Bibliothèque
L'attachement au Coran et à la Sunna
Lecture progressive : utilise « Voir plus » pour charger la suite.
حَدَّثَنَا الْحُمَيْدِيُّ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، عَنْ مِسْعَرٍ، وَغَيْرِهِ، عَنْ قَيْسِ بْنِ مُسْلِمٍ، عَنْ طَارِقِ بْنِ شِهَابٍ، قَالَ قَالَ رَجُلٌ مِنَ الْيَهُودِ لِعُمَرَ يَا أَمِيرَ الْمُؤْمِنِينَ لَوْ أَنَّ عَلَيْنَا نَزَلَتْ هَذِهِ الآيَةُ { الْيَوْمَ أَكْمَلْتُ لَكُمْ دِينَكُمْ وَأَتْمَمْتُ عَلَيْكُمْ نِعْمَتِي وَرَضِيتُ لَكُمُ الإِسْلاَمَ دِينًا} لاَتَّخَذْنَا ذَلِكَ الْيَوْمَ عِيدًا. فَقَالَ عُمَرُ إِنِّي لأَعْلَمُ أَىَّ يَوْمٍ نَزَلَتْ هَذِهِ الآيَةُ، نَزَلَتْ يَوْمَ عَرَفَةَ فِي يَوْمِ جُمُعَةٍ. سَمِعَ سُفْيَانُ مِنْ مِسْعَرٍ وَمِسْعَرٌ قَيْسًا وَقَيْسٌ طَارِقًا.
Nous a rapporté Al-Humaydî, nous a rapporté Sufyân, d'après Mis'ar et d'autres, d'après Qays ibn Muslim, d'après Târiq ibn Chihâb, qui a dit : Un homme parmi les Juifs dit à 'Umar : « Ô Commandeur des croyants, si ce verset nous était descendu : *« Aujourd’hui, J’ai parachevé pour vous votre religion, et accompli sur vous Mon bienfait ; et J’agrée pour vous l’Islam comme religion »* (Coran 5:3), nous aurions fait de ce jour une fête. » 'Umar répondit : « Je sais bien quel jour ce verset est descendu : il est descendu le jour de 'Arafa, un vendredi. » Sufyân a entendu ce hadith de Mis'ar, Mis'ar de Qays, et Qays de Târiq.
حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ بُكَيْرٍ، حَدَّثَنَا اللَّيْثُ، عَنْ عُقَيْلٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، أَخْبَرَنِي أَنَسُ بْنُ مَالِكٍ، أَنَّهُ سَمِعَ عُمَرَ الْغَدَ، حِينَ بَايَعَ الْمُسْلِمُونَ أَبَا بَكْرٍ، وَاسْتَوَى عَلَى مِنْبَرِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم تَشَهَّدَ قَبْلَ أَبِي بَكْرٍ فَقَالَ أَمَّا بَعْدُ فَاخْتَارَ اللَّهُ لِرَسُولِهِ صلى الله عليه وسلم الَّذِي عِنْدَهُ عَلَى الَّذِي عِنْدَكُمْ، وَهَذَا الْكِتَابُ الَّذِي هَدَى اللَّهُ بِهِ رَسُولَكُمْ فَخُذُوا بِهِ تَهْتَدُوا وَإِنَّمَا هَدَى اللَّهُ بِهِ رَسُولَهُ.
Nous a rapporté Yahyâ ibn Bukayr, nous a rapporté Al-Layth, d'après 'Uqayl, d'après Ibn Chihâb, qui m'a informé qu'Anas ibn Mâlik a entendu 'Umar le lendemain, lorsque les musulmans ont prêté allégeance à Abû Bakr et que celui-ci s'est installé sur le minbar du Messager d'Allah (ﷺ). 'Umar fit le témoignage de foi avant Abû Bakr, puis dit : « Ensuite, Allah a choisi pour Son Messager (ﷺ) ce qui est auprès de Lui plutôt que ce qui est auprès de vous. Et voici le Livre par lequel Allah a guidé votre Prophète : suivez-le, vous serez guidés, car c'est par lui qu'Allah a guidé Son Messager. »
حَدَّثَنَا مُوسَى بْنُ إِسْمَاعِيلَ، حَدَّثَنَا وُهَيْبٌ، عَنْ خَالِدٍ، عَنْ عِكْرِمَةَ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ، قَالَ ضَمَّنِي إِلَيْهِ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم وَقَالَ " اللَّهُمَّ عَلِّمْهُ الْكِتَابَ " .
Nous a rapporté Mûsâ ibn Ismâ'îl, nous a rapporté Wuhaïb, d'après Khâlid, d'après 'Ikrimah, d'après Ibn 'Abbâs, qui a dit : Le Prophète (ﷺ) m'a serré contre lui et a dit : *« Ô Allah, enseigne-lui le Livre. »*
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ صَبَّاحٍ، حَدَّثَنَا مُعْتَمِرٌ، قَالَ سَمِعْتُ عَوْفًا، أَنَّ أَبَا الْمِنْهَالِ، حَدَّثَهُ أَنَّهُ، سَمِعَ أَبَا بَرْزَةَ، قَالَ إِنَّ اللَّهَ يُغْنِيكُمْ أَوْ نَغَشَكُمْ بِالإِسْلاَمِ وَبِمُحَمَّدٍ صلى الله عليه وسلم. قَالَ أَبُو عَبْد اللَّهِ وَقَعَ هَاهُنَا يُغْنِيكُمْ وَإِنَّمَا هُوَ نَعَشَكُمْ يُنْظَرُ فِي أَصْلِ كِتَابِ الِاعْتِصَامِ.
Nous a rapporté 'Abd Allah ibn Sabbâh, nous a rapporté Mu'tamir, qui a dit : J'ai entendu 'Awf dire qu'Abû Al-Minhâl lui a rapporté qu'il a entendu Abû Barzah dire : « Allah vous a enrichis – ou vous a élevés – par l'Islam et par Muhammad (ﷺ). » Abû 'Abd Allah a dit : Il y a ici *« vous a enrichis »*, mais il s'agit en réalité de *« vous a élevés »* (*na'ashakum*), il faut vérifier dans la version originale du livre *Al-I'tisâm*.
