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Les serments et les voeux
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حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ مُقَاتِلٍ أَبُو الْحَسَنِ، أَخْبَرَنَا عَبْدُ اللَّهِ، أَخْبَرَنَا هِشَامُ بْنُ عُرْوَةَ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ عَائِشَةَ، أَنَّ أَبَا بَكْرٍ ـ رضى الله عنه ـ لَمْ يَكُنْ يَحْنَثُ فِي يَمِينٍ قَطُّ، حَتَّى أَنْزَلَ اللَّهُ كَفَّارَةَ الْيَمِينِ وَقَالَ لاَ أَحْلِفُ عَلَى يَمِينٍ فَرَأَيْتُ غَيْرَهَا خَيْرًا مِنْهَا، إِلاَّ أَتَيْتُ الَّذِي هُوَ خَيْرٌ، وَكَفَّرْتُ عَنْ يَمِينِي.
Muhammad ibn Muqâtil Abû al-Hasan nous a rapporté, nous a informé ‘Abdullah, nous a informé Hishâm ibn ‘Urwa, d'après son père, d'après ‘Â’isha (qu'Allah soit satisfait d'elle) que Abû Bakr (qu'Allah soit satisfait de lui) ne rompait jamais un serment jusqu'à ce qu'Allah révèle le verset sur l'expiation des serments. Il dit alors : « Je ne prêterai plus serment sans que, si je vois une chose meilleure, je ne l'accomplisse et n'expie mon serment. »
حَدَّثَنَا أَبُو النُّعْمَانِ، مُحَمَّدُ بْنُ الْفَضْلِ حَدَّثَنَا جَرِيرُ بْنُ حَازِمٍ، حَدَّثَنَا الْحَسَنُ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الرَّحْمَنِ بْنُ سَمُرَةَ، قَالَ قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " يَا عَبْدَ الرَّحْمَنِ بْنَ سَمُرَةَ لاَ تَسْأَلِ الإِمَارَةَ، فَإِنَّكَ إِنْ أُوتِيتَهَا عَنْ مَسْأَلَةٍ وُكِلْتَ إِلَيْهَا، وَإِنْ أُوتِيتَهَا مِنْ غَيْرِ مَسْأَلَةٍ أُعِنْتَ عَلَيْهَا، وَإِذَا حَلَفْتَ عَلَى يَمِينٍ فَرَأَيْتَ غَيْرَهَا خَيْرًا مِنْهَا، فَكَفِّرْ عَنْ يَمِينِكَ، وَأْتِ الَّذِي هُوَ خَيْرٌ " .
Abû al-Nu‘mân Muhammad ibn al-Fadl nous a rapporté, nous a rapporté Jarîr ibn Hâzim, nous a rapporté al-Hasan, nous a rapporté ‘Abd al-Rahmân ibn Samura qui a dit : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Ô ‘Abd al-Rahmân ibn Samura, ne demande pas l'autorité, car si tu l'obtiens après l'avoir demandée, tu en seras laissé à toi-même, mais si tu l'obtiens sans l'avoir demandée, tu seras aidé. Et lorsque tu jures un serment puis vois une chose meilleure, expie ton serment et accomplis ce qui est meilleur. »
حَدَّثَنَا أَبُو النُّعْمَانِ، حَدَّثَنَا حَمَّادُ بْنُ زَيْدٍ، عَنْ غَيْلاَنَ بْنِ جَرِيرٍ، عَنْ أَبِي بُرْدَةَ، عَنْ أَبِيهِ، قَالَ أَتَيْتُ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم فِي رَهْطٍ مِنَ الأَشْعَرِيِّينَ أَسْتَحْمِلُهُ فَقَالَ " وَاللَّهِ لاَ أَحْمِلُكُمْ، وَمَا عِنْدِي مَا أَحْمِلُكُمْ عَلَيْهِ ". قَالَ ثُمَّ لَبِثْنَا مَا شَاءَ اللَّهُ أَنْ نَلْبَثَ، ثُمَّ أُتِيَ بِثَلاَثِ ذَوْدٍ غُرِّ الذُّرَى فَحَمَلَنَا عَلَيْهَا فَلَمَّا انْطَلَقْنَا قُلْنَا أَوْ قَالَ بَعْضُنَا وَاللَّهِ لاَ يُبَارَكُ لَنَا، أَتَيْنَا النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم نَسْتَحْمِلُهُ، فَحَلَفَ أَنْ لاَ يَحْمِلَنَا ثُمَّ حَمَلَنَا، فَارْجِعُوا بِنَا إِلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَنُذَكِّرُهُ، فَأَتَيْنَاهُ فَقَالَ " مَا أَنَا حَمَلْتُكُمْ، بَلِ اللَّهُ حَمَلَكُمْ، وَإِنِّي وَاللَّهِ إِنْ شَاءَ اللَّهُ لاَ أَحْلِفُ عَلَى يَمِينٍ فَأَرَى غَيْرَهَا خَيْرًا مِنْهَا، إِلاَّ كَفَّرْتُ عَنْ يَمِينِي، وَأَتَيْتُ الَّذِي هُوَ خَيْرٌ ". أَوْ " أَتَيْتُ الَّذِي هُوَ خَيْرٌ وَكَفَّرْتُ عَنْ يَمِينِي ".
