَ " كَذَبْتُمْ، بَلْ أَبُوكُمْ فُلاَنٌ ". قَالُوا صَدَقْتَ. قَالَ " فَهَلْ أَنْتُمْ صَادِقِيَّ عَنْ شَىْءٍ إِنْ سَأَلْتُ عَنْهُ " فَقَالُوا نَعَمْ يَا أَبَا الْقَاسِمِ، وَإِنْ كَذَبْنَا عَرَفْتَ كَذِبَنَا كَمَا عَرَفْتَهُ فِي أَبِينَا. فَقَالَ لَهُمْ " مَنْ أَهْلُ النَّارِ ". قَالُوا نَكُونُ فِيهَا يَسِيرًا ثُمَّ تَخْلُفُونَا فِيهَا. فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " اخْسَئُوا فِيهَا، وَاللَّهِ لاَ نَخْلُفُكُمْ فِيهَا أَبَدًا ـ ثُمَّ قَالَ ـ هَلْ أَنْتُمْ صَادِقِيَّ عَنْ شَىْءٍ إِنْ سَأَلْتُكُمْ عَنْهُ ". فَقَالُوا نَعَمْ يَا أَبَا الْقَاسِمِ. قَالَ " هَلْ جَعَلْتُمْ فِي هَذِهِ الشَّاةِ سُمًّا ". قَالُوا نَعَمْ. قَالَ " مَا حَمَلَكُمْ عَلَى ذَلِكَ ". قَالُوا أَرَدْنَا إِنْ كُنْتَ كَاذِبًا نَسْتَرِيحُ، وَإِنْ كُنْتَ نَبِيًّا لَمْ يَضُرَّكَ.
Nous avons été informés par 'Abdullah ibn Yusuf, qui nous a rapporté d'après al-Layth, qui a dit : Sa'id m'a informé, d'après Abu Hurayra (qu'Allah soit satisfait de lui), qui a dit : Lorsque Khaybar fut conquise, on offrit au Prophète (ﷺ) un mouton empoisonné. Le Prophète (ﷺ) dit : « Rassemblez-moi ceux des Juifs qui sont ici. » Ils furent rassemblés pour lui, et il dit : « Je vais vous interroger sur une chose, me direz-vous la vérité à ce sujet ? » Ils dirent : « Oui. » Le Prophète (ﷺ) leur dit : « Qui est votre père ? » Ils dirent : « Un tel. » Il dit : « Vous avez menti, votre père est plutôt un tel. » Ils dirent : « Tu as dit vrai. » Il dit : « Me direz-vous la vérité si je vous interroge sur une chose ? » Ils dirent : « Oui, ô Abu al-Qasim. Et si nous mentons, tu reconnaîtras notre mensonge comme tu l'as reconnu concernant notre père. » Il leur dit : « Qui sont les gens du Feu ? » Ils dirent : « Nous y serons peu de temps, puis vous nous y remplacerez. » Le Prophète (ﷺ) dit : « Soyez maudits ! Par Allah, nous ne vous y remplacerons jamais. » Puis il dit : « Me direz-vous la vérité si je vous interroge sur une chose ? » Ils dirent : « Oui, ô Abu al-Qasim. » Il dit : « Avez-vous mis du poison dans ce mouton ? » Ils dirent : « Oui. » Il dit : « Qu'est-ce qui vous y a poussés ? » Ils dirent : « Nous voulions, si tu étais un menteur, nous en débarrasser, et si tu étais un prophète, cela ne te nuirait pas. »
حَدَّثَنَا أَبُو النُّعْمَانِ، حَدَّثَنَا ثَابِتُ بْنُ يَزِيدَ، حَدَّثَنَا عَاصِمٌ، قَالَ سَأَلْتُ أَنَسًا ـ رضى الله عنه ـ عَنِ الْقُنُوتِ. قَالَ قَبْلَ الرُّكُوعِ. فَقُلْتُ إِنَّ فُلاَنًا يَزْعُمُ أَنَّكَ قُلْتَ بَعْدَ الرُّكُوعِ، فَقَالَ كَذَبَ. ثُمَّ حَدَّثَنَا عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم أَنَّهُ قَنَتَ شَهْرًا بَعْدَ الرُّكُوعِ يَدْعُو عَلَى أَحْيَاءٍ مِنْ بَنِي سُلَيْمٍ ـ قَالَ ـ بَعَثَ أَرْبَعِينَ أَوْ سَبْعِينَ ـ يَشُكُّ فِيهِ ـ مِنَ الْقُرَّاءِ إِلَى أُنَاسٍ مِنَ الْمُشْرِكِينَ، فَعَرَضَ لَهُمْ هَؤُلاَءِ فَقَتَلُوهُمْ، وَكَانَ بَيْنَهُمْ وَبَيْنَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم عَهْدٌ، فَمَا رَأَيْتُهُ وَجَدَ عَلَى أَحَدٍ مَا وَجَدَ عَلَيْهِمْ.
