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Le Livre des Deux Fêtes
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وَحَدَّثَنِي مُحَمَّدُ بْنُ رَافِعٍ، وَعَبْدُ بْنُ حُمَيْدٍ، جَمِيعًا عَنْ عَبْدِ الرَّزَّاقِ، - قَالَ ابْنُ رَافِعٍ حَدَّثَنَا عَبْدُ الرَّزَّاقِ، - أَخْبَرَنَا ابْنُ جُرَيْجٍ، أَخْبَرَنِي الْحَسَنُ بْنُ مُسْلِمٍ، عَنْ طَاوُسٍ، عَنِ ابْنِ، عَبَّاسٍ قَالَ شَهِدْتُ صَلاَةَ الْفِطْرِ مَعَ نَبِيِّ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَأَبِي بَكْرٍ وَعُمَرَ وَعُثْمَانَ فَكُلُّهُمْ يُصَلِّيهَا قَبْلَ الْخُطْبَةِ ثُمَّ يَخْطُبُ قَالَ فَنَزَلَ نَبِيُّ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم كَأَنِّي أَنْظُرُ إِلَيْهِ حِينَ يُجَلِّسُ الرِّجَالَ بِيَدِهِ ثُمَّ أَقْبَلَ يَشُقُّهُمْ حَتَّى جَاءَ النِّسَاءَ وَمَعَهُ بِلاَلٌ فَقَالَ { يَا أَيُّهَا النَّبِيُّ إِذَا جَاءَكَ الْمُؤْمِنَاتُ يُبَايِعْنَكَ عَلَى أَنْ لاَ يُشْرِكْنَ بِاللَّهِ شَيْئًا} فَتَلاَ هَذِهِ الآيَةَ حَتَّى فَرَغَ مِنْهَا ثُمَّ قَالَ حِينَ فَرَغَ مِنْهَا " أَنْتُنَّ عَلَى ذَلِكِ " فَقَالَتِ امْرَأَةٌ وَاحِدَةٌ لَمْ يُجِبْهُ غَيْرُهَا مِنْهُنَّ نَعَمْ يَا نَبِيَّ اللَّهِ لاَ يُدْرَى حِينَئِذٍ مَنْ هِيَ قَالَ " فَتَصَدَّقْنَ " . فَبَسَطَ بِلاَلٌ ثَوْبَهُ ثُمَّ قَالَ هَلُمَّ فِدًى لَكُنَّ أَبِي وَأُمِّي . فَجَعَلْنَ يُلْقِينَ الْفَتَخَ وَالْخَوَاتِمَ فِي ثَوْبِ بِلاَلٍ .
M’a rapporté Muhammad ibn Rafi‘ et ‘Abd ibn Humayd, tous deux d’après ‘Abd al-Razzaq. Ibn Rafi‘ a dit : Nous a rapporté ‘Abd al-Razzaq, nous a informés Ibn Jurayj, m’a informé al-Hasan ibn Muslim, d’après Tawus, d’après Ibn ‘Abbas, qui a dit : J’ai assisté à la prière de la Fête de la rupture du jeûne avec le Prophète d’Allah (ﷺ), Abu Bakr, ‘Umar et ‘Uthman. Tous la priaient avant le sermon, puis ils faisaient le sermon. Il dit : Le Prophète d’Allah (ﷺ) descendit – comme si je le voyais encore – lorsqu’il faisait asseoir les hommes de sa main, puis il s’avança à travers eux jusqu’à ce qu’il arrive auprès des femmes, accompagné de Bilal. Il dit : *« Ô Prophète ! Lorsque les croyantes viennent à toi pour te prêter serment d’allégeance, [en jurant] qu’elles n’associeront rien à Allah… »* (Coran 60:12), puis il récita ce verset jusqu’à la fin. Lorsqu’il eut terminé, il dit : « Vous êtes engagées en cela ? » Une seule femme répondit, les autres ne répondirent pas : « Oui, ô Prophète d’Allah ! » – on ne savait pas alors qui elle était. Il dit : « Faites l’aumône. » Bilal étendit son vêtement, puis dit : « Venez, que mon père et ma mère soient votre rançon ! » Elles se mirent à jeter des boucles d’oreilles et des bagues dans le vêtement de Bilal.
وَحَدَّثَنَا أَبُو بَكْرِ بْنُ أَبِي شَيْبَةَ، وَابْنُ أَبِي عُمَرَ، قَالَ أَبُو بَكْرٍ حَدَّثَنَا سُفْيَانُ بْنُ، عُيَيْنَةَ حَدَّثَنَا أَيُّوبُ، قَالَ سَمِعْتُ عَطَاءً، قَالَ سَمِعْتُ ابْنَ عَبَّاسٍ، يَقُولُ أَشْهَدُ عَلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم لَصَلَّى قَبْلَ الْخُطْبَةِ - قَالَ - ثُمَّ خَطَبَ فَرَأَى أَنَّهُ لَمْ يُسْمِعِ النِّسَاءَ فَأَتَاهُنَّ فَذَكَّرَهُنَّ وَوَعَظَهُنَّ وَأَمَرَهُنَّ بِالصَّدَقَةِ وَبِلاَلٌ قَائِلٌ بِثَوْبِهِ فَجَعَلَتِ الْمَرْأَةُ تُلْقِي الْخَاتَمَ وَالْخُرْصَ وَالشَّىْءَ . وَحَدَّثَنِيهِ أَبُو الرَّبِيعِ الزَّهْرَانِيُّ، حَدَّثَنَا حَمَّادٌ، ح وَحَدَّثَنِي يَعْقُوبُ الدَّوْرَقِيُّ، حَدَّثَنَا إِسْمَاعِيلُ بْنُ إِبْرَاهِيمَ، كِلاَهُمَا عَنْ أَيُّوبَ، بِهَذَا الإِسْنَادِ نَحْوَهُ .