Abû al-Nu‘mân nous a rapporté, nous a rapporté Hammâd ibn Zayd, d'après Ghaylân ibn Jarîr, d'après Abû Burda, d'après son père qui a dit : Je vins auprès du Prophète (ﷺ) avec un groupe des Ash‘arites pour lui demander des montures. Il dit : « Par Allah, je ne vous donnerai pas de montures, car je n'ai rien pour vous en monter. » Puis nous restâmes le temps qu'Allah voulut. Ensuite, on lui amena trois chamelles aux bosses blanches, et il nous les fit monter. Lorsque nous partîmes, nous dîmes – ou certains d'entre nous dirent : « Par Allah, nous ne serons pas bénis. Nous sommes venus demander des montures au Prophète (ﷺ), il a juré de ne pas nous en donner, puis il nous en a donné. Retournez auprès du Prophète (ﷺ) pour le lui rappeler. » Nous revînmes donc auprès de lui, et il dit : « Ce n'est pas moi qui vous ai donné des montures, mais c'est Allah qui vous les a données. Et par Allah, si Allah le veut, je ne jurerai plus sur un serment sans que, si je vois une chose meilleure, je n'expie mon serment et n'accomplisse ce qui est meilleur. » Ou bien il dit : « J'accomplirai ce qui est meilleur et j'expirai mon serment. »
حَدَّثَنِي إِسْحَاقُ بْنُ إِبْرَاهِيمَ، أَخْبَرَنَا عَبْدُ الرَّزَّاقِ، أَخْبَرَنَا مَعْمَرٌ، عَنْ هَمَّامِ بْنِ مُنَبِّهٍ، قَالَ هَذَا مَا حَدَّثَنَا أَبُو هُرَيْرَةَ، عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ " نَحْنُ الآخِرُونَ السَّابِقُونَ يَوْمَ الْقِيَامَةِ " .
Ishâq ibn Ibrâhîm m'a rapporté, nous a informé ‘Abd al-Razzâq, nous a informé Ma‘mar, d'après Hammâm ibn Munabbih qui a dit : Voici ce que nous a rapporté Abû Hurayra, d'après le Prophète (ﷺ) qui a dit : « Nous sommes les derniers et les premiers au Jour de la Résurrection. »
فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " وَاللَّهِ لأَنْ يَلِجَّ أَحَدُكُمْ بِيَمِينِهِ فِي أَهْلِهِ آثَمُ لَهُ عِنْدَ اللَّهِ مِنْ أَنْ يُعْطِيَ كَفَّارَتَهُ الَّتِي افْتَرَضَ اللَّهُ عَلَيْهِ " .
Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : « Par Allah, qu'un d'entre vous s'engage par serment envers les siens est plus grave auprès d'Allah que de donner l'expiation qu'Allah lui a prescrite. »
حَدَّثَنِي إِسْحَاقُ يَعْنِي ابْنَ إِبْرَاهِيمَ، حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ صَالِحٍ، حَدَّثَنَا مُعَاوِيَةُ، عَنْ يَحْيَى، عَنْ عِكْرِمَةَ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، قَالَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " مَنِ اسْتَلَجَّ فِي أَهْلِهِ بِيَمِينٍ فَهْوَ أَعْظَمُ إِثْمًا، لِيَبَرَّ " . يَعْنِي الْكَفَّارَةَ.
D'après Abû Hurayra (qu'Allah l'agrée), le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : « Celui qui jure par serment pour s'emparer injustement des biens de sa famille commet un péché plus grave. Qu'il s'acquitte plutôt de l'expiation (al-kaffâra). »
حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ بْنُ سَعِيدٍ، عَنْ إِسْمَاعِيلَ بْنِ جَعْفَرٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ دِينَارٍ، عَنِ ابْنِ عُمَرَ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ بَعَثَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم بَعْثًا وَأَمَّرَ عَلَيْهِمْ أُسَامَةَ بْنَ زَيْدٍ، فَطَعَنَ بَعْضُ النَّاسِ فِي إِمْرَتِهِ فَقَامَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ " إِنْ كُنْتُمْ تَطْعَنُونَ فِي إِمْرَتِهِ فَقَدْ كُنْتُمْ تَطْعَنُونَ، فِي إِمْرَةِ أَبِيهِ مِنْ قَبْلُ، وَايْمُ اللَّهِ إِنْ كَانَ لَخَلِيقًا لِلإِمَارَةِ، وَإِنْ كَانَ لَمِنْ أَحَبِّ النَّاسِ إِلَىَّ، وَإِنَّ هَذَا لَمِنْ أَحَبِّ النَّاسِ إِلَىَّ بَعْدَهُ " .
Selon Ibn 'Umar (qu'Allah les agrée tous deux), le Messager d'Allah (ﷺ) envoya une expédition et en confia le commandement à Usâma ibn Zayd. Certains contestèrent sa nomination. Le Messager d'Allah (ﷺ) se leva alors et dit : « Si vous critiquez son commandement, vous avez déjà critiqué celui de son père auparavant. Par Allah, il était digne du commandement, et il était parmi les plus aimés de moi. Et celui-ci (Usâma) est aussi parmi les plus aimés de moi après lui. »
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ يُوسُفَ، عَنْ سُفْيَانَ، عَنْ مُوسَى بْنِ عُقْبَةَ، عَنْ سَالِمٍ، عَنِ ابْنِ عُمَرَ، قَالَ كَانَتْ يَمِينُ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم " لاَ وَمُقَلِّبِ الْقُلُوبِ " .