Nous avons été informés par Abu al-Nu'man, qui nous a rapporté d'après Thabit ibn Yazid, qui nous a rapporté d'après 'Asim, qui a dit : J'ai interrogé Anas (qu'Allah soit satisfait de lui) au sujet du qunut. Il dit : « Avant l'inclination. » Je dis : « Un tel prétend que tu as dit après l'inclination. » Il dit : « Il a menti. » Puis il nous a rapporté que le Prophète (ﷺ) fit le qunut pendant un mois après l'inclination, invoquant contre certaines tribus des Banu Sulaym. Il dit : Il envoya quarante ou soixante-dix (il hésita) lecteurs du Coran vers des polythéistes, mais ceux-ci les attaquèrent et les tuèrent, alors qu'il y avait un pacte entre eux et le Prophète (ﷺ). Je ne l'ai jamais vu aussi affligé pour quelqu'un qu'il le fut pour eux.
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ يُوسُفَ، أَخْبَرَنَا مَالِكٌ، عَنْ أَبِي النَّضْرِ، مَوْلَى عُمَرَ بْنِ عُبَيْدِ اللَّهِ أَنَّ أَبَا مُرَّةَ، مَوْلَى أُمِّ هَانِئٍ ابْنَةِ أَبِي طَالِبٍ أَخْبَرَهُ أَنَّهُ، سَمِعَ أُمَّ هَانِئٍ ابْنَةَ أَبِي طَالِبٍ، تَقُولُ ذَهَبْتُ إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم عَامَ الْفَتْحِ فَوَجَدْتُهُ يَغْتَسِلُ، وَفَاطِمَةُ ابْنَتُهُ تَسْتُرُهُ، فَسَلَّمْتُ عَلَيْهِ فَقَالَ " مَنْ هَذِهِ ". فَقُلْتُ أَنَا أُمُّ هَانِئٍ بِنْتُ أَبِي طَالِبٍ. فَقَالَ " مَرْحَبًا بِأُمِّ هَانِئٍ ". فَلَمَّا فَرَغَ مِنْ غُسْلِهِ قَامَ، فَصَلَّى ثَمَانَ رَكَعَاتٍ مُلْتَحِفًا فِي ثَوْبٍ وَاحِدٍ، فَقُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ، زَعَمَ ابْنُ أُمِّي عَلِيٌّ أَنَّهُ قَاتِلٌ رَجُلاً قَدْ أَجَرْتُهُ فُلاَنُ بْنُ هُبَيْرَةَ. فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " قَدْ أَجَرْنَا مَنْ أَجَرْتِ يَا أُمَّ هَانِئٍ ". قَالَتْ أُمُّ هَانِئٍ وَذَلِكَ ضُحًى.