حَدَّثَنَا إِسْمَاعِيلُ، حَدَّثَنِي مَالِكٌ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ دِينَارٍ، أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ، كَتَبَ إِلَى عَبْدِ الْمَلِكِ بْنِ مَرْوَانَ يُبَايِعُهُ، وَأُقِرُّ لَكَ بِالسَّمْعِ وَالطَّاعَةِ عَلَى سُنَّةِ اللَّهِ وَسُنَّةِ رَسُولِهِ، فِيمَا اسْتَطَعْتُ.
Nous a rapporté Ismâ'îl, m'a rapporté Mâlik, d'après 'Abd Allah ibn Dînâr, qu''Abd Allah ibn 'Umar écrivit à 'Abd Al-Malik ibn Marwân pour lui prêter allégeance, en ces termes : « Je reconnais pour toi l'obéissance et l'écoute, selon la sunna d'Allah et la sunna de Son Messager, dans la mesure de mes capacités. »
حَدَّثَنَا عَبْدُ الْعَزِيزِ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، حَدَّثَنَا إِبْرَاهِيمُ بْنُ سَعْدٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ الْمُسَيَّبِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ " بُعِثْتُ بِجَوَامِعِ الْكَلِمِ، وَنُصِرْتُ بِالرُّعْبِ، وَبَيْنَا أَنَا نَائِمٌ رَأَيْتُنِي أُتِيتُ بِمَفَاتِيحِ خَزَائِنِ الأَرْضِ، فَوُضِعَتْ فِي يَدِي " . قَالَ أَبُو هُرَيْرَةَ فَقَدْ ذَهَبَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَأَنْتُمْ تَلْغَثُونَهَا أَوْ تَرْغَثُونَهَا، أَوْ كَلِمَةً تُشْبِهُهَا.
Nous a rapporté 'Abd Al-'Azîz ibn 'Abd Allah, nous a rapporté Ibrâhîm ibn Sa'd, d'après Ibn Chihâb, d'après Sa'îd ibn Al-Musayyab, d'après Abû Hurayrah (qu'Allah soit satisfait de lui), que le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : *« J'ai été envoyé avec les paroles concises, et j'ai été secouru par la terreur [dans le cœur des ennemis]. Alors que je dormais, j'ai vu qu'on m'apportait les clés des trésors de la terre, et elles furent placées dans ma main. »* Abû Hurayrah ajouta : « Le Messager d'Allah (ﷺ) nous a quittés, et vous continuez à en parler de manière confuse » – ou une expression similaire.
حَدَّثَنَا عَبْدُ الْعَزِيزِ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، حَدَّثَنَا اللَّيْثُ، عَنْ سَعِيدٍ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ " مَا مِنَ الأَنْبِيَاءِ نَبِيٌّ إِلاَّ أُعْطِيَ مِنَ الآيَاتِ مَا مِثْلُهُ أُومِنَ ـ أَوْ آمَنَ ـ عَلَيْهِ الْبَشَرُ، وَإِنَّمَا كَانَ الَّذِي أُوتِيتُ وَحْيًا أَوْحَاهُ اللَّهُ إِلَىَّ، فَأَرْجُو أَنِّي أَكْثَرُهُمْ تَابِعًا يَوْمَ الْقِيَامَةِ " .
Nous a rapporté 'Abd Al-'Azîz ibn 'Abd Allah, nous a rapporté Al-Layth, d'après Sa'îd, d'après son père, d'après Abû Hurayrah, que le Prophète (ﷺ) a dit : *« Il n'est pas de prophète qui n'ait reçu des signes miraculeux tels que les hommes y croient – ou aient cru en lui. Quant à moi, ce qui m'a été donné est une révélation qu'Allah m'a inspirée. J'espère donc être celui qui aura le plus de disciples au Jour de la Résurrection. »*
حَدَّثَنَا عَمْرُو بْنُ عَبَّاسٍ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الرَّحْمَنِ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، عَنْ وَاصِلٍ، عَنْ أَبِي وَائِلٍ، قَالَ جَلَسْتُ إِلَى شَيْبَةَ فِي هَذَا الْمَسْجِدِ قَالَ جَلَسَ إِلَىَّ عُمَرُ فِي مَجْلِسِكَ هَذَا فَقَالَ هَمَمْتُ أَنْ لاَ أَدَعَ فِيهَا صَفْرَاءَ وَلاَ بَيْضَاءَ إِلاَّ قَسَمْتُهَا بَيْنَ الْمُسْلِمِينَ. قُلْتُ مَا أَنْتَ بِفَاعِلٍ. قَالَ لِمَ. قُلْتُ لَمْ يَفْعَلْهُ صَاحِبَاكَ قَالَ هُمَا الْمَرْآنِ يُقْتَدَى بِهِمَا.
Nous a rapporté 'Amr ibn 'Abbâs, nous a rapporté 'Abd Ar-Rahmân, nous a rapporté Sufyân, d'après Wâsil, d'après Abû Wâ'il, qui a dit : Je me suis assis auprès de Shaybah dans cette mosquée, et il m'a dit : « 'Umar s'est assis à ta place dans cette assemblée et a déclaré : "J'ai failli ne laisser dans cette ville ni or ni argent sans le distribuer entre les musulmans." » Je lui ai répondu : « Tu ne le feras pas. » Il demanda : « Pourquoi ? » Je répondis : « Tes deux prédécesseurs ne l'ont pas fait. » Il dit : « Ce sont deux hommes dont on suit l'exemple. »
حَدَّثَنَا عَلِيُّ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، قَالَ سَأَلْتُ الأَعْمَشَ فَقَالَ عَنْ زَيْدِ بْنِ وَهْبٍ، سَمِعْتُ حُذَيْفَةَ، يَقُولُ حَدَّثَنَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " أَنَّ الأَمَانَةَ نَزَلَتْ مِنَ السَّمَاءِ فِي جَذْرِ قُلُوبِ الرِّجَالِ، وَنَزَلَ الْقُرْآنُ فَقَرَءُوا الْقُرْآنَ وَعَلِمُوا مِنَ السُّنَّةِ " .