Nous a rapporté Abu Bakr ibn Abi Shayba et Ibn Abi ‘Umar. Abu Bakr a dit : Nous a rapporté Sufyan ibn ‘Uyayna, nous a rapporté Ayyub, qui a dit : J’ai entendu ‘Ata’ dire : J’ai entendu Ibn ‘Abbas dire : « J’atteste que le Messager d’Allah (ﷺ) a prié avant le sermon. » Il dit : Puis il fit le sermon. Voyant qu’il n’avait pas été entendu des femmes, il alla vers elles, les exhorta, les conseilla et leur ordonna de faire l’aumône. Bilal étendait son vêtement, et les femmes y jetaient des bagues, des anneaux et d’autres choses.
وَحَدَّثَنَا إِسْحَاقُ بْنُ إِبْرَاهِيمَ، وَمُحَمَّدُ بْنُ رَافِعٍ، قَالَ ابْنُ رَافِعٍ حَدَّثَنَا عَبْدُ الرَّزَّاقِ، أَخْبَرَنَا ابْنُ جُرَيْجٍ، أَخْبَرَنِي عَطَاءٌ، عَنْ جَابِرِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ، قَالَ سَمِعْتُهُ يَقُولُ إِنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم قَامَ يَوْمَ الْفِطْرِ فَصَلَّى فَبَدَأَ بِالصَّلاَةِ قَبْلَ الْخُطْبَةِ ثُمَّ خَطَبَ النَّاسَ فَلَمَّا فَرَغَ نَبِيُّ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم نَزَلَ وَأَتَى النِّسَاءَ فَذَكَّرَهُنَّ وَهُوَ يَتَوَكَّأُ عَلَى يَدِ بِلاَلٍ وَبِلاَلٌ بَاسِطٌ ثَوْبَهُ يُلْقِينَ النِّسَاءُ صَدَقَةً . قُلْتُ لِعَطَاءٍ زَكَاةَ يَوْمِ الْفِطْرِ قَالَ لاَ وَلَكِنْ صَدَقَةً يَتَصَدَّقْنَ بِهَا حِينَئِذٍ تُلْقِي الْمَرْأَةُ فَتَخَهَا وَيُلْقِينَ وَيُلْقِينَ . قُلْتُ لِعَطَاءٍ أَحَقًّا عَلَى الإِمَامِ الآنَ أَنْ يَأْتِيَ النِّسَاءَ حِينَ يَفْرُغُ فَيُذَكِّرَهُنَّ قَالَ إِي لَعَمْرِي إِنَّ ذَلِكَ لَحَقٌّ عَلَيْهِمْ وَمَا لَهُمْ لاَ يَفْعَلُونَ ذَلِكَ.
Nous a rapporté Ishaq ibn Ibrahim et Muhammad ibn Rafi‘. Ibn Rafi‘ a dit : Nous a rapporté ‘Abd al-Razzaq, nous a informés Ibn Jurayj, m’a informé ‘Ata’, d’après Jabir ibn ‘Abdullah, qui a dit : Je l’ai entendu dire : Le Prophète (ﷺ) se leva le jour de la Fête de la rupture du jeûne, pria, et commença par la prière avant le sermon. Puis il fit le sermon aux gens. Lorsqu’il eut terminé, le Prophète d’Allah (ﷺ) descendit et alla vers les femmes, les exhorta, s’appuyant sur la main de Bilal, tandis que Bilal étendait son vêtement. Les femmes y jetaient des aumônes. Je dis à ‘Ata’ : « Est-ce la zakat du jour de la rupture du jeûne ? » Il répondit : « Non, mais une aumône qu’elles donnaient à ce moment-là. La femme y jetait sa bague ou d’autres choses. » Je dis : « Est-il obligatoire aujourd’hui pour l’imam d’aller vers les femmes lorsqu’il a terminé pour les exhorter ? » Il répondit : « Oui, par ma vie, cela est bien un droit qui leur incombe. Pourquoi ne le font-ils pas ? »
وَحَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ نُمَيْرٍ، حَدَّثَنَا أَبِي، حَدَّثَنَا عَبْدُ الْمَلِكِ بْنُ أَبِي سُلَيْمَانَ، عَنْ عَطَاءٍ، عَنْ جَابِرِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ، قَالَ شَهِدْتُ مَعَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم الصَّلاَةَ يَوْمَ الْعِيدِ فَبَدَأَ بِالصَّلاَةِ قَبْلَ الْخُطْبَةِ بِغَيْرِ أَذَانٍ وَلاَ إِقَامَةٍ ثُمَّ قَامَ مُتَوَكِّئًا عَلَى بِلاَلٍ فَأَمَرَ بِتَقْوَى اللَّهِ وَحَثَّ عَلَى طَاعَتِهِ وَوَعَظَ النَّاسَ وَذَكَّرَهُمْ ثُمَّ مَضَى حَتَّى أَتَى النِّسَاءَ فَوَعَظَهُنَّ وَذَكَّرَهُنَّ فَقَالَ تَصَدَّقْنَ فَإِنَّ أَكْثَرَكُنَّ حَطَبُ جَهَنَّمَ فَقَامَتْ امْرَأَةٌ مِنْ سِطَةِ النِّسَاءِ سَفْعَاءُ الْخَدَّيْنِ فَقَالَتْ لِمَ يَا رَسُولَ اللَّهِ قَالَ لِأَنَّكُنَّ تُكْثِرْنَ الشَّكَاةَ وَتَكْفُرْنَ الْعَشِيرَ قَالَ فَجَعَلْنَ يَتَصَدَّقْنَ مِنْ حُلِيِّهِنَّ يُلْقِينَ فِي ثَوْبِ بِلَالٍ مِنْ أَقْرِطَتِهِنَّ وَخَوَاتِمِهِنَّ
Nous a rapporté Muhammad ibn ‘Abdullah ibn Numayr, nous a rapporté mon père, nous a rapporté ‘Abd al-Malik ibn Abi Sulayman, d’après ‘Ata’, d’après Jabir ibn ‘Abdullah, qui a dit : J’ai assisté à la prière de la Fête avec le Messager d’Allah (ﷺ). Il commença par la prière avant le sermon, sans appel à la prière (adhan) ni établissement (iqama). Puis il se leva, s’appuyant sur Bilal, ordonna de craindre Allah, exhorta à Lui obéir, conseilla et rappela les gens. Puis il alla vers les femmes, les exhorta et leur rappela [leurs devoirs]. Il dit : « Faites l’aumône, car la plupart d’entre vous seront du bois de l’Enfer. » Une femme parmi les femmes, au teint basané, se leva et dit : « Pourquoi, ô Messager d’Allah ? » Il répondit : « Parce que vous vous plaignez beaucoup et que vous êtes ingrates envers vos époux. » Les femmes se mirent alors à faire l’aumône avec leurs parures, jetant dans le vêtement de Bilal leurs boucles d’oreilles et leurs bagues.