Nous avons été informés par 'Abdullah ibn Yusuf, qui nous a informés d'après Malik, d'après Abu al-Nadr, affranchi de 'Umar ibn 'Ubaydullah, qu'Abu Murra, affranchi de Umm Hani' bint Abi Talib, lui a rapporté qu'il avait entendu Umm Hani' bint Abi Talib dire : Je me rendis auprès du Messager d'Allah (ﷺ) l'année de la conquête (de La Mecque) et le trouvai en train de se laver, tandis que Fatima, sa fille, le voilait. Je le saluai, et il dit : « Qui est-ce ? » Je dis : « Je suis Umm Hani' bint Abi Talib. » Il dit : « Bienvenue à Umm Hani'. » Lorsqu'il eut terminé ses ablutions, il se leva et pria huit rak'ahs, enveloppé dans un seul vêtement. Je dis : « Ô Messager d'Allah, le fils de ma mère, 'Ali, prétend qu'il va tuer un homme que j'ai placé sous ma protection, Fulân ibn Hubayra. » Le Messager d'Allah (ﷺ) dit : « Nous accordons notre protection à celui que tu as protégé, ô Umm Hani'. » Umm Hani' dit : « Cela se passa dans la matinée. »
حَدَّثَنَا مُحَمَّدٌ، أَخْبَرَنَا وَكِيعٌ، عَنِ الأَعْمَشِ، عَنْ إِبْرَاهِيمَ التَّيْمِيِّ، عَنْ أَبِيهِ، قَالَ خَطَبَنَا عَلِيٌّ فَقَالَ مَا عِنْدَنَا كِتَابٌ نَقْرَؤُهُ إِلاَّ كِتَابُ اللَّهِ، وَمَا فِي هَذِهِ الصَّحِيفَةِ فَقَالَ فِيهَا الْجِرَاحَاتُ وَأَسْنَانُ الإِبِلِ، وَالْمَدِينَةُ حَرَمٌ مَا بَيْنَ عَيْرٍ إِلَى كَذَا، فَمَنْ أَحْدَثَ فِيهَا حَدَثًا أَوْ آوَى فِيهَا مُحْدِثًا، فَعَلَيْهِ لَعْنَةُ اللَّهِ وَالْمَلاَئِكَةِ وَالنَّاسِ أَجْمَعِينَ، لاَ يُقْبَلُ مِنْهُ صَرْفٌ وَلاَ عَدْلٌ، وَمَنْ تَوَلَّى غَيْرَ مَوَالِيهِ فَعَلَيْهِ مِثْلُ ذَلِكَ، وَذِمَّةُ الْمُسْلِمِينَ وَاحِدَةٌ، فَمَنْ أَخْفَرَ مُسْلِمًا فَعَلَيْهِ مِثْلُ ذَلِكَ.
Nous avons été informés par Muhammad, qui nous a informés d'après Wakî', d'après al-A'mash, d'après Ibrahim al-Taymi, d'après son père, qui a dit : 'Ali nous fit un sermon et dit : « Nous n'avons pas d'autre livre à lire que le Livre d'Allah et ce qui est dans cette feuille. » Il dit qu'elle contenait les blessures (et leurs compensations), les âges des chameaux, et que Médine est un territoire sacré entre 'Ayr et tel endroit. Quiconque y commet une innovation ou y donne asile à un innovateur, encourt la malédiction d'Allah, des anges et de tous les hommes. Aucune compensation ni rançon ne sera acceptée de sa part. Quiconque prend pour allié un autre que ses propres alliés encourt la même chose. La protection des musulmans est unique, et quiconque trahit un musulman encourt la même chose. »
حَدَّثَنَا مُسَدَّدٌ، حَدَّثَنَا بِشْرٌ ـ هُوَ ابْنُ الْمُفَضَّلِ ـ حَدَّثَنَا يَحْيَى، عَنْ بُشَيْرِ بْنِ يَسَارٍ، عَنْ سَهْلِ بْنِ أَبِي حَثْمَةَ، قَالَ انْطَلَقَ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ سَهْلٍ وَمُحَيِّصَةُ بْنُ مَسْعُودِ بْنِ زَيْدٍ إِلَى خَيْبَرَ، وَهْىَ يَوْمَئِذٍ صُلْحٌ، فَتَفَرَّقَا، فَأَتَى مُحَيِّصَةُ إِلَى عَبْدِ اللَّهِ بْنِ سَهْلٍ وَهْوَ يَتَشَحَّطُ فِي دَمٍ قَتِيلاً، فَدَفَنَهُ ثُمَّ قَدِمَ الْمَدِينَةَ، فَانْطَلَقَ عَبْدُ الرَّحْمَنِ بْنُ سَهْلٍ وَمُحَيِّصَةُ وَحُوَيِّصَةُ ابْنَا مَسْعُودٍ إِلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم، فَذَهَبَ عَبْدُ الرَّحْمَنِ يَتَكَلَّمُ فَقَالَ " كَبِّرْ كَبِّرْ ". وَهْوَ أَحْدَثُ الْقَوْمِ، فَسَكَتَ فَتَكَلَّمَا فَقَالَ " أَتَحْلِفُونَ وَتَسْتَحِقُّونَ قَاتِلَكُمْ أَوْ صَاحِبَكُمْ ". قَالُوا وَكَيْفَ نَحْلِفُ وَلَمْ نَشْهَدْ وَلَمْ نَرَ قَالَ " فَتُبْرِيكُمْ يَهُودُ بِخَمْسِينَ ". فَقَالُوا كَيْفَ نَأْخُذُ أَيْمَانَ قَوْمٍ كُفَّارٍ فَعَقَلَهُ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم مِنْ عِنْدِهِ.
