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Les ventes et le commerce
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حَدَّثَنَا أَبُو الْيَمَانِ، حَدَّثَنَا شُعَيْبٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، قَالَ أَخْبَرَنِي سَعِيدُ بْنُ الْمُسَيَّبِ، وَأَبُو سَلَمَةَ بْنُ عَبْدِ الرَّحْمَنِ أَنَّ أَبَا هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ إِنَّكُمْ تَقُولُونَ إِنَّ أَبَا هُرَيْرَةَ يُكْثِرُ الْحَدِيثَ عَنْ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم. وَتَقُولُونَ مَا بَالُ الْمُهَاجِرِينَ وَالأَنْصَارِ لاَ يُحَدِّثُونَ عَنْ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم بِمِثْلِ حَدِيثِ أَبِي هُرَيْرَةَ وَإِنَّ إِخْوَتِي مِنَ الْمُهَاجِرِينَ كَانَ يَشْغَلُهُمْ صَفْقٌ بِالأَسْوَاقِ، وَكُنْتُ أَلْزَمُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم عَلَى مِلْءِ بَطْنِي، فَأَشْهَدُ إِذَا غَابُوا وَأَحْفَظُ إِذَا نَسُوا، وَكَانَ يَشْغَلُ إِخْوَتِي مِنَ الأَنْصَارِ عَمَلُ أَمْوَالِهِمْ، وَكُنْتُ امْرَأً مِسْكِينًا مِنْ مَسَاكِينِ الصُّفَّةِ أَعِي حِينَ يَنْسَوْنَ، وَقَدْ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فِي حَدِيثٍ يُحَدِّثُهُ " إِنَّهُ لَنْ يَبْسُطَ أَحَدٌ ثَوْبَهُ حَتَّى أَقْضِيَ مَقَالَتِي هَذِهِ، ثُمَّ يَجْمَعَ إِلَيْهِ ثَوْبَهُ إِلاَّ وَعَى مَا أَقُولُ " . فَبَسَطْتُ نَمِرَةً عَلَىَّ، حَتَّى إِذَا قَضَى رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم مَقَالَتَهُ جَمَعْتُهَا إِلَى صَدْرِي، فَمَا نَسِيتُ مِنْ مَقَالَةِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم تِلْكَ مِنْ شَىْءٍ.
Nous avons été informés par Abû al-Yamân, qui a rapporté d'après Shu'ayb, d'après al-Zuhrî, qui a dit : Sa'îd ibn al-Musayyab et Abû Salama ibn 'Abd al-Rahmân m'ont informé que Abû Hurayra (qu'Allâh l'agrée) a dit : Vous dites qu'Abû Hurayra rapporte beaucoup de hadiths du Messager d'Allâh (ﷺ), et vous demandez pourquoi les Muhâjirûn et les Ansâr ne rapportent pas autant de hadiths qu'Abû Hurayra. Mes frères parmi les Muhâjirûn étaient occupés par le commerce sur les marchés, et j'étais constamment auprès du Messager d'Allâh (ﷺ), le ventre plein, assistant à ce qu'ils manquaient et mémorisant ce qu'ils oubliaient. Quant à mes frères parmi les Ansâr, ils étaient occupés par la gestion de leurs biens, tandis que j'étais un pauvre parmi les gens de la Suffa, retenant ce qu'ils oubliaient. Le Messager d'Allâh (ﷺ) a dit dans un hadith qu'il rapportait : « Aucun d'entre vous ne doit étendre son vêtement jusqu'à ce que j'aie terminé mon discours, puis le ramener à lui, sans avoir retenu ce que je dis. » J'étendis alors un manteau que je portais jusqu'à ce que le Messager d'Allâh (ﷺ) eût terminé son discours, puis je le ramenai contre ma poitrine. Je n'ai rien oublié de ce discours du Messager d'Allâh (ﷺ).