وَحَدَّثَنِي مُحَمَّدُ بْنُ رَافِعٍ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الرَّزَّاقِ، أَخْبَرَنَا ابْنُ جُرَيْجٍ، أَخْبَرَنِي عَطَاءٌ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ، وَعَنْ جَابِرِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ الأَنْصَارِيِّ، قَالاَ لَمْ يَكُنْ يُؤَذَّنُ يَوْمَ الْفِطْرِ وَلاَ يَوْمَ الأَضْحَى . ثُمَّ سَأَلْتُهُ بَعْدَ حِينٍ عَنْ ذَلِكَ فَأَخْبَرَنِي قَالَ أَخْبَرَنِي جَابِرُ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ الأَنْصَارِيُّ
M’a rapporté Muhammad ibn Rafi‘, nous a rapporté ‘Abd al-Razzaq, nous a informés Ibn Jurayj, m’a informé ‘Ata’, d’après Ibn ‘Abbas et Jabir ibn ‘Abdullah al-Ansari, qui ont dit : Il n’y avait pas d’appel à la prière (adhan) le jour de la Fête de la rupture du jeûne ni le jour du Sacrifice. Puis je l’ai interrogé quelque temps après à ce sujet, et il m’a informé, disant : M’a informé Jabir ibn ‘Abdullah al-Ansari.
وَحَدَّثَنِي مُحَمَّدُ بْنُ رَافِعٍ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الرَّزَّاقِ، أَخْبَرَنَا ابْنُ جُرَيْجٍ، أَخْبَرَنِي عَطَاءٌ، أَنَّ ابْنَ عَبَّاسٍ، أَرْسَلَ إِلَى ابْنِ الزُّبَيْرِ أَوَّلَ مَا بُويِعَ لَهُ أَنَّهُ لَمْ يَكُنْ يُؤَذَّنُ لِلصَّلاَةِ يَوْمَ الْفِطْرِ فَلاَ تُؤَذِّنْ لَهَا - قَالَ - فَلَمْ يُؤَذِّنْ لَهَا ابْنُ الزُّبَيْرِ يَوْمَهُ وَأَرْسَلَ إِلَيْهِ مَعَ ذَلِكَ إِنَّمَا الْخُطْبَةُ بَعْدَ الصَّلاَةِ وَإِنَّ ذَلِكَ قَدْ كَانَ يُفْعَلُ - قَالَ - فَصَلَّى ابْنُ الزُّبَيْرِ قَبْلَ الْخُطْبَةِ .
M’a rapporté Muhammad ibn Rafi‘, nous a rapporté ‘Abd al-Razzaq, nous a informés Ibn Jurayj, m’a informé ‘Ata’, que Ibn ‘Abbas avait envoyé un message à Ibn al-Zubayr, au début de son califat, pour lui dire qu’il n’y avait pas d’adhan pour la prière de la Fête de la rupture du jeûne, et qu’il ne devait donc pas l’appeler. Ibn al-Zubayr ne fit donc pas l’adhan ce jour-là. Il lui envoya aussi dire que le sermon devait avoir lieu après la prière, et que cela avait toujours été la pratique. Ibn al-Zubayr pria donc avant le sermon.
وَحَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ يَحْيَى، وَحَسَنُ بْنُ الرَّبِيعِ، وَقُتَيْبَةُ بْنُ سَعِيدٍ، وَأَبُو بَكْرِ بْنُ أَبِي شَيْبَةَ قَالَ يَحْيَى أَخْبَرَنَا وَقَالَ الآخَرُونَ، حَدَّثَنَا أَبُو الأَحْوَصِ، عَنْ سِمَاكٍ، عَنْ جَابِرِ بْنِ، سَمُرَةَ قَالَ صَلَّيْتُ مَعَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم الْعِيدَيْنِ غَيْرَ مَرَّةٍ وَلاَ مَرَّتَيْنِ بِغَيْرِ أَذَانٍ وَلاَ إِقَامَةٍ .
Nous a rapporté Yahya ibn Yahya, Hasan ibn al-Rabi‘, Qutayba ibn Sa‘id et Abu Bakr ibn Abi Shayba. Yahya a dit : Nous a informés [Abu al-Ahwas], et les autres ont dit : Nous a rapporté Abu al-Ahwas, d’après Simak, d’après Jabir ibn Samura, qui a dit : J’ai prié avec le Messager d’Allah (ﷺ) les deux Fêtes plus d’une ou deux fois, sans adhan ni iqama.