Nous avons été informés par Musaddad, qui nous a rapporté d'après Bishr – c'est-à-dire Ibn al-Mufaddal –, qui nous a rapporté d'après Yahya, d'après Bushayr ibn Yasar, d'après Sahl ibn Abi Hathma, qui a dit : Abd Allah ibn Sahl et Muhayyisa ibn Mas'ud ibn Zayd se rendirent à Khaybar, alors en état de trêve. Ils se séparèrent, puis Muhayyisa trouva Abd Allah ibn Sahl gisant dans son sang, assassiné. Il l'enterra, puis revint à Médine. Abd al-Rahman ibn Sahl, Muhayyisa et Huwayyisa, les fils de Mas'ud, allèrent trouver le Prophète (ﷺ). Abd al-Rahman voulut parler, mais le Prophète (ﷺ) dit : « Laisse parler les aînés, laisse parler les aînés », car il était le plus jeune. Il se tut, et les deux autres parlèrent. Le Prophète (ﷺ) leur dit : « Prêtez serment et vous obtiendrez le droit sur le meurtrier de votre compagnon. » Ils répondirent : « Comment prêter serment alors que nous n'avons ni assisté ni vu ? » Il dit : « Alors les Juifs vous disculperont par cinquante serments. » Ils dirent : « Comment accepterions-nous les serments de gens mécréants ? » Le Prophète (ﷺ) paya alors le prix du sang de sa propre poche.
حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ بُكَيْرٍ، حَدَّثَنَا اللَّيْثُ، عَنْ يُونُسَ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ عُبَيْدِ اللَّهِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُتْبَةَ، أَخْبَرَهُ أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عَبَّاسٍ أَخْبَرَهُ أَنَّ أَبَا سُفْيَانَ بْنَ حَرْبٍ أَخْبَرَهُ أَنَّ هِرَقْلَ أَرْسَلَ إِلَيْهِ فِي رَكْبٍ مِنْ قُرَيْشٍ كَانُوا تِجَارًا بِالشَّأْمِ فِي الْمُدَّةِ الَّتِي مَادَّ فِيهَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم أَبَا سُفْيَانَ فِي كُفَّارِ قُرَيْشٍ.
Nous avons été informés par Yahya ibn Bukayr, qui nous a rapporté d'après al-Layth, d'après Yunus, d'après Ibn Shihab, d'après Ubayd Allah ibn Abd Allah ibn Utba, qui a été informé par Abd Allah ibn Abbas, que ce dernier lui a rapporté qu'Abu Sufyan ibn Harb lui a raconté qu'Héraclius l'avait fait appeler alors qu'il se trouvait avec une caravane de Quraysh commerçant en Syrie, durant la trêve que le Messager d'Allah (ﷺ) avait conclue avec Abu Sufyan et les mécréants de Quraysh.
حَدَّثَنِي مُحَمَّدُ بْنُ الْمُثَنَّى، حَدَّثَنَا يَحْيَى، حَدَّثَنَا هِشَامٌ، قَالَ حَدَّثَنِي أَبِي، عَنْ عَائِشَةَ، أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم سُحِرَ حَتَّى كَانَ يُخَيَّلُ إِلَيْهِ أَنَّهُ صَنَعَ شَيْئًا وَلَمْ يَصْنَعْهُ.
Muhammad ibn al-Muthanna m'a rapporté, Yahya m'a rapporté, Hisham m'a rapporté, qui a dit : Mon père m'a rapporté, d'après Aïcha, que le Prophète (ﷺ) fut ensorcelé au point qu'il s'imaginait avoir fait une chose alors qu'il ne l'avait pas faite.