Selon Ibn 'Umar (qu'Allah l'agrée), le serment du Prophète (ﷺ) était : « Non, par Celui qui retourne les cœurs. »
حَدَّثَنَا مُوسَى، حَدَّثَنَا أَبُو عَوَانَةَ، عَنْ عَبْدِ الْمَلِكِ، عَنْ جَابِرِ بْنِ سَمُرَةَ، عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ " إِذَا هَلَكَ قَيْصَرُ فَلاَ قَيْصَرَ بَعْدَهُ، وَإِذَا هَلَكَ كِسْرَى فَلاَ كِسْرَى بَعْدَهُ، وَالَّذِي نَفْسِي بِيَدِهِ لَتُنْفَقَنَّ كُنُوزُهُمَا فِي سَبِيلِ اللَّهِ " .
D'après Jâbir ibn Samura (qu'Allah l'agrée), le Prophète (ﷺ) a dit : « Lorsque César périra, il n'y aura plus de César après lui. Et lorsque Kisrâ périra, il n'y aura plus de Kisrâ après lui. Par Celui qui détient mon âme dans Sa main, leurs trésors seront dépensés dans le sentier d'Allah. »
حَدَّثَنَا أَبُو الْيَمَانِ، أَخْبَرَنَا شُعَيْبٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، أَخْبَرَنِي سَعِيدُ بْنُ الْمُسَيَّبِ، أَنَّ أَبَا هُرَيْرَةَ، قَالَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " إِذَا هَلَكَ كِسْرَى فَلاَ كِسْرَى بَعْدَهُ، وَإِذَا هَلَكَ قَيْصَرُ فَلاَ قَيْصَرَ بَعْدَهُ، وَالَّذِي نَفْسُ مُحَمَّدٍ بِيَدِهِ لَتُنْفَقَنَّ كُنُوزُهُمَا فِي سَبِيلِ اللَّهِ " .
D'après Abû Hurayra (qu'Allah l'agrée), le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : « Lorsque Kisrâ périra, il n'y aura plus de Kisrâ après lui. Et lorsque César périra, il n'y aura plus de César après lui. Par Celui qui détient l'âme de Muhammad dans Sa main, leurs trésors seront dépensés dans le sentier d'Allah. »
حَدَّثَنِي مُحَمَّدٌ، أَخْبَرَنَا عَبْدَةُ، عَنْ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم أَنَّهُ قَالَ " يَا أُمَّةَ مُحَمَّدٍ وَاللَّهِ لَوْ تَعْلَمُونَ مَا أَعْلَمُ لَبَكَيْتُمْ كَثِيرًا، وَلَضَحِكْتُمْ قَلِيلاً " .
Selon 'Â'isha (qu'Allah l'agrée), le Prophète (ﷺ) a dit : « Ô communauté de Muhammad, par Allah, si vous saviez ce que je sais, vous pleureriez beaucoup et vous ririez peu. »
حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ سُلَيْمَانَ، قَالَ حَدَّثَنِي ابْنُ وَهْبٍ، قَالَ أَخْبَرَنِي حَيْوَةُ، قَالَ حَدَّثَنِي أَبُو عَقِيلٍ، زُهْرَةُ بْنُ مَعْبَدٍ أَنَّهُ سَمِعَ جَدَّهُ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ هِشَامٍ، قَالَ كُنَّا مَعَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم وَهْوَ آخِذٌ بِيَدِ عُمَرَ بْنِ الْخَطَّابِ فَقَالَ لَهُ عُمَرُ يَا رَسُولَ اللَّهِ لأَنْتَ أَحَبُّ إِلَىَّ مِنْ كُلِّ شَىْءٍ إِلاَّ مِنْ نَفْسِي. فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " لاَ وَالَّذِي نَفْسِي بِيَدِهِ حَتَّى أَكُونَ أَحَبَّ إِلَيْكَ مِنْ نَفْسِكَ ". فَقَالَ لَهُ عُمَرُ فَإِنَّهُ الآنَ وَاللَّهِ لأَنْتَ أَحَبُّ إِلَىَّ مِنْ نَفْسِي. فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " الآنَ يَا عُمَرُ ".