وَحَدَّثَنَا أَبُو بَكْرِ بْنُ أَبِي شَيْبَةَ، حَدَّثَنَا عَبْدَةُ بْنُ سُلَيْمَانَ، وَأَبُو أُسَامَةَ عَنْ عُبَيْدِ، اللَّهِ عَنْ نَافِعٍ، عَنِ ابْنِ عُمَرَ، أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم وَأَبَا بَكْرٍ وَعُمَرَ كَانُوا يُصَلُّونَ الْعِيدَيْنِ قَبْلَ الْخُطْبَةِ .
Nous a rapporté Abu Bakr ibn Abi Shayba, nous a rapporté ‘Abda ibn Sulayman et Abu Usama, d’après ‘Ubaydullah, d’après Nafi‘, d’après Ibn ‘Umar, que le Prophète (ﷺ), Abu Bakr et ‘Umar priaient les deux Fêtes avant le sermon.
حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ أَيُّوبَ، وَقُتَيْبَةُ، وَابْنُ، حُجْرٍ قَالُوا حَدَّثَنَا إِسْمَاعِيلُ بْنُ جَعْفَرٍ، عَنْ دَاوُدَ بْنِ قَيْسٍ، عَنْ عِيَاضِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ سَعْدٍ، عَنْ أَبِي سَعِيدٍ الْخُدْرِيِّ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم كَانَ يَخْرُجُ يَوْمَ الأَضْحَى وَيَوْمَ الْفِطْرِ فَيَبْدَأُ بِالصَّلاَةِ فَإِذَا صَلَّى صَلاَتَهُ وَسَلَّمَ قَامَ فَأَقْبَلَ عَلَى النَّاسِ وَهُمْ جُلُوسٌ فِي مُصَلاَّهُمْ فَإِنْ كَانَ لَهُ حَاجَةٌ بِبَعْثٍ ذَكَرَهُ لِلنَّاسِ أَوْ كَانَتْ لَهُ حَاجَةٌ بِغَيْرِ ذَلِكَ أَمَرَهُمْ بِهَا وَكَانَ يَقُولُ " تَصَدَّقُوا تَصَدَّقُوا تَصَدَّقُوا " . وَكَانَ أَكْثَرَ مَنْ يَتَصَدَّقُ النِّسَاءُ ثُمَّ يَنْصَرِفُ فَلَمْ يَزَلْ كَذَلِكَ حَتَّى كَانَ مَرْوَانُ بْنُ الْحَكَمِ فَخَرَجْتُ مُخَاصِرًا مَرْوَانَ حَتَّى أَتَيْنَا الْمُصَلَّى فَإِذَا كَثِيرُ بْنُ الصَّلْتِ قَدْ بَنَى مِنْبَرًا مِنْ طِينٍ وَلَبِنٍ فَإِذَا مَرْوَانُ يُنَازِعُنِي يَدَهُ كَأَنَّهُ يَجُرُّنِي نَحْوَ الْمِنْبَرِ وَأَنَا أَجُرُّهُ نَحْوَ الصَّلاَةِ فَلَمَّا رَأَيْتُ ذَلِكَ مِنْهُ قُلْتُ أَيْنَ الاِبْتِدَاءُ بِالصَّلاَةِ فَقَالَ لاَ يَا أَبَا سَعِيدٍ قَدْ تُرِكَ مَا تَعْلَمُ . قُلْتُ كَلاَّ وَالَّذِي نَفْسِي بِيَدِهِ لاَ تَأْتُونَ بِخَيْرٍ مِمَّا أَعْلَمُ . ثَلاَثَ مِرَارٍ ثُمَّ انْصَرَفَ .
Nous a rapporté Yahya ibn Ayyub, Qutayba et Ibn Hujr, qui ont dit : Nous a rapporté Isma‘il ibn Ja‘far, d’après Dawud ibn Qays, d’après ‘Iyad ibn ‘Abdullah ibn Sa‘d, d’après Abu Sa‘id al-Khudri, que le Messager d’Allah (ﷺ) sortait le jour du Sacrifice et le jour de la Fête de la rupture du jeûne, et commençait par la prière. Lorsqu’il avait terminé sa prière et fait le salut final, il se levait et se tournait vers les gens, qui étaient assis à leur place de prière. S’il avait besoin d’envoyer une expédition, il en parlait aux gens, ou s’il avait une autre affaire, il leur ordonnait de la faire. Il disait : « Faites l’aumône, faites l’aumône, faites l’aumône ! » Et c’étaient surtout les femmes qui faisaient l’aumône. Puis il partait, et il en fut ainsi jusqu’à l’époque de Marwan ibn al-Hakam. Je sortis en tenant Marwan par la main jusqu’à ce que nous arrivions au lieu de prière. Voici que Kathir ibn al-Salt avait construit une chaire en terre et en briques. Marwan me tirait par la main comme s’il voulait m’entraîner vers la chaire, tandis que je le tirais vers la prière. Lorsque je vis cela de sa part, je dis : « Où est le début par la prière ? » Il répondit : « Non, ô Abu Sa‘id, ce que tu sais a été abandonné. » Je dis : « Non, par Celui qui détient mon âme en Sa main, vous n’apporterez rien de mieux que ce que je sais. » Trois fois, puis il s’en alla.
حَدَّثَنِي أَبُو الرَّبِيعِ الزَّهْرَانِيُّ، حَدَّثَنَا حَمَّادٌ، حَدَّثَنَا أَيُّوبُ، عَنْ مُحَمَّدٍ، عَنْ أُمِّ عَطِيَّةَ، قَالَتْ أَمَرَنَا - تَعْنِي النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم - أَنْ نُخْرِجَ فِي الْعِيدَيْنِ الْعَوَاتِقَ وَذَوَاتِ الْخُدُورِ وَأَمَرَ الْحُيَّضَ أَنْ يَعْتَزِلْنَ مُصَلَّى الْمُسْلِمِينَ .