حَدَّثَنَا عَبْدُ الْعَزِيزِ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، حَدَّثَنَا إِبْرَاهِيمُ بْنُ سَعْدٍ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ جَدِّهِ، قَالَ قَالَ عَبْدُ الرَّحْمَنِ بْنُ عَوْفٍ ـ رضى الله عنه ـ لَمَّا قَدِمْنَا الْمَدِينَةَ آخَى رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم بَيْنِي وَبَيْنَ سَعْدِ بْنِ الرَّبِيعِ فَقَالَ سَعْدُ بْنُ الرَّبِيعِ إِنِّي أَكْثَرُ الأَنْصَارِ مَالاً، فَأَقْسِمُ لَكَ نِصْفَ مَالِي، وَانْظُرْ أَىَّ زَوْجَتَىَّ هَوِيتَ نَزَلْتُ لَكَ عَنْهَا، فَإِذَا حَلَّتْ تَزَوَّجْتَهَا. قَالَ فَقَالَ عَبْدُ الرَّحْمَنِ لاَ حَاجَةَ لِي فِي ذَلِكَ، هَلْ مِنْ سُوقٍ فِيهِ تِجَارَةٌ قَالَ سُوقُ قَيْنُقَاعَ. قَالَ فَغَدَا إِلَيْهِ عَبْدُ الرَّحْمَنِ، فَأَتَى بِأَقِطٍ وَسَمْنٍ ـ قَالَ ـ ثُمَّ تَابَعَ الْغُدُوَّ، فَمَا لَبِثَ أَنْ جَاءَ عَبْدُ الرَّحْمَنِ عَلَيْهِ أَثَرُ صُفْرَةٍ، فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " تَزَوَّجْتَ ". قَالَ نَعَمْ. قَالَ " وَمَنْ ". قَالَ امْرَأَةً مِنَ الأَنْصَارِ. قَالَ " كَمْ سُقْتَ ". قَالَ زِنَةَ نَوَاةٍ مِنْ ذَهَبٍ أَوْ نَوَاةً مِنْ ذَهَبٍ. فَقَالَ لَهُ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " أَوْلِمْ وَلَوْ بِشَاةٍ ".
Nous avons été informés par 'Abd al-'Azîz ibn 'Abd Allâh, qui a rapporté d'après Ibrâhîm ibn Sa'd, d'après son père, d'après son grand-père, qui a dit : 'Abd al-Rahmân ibn 'Awf (qu'Allâh l'agrée) a dit : Lorsque nous arrivâmes à Médine, le Messager d'Allâh (ﷺ) établit un pacte de fraternité entre moi et Sa'd ibn al-Rabî'. Sa'd ibn al-Rabî' dit : « Je suis l'homme le plus riche parmi les Ansâr. Je te donne la moitié de mes biens, et choisis celle de mes deux épouses que tu préfères, je te la céderai. Lorsque son délai de viduité sera accompli, tu pourras l'épouser. » 'Abd al-Rahmân répondit : « Je n'ai pas besoin de cela. Y a-t-il un marché où l'on fait du commerce ? » Il dit : « Le marché de Qaynuqâ'. » 'Abd al-Rahmân s'y rendit le lendemain, apportant du fromage et du beurre clarifié. Il continua ainsi chaque matin, et peu de temps après, il revint avec des traces de safran sur lui. Le Messager d'Allâh (ﷺ) lui demanda : « T'es-tu marié ? » Il répondit : « Oui. » Le Prophète (ﷺ) demanda : « Avec qui ? » Il dit : « Une femme des Ansâr. » Le Prophète (ﷺ) demanda : « Combien as-tu donné comme dot ? » Il répondit : « Le poids d'un noyau de datte en or, ou un noyau de datte en or. » Le Prophète (ﷺ) lui dit alors : « Offre un banquet de noces, ne serait-ce qu'avec un mouton. »
حَدَّثَنَا أَحْمَدُ بْنُ يُونُسَ، حَدَّثَنَا زُهَيْرٌ، حَدَّثَنَا حُمَيْدٌ، عَنْ أَنَسٍ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ قَدِمَ عَبْدُ الرَّحْمَنِ بْنُ عَوْفٍ الْمَدِينَةَ فَآخَى النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم بَيْنَهُ وَبَيْنَ سَعْدِ بْنِ الرَّبِيعِ الأَنْصَارِيِّ، وَكَانَ سَعْدٌ ذَا غِنًى، فَقَالَ لِعَبْدِ الرَّحْمَنِ أُقَاسِمُكَ مَالِي نِصْفَيْنِ، وَأُزَوِّجُكَ. قَالَ بَارَكَ اللَّهُ لَكَ فِي أَهْلِكَ وَمَالِكَ، دُلُّونِي عَلَى السُّوقِ. فَمَا رَجَعَ حَتَّى اسْتَفْضَلَ أَقِطًا وَسَمْنًا، فَأَتَى بِهِ أَهْلَ مَنْزِلِهِ، فَمَكَثْنَا يَسِيرًا ـ أَوْ مَا شَاءَ اللَّهُ ـ فَجَاءَ وَعَلَيْهِ وَضَرٌ مِنْ صُفْرَةٍ، فَقَالَ لَهُ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " مَهْيَمْ ". قَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ تَزَوَّجْتُ امْرَأَةً مِنَ الأَنْصَارِ. قَالَ " مَا سُقْتَ إِلَيْهَا ". قَالَ نَوَاةً مِنْ ذَهَبٍ، أَوْ وَزْنَ نَوَاةٍ مِنْ ذَهَبٍ. قَالَ " أَوْلِمْ وَلَوْ بِشَاةٍ ".