Selon 'Abdullah ibn Hishâm (qu'Allah l'agrée), nous étions avec le Prophète (ﷺ) alors qu'il tenait la main de 'Umar ibn al-Khattâb. 'Umar lui dit : « Ô Messager d'Allah, tu es plus aimé de moi que toute chose, sauf moi-même. » Le Prophète (ﷺ) lui répondit : « Non, par Celui qui détient mon âme dans Sa main, jusqu'à ce que je sois plus aimé de toi que toi-même. » 'Umar lui dit alors : « Maintenant, par Allah, tu es plus aimé de moi que moi-même. » Le Prophète (ﷺ) dit : « Maintenant, ô 'Umar. »
حَدَّثَنَا إِسْمَاعِيلُ، قَالَ حَدَّثَنِي مَالِكٌ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ عُبَيْدِ اللَّهِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُتْبَةَ بْنِ مَسْعُودٍ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، وَزَيْدِ بْنِ خَالِدٍ، أَنَّهُمَا أَخْبَرَاهُ أَنَّ رَجُلَيْنِ اخْتَصَمَا إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ أَحَدُهُمَا اقْضِ بَيْنَنَا بِكِتَابِ اللَّهِ. وَقَالَ الآخَرُ وَهْوَ أَفْقَهُهُمَا أَجَلْ يَا رَسُولَ اللَّهِ فَاقْضِ بَيْنَنَا بِكِتَابِ اللَّهِ، وَائْذَنْ لِي أَنْ أَتَكَلَّمَ. قَالَ " تَكَلَّمْ ". قَالَ إِنَّ ابْنِي كَانَ عَسِيفًا عَلَى هَذَا ـ قَالَ مَالِكٌ وَالْعَسِيفُ الأَجِيرُ ـ زَنَى بِامْرَأَتِهِ، فَأَخْبَرُونِي أَنَّ عَلَى ابْنِي الرَّجْمَ، فَافْتَدَيْتُ مِنْهُ بِمِائَةِ شَاةٍ وَجَارِيَةٍ لِي، ثُمَّ إِنِّي سَأَلْتُ أَهْلَ الْعِلْمِ فَأَخْبَرُونِي أَنَّ مَا عَلَى ابْنِي جَلْدُ مِائَةٍ وَتَغْرِيبُ عَامٍ، وَإِنَّمَا الرَّجْمُ عَلَى امْرَأَتِهِ. فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " أَمَا وَالَّذِي نَفْسِي بِيَدِهِ لأَقْضِيَنَّ بَيْنَكُمَا بِكِتَابِ اللَّهِ، أَمَّا غَنَمُكَ وَجَارِيَتُكَ فَرَدٌّ عَلَيْكَ ". وَجَلَدَ ابْنَهُ مِائَةً وَغَرَّبَهُ عَامًا، وَأُمِرَ أُنَيْسٌ الأَسْلَمِيُّ أَنْ يَأْتِيَ امْرَأَةَ الآخَرِ، فَإِنِ اعْتَرَفَتْ رَجَمَهَا، فَاعْتَرَفَتْ فَرَجَمَهَا.
D'après Abû Hurayra et Zayd ibn Khâlid (qu'Allah les agrée tous deux), deux hommes se disputèrent auprès du Messager d'Allah (ﷺ). L'un d'eux dit : « Juge entre nous selon le Livre d'Allah. » L'autre, qui était plus savant, dit : « Oui, ô Messager d'Allah, juge entre nous selon le Livre d'Allah et permets-moi de parler. » Il (ﷺ) dit : « Parle. » L'homme dit : « Mon fils était employé chez cet homme – Mâlik expliqua qu'al-'asîf signifie l'ouvrier – et il a commis l'adultère avec son épouse. On m'a informé que mon fils devait être lapidé, alors j'ai racheté sa peine avec cent brebis et une servante. Ensuite, j'ai interrogé les gens de science, qui m'ont informé que mon fils devait recevoir cent coups de fouet et être exilé un an, et que la lapidation était pour son épouse. » Le Messager d'Allah (ﷺ) dit : « Par Celui qui détient mon âme dans Sa main, je jugerai entre vous deux selon le Livre d'Allah. Quant à tes brebis et ta servante, elles te seront rendues. » Il fit fouetter son fils de cent coups et l'exila pour un an. Il ordonna à Unays al-Aslamî de se rendre auprès de l'épouse de l'autre homme, et si elle avouait, de la lapider. Elle avoua et fut lapidée.
حَدَّثَنِي عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مُحَمَّدٍ، حَدَّثَنَا وَهْبٌ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ أَبِي يَعْقُوبَ، عَنْ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ أَبِي بَكْرَةَ، عَنْ أَبِيهِ، عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ " أَرَأَيْتُمْ إِنْ كَانَ أَسْلَمُ وَغِفَارُ وَمُزَيْنَةُ وَجُهَيْنَةُ خَيْرًا مِنْ تَمِيمٍ وَعَامِرِ بْنِ صَعْصَعَةَ وَغَطَفَانَ وَأَسَدٍ، خَابُوا وَخَسِرُوا ". قَالُوا نَعَمْ. فَقَالَ " وَالَّذِي نَفْسِي بِيَدِهِ إِنَّهُمْ خَيْرٌ مِنْهُمْ ".