M’a rapporté Abu al-Rabi‘ al-Zahrani, nous a rapporté Hammad, nous a rapporté Ayyub, d’après Muhammad, d’après Umm ‘Atiyya, qui a dit : Il nous a ordonné – c’est-à-dire le Prophète (ﷺ) – de faire sortir pour les deux Fêtes les jeunes filles pubères, les femmes en âge de se marier et les femmes réglées, et il a ordonné aux femmes menstruées de s’écarter du lieu de prière des musulmans.
حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ يَحْيَى، أَخْبَرَنَا أَبُو خَيْثَمَةَ، عَنْ عَاصِمٍ الأَحْوَلِ، عَنْ حَفْصَةَ بِنْتِ، سِيرِينَ عَنْ أُمِّ عَطِيَّةَ، قَالَتْ كُنَّا نُؤْمَرُ بِالْخُرُوجِ فِي الْعِيدَيْنِ وَالْمُخَبَّأَةُ وَالْبِكْرُ قَالَتِ الْحُيَّضُ يَخْرُجْنَ فَيَكُنَّ خَلْفَ النَّاسِ يُكَبِّرْنَ مَعَ النَّاسِ .
Nous a rapporté Yahya ibn Yahya, nous a informés Abu Khaythama, d’après ‘Asim al-Ahwal, d’après Hafsa bint Sirin, d’après Umm ‘Atiyya, qui a dit : On nous ordonnait de sortir pour les deux Fêtes, même les jeunes filles pubères et les vierges. Les femmes menstruées sortaient aussi, mais restaient derrière les gens et faisaient le takbir avec eux.
وَحَدَّثَنَا عَمْرٌو النَّاقِدُ، حَدَّثَنَا عِيسَى بْنُ يُونُسَ، حَدَّثَنَا هِشَامٌ، عَنْ حَفْصَةَ بِنْتِ، سِيرِينَ عَنْ أُمِّ عَطِيَّةَ، قَالَتْ أَمَرَنَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم أَنْ نُخْرِجَهُنَّ فِي الْفِطْرِ وَالأَضْحَى الْعَوَاتِقَ وَالْحُيَّضَ وَذَوَاتِ الْخُدُورِ فَأَمَّا الْحُيَّضُ فَيَعْتَزِلْنَ الصَّلاَةَ وَيَشْهَدْنَ الْخَيْرَ وَدَعْوَةَ الْمُسْلِمِينَ . قُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ إِحْدَانَا لاَ يَكُونُ لَهَا جِلْبَابٌ قَالَ " لِتُلْبِسْهَا أُخْتُهَا مِنْ جِلْبَابِهَا " .
Nous a rapporté ‘Amr al-Naqid, nous a rapporté ‘Isa ibn Yunus, nous a rapporté Hisham, d’après Hafsa bint Sirin, d’après Umm ‘Atiyya, qui a dit : Le Messager d’Allah (ﷺ) nous a ordonné de les faire sortir pour la Fête de la rupture du jeûne et du Sacrifice : les jeunes filles pubères, les femmes menstruées et les vierges. Quant aux femmes menstruées, elles s’écartaient de la prière, mais assistaient au bien et à l’invocation des musulmans. Je dis : « Ô Messager d’Allah, l’une d’entre nous n’a pas de jilbab. » Il dit : « Que sa sœur lui prête un jilbab. »
وَحَدَّثَنَا عُبَيْدُ اللَّهِ بْنُ مُعَاذٍ الْعَنْبَرِيُّ، حَدَّثَنَا أَبِي، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، عَنْ عَدِيٍّ، عَنْ سَعِيدِ، بْنِ جُبَيْرٍ عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم خَرَجَ يَوْمَ أَضْحَى أَوْ فِطْرٍ فَصَلَّى رَكْعَتَيْنِ لَمْ يُصَلِّ قَبْلَهَا وَلاَ بَعْدَهَا ثُمَّ أَتَى النِّسَاءَ وَمَعَهُ بِلاَلٌ فَأَمَرَهُنَّ بِالصَّدَقَةِ فَجَعَلَتِ الْمَرْأَةُ تُلْقِي خُرْصَهَا وَتُلْقِي سِخَابَهَا . وَحَدَّثَنِيهِ عَمْرٌو النَّاقِدُ، حَدَّثَنَا ابْنُ إِدْرِيسَ، ح وَحَدَّثَنِي أَبُو بَكْرِ بْنُ نَافِعٍ، وَمُحَمَّدُ، بْنُ بَشَّارٍ جَمِيعًا عَنْ غُنْدَرٍ، كِلاَهُمَا عَنْ شُعْبَةَ، بِهَذَا الإِسْنَادِ نَحْوَهُ .
Nous a rapporté ‘Ubaydullah ibn Mu‘adh al-‘Anbari, nous a rapporté mon père, nous a rapporté Shu‘ba, d’après ‘Adi, d’après Sa‘id ibn Jubayr, d’après Ibn ‘Abbas, que le Messager d’Allah (ﷺ) sortit le jour du Sacrifice ou de la Fête de la rupture du jeûne, pria deux rak‘as sans avoir prié avant ni après. Puis il alla vers les femmes, accompagné de Bilal, et leur ordonna de faire l’aumône. Les femmes se mirent à jeter leurs boucles d’oreilles et leurs colliers.
حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ يَحْيَى، قَالَ قَرَأْتُ عَلَى مَالِكٍ عَنْ ضَمْرَةَ بْنِ سَعِيدٍ الْمَازِنِيِّ، عَنْ عُبَيْدِ اللَّهِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ، أَنَّ عُمَرَ بْنَ الْخَطَّابِ، سَأَلَ أَبَا وَاقِدٍ اللَّيْثِيَّ مَا كَانَ يَقْرَأُ بِهِ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فِي الأَضْحَى وَالْفِطْرِ فَقَالَ كَانَ يَقْرَأُ فِيهِمَا بِـ { ق وَالْقُرْآنِ الْمَجِيدِ} وَ { اقْتَرَبَتِ السَّاعَةُ وَانْشَقَّ الْقَمَرُ}
Nous a rapporté Yahya ibn Yahya, qui a dit : J’ai lu devant Malik, d’après Damra ibn Sa‘id al-Mazini, d’après ‘Ubaydullah ibn ‘Abdullah, que ‘Umar ibn al-Khattab avait interrogé Abu Waqid al-Laythi sur ce que le Messager d’Allah (ﷺ) récitait lors des prières du Sacrifice et de la Fête de la rupture du jeûne. Il répondit : Il récitait en ces deux occasions : *« Qaf. Par le Coran glorieux ! »* (Coran 50:1) et *« Le moment [du Jugement] est proche et la lune s’est fendue. »* (Coran 54:1).
وَحَدَّثَنَا إِسْحَاقُ بْنُ إِبْرَاهِيمَ، أَخْبَرَنَا أَبُو عَامِرٍ الْعَقَدِيُّ، حَدَّثَنَا فُلَيْحٌ، عَنْ ضَمْرَةَ، بْنِ سَعِيدٍ عَنْ عُبَيْدِ اللَّهِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُتْبَةَ، عَنْ أَبِي وَاقِدٍ اللَّيْثِيِّ، قَالَ سَأَلَنِي عُمَرُ بْنُ الْخَطَّابِ عَمَّا قَرَأَ بِهِ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فِي يَوْمِ الْعِيدِ فَقُلْتُ بِـ { اقْتَرَبَتِ السَّاعَةُ} وَ { ق وَالْقُرْآنِ الْمَجِيدِ}
Nous a rapporté Ishaq ibn Ibrahim, nous a informés Abu ‘Amir al-‘Aqadi, nous a rapporté Fulayh, d’après Damra ibn Sa‘id, d’après ‘Ubaydullah ibn ‘Abdullah ibn ‘Utba, d’après Abu Waqid al-Laythi, qui a dit : ‘Umar ibn al-Khattab m’a interrogé sur ce que le Messager d’Allah (ﷺ) récitait le jour de la Fête. Je répondis : *« Le moment [du Jugement] est proche »* et *« Qaf. Par le Coran glorieux ! »*
حَدَّثَنَا أَبُو بَكْرِ بْنُ أَبِي شَيْبَةَ، حَدَّثَنَا أَبُو أُسَامَةَ، عَنْ هِشَامٍ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ عَائِشَةَ، قَالَتْ دَخَلَ عَلَىَّ أَبُو بَكْرٍ وَعِنْدِي جَارِيَتَانِ مِنْ جَوَارِي الأَنْصَارِ تُغَنِّيَانِ بِمَا تَقَاوَلَتْ بِهِ الأَنْصَارُ يَوْمَ بُعَاثٍ قَالَتْ وَلَيْسَتَا بِمُغَنِّيَتَيْنِ . فَقَالَ أَبُو بَكْرٍ أَبِمُزْمُورِ الشَّيْطَانِ فِي بَيْتِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَذَلِكَ فِي يَوْمِ عِيدٍ . فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " يَا أَبَا بَكْرٍ إِنَّ لِكُلِّ قَوْمٍ عِيدًا وَهَذَا عِيدُنَا " .
Nous a rapporté Abu Bakr ibn Abi Shayba, nous a rapporté Abu Usama, d’après Hisham, d’après son père, d’après ‘Aïcha, qui a dit : Abu Bakr entra chez moi alors que j’avais auprès de moi deux jeunes filles des Ansar qui chantaient ce que les Ansar s’étaient récité le jour de Bu‘ath. Elle dit : Elles n’étaient pas des chanteuses professionnelles. Abu Bakr dit : « Des instruments de Satan dans la maison du Messager d’Allah (ﷺ) ?! » Et cela se passait un jour de Fête. Le Messager d’Allah (ﷺ) dit : « Ô Abu Bakr, chaque peuple a sa fête, et voici la nôtre. »
وَحَدَّثَنَاهُ يَحْيَى بْنُ يَحْيَى، وَأَبُو كُرَيْبٍ جَمِيعًا عَنْ أَبِي مُعَاوِيَةَ، عَنْ هِشَامٍ، بِهَذَا الإِسْنَادِ . وَفِيهِ جَارِيَتَانِ تَلْعَبَانِ بِدُفٍّ .
Nous a rapporté Yahya ibn Yahya et Abû Kurayb, tous deux d'après Abû Mu'âwiya, d'après Hichâm, selon la même chaîne de transmission. Et il y est mentionné : deux jeunes filles qui jouaient avec un tambourin.
حَدَّثَنِي هَارُونُ بْنُ سَعِيدٍ الأَيْلِيُّ، حَدَّثَنَا ابْنُ وَهْبٍ، أَخْبَرَنِي عَمْرٌو، أَنَّ ابْنَ شِهَابٍ، حَدَّثَهُ عَنْ عُرْوَةَ، عَنْ عَائِشَةَ، أَنَّ أَبَا بَكْرٍ، دَخَلَ عَلَيْهَا وَعِنْدَهَا جَارِيَتَانِ فِي أَيَّامِ مِنًى تُغَنِّيَانِ وَتَضْرِبَانِ وَرَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم مُسَجًّى بِثَوْبِهِ فَانْتَهَرَهُمَا أَبُو بَكْرٍ فَكَشَفَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم عَنْهُ وَقَالَ " دَعْهُمَا يَا أَبَا بَكْرٍ فَإِنَّهَا أَيَّامُ عِيدٍ " . وَقَالَتْ رَأَيْتُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَسْتُرُنِي بِرِدَائِهِ وَأَنَا أَنْظُرُ إِلَى الْحَبَشَةِ وَهُمْ يَلْعَبُونَ وَأَنَا جَارِيَةٌ فَاقْدِرُوا قَدْرَ الْجَارِيَةِ الْعَرِبَةِ الْحَدِيثَةِ السِّنِّ .