حَدَّثَنَا الْحُمَيْدِيُّ، حَدَّثَنَا الْوَلِيدُ بْنُ مُسْلِمٍ، حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ الْعَلاَءِ بْنِ زَبْرٍ، قَالَ سَمِعْتُ بُسْرَ بْنَ عُبَيْدِ اللَّهِ، أَنَّهُ سَمِعَ أَبَا إِدْرِيسَ، قَالَ سَمِعْتُ عَوْفَ بْنَ مَالِكٍ، قَالَ أَتَيْتُ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم فِي غَزْوَةِ تَبُوكَ، وَهْوَ فِي قُبَّةٍ مِنْ أَدَمٍ فَقَالَ " اعْدُدْ سِتًّا بَيْنَ يَدَىِ السَّاعَةِ، مَوْتِي، ثُمَّ فَتْحُ بَيْتِ الْمَقْدِسِ، ثُمَّ مُوتَانٌ يَأْخُذُ فِيكُمْ كَقُعَاصِ الْغَنَمِ، ثُمَّ اسْتِفَاضَةُ الْمَالِ حَتَّى يُعْطَى الرَّجُلُ مِائَةَ دِينَارٍ فَيَظَلُّ سَاخِطًا، ثُمَّ فِتْنَةٌ لاَ يَبْقَى بَيْتٌ مِنَ الْعَرَبِ إِلاَّ دَخَلَتْهُ، ثُمَّ هُدْنَةٌ تَكُونُ بَيْنَكُمْ وَبَيْنَ بَنِي الأَصْفَرِ فَيَغْدِرُونَ، فَيَأْتُونَكُمْ تَحْتَ ثَمَانِينَ غَايَةً، تَحْتَ كُلِّ غَايَةٍ اثْنَا عَشَرَ أَلْفًا " .
Al-Humaydi nous a rapporté, al-Walid ibn Muslim nous a rapporté, Abd Allah ibn al-Ala ibn Zabr nous a rapporté, qui a dit : J'ai entendu Busr ibn Ubayd Allah dire qu'il avait entendu Abu Idris dire qu'il avait entendu Awf ibn Malik dire : Je vins trouver le Prophète (ﷺ) lors de la campagne de Tabuk, alors qu'il se trouvait dans une tente en cuir. Il me dit : « Compte six signes avant l'Heure : ma mort, puis la conquête de Jérusalem, puis une épidémie qui vous frappera comme la peste frappe les moutons, puis l'abondance des richesses au point qu'un homme se verra offrir cent dinars et restera insatisfait, puis une fitna qui n'épargnera aucune maison des Arabes, puis une trêve entre vous et les Byzantins (Banu al-Asfar), qui la rompront et viendront contre vous sous quatre-vingts étendards, chaque étendard comptant douze mille hommes. »
حَدَّثَنَا أَبُو الْيَمَانِ، أَخْبَرَنَا شُعَيْبٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، أَخْبَرَنَا حُمَيْدُ بْنُ عَبْدِ الرَّحْمَنِ، أَنَّ أَبَا هُرَيْرَةَ، قَالَ بَعَثَنِي أَبُو بَكْرٍ ـ رضى الله عنه ـ فِيمَنْ يُؤَذِّنُ يَوْمَ النَّحْرِ بِمِنًى لاَ يَحُجُّ بَعْدَ الْعَامِ مُشْرِكٌ، وَلاَ يَطُوفُ بِالْبَيْتِ عُرْيَانٌ. وَيَوْمُ الْحَجِّ الأَكْبَرِ يَوْمُ النَّحْرِ، وَإِنَّمَا قِيلَ الأَكْبَرُ مِنْ أَجْلِ قَوْلِ النَّاسِ الْحَجُّ الأَصْغَرُ. فَنَبَذَ أَبُو بَكْرٍ إِلَى النَّاسِ فِي ذَلِكَ الْعَامِ، فَلَمْ يَحُجَّ عَامَ حَجَّةِ الْوَدَاعِ الَّذِي حَجَّ فِيهِ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم مُشْرِكٌ.
Abu al-Yaman nous a rapporté, Shu'ayb nous a informés, d'après al-Zuhri, qui nous a informés d'après Humayd ibn Abd al-Rahman, qu'Abu Hurayra a dit : Abu Bakr (qu'Allah l'agrée) m'envoya avec ceux qui proclamèrent le jour du sacrifice à Mina que, après cette année, aucun associateur ne ferait le pèlerinage et qu'aucun homme ne ferait le tawaf autour de la Kaaba nu. Le jour du grand pèlerinage est le jour du sacrifice, et on l'a appelé "grand" parce que les gens appellent le pèlerinage mineur (la umra) "le petit pèlerinage". Abu Bakr transmit cette annonce aux gens cette année-là, si bien qu'aucun associateur ne fit le pèlerinage l'année du pèlerinage d'adieu, au cours duquel le Prophète (ﷺ) accomplit le hajj.
حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ بْنُ سَعِيدٍ، حَدَّثَنَا جَرِيرٌ، عَنِ الأَعْمَشِ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ مُرَّةَ، عَنْ مَسْرُوقٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عَمْرٍو ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " أَرْبَعُ خِلاَلٍ مَنْ كُنَّ فِيهِ كَانَ مُنَافِقًا خَالِصًا مَنْ إِذَا حَدَّثَ كَذَبَ، وَإِذَا وَعَدَ أَخْلَفَ، وَإِذَا عَاهَدَ غَدَرَ وَإِذَا خَاصَمَ فَجَرَ، وَمَنْ كَانَتْ فِيهِ خَصْلَةٌ مِنْهُنَّ كَانَتْ فِيهِ خَصْلَةٌ مِنَ النِّفَاقِ حَتَّى يَدَعَهَا " .
Qutayba ibn Sa'id nous a rapporté, Jarir nous a rapporté, d'après al-A'mash, d'après Abd Allah ibn Murra, d'après Masruq, d'après Abd Allah ibn Amr (qu'Allah les agrée tous deux), qui a dit : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : « Quatre traits caractérisent le pur hypocrite : lorsqu'il parle, il ment ; lorsqu'il promet, il trahit ; lorsqu'il prend un engagement, il le viole ; et lorsqu'il dispute, il devient injuste. Quiconque possède l'un de ces traits possède une part d'hypocrisie jusqu'à ce qu'il l'abandonne. »
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ كَثِيرٍ، أَخْبَرَنَا سُفْيَانُ، عَنِ الأَعْمَشِ، عَنْ إِبْرَاهِيمَ التَّيْمِيِّ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ عَلِيٍّ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ مَا كَتَبْنَا عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم إِلاَّ الْقُرْآنَ، وَمَا فِي هَذِهِ الصَّحِيفَةِ، قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " الْمَدِينَةُ حَرَامٌ مَا بَيْنَ عَائِرٍ إِلَى كَذَا، فَمَنْ أَحْدَثَ حَدَثًا، أَوْ آوَى مُحْدِثًا، فَعَلَيْهِ لَعْنَةُ اللَّهِ وَالْمَلاَئِكَةِ وَالنَّاسِ أَجْمَعِينَ، لاَ يُقْبَلُ مِنْهُ عَدْلٌ وَلاَ صَرْفٌ، وَذِمَّةُ الْمُسْلِمِينَ وَاحِدَةٌ يَسْعَى بِهَا أَدْنَاهُمْ. فَمَنْ أَخْفَرَ مُسْلِمًا فَعَلَيْهِ لَعْنَةُ اللَّهِ وَالْمَلاَئِكَةِ وَالنَّاسِ أَجْمَعِينَ، لاَ يُقْبَلُ مِنْهُ صَرْفٌ وَلاَ عَدْلٌ، وَمَنْ وَالَى قَوْمًا بِغَيْرِ إِذْنِ مَوَالِيهِ فَعَلَيْهِ لَعْنَةُ اللَّهِ وَالْمَلاَئِكَةِ وَالنَّاسِ أَجْمَعِينَ، لاَ يُقْبَلُ مِنْهُ صَرْفٌ وَلاَ عَدْلٌ " .
Muhammad ibn Kathir nous a rapporté, Sufyan nous a informés, d'après al-A'mash, d'après Ibrahim al-Taymi, d'après son père, d'après Ali (qu'Allah l'agrée), qui a dit : Nous n'avons rien écrit du Prophète (ﷺ) si ce n'est le Coran et ce qui se trouve dans cette feuille. Le Prophète (ﷺ) a dit : « Médine est sacrée entre 'Air et tel endroit. Quiconque y introduit une innovation ou donne asile à un innovateur, que la malédiction d'Allah, des anges et de tous les hommes soit sur lui. Aucune compensation ni rançon ne sera acceptée de sa part. La protection des musulmans est une et même le plus humble d'entre eux peut l'accorder. Quiconque trahit un musulman, que la malédiction d'Allah, des anges et de tous les hommes soit sur lui. Aucune rançon ni compensation ne sera acceptée de sa part. Quiconque prend pour alliés des gens sans l'autorisation de ses propres alliés, que la malédiction d'Allah, des anges et de tous les hommes soit sur lui. Aucune rançon ni compensation ne sera acceptée de sa part. »
قَالَ أَبُو مُوسَى حَدَّثَنَا هَاشِمُ بْنُ الْقَاسِمِ، حَدَّثَنَا إِسْحَاقُ بْنُ سَعِيدٍ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ كَيْفَ أَنْتُمْ إِذَا لَمْ تَجْتَبُوا دِينَارًا وَلاَ دِرْهَمًا فَقِيلَ لَهُ وَكَيْفَ تَرَى ذَلِكَ كَائِنًا يَا أَبَا هُرَيْرَةَ قَالَ إِيْ وَالَّذِي نَفْسُ أَبِي هُرَيْرَةَ بِيَدِهِ عَنْ قَوْلِ الصَّادِقِ الْمَصْدُوقِ. قَالُوا عَمَّ ذَاكَ قَالَ تُنْتَهَكُ ذِمَّةُ اللَّهِ وَذِمَّةُ رَسُولِهِ صلى الله عليه وسلم، فَيَشُدُّ اللَّهُ عَزَّ وَجَلَّ قُلُوبَ أَهْلِ الذِّمَّةِ، فَيَمْنَعُونَ مَا فِي أَيْدِيهِمْ.