J'ai été informé par 'Abdullah ibn Muhammad, qui nous a rapporté de Wahb, qui nous a rapporté de Shu'ba, d'après Muhammad ibn Abi Ya'qub, d'après 'Abd al-Rahman ibn Abi Bakra, d'après son père, que le Prophète (ﷺ) a dit : « Que pensez-vous si Aslam, Ghifar, Muzayna et Juhayna valaient mieux que Tamim, 'Amir ibn Sa'sa'a, Ghatfan et Asad, seraient-ils alors dans l'échec et la perdition ? » Ils répondirent : « Oui. » Il dit alors : « Par Celui qui détient mon âme dans Sa main, ils sont meilleurs qu'eux. »
حَدَّثَنَا أَبُو الْيَمَانِ، أَخْبَرَنَا شُعَيْبٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، قَالَ أَخْبَرَنِي عُرْوَةُ، عَنْ أَبِي حُمَيْدٍ السَّاعِدِيِّ، أَنَّهُ أَخْبَرَهُ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم اسْتَعْمَلَ عَامِلاً فَجَاءَهُ الْعَامِلُ حِينَ فَرَغَ مِنْ عَمَلِهِ فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ هَذَا لَكُمْ، وَهَذَا أُهْدِيَ لِي. فَقَالَ لَهُ " أَفَلاَ قَعَدْتَ فِي بَيْتِ أَبِيكَ وَأُمِّكَ فَنَظَرْتَ أَيُهْدَى لَكَ أَمْ لاَ ". ثُمَّ قَامَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم عَشِيَّةً بَعْدَ الصَّلاَةِ فَتَشَهَّدَ وَأَثْنَى عَلَى اللَّهِ بِمَا هُوَ أَهْلُهُ ثُمَّ قَالَ " أَمَّا بَعْدُ، فَمَا بَالُ الْعَامِلِ نَسْتَعْمِلُهُ، فَيَأْتِينَا فَيَقُولُ هَذَا مِنْ عَمَلِكُمْ، وَهَذَا أُهْدِيَ لِي. أَفَلاَ قَعَدَ فِي بَيْتِ أَبِيهِ وَأُمِّهِ فَنَظَرَ هَلْ يُهْدَى لَهُ أَمْ لاَ، فَوَالَّذِي نَفْسُ مُحَمَّدٍ بِيَدِهِ لاَ يَغُلُّ أَحَدُكُمْ مِنْهَا شَيْئًا، إِلاَّ جَاءَ بِهِ يَوْمَ الْقِيَامَةِ يَحْمِلُهُ عَلَى عُنُقِهِ، إِنْ كَانَ بَعِيرًا جَاءَ بِهِ لَهُ رُغَاءٌ، وَإِنْ كَانَتْ بَقَرَةً جَاءَ بِهَا لَهَا خُوَارٌ، وَإِنْ كَانَتْ شَاةً جَاءَ بِهَا تَيْعَرُ، فَقَدْ بَلَّغْتُ ". فَقَالَ أَبُو حُمَيْدٍ ثُمَّ رَفَعَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَدَهُ حَتَّى إِنَّا لَنَنْظُرُ إِلَى عُفْرَةِ إِبْطَيْهِ. قَالَ أَبُو حُمَيْدٍ وَقَدْ سَمِعَ ذَلِكَ مَعِي زَيْدُ بْنُ ثَابِتٍ مِنَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَسَلُوهُ.
Nous avons été informés par Abu al-Yaman, qui nous a rapporté de Shu'ayb, d'après al-Zuhri, qui a dit : 'Urwa m'a informé, d'après Abu Humayd al-Sa'idi, que ce dernier lui a rapporté que le Messager d'Allah (ﷺ) avait nommé un agent. Lorsque cet agent eut terminé son travail, il vint trouver le Prophète (ﷺ) et dit : « Ô Messager d'Allah, ceci est pour vous, et ceci m'a été offert en cadeau. » Le Prophète (ﷺ) lui dit : « Pourquoi ne t'es-tu pas assis dans la maison de ton père et de ta mère pour voir si l'on t'offrirait quelque chose ou non ? » Puis, le Messager d'Allah (ﷺ) se leva le soir après la prière, fit le témoignage de foi, loua Allah comme Il le mérite, puis dit : « Ensuite, que dire de l'agent que nous nommons et qui vient nous dire : ceci est le fruit de votre travail, et ceci m'a été offert en cadeau. Pourquoi ne s'est-il pas assis dans la maison de son père et de sa mère pour voir si l'on lui offrirait quelque chose ou non ? Par Celui qui détient l'âme de Muhammad dans Sa main, aucun d'entre vous ne prendra illicitement quoi que ce soit sans qu'il ne vienne avec cela au Jour de la Résurrection, le portant sur son cou : s'il s'agit d'un chameau, il viendra avec son rugissement ; s'il s'agit d'une vache, elle viendra avec son mugissement ; et s'il s'agit d'une brebis, elle viendra avec son bêlement. J'ai bien transmis le message. » Abu Humayd ajouta : Puis le Messager d'Allah (ﷺ) leva sa main jusqu'à ce que nous puissions voir la blancheur de ses aisselles. Abu Humayd dit : Zayd ibn Thabit a également entendu cela du Prophète (ﷺ) avec moi, interrogez-le donc.
حَدَّثَنِي إِبْرَاهِيمُ بْنُ مُوسَى، أَخْبَرَنَا هِشَام ٌ ـ هُوَ ابْنُ يُوسُفَ ـ عَنْ مَعْمَرٍ، عَنْ هَمَّامٍ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، قَالَ قَالَ أَبُو الْقَاسِمِ صلى الله عليه وسلم " وَالَّذِي نَفْسُ مُحَمَّدٍ بِيَدِهِ لَوْ تَعْلَمُونَ مَا أَعْلَمُ لَبَكَيْتُمْ كَثِيرًا، وَلَضَحِكْتُمْ قَلِيلاً " .