J'ai été informé par Hârûn ibn Sa'îd al-Aylî, qui nous a rapporté d'après Ibn Wahb, qui m'a informé d'après 'Amr, que Ibn Chihâb lui a raconté d'après 'Urwa, d'après 'Â'icha, que Abû Bakr entra chez elle alors qu'elle avait auprès d'elle deux jeunes filles qui chantaient et frappaient sur des tambourins pendant les jours de Minâ, et que le Messager d'Allah (ﷺ) était couvert d'un vêtement. Abû Bakr les réprimanda, mais le Messager d'Allah (ﷺ) découvrit son visage et dit : « Laisse-les, ô Abû Bakr, car ce sont les jours de la fête. » Elle dit aussi : J'ai vu le Messager d'Allah (ﷺ) me couvrir de son manteau tandis que je regardais les Abyssins jouer, et j'étais une jeune fille. Estimez donc le désir de la jeune fille, pleine de vivacité et d'entrain.
وَحَدَّثَنِي أَبُو الطَّاهِرِ، أَخْبَرَنِي ابْنُ وَهْبٍ، أَخْبَرَنِي يُونُسُ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ عُرْوَةَ، بْنِ الزُّبَيْرِ قَالَ قَالَتْ عَائِشَةُ وَاللَّهِ لَقَدْ رَأَيْتُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَقُومُ عَلَى بَابِ حُجْرَتِي - وَالْحَبَشَةُ يَلْعَبُونَ بِحِرَابِهِمْ فِي مَسْجِدِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم - يَسْتُرُنِي بِرِدَائِهِ لِكَىْ أَنْظُرَ إِلَى لَعِبِهِمْ ثُمَّ يَقُومُ مِنْ أَجْلِي حَتَّى أَكُونَ أَنَا الَّتِي أَنْصَرِفُ . فَاقْدُرُوا قَدْرَ الْجَارِيَةِ الْحَدِيثَةِ السِّنِّ حَرِيصَةً عَلَى اللَّهْوِ .
J'ai été informé par Abû al-Tâhir, qui m'a informé d'après Ibn Wahb, qui m'a informé d'après Yûnus, d'après Ibn Chihâb, d'après 'Urwa ibn al-Zubayr, qui a dit : 'Â'icha a dit : « Par Allah, j'ai vu le Messager d'Allah (ﷺ) se tenir à la porte de ma chambre – alors que les Abyssins jouaient avec leurs lances dans la mosquée du Messager d'Allah (ﷺ) – me couvrant de son manteau pour que je puisse regarder leur jeu. Puis il se tenait debout pour moi jusqu'à ce que ce soit moi qui me détourne. » Estimez donc le désir de la jeune fille, pleine de vivacité et avide de divertissement.
حَدَّثَنِي هَارُونُ بْنُ سَعِيدٍ الأَيْلِيُّ، وَيُونُسُ بْنُ عَبْدِ الأَعْلَى، - وَاللَّفْظُ لِهَارُونَ - قَالاَ حَدَّثَنَا ابْنُ وَهْبٍ، أَخْبَرَنَا عَمْرٌو، أَنَّ مُحَمَّدَ بْنَ عَبْدِ الرَّحْمَنِ، حَدَّثَهُ عَنْ عُرْوَةَ، عَنْ عَائِشَةَ، قَالَتْ دَخَلَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَعِنْدِي جَارِيَتَانِ تُغَنِّيَانِ بِغِنَاءِ بُعَاثٍ فَاضْطَجَعَ عَلَى الْفِرَاشِ وَحَوَّلَ وَجْهَهُ فَدَخَلَ أَبُو بَكْرٍ فَانْتَهَرَنِي وَقَالَ مِزْمَارُ الشَّيْطَانِ عِنْدَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَأَقْبَلَ عَلَيْهِ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ " دَعْهُمَا " فَلَمَّا غَفَلَ غَمَزْتُهُمَا فَخَرَجَتَا وَكَانَ يَوْمَ عِيدٍ يَلْعَبُ السُّودَانُ بِالدَّرَقِ وَالْحِرَابِ فَإِمَّا سَأَلْتُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَإِمَّا قَالَ " تَشْتَهِينَ تَنْظُرِينَ " . فَقُلْتُ نَعَمْ فَأَقَامَنِي وَرَاءَهُ خَدِّي عَلَى خَدِّهِ وَهُوَ يَقُولُ " دُونَكُمْ يَا بَنِي أَرْفَدَةَ " . حَتَّى إِذَا مَلِلْتُ قَالَ " حَسْبُكِ " . قُلْتُ نَعَمْ . قَالَ " فَاذْهَبِي " .
J'ai été informé par Hârûn ibn Sa'îd al-Aylî et Yûnus ibn 'Abd al-A'lâ – la formulation est de Hârûn – qui ont dit : nous a rapporté Ibn Wahb, qui nous a informé d'après 'Amr, que Muhammad ibn 'Abd al-Rahmân lui a raconté d'après 'Urwa, d'après 'Â'icha, qui a dit : Le Messager d'Allah (ﷺ) entra alors que j'avais auprès de moi deux jeunes filles qui chantaient les chants de Bu'âth. Il s'allongea sur le lit et détourna son visage. Puis Abû Bakr entra et me réprimanda en disant : « Un instrument de Satan auprès du Messager d'Allah (ﷺ) ! » Le Messager d'Allah (ﷺ) se tourna vers lui et dit : « Laisse-les. » Quand il fut distrait, je leur fis signe et elles sortirent. C'était un jour de fête où les Soudanais jouaient avec des boucliers et des lances. Soit je demandai au Messager d'Allah (ﷺ), soit il dit : « Désires-tu regarder ? » Je répondis : « Oui. » Il me plaça derrière lui, ma joue contre la sienne, et il disait : « Allez-y, ô Banû Arfada ! » Jusqu'à ce que je me lasse, il dit : « Cela te suffit-il ? » Je répondis : « Oui. » Il dit : « Va-t'en. »
حَدَّثَنَا زُهَيْرُ بْنُ حَرْبٍ، حَدَّثَنَا جَرِيرٌ، عَنْ هِشَامٍ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ عَائِشَةَ، قَالَتْ جَاءَ حَبَشٌ يَزْفِنُونَ فِي يَوْمِ عِيدٍ فِي الْمَسْجِدِ فَدَعَانِي النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم فَوَضَعْتُ رَأْسِي عَلَى مَنْكِبِهِ فَجَعَلْتُ أَنْظُرُ إِلَى لَعِبِهِمْ حَتَّى كُنْتُ أَنَا الَّتِي أَنْصَرِفُ عَنِ النَّظَرِ إِلَيْهِمْ.