Abu Musa a dit : Hashim ibn al-Qasim nous a rapporté, Ishaq ibn Sa'id nous a rapporté, d'après son père, d'après Abu Hurayra (qu'Allah l'agrée), qui a dit : Comment serez-vous lorsque vous ne pourrez plus collecter ni dinar ni dirham ? On lui demanda : Comment vois-tu cela se produire, ô Abu Hurayra ? Il répondit : Par Celui qui tient l'âme d'Abu Hurayra en Sa main, d'après la parole du Véridique, du digne de confiance (ﷺ). Ils dirent : À cause de quoi ? Il dit : La protection d'Allah et de Son Messager (ﷺ) sera violée, alors Allah raffermira les cœurs des gens sous protection (ahl al-dhimma), qui refuseront de donner ce qu'ils ont entre leurs mains.
حَدَّثَنَا عَبْدَانُ، أَخْبَرَنَا أَبُو حَمْزَةَ، قَالَ سَمِعْتُ الأَعْمَشَ، قَالَ سَأَلْتُ أَبَا وَائِلٍ شَهِدْتَ صِفِّينَ قَالَ نَعَمْ، فَسَمِعْتُ سَهْلَ بْنَ حُنَيْفٍ، يَقُولُ اتَّهِمُوا رَأْيَكُمْ، رَأَيْتُنِي يَوْمَ أَبِي جَنْدَلٍ وَلَوْ أَسْتَطِيعُ أَنْ أَرُدَّ، أَمْرَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم لَرَدَدْتُهُ، وَمَا وَضَعْنَا أَسْيَافَنَا عَلَى عَوَاتِقِنَا لأَمْرٍ يُفْظِعُنَا إِلاَّ أَسْهَلْنَ بِنَا إِلَى أَمْرٍ، نَعْرِفُهُ غَيْرِ أَمْرِنَا هَذَا.
Nous a rapporté 'Abdân, qui nous a informé d'après Abû Hamza, qui a dit : J'ai entendu Al-A'mash dire : J'ai interrogé Abû Wâ'il : "As-tu assisté à la bataille de Siffîn ?" Il répondit : "Oui. J'ai alors entendu Sahl ibn Hunayf dire : 'Méfiez-vous de votre propre opinion. Je me suis vu le jour d'Abî Jandal, et si j'avais pu m'opposer à l'ordre du Prophète (ﷺ), je l'aurais fait. Chaque fois que nous posions nos épées sur nos épaules pour une affaire qui nous effrayait, elles nous conduisaient vers une issue que nous connaissions, contrairement à cette situation.'"
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مُحَمَّدٍ، حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ آدَمَ، حَدَّثَنَا يَزِيدُ بْنُ عَبْدِ الْعَزِيزِ، عَنْ أَبِيهِ، حَدَّثَنَا حَبِيبُ بْنُ أَبِي ثَابِتٍ، قَالَ حَدَّثَنِي أَبُو وَائِلٍ، قَالَ كُنَّا بِصِفِّينَ فَقَامَ سَهْلُ بْنُ حُنَيْفٍ فَقَالَ أَيُّهَا النَّاسُ اتَّهِمُوا أَنْفُسَكُمْ فَإِنَّا كُنَّا مَعَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَوْمَ الْحُدَيْبِيَةِ، وَلَوْ نَرَى قِتَالاً لَقَاتَلْنَا، فَجَاءَ عُمَرُ بْنُ الْخَطَّابِ فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ، أَلَسْنَا عَلَى الْحَقِّ وَهُمْ عَلَى الْبَاطِلِ فَقَالَ " بَلَى ". فَقَالَ أَلَيْسَ قَتْلاَنَا فِي الْجَنَّةِ وَقَتْلاَهُمْ فِي النَّارِ قَالَ " بَلَى ". قَالَ فَعَلَى مَا نُعْطِي الدَّنِيَّةَ فِي دِينِنَا أَنَرْجِعُ وَلَمَّا يَحْكُمِ اللَّهُ بَيْنَنَا وَبَيْنَهُمْ فَقَالَ " ابْنَ الْخَطَّابِ، إِنِّي رَسُولُ اللَّهِ، وَلَنْ يُضَيِّعَنِي اللَّهُ أَبَدًا ". فَانْطَلَقَ عُمَرُ إِلَى أَبِي بَكْرٍ فَقَالَ لَهُ مِثْلَ مَا قَالَ لِلنَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ إِنَّهُ رَسُولُ اللَّهِ، وَلَنْ يُضَيِّعَهُ اللَّهُ أَبَدًا. فَنَزَلَتْ سُورَةُ الْفَتْحِ، فَقَرَأَهَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم عَلَى عُمَرَ إِلَى آخِرِهَا. فَقَالَ عُمَرُ يَا رَسُولَ اللَّهِ، أَوَفَتْحٌ هُوَ قَالَ " نَعَمْ ".