J'ai été informé par Ibrahim ibn Musa, qui nous a rapporté de Hisham – c'est-à-dire Ibn Yusuf – d'après Ma'mar, d'après Hammam, d'après Abu Hurayra, que Abu al-Qasim (ﷺ) a dit : « Par Celui qui détient l'âme de Muhammad dans Sa main, si vous saviez ce que je sais, vous pleureriez beaucoup et vous ririez peu. »
حَدَّثَنَا عُمَرُ بْنُ حَفْصٍ، حَدَّثَنَا أَبِي، حَدَّثَنَا الأَعْمَشُ، عَنِ الْمَعْرُورِ، عَنْ أَبِي ذَرٍّ، قَالَ انْتَهَيْتُ إِلَيْهِ وَهُوَ يَقُولُ فِي ظِلِّ الْكَعْبَةِ " هُمُ الأَخْسَرُونَ وَرَبِّ الْكَعْبَةِ، هُمُ الأَخْسَرُونَ وَرَبِّ الْكَعْبَةِ " قُلْتُ مَا شَأْنِي أَيُرَى فِيَّ شَىْءٌ مَا شَأْنِي فَجَلَسْتُ إِلَيْهِ وَهْوَ يَقُولُ، فَمَا اسْتَطَعْتُ أَنْ أَسْكُتَ، وَتَغَشَّانِي مَا شَاءَ اللَّهُ، فَقُلْتُ مَنْ هُمْ بِأَبِي أَنْتَ وَأُمِّي يَا رَسُولَ اللَّهِ قَالَ " الأَكْثَرُونَ أَمْوَالاً، إِلاَّ مَنْ قَالَ هَكَذَا وَهَكَذَا وَهَكَذَا ".
Nous avons été informés par 'Umar ibn Hafs, qui nous a rapporté de son père, qui nous a rapporté de al-A'mash, d'après al-Ma'rur, d'après Abu Dharr, qui a dit : Je le rejoignis alors qu'il disait à l'ombre de la Ka'ba : « Ce sont les plus grands perdants, par le Seigneur de la Ka'ba ! Ce sont les plus grands perdants, par le Seigneur de la Ka'ba ! » Je dis : « Qu'ai-je donc ? Voit-on quelque chose en moi ? » Je m'assis près de lui alors qu'il continuait à répéter ces paroles, et je ne pus me taire, tant ce qu'Allah voulait m'envahit. Je dis : « Qui sont-ils, puisse mon père et ma mère être sacrifiés pour toi, ô Messager d'Allah ? » Il dit : « Ceux qui possèdent le plus de biens, sauf ceux qui font ainsi, et ainsi, et ainsi » (en indiquant de tous côtés).
حَدَّثَنَا أَبُو الْيَمَانِ، أَخْبَرَنَا شُعَيْبٌ، حَدَّثَنَا أَبُو الزِّنَادِ، عَنْ عَبْدِ الرَّحْمَنِ الأَعْرَجِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " قَالَ سُلَيْمَانُ لأَطُوفَنَّ اللَّيْلَةَ عَلَى تِسْعِينَ امْرَأَةً، كُلُّهُنَّ تَأْتِي بِفَارِسٍ يُجَاهِدُ فِي سَبِيلِ اللَّهِ. فَقَالَ لَهُ صَاحِبُهُ إِنْ شَاءَ اللَّهُ. فَلَمْ يَقُلْ إِنْ شَاءَ اللَّهُ. فَطَافَ عَلَيْهِنَّ جَمِيعًا، فَلَمْ تَحْمِلْ مِنْهُنَّ إِلاَّ امْرَأَةٌ وَاحِدَةٌ، جَاءَتْ بِشِقِّ رَجُلٍ، وَايْمُ الَّذِي نَفْسُ مُحَمَّدٍ بِيَدِهِ لَوْ قَالَ إِنْ شَاءَ اللَّهُ. لَجَاهَدُوا فِي سَبِيلِ اللَّهِ فُرْسَانًا أَجْمَعُونَ " .
Nous avons été informés par Abu al-Yaman, qui nous a rapporté de Shu'ayb, qui nous a rapporté de Abu al-Zinad, d'après 'Abd al-Rahman al-A'raj, d'après Abu Hurayra, que le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : « Salomon dit : "Cette nuit, je vais rendre visite à quatre-vingt-dix femmes, chacune d'elles donnera naissance à un cavalier qui combattra dans le sentier d'Allah." Son compagnon lui dit : "Si Allah le veut." Mais il ne dit pas : "Si Allah le veut." Il rendit visite à toutes, mais une seule d'entre elles conçut et donna naissance à un demi-homme. Par Celui qui détient l'âme de Muhammad dans Sa main, s'il avait dit : "Si Allah le veut", ils auraient combattu dans le sentier d'Allah, tous cavaliers. »
حَدَّثَنَا مُحَمَّدٌ، حَدَّثَنَا أَبُو الأَحْوَصِ، عَنْ أَبِي إِسْحَاقَ، عَنِ الْبَرَاءِ بْنِ عَازِبٍ، قَالَ أُهْدِيَ إِلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم سَرَقَةٌ مِنْ حَرِيرٍ، فَجَعَلَ النَّاسُ يَتَدَاوَلُونَهَا بَيْنَهُمْ، وَيَعْجَبُونَ مِنْ حُسْنِهَا وَلِينِهَا، فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " أَتَعْجَبُونَ مِنْهَا ". قَالُوا نَعَمْ يَا رَسُولَ اللَّهِ. قَالَ " وَالَّذِي نَفْسِي بِيَدِهِ لَمَنَادِيلُ سَعْدٍ فِي الْجَنَّةِ خَيْرٌ مِنْهَا ". لَمْ يَقُلْ شُعْبَةُ وَإِسْرَائِيلُ عَنْ أَبِي إِسْحَاقَ " وَالَّذِي نَفْسِي بِيَدِهِ ".