Nous a rapporté Zuhayr ibn Harb, qui nous a rapporté d'après Jarîr, d'après Hichâm, d'après son père, d'après 'Â'icha, qui a dit : Des Abyssins vinrent danser un jour de fête dans la mosquée. Le Prophète (ﷺ) m'appela et je posai ma tête sur son épaule, regardant leur jeu jusqu'à ce que ce soit moi qui me détourne de les observer.
وَحَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ يَحْيَى، أَخْبَرَنَا يَحْيَى بْنُ زَكَرِيَّاءَ بْنِ أَبِي زَائِدَةَ، ح وَحَدَّثَنَا ابْنُ، نُمَيْرٍ حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ بِشْرٍ، كِلاَهُمَا عَنْ هِشَامٍ، بِهَذَا الإِسْنَادِ وَلَمْ يَذْكُرَا فِي الْمَسْجِدِ .
Nous a rapporté Yahya ibn Yahya, qui nous a informé d'après Yahya ibn Zakariyyâ ibn Abî Zâ'ida, et nous a rapporté Ibn Numayr, qui nous a rapporté d'après Muhammad ibn Bishr, tous deux d'après Hichâm, selon la même chaîne de transmission, sans mentionner « dans la mosquée ».
وَحَدَّثَنِي إِبْرَاهِيمُ بْنُ دِينَارٍ، وَعُقْبَةُ بْنُ مُكْرَمٍ الْعَمِّيُّ، وَعَبْدُ بْنُ حُمَيْدٍ، كُلُّهُمْ عَنْ أَبِي، عَاصِمٍ - وَاللَّفْظُ لِعُقْبَةَ - قَالَ حَدَّثَنَا أَبُو عَاصِمٍ، عَنِ ابْنِ جُرَيْجٍ، قَالَ أَخْبَرَنِي عَطَاءٌ، أَخْبَرَنِي عُبَيْدُ بْنُ عُمَيْرٍ، أَخْبَرَتْنِي عَائِشَةُ، أَنَّهَا قَالَتْ لِلَعَّابِينَ وَدِدْتُ أَنِّي أَرَاهُمْ قَالَتْ فَقَامَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَقُمْتُ عَلَى الْبَابِ أَنْظُرُ بَيْنَ أُذُنَيْهِ وَعَاتِقِهِ وَهُمْ يَلْعَبُونَ فِي الْمَسْجِدِ . قَالَ عَطَاءٌ فُرْسٌ أَوْ حَبَشٌ . قَالَ وَقَالَ لِي ابْنُ عَتِيقٍ بَلْ حَبَشٌ .
J'ai été informé par Ibrâhîm ibn Dînâr, 'Uqba ibn Mukram al-'Ammî et 'Abd ibn Humayd, tous d'après Abû 'Âsim – la formulation est de 'Uqba – qui a dit : nous a rapporté Abû 'Âsim, d'après Ibn Jurayj, qui a dit : m'a informé 'Atâ', qui m'a informé d'après 'Ubayd ibn 'Umayr, qui m'a informée d'après 'Â'icha, qu'elle dit aux joueurs : « Je souhaiterais les voir. » Elle dit : Le Messager d'Allah (ﷺ) se leva et je me tins à la porte, regardant entre ses oreilles et son épaule tandis qu'ils jouaient dans la mosquée. 'Atâ' dit : Des Persans ou des Abyssins ? Ibn 'Atîq me dit : Non, des Abyssins.
وَحَدَّثَنِي مُحَمَّدُ بْنُ رَافِعٍ، وَعَبْدُ بْنُ حُمَيْدٍ، قَالَ عَبْدٌ أَخْبَرَنَا وَقَالَ ابْنُ رَافِعٍ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الرَّزَّاقِ، أَخْبَرَنَا مَعْمَرٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، عَنِ ابْنِ الْمُسَيَّبِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، قَالَ بَيْنَمَا الْحَبَشَةُ يَلْعَبُونَ عِنْدَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم بِحِرَابِهِمْ إِذْ دَخَلَ عُمَرُ بْنُ الْخَطَّابِ فَأَهْوَى إِلَى الْحَصْبَاءِ يَحْصِبُهُمْ بِهَا . فَقَالَ لَهُ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " دَعْهُمْ يَا عُمَرُ.
J'ai été informé par Muhammad ibn Râfi' et 'Abd ibn Humayd – 'Abd a dit : m'a informé, et Ibn Râfi' a dit : nous a rapporté 'Abd al-Razzâq, qui nous a informé d'après Ma'mar, d'après al-Zuhrî, d'après Ibn al-Musayyab, d'après Abû Hurayra, qui a dit : Alors que les Abyssins jouaient avec leurs lances auprès du Messager d'Allah (ﷺ), 'Umar ibn al-Khattâb entra et se mit à ramasser des cailloux pour les leur jeter. Le Messager d'Allah (ﷺ) lui dit : « Laisse-les, ô 'Umar. »
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