Nous avons été informés par 'Alî ibn 'Abd Allâh, qui nous a rapporté d'après Sufyân, qui a dit : J'ai interrogé al-A'mash, et il a répondu d'après Zayd ibn Wahb, qui a entendu Hudhayfa dire : Le Messager d'Allâh (ﷺ) nous a raconté : « Certes, la confiance (al-amâna) est descendue du ciel dans les racines des cœurs des hommes, puis le Coran est descendu, et ils ont lu le Coran et appris de la Sunna. »
حَدَّثَنَا آدَمُ بْنُ أَبِي إِيَاسٍ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، أَخْبَرَنَا عَمْرُو بْنُ مُرَّةَ، سَمِعْتُ مُرَّةَ الْهَمْدَانِيَّ، يَقُولُ قَالَ عَبْدُ اللَّهِ إِنَّ أَحْسَنَ الْحَدِيثِ كِتَابُ اللَّهِ، وَأَحْسَنَ الْهَدْىِ هَدْىُ مُحَمَّدٍ صلى الله عليه وسلم، وَشَرَّ الأُمُورِ مُحْدَثَاتُهَا، وَإِنَّ مَا تُوعَدُونَ لآتٍ، وَمَا أَنْتُمْ بِمُعْجِزِينَ.
Nous avons été informés par Âdam ibn Abî Iyâs, qui nous a rapporté d'après Shu'ba, qui nous a informés d'après 'Amr ibn Murra, qui a entendu Murra al-Hamdânî dire : 'Abd Allâh a dit : « Certes, la meilleure des paroles est le Livre d'Allâh, et la meilleure des voies est la voie de Muhammad (ﷺ). Quant aux pires des choses, ce sont les innovations (muhdathât). Et ce qui vous est promis arrivera, et vous ne pourrez point y échapper. »
حَدَّثَنَا مُسَدَّدٌ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، حَدَّثَنَا الزُّهْرِيُّ، عَنْ عُبَيْدِ اللَّهِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، وَزَيْدِ بْنِ خَالِدٍ، قَالاَ كُنَّا عِنْدَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ " لأَقْضِيَنَّ بَيْنَكُمَا بِكِتَابِ اللَّهِ " .
Nous avons été informés par Musaddad, qui nous a rapporté d'après Sufyân, qui nous a rapporté d'après al-Zuhrî, d'après 'Ubayd Allâh, d'après Abû Hurayra et Zayd ibn Khâlid, qui ont dit : Nous étions auprès du Prophète (ﷺ) lorsqu'il dit : « Je jugerai entre vous deux selon le Livre d'Allâh. »
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ سِنَانٍ، حَدَّثَنَا فُلَيْحٌ، حَدَّثَنَا هِلاَلُ بْنُ عَلِيٍّ، عَنْ عَطَاءِ بْنِ يَسَارٍ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ " كُلُّ أُمَّتِي يَدْخُلُونَ الْجَنَّةَ، إِلاَّ مَنْ أَبَى ". قَالُوا يَا رَسُولَ اللَّهِ وَمَنْ يَأْبَى قَالَ " مَنْ أَطَاعَنِي دَخَلَ الْجَنَّةَ، وَمَنْ عَصَانِي فَقَدْ أَبَى ".
Nous avons été informés par Muhammad ibn Sinân, qui nous a rapporté d'après Fulayh, qui nous a rapporté d'après Hilâl ibn 'Alî, d'après 'Atâ' ibn Yasâr, d'après Abû Hurayra, que le Messager d'Allâh (ﷺ) a dit : « Tous les membres de ma communauté entreront au Paradis, sauf ceux qui refusent. » Ils dirent : « Ô Messager d'Allâh, et qui refuse ? » Il répondit : « Celui qui m'obéit entrera au Paradis, et celui qui me désobéit a certes refusé. »
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ عَبَادَةَ، أَخْبَرَنَا يَزِيدُ، حَدَّثَنَا سَلِيمُ بْنُ حَيَّانَ ـ وَأَثْنَى عَلَيْهِ ـ حَدَّثَنَا سَعِيدُ بْنُ مِينَاءَ، حَدَّثَنَا أَوْ، سَمِعْتُ جَابِرَ بْنَ عَبْدِ اللَّهِ، يَقُولُ جَاءَتْ مَلاَئِكَةٌ إِلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم وَهْوَ نَائِمٌ فَقَالَ بَعْضُهُمْ إِنَّهُ نَائِمٌ. وَقَالَ بَعْضُهُمْ إِنَّ الْعَيْنَ نَائِمَةٌ وَالْقَلْبَ يَقْظَانُ. فَقَالُوا إِنَّ لِصَاحِبِكُمْ هَذَا مَثَلاً فَاضْرِبُوا لَهُ مَثَلاً. فَقَالَ بَعْضُهُمْ إِنَّهُ نَائِمٌ. وَقَالَ بَعْضُهُمْ إِنَّ الْعَيْنَ نَائِمَةٌ وَالْقَلْبَ يَقْظَانُ. فَقَالُوا مَثَلُهُ كَمَثَلِ رَجُلٍ بَنَى دَارًا، وَجَعَلَ فِيهَا مَأْدُبَةً وَبَعَثَ دَاعِيًا، فَمَنْ أَجَابَ الدَّاعِيَ دَخَلَ الدَّارَ وَأَكَلَ مِنَ الْمَأْدُبَةِ، وَمَنْ لَمْ يُجِبِ الدَّاعِيَ لَمْ يَدْخُلِ الدَّارَ وَلَمْ يَأْكُلْ مِنَ الْمَأْدُبَةِ. فَقَالُوا أَوِّلُوهَا لَهُ يَفْقَهْهَا فَقَالَ بَعْضُهُمْ إِنَّهُ نَائِمٌ. وَقَالَ بَعْضُهُمْ إِنَّ الْعَيْنَ نَائِمَةٌ وَالْقَلْبَ يَقْظَانُ. فَقَالُوا فَالدَّارُ الْجَنَّةُ، وَالدَّاعِي مُحَمَّدٌ صلى الله عليه وسلم فَمَنْ أَطَاعَ مُحَمَّدًا صلى الله عليه وسلم فَقَدْ أَطَاعَ اللَّهَ، وَمَنْ عَصَى مُحَمَّدًا صلى الله عليه وسلم فَقَدْ عَصَى اللَّهَ، وَمُحَمَّدٌ صلى الله عليه وسلم فَرْقٌ بَيْنَ النَّاسِ. تَابَعَهُ قُتَيْبَةُ عَنْ لَيْثٍ، عَنْ خَالِدٍ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ أَبِي هِلاَلٍ، عَنْ جَابِرٍ، خَرَجَ عَلَيْنَا النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم.