Nous a rapporté 'Abd Allah ibn Muhammad, qui nous a rapporté d'après Yahyâ ibn Adam, qui nous a rapporté d'après Yazîd ibn 'Abd al-'Azîz, d'après son père, qui nous a rapporté d'après Habîb ibn Abî Thâbit, qui a dit : Abû Wâ'il m'a rapporté : "Nous étions à Siffîn lorsque Sahl ibn Hunayf se leva et dit : 'Ô gens, méfiez-vous de vos propres âmes. Nous étions avec le Messager d'Allah (ﷺ) le jour d'Al-Hudaybiya, et si nous avions vu un combat, nous aurions combattu. 'Umar ibn al-Khattâb vint alors et dit : 'Ô Messager d'Allah, ne sommes-nous pas dans le vrai et eux dans le faux ?' Il répondit : 'Si.' 'Umar dit : 'Nos morts ne sont-ils pas au Paradis et les leurs en Enfer ?' Il répondit : 'Si.' 'Umar dit : 'Alors pourquoi faisons-nous cette concession dans notre religion ? Devons-nous retourner sans que Dieu n'ait jugé entre nous et eux ?' Le Prophète (ﷺ) dit : 'Ô fils d'Al-Khattâb, je suis le Messager d'Allah, et Allah ne me délaissera jamais.' 'Umar alla alors trouver Abû Bakr et lui dit la même chose qu'au Prophète (ﷺ). Abû Bakr répondit : 'Il est le Messager d'Allah, et Allah ne le délaissera jamais.' Puis la sourate Al-Fath fut révélée, et le Messager d'Allah (ﷺ) la récita à 'Umar jusqu'à la fin. 'Umar dit alors : 'Ô Messager d'Allah, est-ce une victoire ?' Il répondit : 'Oui.'"
حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ بْنُ سَعِيدٍ، حَدَّثَنَا حَاتِمٌ، عَنْ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ أَسْمَاءَ ابْنَةِ أَبِي بَكْرٍ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَتْ قَدِمَتْ عَلَىَّ أُمِّي وَهْىَ مُشْرِكَةٌ فِي عَهْدِ قُرَيْشٍ، إِذْ عَاهَدُوا رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَمُدَّتِهِمْ، مَعَ أَبِيهَا، فَاسْتَفْتَتْ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَتْ يَا رَسُولَ اللَّهِ، إِنَّ أُمِّي قَدِمَتْ عَلَىَّ، وَهْىَ رَاغِبَةٌ، أَفَأَصِلُهَا قَالَ " نَعَمْ، صِلِيهَا " .
Nous a rapporté Qutayba ibn Sa'îd, qui nous a rapporté d'après Hâtim, d'après Hishâm ibn 'Urwa, d'après son père, d'après Asmâ' bint Abî Bakr (qu'Allah soit satisfait d'eux deux), qui a dit : "Ma mère vint me voir alors qu'elle était polythéiste, à l'époque où les Quraysh avaient conclu un pacte avec le Messager d'Allah (ﷺ) et une trêve avec son père. Je demandai alors l'avis du Messager d'Allah (ﷺ) et dis : 'Ô Messager d'Allah, ma mère est venue me voir, et elle est bien disposée. Dois-je maintenir les liens avec elle ?' Il répondit : 'Oui, maintiens les liens avec elle.'"