Nous avons été informés par Muhammad, qui nous a rapporté de Abu al-Ahwas, d'après Abu Ishaq, d'après al-Bara' ibn 'Azib, qui a dit : Un morceau de soie fut offert en cadeau au Prophète (ﷺ). Les gens se le passèrent entre eux, s'émerveillant de sa beauté et de sa douceur. Le Messager d'Allah (ﷺ) dit : « Vous en êtes émerveillés ? » Ils répondirent : « Oui, ô Messager d'Allah. » Il dit : « Par Celui qui détient mon âme dans Sa main, les mouchoirs de Sa'd au Paradis sont meilleurs que cela. » Shu'ba et Isra'il n'ont pas mentionné, d'après Abu Ishaq, les mots : « Par Celui qui détient mon âme dans Sa main. »
حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ بُكَيْرٍ، حَدَّثَنَا اللَّيْثُ، عَنْ يُونُسَ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، حَدَّثَنِي عُرْوَةُ بْنُ الزُّبَيْرِ، أَنَّ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ قَالَتْ إِنَّ هِنْدَ بِنْتَ عُتْبَةَ بْنِ رَبِيعَةَ قَالَتْ يَا رَسُولَ اللَّهِ مَا كَانَ مِمَّا عَلَى ظَهْرِ الأَرْضِ أَهْلُ أَخْبَاءٍ ـ أَوْ خِبَاءٍ ـ أَحَبَّ إِلَىَّ أَنْ يَذِلُّوا مِنْ أَهْلِ أَخْبَائِكَ ـ أَوْ خِبَائِكَ، شَكَّ يَحْيَى ـ ثُمَّ مَا أَصْبَحَ الْيَوْمَ أَهْلُ أَخْبَاءٍ ـ أَوْ خِبَاءٍ ـ أَحَبَّ إِلَىَّ مِنْ أَنْ يَعِزُّوا مِنْ أَهْلِ أَخْبَائِكَ أَوْ خِبَائِكَ. قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " وَأَيْضًا وَالَّذِي نَفْسُ مُحَمَّدٍ بِيَدِهِ ". قَالَتْ يَا رَسُولَ اللَّهِ إِنَّ أَبَا سُفْيَانَ رَجُلٌ مِسِّيكٌ، فَهَلْ عَلَىَّ حَرَجٌ أَنْ أُطْعِمَ مِنَ الَّذِي لَهُ قَالَ " لاَ إِلاَّ بِالْمَعْرُوفِ ".
Nous avons été informés par Yahya ibn Bukayr, qui nous a rapporté de al-Layth, d'après Yunus, d'après Ibn Shihab, qui m'a rapporté d'après 'Urwa ibn al-Zubayr, que 'Aisha (qu'Allah soit satisfait d'elle) a dit : Hind bint 'Utba ibn Rabi'a dit : « Ô Messager d'Allah, il n'y avait pas sur la surface de la terre des gens sous des tentes que j'aurais plus souhaité voir humiliés que les gens de ta tente. » Puis elle ajouta : « Mais aujourd'hui, il n'y a pas de gens sous des tentes que je souhaiterais plus voir honorés que les gens de ta tente. » Le Messager d'Allah (ﷺ) dit : « Et encore plus, par Celui qui détient l'âme de Muhammad dans Sa main. » Elle dit : « Ô Messager d'Allah, Abu Sufyan est un homme avare. Ai-je un péché si je prends de ses biens pour nourrir ma famille ? » Il dit : « Non, tant que c'est de manière convenable. »
حَدَّثَنِي أَحْمَدُ بْنُ عُثْمَانَ، حَدَّثَنَا شُرَيْحُ بْنُ مَسْلَمَةَ، حَدَّثَنَا إِبْرَاهِيمُ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ أَبِي إِسْحَاقَ، سَمِعْتُ عَمْرَو بْنَ مَيْمُونٍ، قَالَ حَدَّثَنِي عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مَسْعُودٍ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ بَيْنَمَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم مُضِيفٌ ظَهْرَهُ إِلَى قُبَّةٍ مِنْ أَدَمٍ يَمَانٍ إِذْ قَالَ لأَصْحَابِهِ " أَتَرْضَوْنَ أَنْ تَكُونُوا رُبُعَ أَهْلِ الْجَنَّةِ ". قَالُوا بَلَى. قَالَ " أَفَلَمْ تَرْضَوْا أَنْ تَكُونُوا ثُلُثَ أَهْلِ الْجَنَّةِ ". قَالُوا بَلَى. قَالَ " فَوَالَّذِي نَفْسُ مُحَمَّدٍ بِيَدِهِ، إِنِّي لأَرْجُو أَنْ تَكُونُوا نِصْفَ أَهْلِ الْجَنَّةِ ".