Nous avons été informés par Muhammad ibn 'Abâda, qui nous a informés d'après Yazîd, qui nous a rapporté d'après Salîm ibn Hayyân – et il en fit l'éloge – qui nous a rapporté d'après Sa'îd ibn Mina', qui nous a rapporté ou dit avoir entendu Jâbir ibn 'Abd Allâh dire : Des anges vinrent auprès du Prophète (ﷺ) alors qu'il dormait. Certains dirent : « Il dort. » D'autres dirent : « Son œil dort, mais son cœur est éveillé. » Ils dirent : « Votre compagnon a une parabole, proposez-lui une parabole. » Certains dirent : « Il dort. » D'autres dirent : « Son œil dort, mais son cœur est éveillé. » Ils dirent : « Sa parabole est semblable à un homme qui a construit une demeure, y a préparé un banquet et a envoyé un appelant. Quiconque répond à l'appelant entrera dans la demeure et mangera du banquet, et quiconque ne répond pas à l'appelant n'entrera pas dans la demeure et ne mangera pas du banquet. » Ils dirent : « Expliquez-la-lui pour qu'il la comprenne. » Certains dirent : « Il dort. » D'autres dirent : « Son œil dort, mais son cœur est éveillé. » Ils dirent : « La demeure est le Paradis, et l'appelant est Muhammad (ﷺ). Quiconque obéit à Muhammad (ﷺ) a obéi à Allâh, et quiconque désobéit à Muhammad (ﷺ) a désobéi à Allâh. Muhammad (ﷺ) est un critère entre les gens. » Qutayba le rapporta d'après Layth, d'après Khâlid, d'après Sa'îd ibn Abî Hilâl, d'après Jâbir, que le Prophète (ﷺ) sortit vers eux.
حَدَّثَنَا أَبُو نُعَيْمٍ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، عَنِ الأَعْمَشِ، عَنْ إِبْرَاهِيمَ، عَنْ هَمَّامٍ، عَنْ حُذَيْفَةَ، قَالَ يَا مَعْشَرَ الْقُرَّاءِ اسْتَقِيمُوا فَقَدْ سُبِقْتُمْ سَبْقًا بَعِيدًا فَإِنْ أَخَذْتُمْ يَمِينًا وَشِمَالاً، لَقَدْ ضَلَلْتُمْ ضَلاَلاً بَعِيدًا.
Nous avons été informés par Abû Nu'aym, qui nous a rapporté d'après Sufyân, d'après al-A'mash, d'après Ibrâhîm, d'après Hammâm, d'après Hudhayfa, qui dit : « Ô assemblée des lecteurs (du Coran), tenez-vous droits, car vous avez certes devancé (les autres) d'une avance considérable. Mais si vous prenez à droite ou à gauche, vous vous égarerez d'un égarement lointain. »
حَدَّثَنَا أَبُو كُرَيْبٍ، حَدَّثَنَا أَبُو أُسَامَةَ، عَنْ بُرَيْدٍ، عَنْ أَبِي بُرْدَةَ، عَنْ أَبِي مُوسَى، عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ " إِنَّمَا مَثَلِي وَمَثَلُ مَا بَعَثَنِي اللَّهُ بِهِ كَمَثَلِ رَجُلٍ أَتَى قَوْمًا فَقَالَ يَا قَوْمِ إِنِّي رَأَيْتُ الْجَيْشَ بِعَيْنَىَّ، وَإِنِّي أَنَا النَّذِيرُ الْعُرْيَانُ فَالنَّجَاءَ. فَأَطَاعَهُ طَائِفَةٌ مِنْ قَوْمِهِ فَأَدْلَجُوا، فَانْطَلَقُوا عَلَى مَهَلِهِمْ فَنَجَوْا، وَكَذَّبَتْ طَائِفَةٌ مِنْهُمْ فَأَصْبَحُوا مَكَانَهُمْ، فَصَبَّحَهُمُ الْجَيْشُ، فَأَهْلَكَهُمْ وَاجْتَاحَهُمْ، فَذَلِكَ مَثَلُ مَنْ أَطَاعَنِي، فَاتَّبَعَ مَا جِئْتُ بِهِ، وَمَثَلُ مَنْ عَصَانِي وَكَذَّبَ بِمَا جِئْتُ بِهِ مِنَ الْحَقِّ " .
Nous avons été informés par Abû Kurayb, qui nous a rapporté d'après Abû Usâma, d'après Burayd, d'après Abû Burda, d'après Abû Mûsâ, que le Prophète (ﷺ) a dit : « Ma parabole et celle de ce avec quoi Allâh m'a envoyé est semblable à un homme qui vint auprès d'un peuple et dit : "Ô mon peuple, j'ai vu l'armée de mes propres yeux, et je suis le avertisseur nu. Sauvez-vous !" Une partie de son peuple lui obéit, ils partirent de nuit et s'en allèrent à leur rythme, et ils furent sauvés. Une autre partie le traita de menteur, ils restèrent à leur place, et l'armée les surprit au matin, les anéantit et les extermina. Telle est la parabole de celui qui m'obéit et suit ce avec quoi je suis venu, et la parabole de celui qui me désobéit et traite de mensonge ce avec quoi je suis venu de la vérité. »
حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ بْنُ سَعِيدٍ، حَدَّثَنَا لَيْثٌ، عَنْ عُقَيْلٍ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، أَخْبَرَنِي عُبَيْدُ اللَّهِ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُتْبَةَ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، قَالَ لَمَّا تُوُفِّيَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَاسْتُخْلِفَ أَبُو بَكْرٍ بَعْدَهُ، وَكَفَرَ مَنْ كَفَرَ مِنَ الْعَرَبِ قَالَ عُمَرُ لأَبِي بَكْرٍ كَيْفَ تُقَاتِلُ النَّاسَ، وَقَدْ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " أُمِرْتُ أَنْ أُقَاتِلَ النَّاسَ حَتَّى يَقُولُوا لاَ إِلَهَ إِلاَّ اللَّهُ. فَمَنْ قَالَ لاَ إِلَهَ إِلاَّ اللَّهُ. عَصَمَ مِنِّي مَالَهُ وَنَفْسَهُ، إِلاَّ بِحَقِّهِ، وَحِسَابُهُ عَلَى اللَّهِ " . فَقَالَ وَاللَّهِ لأُقَاتِلَنَّ مَنْ فَرَّقَ بَيْنَ الصَّلاَةِ وَالزَّكَاةِ، فَإِنَّ الزَّكَاةَ حَقُّ الْمَالِ، وَاللَّهِ لَوْ مَنَعُونِي عِقَالاً كَانُوا يُؤَدُّونَهُ إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم لَقَاتَلْتُهُمْ عَلَى مَنْعِهِ. فَقَالَ عُمَرُ فَوَاللَّهِ مَا هُوَ إِلاَّ أَنْ رَأَيْتُ اللَّهَ قَدْ شَرَحَ صَدْرَ أَبِي بَكْرٍ لِلْقِتَالِ فَعَرَفْتُ أَنَّهُ الْحَقُّ. قَالَ ابْنُ بُكَيْرٍ وَعَبْدُ اللَّهِ عَنِ اللَّيْثِ عَنَاقًا. وَهْوَ أَصَحُّ.
Nous avons été informés par Qutayba ibn Sa'îd, qui nous a rapporté d'après Layth, d'après 'Uqayl, d'après al-Zuhrî, qui m'a informé d'après 'Ubayd Allâh ibn 'Abd Allâh ibn 'Utba, d'après Abû Hurayra, qui dit : Lorsque le Messager d'Allâh (ﷺ) décéda et que Abû Bakr fut désigné comme calife après lui, et que ceux des Arabes qui avaient mécru mécrurent, 'Umar dit à Abû Bakr : « Comment peux-tu combattre les gens alors que le Messager d'Allâh (ﷺ) a dit : "J'ai reçu l'ordre de combattre les gens jusqu'à ce qu'ils disent : Il n'y a de divinité qu'Allâh. Quiconque dit : Il n'y a de divinité qu'Allâh préserve de moi ses biens et sa personne, sauf en vertu de son droit, et son compte incombe à Allâh." » Abû Bakr répondit : « Par Allâh, je combattrai certes ceux qui séparent la prière de la zakât, car la zakât est un droit sur les biens. Par Allâh, s'ils me refusent ne serait-ce qu'une corde qu'ils avaient l'habitude de donner au Messager d'Allâh (ﷺ), je les combattrai pour ce refus. » 'Umar dit : « Par Allâh, ce ne fut que lorsque je vis qu'Allâh avait ouvert la poitrine d'Abû Bakr au combat que je sus que c'était la vérité. » Ibn Bukayr et 'Abd Allâh (ont rapporté) d'après Layth : « 'anâqan » (une corde), et c'est plus authentique.
حَدَّثَنِي إِسْمَاعِيلُ، حَدَّثَنِي ابْنُ وَهْبٍ، عَنْ يُونُسَ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، حَدَّثَنِي عُبَيْدُ اللَّهِ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُتْبَةَ، أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عَبَّاسٍ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ قَدِمَ عُيَيْنَةُ بْنُ حِصْنِ بْنِ حُذَيْفَةَ بْنِ بَدْرٍ فَنَزَلَ عَلَى ابْنِ أَخِيهِ الْحُرِّ بْنِ قَيْسِ بْنِ حِصْنٍ، وَكَانَ مِنَ النَّفَرِ الَّذِينَ يُدْنِيهِمْ عُمَرُ، وَكَانَ الْقُرَّاءُ أَصْحَابَ مَجْلِسِ عُمَرَ وَمُشَاوَرَتِهِ كُهُولاً كَانُوا أَوْ شُبَّانًا فَقَالَ عُيَيْنَةُ لاِبْنِ أَخِيهِ يَا ابْنَ أَخِي هَلْ لَكَ وَجْهٌ عِنْدَ هَذَا الأَمِيرِ فَتَسْتَأْذِنَ لِي عَلَيْهِ قَالَ سَأَسْتَأْذِنُ لَكَ عَلَيْهِ. قَالَ ابْنُ عَبَّاسٍ فَاسْتَأْذَنَ لِعُيَيْنَةَ فَلَمَّا دَخَلَ قَالَ يَا ابْنَ الْخَطَّابِ وَاللَّهِ مَا تُعْطِينَا الْجَزْلَ، وَمَا تَحْكُمُ بَيْنَنَا بِالْعَدْلِ. فَغَضِبَ عُمَرُ حَتَّى هَمَّ بِأَنْ يَقَعَ بِهِ فَقَالَ الْحُرُّ يَا أَمِيرَ الْمُؤْمِنِينَ إِنَّ اللَّهَ تَعَالَى قَالَ لِنَبِيِّهِ صلى الله عليه وسلم {خُذِ الْعَفْوَ وَأْمُرْ بِالْعُرْفِ وَأَعْرِضْ عَنِ الْجَاهِلِينَ} وَإِنَّ هَذَا مِنَ الْجَاهِلِينَ. فَوَاللَّهِ مَا جَاوَزَهَا عُمَرُ حِينَ تَلاَهَا عَلَيْهِ، وَكَانَ وَقَّافًا عِنْدَ كِتَابِ اللَّهِ.
Ismāʿīl m'a rapporté, Ibn Wahb m'a rapporté, d'après Yūnus, d'après Ibn Shihāb, qui a dit : ʿUbayd Allāh ibn ʿAbd Allāh ibn ʿUtba m'a rapporté qu'Abd Allāh ibn ʿAbbās (qu'Allāh soit satisfait d'eux deux) a dit : ʿUyayna ibn Ḥiṣn ibn Ḥudhayfa ibn Badr arriva et descendit chez son neveu al-Ḥurr ibn Qays ibn Ḥiṣn, qui faisait partie des hommes que ʿUmar rapprochait de lui. Les lecteurs (du Coran) étaient les compagnons des assemblées de ʿUmar et de ses consultations, qu'ils fussent d'âge mûr ou jeunes. ʿUyayna dit à son neveu : "Ô fils de mon frère, as-tu quelque influence auprès de ce prince pour que tu demandes la permission pour moi de le voir ?" Il répondit : "Je demanderai la permission pour toi." Ibn ʿAbbās dit : Il demanda la permission pour ʿUyayna, et lorsqu'il entra, il dit : "Ô fils d'al-Khaṭṭāb, par Allāh, tu ne nous donnes pas suffisamment et tu ne juges pas entre nous avec équité." ʿUmar se mit en colère au point de vouloir le réprimander, mais al-Ḥurr dit : "Ô Commandeur des croyants, Allāh le Très-Haut a dit à Son Prophète (ﷺ) : *« Prends ce qu'on te donne de facile, ordonne le convenable et éloigne-toi des ignorants »* (Coran 7:199), et celui-ci fait partie des ignorants." Par Allāh, ʿUmar ne dépassa pas ce verset lorsqu'il le lui récita, car il s'arrêtait toujours au Livre d'Allāh.