J'ai été informé par Ahmad ibn 'Uthman, qui nous a rapporté de Shurayh ibn Maslama, qui nous a rapporté de Ibrahim, d'après son père, d'après Abu Ishaq, qui a entendu 'Amr ibn Maymun dire : 'Abdullah ibn Mas'ud (qu'Allah soit satisfait de lui) m'a rapporté que, alors que le Messager d'Allah (ﷺ) appuyait son dos contre une tente en cuir yéménite, il dit à ses compagnons : « Accepteriez-vous d'être le quart des habitants du Paradis ? » Ils répondirent : « Oui. » Il dit : « N'accepteriez-vous pas d'être le tiers des habitants du Paradis ? » Ils répondirent : « Oui. » Il dit : « Par Celui qui détient l'âme de Muhammad dans Sa main, j'espère que vous serez la moitié des habitants du Paradis. »
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مَسْلَمَةَ، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ أَبِي سَعِيدٍ، أَنَّ رَجُلاً، سَمِعَ رَجُلاً، يَقْرَأُ {قُلْ هُوَ اللَّهُ أَحَدٌ} يُرَدِّدُهَا، فَلَمَّا أَصْبَحَ جَاءَ إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَذَكَرَ ذَلِكَ لَهُ، وَكَأَنَّ الرَّجُلَ يَتَقَالُّهَا فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " وَالَّذِي نَفْسِي بِيَدِهِ إِنَّهَا لَتَعْدِلُ ثُلُثَ الْقُرْآنِ ".
Nous a rapporté 'Abdullah ibn Maslama, d'après Malik, d'après 'Abd ar-Rahman ibn 'Abdullah ibn 'Abd ar-Rahman, d'après son père, d'après Abou Sa'id que : un homme entendit un autre réciter *« Qul huwa Allahu ahad »* (Sourate Al-Ikhlas) en la répétant. Au matin, il vint trouver le Messager d'Allah (ﷺ) et lui en fit mention, comme si l'homme la minimisait. Le Messager d'Allah (ﷺ) dit alors : *« Par Celui qui détient mon âme dans Sa main, elle équivaut à un tiers du Coran. »*
حَدَّثَنِي إِسْحَاقُ، أَخْبَرَنَا حَبَّانُ، حَدَّثَنَا هَمَّامٌ، حَدَّثَنَا قَتَادَةُ، حَدَّثَنَا أَنَسُ بْنُ مَالِكٍ ـ رضى الله عنه ـ أَنَّهُ سَمِعَ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم يَقُولُ " أَتِمُّوا الرُّكُوعَ وَالسُّجُودَ، فَوَالَّذِي نَفْسِي بِيَدِهِ إِنِّي لأَرَاكُمْ مِنْ بَعْدِ ظَهْرِي إِذَا مَا رَكَعْتُمْ وَإِذَا مَا سَجَدْتُمْ " .
Ishaq m'a informé, Habban nous a rapporté, Hammam nous a rapporté, Qatada nous a rapporté, Anas ibn Malik (qu'Allah soit satisfait de lui) nous a rapporté qu'il entendit le Prophète (ﷺ) dire : *« Accomplissez parfaitement l'inclination et la prosternation, car par Celui qui détient mon âme dans Sa main, je vous vois derrière mon dos lorsque vous vous inclinez et lorsque vous vous prosternez. »*
حَدَّثَنَا إِسْحَاقُ، حَدَّثَنَا وَهْبُ بْنُ جَرِيرٍ، أَخْبَرَنَا شُعْبَةُ، عَنْ هِشَامِ بْنِ زَيْدٍ، عَنْ أَنَسِ بْنِ مَالِكٍ، أَنَّ امْرَأَةً، مِنَ الأَنْصَارِ أَتَتِ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم مَعَهَا أَوْلاَدٌ لَهَا فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " وَالَّذِي نَفْسِي بِيَدِهِ إِنَّكُمْ لأَحَبُّ النَّاسِ إِلَىَّ " . قَالَهَا ثَلاَثَ مِرَارٍ.
Ishaq nous a rapporté, Wahb ibn Jarir nous a rapporté, Shu'ba nous a informé, d'après Hisham ibn Zayd, d'après Anas ibn Malik que : une femme des Ansar vint trouver le Prophète (ﷺ) accompagnée de ses enfants. Le Prophète (ﷺ) dit alors : *« Par Celui qui détient mon âme dans Sa main, vous êtes les personnes que j'aime le plus. »* Il le répéta trois fois.
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مَسْلَمَةَ، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ نَافِعٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ ـ رضى الله عنهما ـ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم أَدْرَكَ عُمَرَ بْنَ الْخَطَّابِ وَهْوَ يَسِيرُ فِي رَكْبٍ يَحْلِفُ بِأَبِيهِ فَقَالَ " أَلاَ إِنَّ اللَّهَ يَنْهَاكُمْ أَنْ تَحْلِفُوا بِآبَائِكُمْ، مَنْ كَانَ حَالِفًا فَلْيَحْلِفْ بِاللَّهِ، أَوْ لِيَصْمُتْ " .
'Abdullah ibn Maslama nous a rapporté, d'après Malik, d'après Nafi', d'après 'Abdullah ibn 'Umar (qu'Allah soit satisfait d'eux deux) que : le Messager d'Allah (ﷺ) surprit 'Umar ibn al-Khattab alors qu'il chevauchait en compagnie d'un groupe et jurait par son père. Il lui dit : *« Certes, Allah vous interdit de jurer par vos pères. Que celui qui veut jurer, jure par Allah, ou qu'il se taise. »*