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مَسْلَمَةَ، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ، عَنْ فَاطِمَةَ بِنْتِ الْمُنْذِرِ، عَنْ أَسْمَاءَ ابْنَةِ أَبِي بَكْرٍ ـ رضى الله عنهما ـ أَنَّهَا قَالَتْ أَتَيْتُ عَائِشَةَ حِينَ خَسَفَتِ الشَّمْسُ، وَالنَّاسُ قِيَامٌ وَهْىَ قَائِمَةٌ تُصَلِّي فَقُلْتُ مَا لِلنَّاسِ فَأَشَارَتْ بِيَدِهَا نَحْوَ السَّمَاءِ فَقَالَتْ سُبْحَانَ اللَّهِ. فَقُلْتُ آيَةٌ. قَالَتْ بِرَأْسِهَا أَنْ نَعَمْ. فَلَمَّا انْصَرَفَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم حَمِدَ اللَّهَ وَأَثْنَى عَلَيْهِ ثُمَّ قَالَ " مَا مِنْ شَىْءٍ لَمْ أَرَهُ إِلاَّ وَقَدْ رَأَيْتُهُ فِي مَقَامِي، حَتَّى الْجَنَّةَ وَالنَّارَ، وَأُوحِيَ إِلَىَّ أَنَّكُمْ تُفْتَنُونَ فِي الْقُبُورِ قَرِيبًا مِنْ فِتْنَةِ الدَّجَّالِ، فَأَمَّا الْمُؤْمِنُ ـ أَوِ الْمُسْلِمُ لاَ أَدْرِي أَىَّ ذَلِكَ قَالَتْ أَسْمَاءُ ـ فَيَقُولُ مُحَمَّدٌ جَاءَنَا بِالْبَيِّنَاتِ فَأَجَبْنَا وَآمَنَّا. فَيُقَالُ نَمْ صَالِحًا عَلِمْنَا أَنَّكَ مُوقِنٌ. وَأَمَّا الْمُنَافِقُ ـ أَوِ الْمُرْتَابُ لاَ أَدْرِي أَىَّ ذَلِكَ قَالَتْ أَسْمَاءُ ـ فَيَقُولُ لاَ أَدْرِي سَمِعْتُ النَّاسَ يَقُولُونَ شَيْئًا فَقُلْتُهُ " .
ʿAbd Allāh ibn Maslama nous a rapporté, d'après Mālik, d'après Hishām ibn ʿUrwa, d'après Fāṭima bint al-Mundhir, d'après Asmāʾ bint Abī Bakr (qu'Allāh soit satisfait d'elles deux), qu'elle a dit : Je vins trouver ʿĀʾisha alors que le soleil s'éclipsait, et les gens étaient debout en prière, et elle aussi était debout en prière. Je dis : "Qu'ont donc les gens ?" Elle fit un signe de la main vers le ciel et dit : "Gloire à Allāh." Je dis : "Est-ce un signe ?" Elle fit un signe de la tête, disant oui. Lorsque le Messager d'Allāh (ﷺ) termina, il loua Allāh et Le glorifia, puis dit : *« Il n'est rien que je n'aie vu en ce lieu sans l'avoir vu auparavant, même le Paradis et l'Enfer. Il m'a été révélé que vous serez éprouvés dans vos tombes, d'une épreuve semblable à celle du Dajjāl. Quant au croyant – ou au musulman, je ne sais lequel des deux a dit Asmāʾ – il dira : "Muḥammad nous est venu avec des preuves évidentes, nous avons répondu et cru." On lui dira : "Dors en paix, nous savons que tu étais convaincu." Quant à l'hypocrite – ou au douteux, je ne sais lequel des deux a dit Asmāʾ – il dira : "Je ne sais pas, j'ai entendu les gens dire quelque chose, alors je l'ai répété." »*
حَدَّثَنَا إِسْمَاعِيلُ، حَدَّثَنِي مَالِكٌ، عَنْ أَبِي الزِّنَادِ، عَنِ الأَعْرَجِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ " دَعُونِي مَا تَرَكْتُكُمْ، إِنَّمَا هَلَكَ مَنْ كَانَ قَبْلَكُمْ بِسُؤَالِهِمْ وَاخْتِلاَفِهِمْ عَلَى أَنْبِيَائِهِمْ، فَإِذَا نَهَيْتُكُمْ عَنْ شَىْءٍ فَاجْتَنِبُوهُ، وَإِذَا أَمَرْتُكُمْ بِأَمْرٍ فَأْتُوا مِنْهُ مَا اسْتَطَعْتُمْ " .
Ismāʿīl m'a rapporté, Mālik m'a rapporté, d'après Abū al-Zinād, d'après al-Aʿraj, d'après Abū Hurayra, que le Prophète (ﷺ) a dit : *« Laissez-moi avec ce que je vous ai laissé. Ceux qui vous ont précédés ont péri à cause de leurs nombreuses questions et de leurs divergences avec leurs prophètes. Lorsque je vous interdis une chose, évitez-la, et lorsque je vous ordonne une chose, accomplissez-en ce que vous pouvez. »*
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ يَزِيدَ الْمُقْرِئُ، حَدَّثَنَا سَعِيدٌ، حَدَّثَنِي عُقَيْلٌ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ عَامِرِ بْنِ سَعْدِ بْنِ أَبِي وَقَّاصٍ، عَنْ أَبِيهِ، أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم قَالَ " إِنَّ أَعْظَمَ الْمُسْلِمِينَ جُرْمًا مَنْ سَأَلَ عَنْ شَىْءٍ لَمْ يُحَرَّمْ، فَحُرِّمَ مِنْ أَجْلِ مَسْأَلَتِهِ " .
ʿAbd Allāh ibn Yazīd al-Muqriʾ nous a rapporté, Saʿīd nous a rapporté, ʿUqayl nous a rapporté, d'après Ibn Shihāb, d'après ʿĀmir ibn Saʿd ibn Abī Waqqāṣ, d'après son père, que le Prophète (ﷺ) a dit : *« Le plus grand crime chez les musulmans est celui de quelqu'un qui interroge sur une chose qui n'était pas interdite, et qui devient interdite à cause de sa question. »*
حَدَّثَنَا إِسْحَاقُ، أَخْبَرَنَا عَفَّانُ، حَدَّثَنَا وُهَيْبٌ، حَدَّثَنَا مُوسَى بْنُ عُقْبَةَ، سَمِعْتُ أَبَا النَّضْرِ، يُحَدِّثُ عَنْ بُسْرِ بْنِ سَعِيدٍ، عَنْ زَيْدِ بْنِ ثَابِتٍ، أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم اتَّخَذَ حُجْرَةً فِي الْمَسْجِدِ مِنْ حَصِيرٍ، فَصَلَّى رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فِيهَا لَيَالِيَ، حَتَّى اجْتَمَعَ إِلَيْهِ نَاسٌ، ثُمَّ فَقَدُوا صَوْتَهُ لَيْلَةً فَظَنُّوا أَنَّهُ قَدْ نَامَ، فَجَعَلَ بَعْضُهُمْ يَتَنَحْنَحُ لِيَخْرُجَ إِلَيْهِمْ فَقَالَ " مَا زَالَ بِكُمُ الَّذِي رَأَيْتُ مِنْ صَنِيعِكُمْ، حَتَّى خَشِيتُ أَنْ يُكْتَبَ عَلَيْكُمْ، وَلَوْ كُتِبَ عَلَيْكُمْ مَا قُمْتُمْ بِهِ فَصَلُّوا أَيُّهَا النَّاسُ فِي بُيُوتِكُمْ، فَإِنَّ أَفْضَلَ صَلاَةِ الْمَرْءِ فِي بَيْتِهِ، إِلاَّ الصَّلاَةَ الْمَكْتُوبَةَ " .
Isḥāq nous a informés, ʿAffān nous a rapporté, Wuhaib nous a rapporté, Mūsā ibn ʿUqba nous a rapporté, j'ai entendu Abū al-Naḍr rapporter, d'après Busr ibn Saʿīd, d'après Zayd ibn Thābit, que le Prophète (ﷺ) s'était aménagé une chambre dans la mosquée avec des nattes de jonc. Le Messager d'Allāh (ﷺ) y pria plusieurs nuits, jusqu'à ce que des gens se rassemblent autour de lui. Puis, une nuit, ils ne l'entendirent plus et crurent qu'il s'était endormi. Certains d'entre eux se mirent à toussoter pour qu'il sorte vers eux. Il dit alors : *« Votre comportement que j'ai observé ne cesse de me préoccuper, au point que je crains qu'il ne vous soit prescrit. S'il vous était prescrit, vous ne pourriez l'accomplir. Priez donc, ô gens, dans vos maisons, car la meilleure prière de l'homme est celle qu'il accomplit chez lui, excepté la prière obligatoire. »*
حَدَّثَنَا يُوسُفُ بْنُ مُوسَى، حَدَّثَنَا أَبُو أُسَامَةَ، عَنْ بُرَيْدِ بْنِ أَبِي بُرْدَةَ، عَنْ أَبِي بُرْدَةَ، عَنْ أَبِي مُوسَى الأَشْعَرِيِّ، قَالَ سُئِلَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم عَنْ أَشْيَاءَ كَرِهَهَا، فَلَمَّا أَكْثَرُوا عَلَيْهِ الْمَسْأَلَةَ غَضِبَ وَقَالَ " سَلُونِي ". فَقَامَ رَجُلٌ فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ مَنْ أَبِي قَالَ " أَبُوكَ حُذَافَةُ ". ثُمَّ قَامَ آخَرُ فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ مَنْ أَبِي فَقَالَ " أَبُوكَ سَالِمٌ مَوْلَى شَيْبَةَ ". فَلَمَّا رَأَى عُمَرُ مَا بِوَجْهِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم مِنَ الْغَضَبِ قَالَ إِنَّا نَتُوبُ إِلَى اللَّهِ عَزَّ وَجَلَّ.
Yūsuf ibn Mūsā nous a rapporté, Abū Usāma nous a rapporté, d'après Burayd ibn Abī Burda, d'après Abū Burda, d'après Abū Mūsā al-Ashʿarī, qui a dit : On posa au Messager d'Allāh (ﷺ) des questions qu'il n'apprécia pas. Lorsqu'on insista trop, il se mit en colère et dit : *« Interrogez-moi. »* Un homme se leva et dit : "Ô Messager d'Allāh, qui est mon père ?" Il répondit : *« Ton père est Ḥudhāfa. »* Puis un autre se leva et dit : "Ô Messager d'Allāh, qui est mon père ?" Il répondit : *« Ton père est Sālim, le client de Shayba. »* Lorsque ʿUmar vit la colère sur le visage du Messager d'Allāh (ﷺ), il dit : "Nous nous repentons à Allāh le Puissant et Majestueux."
حَدَّثَنَا مُوسَى، حَدَّثَنَا أَبُو عَوَانَةَ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الْمَلِكِ، عَنْ وَرَّادٍ، كَاتِبِ الْمُغِيرَةِ قَالَ كَتَبَ مُعَاوِيَةُ إِلَى الْمُغِيرَةِ اكْتُبْ إِلَىَّ مَا سَمِعْتَ مِنْ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم. فَكَتَبَ إِلَيْهِ إِنَّ نَبِيَّ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم كَانَ يَقُولُ فِي دُبُرِ كُلِّ صَلاَةٍ " لاَ إِلَهَ إِلاَّ اللَّهُ، وَحْدَهُ لاَ شَرِيكَ لَهُ، لَهُ الْمُلْكُ وَلَهُ الْحَمْدُ، وَهْوَ عَلَى كُلِّ شَىْءٍ قَدِيرٌ، اللَّهُمَّ لاَ مَانِعَ لِمَا أَعْطَيْتَ، وَلاَ مُعْطِيَ لِمَا مَنَعْتَ، وَلاَ يَنْفَعُ ذَا الْجَدِّ مِنْكَ الْجَدُّ " . وَكَتَبَ إِلَيْهِ إِنَّهُ كَانَ يَنْهَى عَنْ قِيلَ وَقَالَ، وَكَثْرَةِ السُّؤَالِ، وَإِضَاعَةِ الْمَالِ، وَكَانَ يَنْهَى عَنْ عُقُوقِ الأُمَّهَاتِ وَوَأْدِ الْبَنَاتِ وَمَنْعٍ وَهَاتِ.
Mūsā nous a rapporté, Abū ʿAwāna nous a rapporté, ʿAbd al-Malik nous a rapporté, d'après Warrād, le scribe d'al-Mughīra, qui a dit : Muʿāwiya écrivit à al-Mughīra : "Écris-moi ce que tu as entendu du Messager d'Allāh (ﷺ)." Il lui écrivit : Le Prophète d'Allāh (ﷺ) disait à la fin de chaque prière : *« Il n'y a de divinité qu'Allāh, Unique, sans associé. À Lui appartient la royauté et à Lui la louange, et Il est Omnipotent. Ô Allāh, nul ne peut retenir ce que Tu donnes, et nul ne peut donner ce que Tu retiens, et la fortune de celui qui en jouit ne lui sert à rien face à Toi. »* Il lui écrivit également qu'il interdisait les commérages, les questions excessives, le gaspillage des biens, la désobéissance aux mères, l'enterrement des filles vivantes, et le fait de refuser de donner ou de demander avec insistance.
حَدَّثَنَا سُلَيْمَانُ بْنُ حَرْبٍ، حَدَّثَنَا حَمَّادُ بْنُ زَيْدٍ، عَنْ ثَابِتٍ، عَنْ أَنَسٍ، قَالَ كُنَّا عِنْدَ عُمَرَ فَقَالَ نُهِينَا عَنِ التَّكَلُّفِ.
Sulaymān ibn Ḥarb nous a rapporté, Ḥammād ibn Zayd nous a rapporté, d'après Thābit, d'après Anas, qui a dit : Nous étions chez ʿUmar lorsqu'il dit : *« Nous avons été interdits de nous donner de la peine (ou de nous surcharger). »*
حَدَّثَنَا أَبُو الْيَمَانِ، أَخْبَرَنَا شُعَيْبٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ،. وَحَدَّثَنِي مَحْمُودٌ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الرَّزَّاقِ، أَخْبَرَنَا مَعْمَرٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، أَخْبَرَنِي أَنَسُ بْنُ مَالِكٍ ـ رضى الله عنه. أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم خَرَجَ حِينَ زَاغَتِ الشَّمْسُ فَصَلَّى الظُّهْرَ فَلَمَّا سَلَّمَ قَامَ عَلَى الْمِنْبَرِ فَذَكَرَ السَّاعَةَ، وَذَكَرَ أَنَّ بَيْنَ يَدَيْهَا أُمُورًا عِظَامًا ثُمَّ قَالَ " مَنْ أَحَبَّ أَنْ يَسْأَلَ عَنْ شَىْءٍ فَلْيَسْأَلْ عَنْهُ، فَوَاللَّهِ لاَ تَسْأَلُونِي عَنْ شَىْءٍ إِلاَّ أَخْبَرْتُكُمْ بِهِ، مَا دُمْتُ فِي مَقَامِي هَذَا ". قَالَ أَنَسٌ فَأَكْثَرَ النَّاسُ الْبُكَاءَ، وَأَكْثَرَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم أَنْ يَقُولَ " سَلُونِي ". فَقَالَ أَنَسٌ فَقَامَ إِلَيْهِ رَجُلٌ فَقَالَ أَيْنَ مَدْخَلِي يَا رَسُولَ اللَّهِ قَالَ " النَّارُ ". فَقَامَ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ حُذَافَةَ فَقَالَ مَنْ أَبِي يَا رَسُولَ اللَّهِ قَالَ " أَبُوكَ حُذَافَةُ ". قَالَ ثُمَّ أَكْثَرَ أَنْ يَقُولَ " سَلُونِي سَلُونِي ". فَبَرَكَ عُمَرُ عَلَى رُكْبَتَيْهِ فَقَالَ رَضِينَا بِاللَّهِ رَبًّا، وَبِالإِسْلاَمِ دِينًا، وَبِمُحَمَّدٍ صلى الله عليه وسلم رَسُولاً. قَالَ فَسَكَتَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم حِينَ قَالَ عُمَرُ ذَلِكَ، ثُمَّ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " وَالَّذِي نَفْسِي بِيَدِهِ لَقَدْ عُرِضَتْ عَلَىَّ الْجَنَّةُ وَالنَّارُ آنِفًا فِي عُرْضِ هَذَا الْحَائِطِ وَأَنَا أُصَلِّي، فَلَمْ أَرَ كَالْيَوْمِ فِي الْخَيْرِ وَالشَّرِّ ".
Nous a rapporté Abou Al-Yamân, nous a informé Chou'ayb, d'après Az-Zouhri. Et m'a rapporté Mahmoud, nous a rapporté 'Abd Ar-Razzâq, nous a informé Ma'mar, d'après Az-Zouhri, qui m'a informé qu'Anas ibn Mâlik (qu'Allah l'agrée) a dit : Le Prophète (ﷺ) sortit lorsque le soleil déclina et accomplit la prière de Dhuhr. Lorsqu'il eut terminé le salut, il monta sur le minbar et évoqua l'Heure, mentionnant que de grands événements la précéderaient. Puis il dit : « Que celui qui souhaite poser une question le fasse, car, par Allah, vous ne me questionnerez sur rien sans que je vous en informe, tant que je demeure en cette place. » Anas ajouta : Les gens se mirent à pleurer abondamment, et le Messager d'Allah (ﷺ) répéta souvent : « Interrogez-moi. » Un homme se leva alors et demanda : « Où serai-je admis, ô Messager d'Allah ? » Il répondit : « En Enfer. » Puis 'Abdullah ibn Houdhâfa se leva et demanda : « Qui est mon père, ô Messager d'Allah ? » Il répondit : « Ton père est Houdhâfa. » Le Prophète (ﷺ) insista encore : « Interrogez-moi, interrogez-moi. » 'Omar se mit alors à genoux et dit : « Nous sommes satisfaits d'Allah comme Seigneur, de l'Islam comme religion et de Mohammed (ﷺ) comme Messager. » Le Messager d'Allah (ﷺ) se tut lorsque 'Omar eut prononcé ces paroles, puis il dit : « Par Celui qui tient mon âme en Sa main, le Paradis et l'Enfer m'ont été présentés tout à l'heure, dans l'espace de ce mur, alors que je priais. Je n'ai jamais vu un jour comme celui-ci, tant pour le bien que pour le mal. »