Nous avons été informés par Ahmad ibn Yûnus, qui a rapporté d'après Zuhayr, d'après Humayd, d'après Anas (qu'Allâh l'agrée), qui a dit : 'Abd al-Rahmân ibn 'Awf arriva à Médine, et le Prophète (ﷺ) établit un pacte de fraternité entre lui et Sa'd ibn al-Rabî' al-Ansârî, qui était un homme riche. Sa'd dit à 'Abd al-Rahmân : « Je partage mes biens avec toi en deux parts égales et je te marie. » 'Abd al-Rahmân répondit : « Qu'Allâh bénisse ta famille et tes biens. Indiquez-moi le marché. » Il ne revint pas avant d'avoir réalisé un bénéfice en fromage et en beurre clarifié, qu'il apporta à sa famille. Nous restâmes ainsi peu de temps – ou ce qu'Allâh voulut – puis il revint avec des traces de safran sur lui. Le Prophète (ﷺ) lui demanda : « Qu'y a-t-il ? » Il répondit : « Ô Messager d'Allâh, je me suis marié avec une femme des Ansâr. » Le Prophète (ﷺ) demanda : « Quelle dot lui as-tu donnée ? » Il répondit : « Un noyau de datte en or, ou le poids d'un noyau de datte en or. » Le Prophète (ﷺ) lui dit : « Offre un banquet de noces, ne serait-ce qu'avec un mouton. »
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مُحَمَّدٍ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، عَنْ عَمْرٍو، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ كَانَتْ عُكَاظٌ وَمِجَنَّةُ وَذُو الْمَجَازِ أَسْوَاقًا فِي الْجَاهِلِيَّةِ، فَلَمَّا كَانَ الإِسْلاَمُ فَكَأَنَّهُمْ تَأَثَّمُوا فِيهِ فَنَزَلَتْ {لَيْسَ عَلَيْكُمْ جُنَاحٌ أَنْ تَبْتَغُوا فَضْلاً مِنْ رَبِّكُمْ } فِي مَوَاسِمِ الْحَجِّ، قَرَأَهَا ابْنُ عَبَّاسٍ.
Nous avons été informés par 'Abd Allâh ibn Muhammad, qui a rapporté d'après Sufyân, d'après 'Amr, d'après Ibn 'Abbâs (qu'Allâh les agrée tous deux), qui a dit : 'Ukâz, Mijanna et Dhû al-Majâz étaient des marchés à l'époque de la Jâhiliyya. Lorsque vint l'Islam, ils éprouvèrent comme un scrupule à leur sujet, puis fut révélée le verset : *« Il n'y a pas de péché sur vous à rechercher quelque grâce de votre Seigneur »* (Coran 2:198), concernant les saisons du Hajj. Ibn 'Abbâs le récita ainsi.
حَدَّثَنِي مُحَمَّدُ بْنُ الْمُثَنَّى، حَدَّثَنَا ابْنُ أَبِي عَدِيٍّ، عَنِ ابْنِ عَوْنٍ، عَنِ الشَّعْبِيِّ، سَمِعْتُ النُّعْمَانَ بْنَ بَشِيرٍ ـ رضى الله عنه ـ سَمِعْتُ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم. حَدَّثَنَا عَلِيُّ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، حَدَّثَنَا ابْنُ عُيَيْنَةَ، عَنْ أَبِي فَرْوَةَ، عَنِ الشَّعْبِيِّ، قَالَ سَمِعْتُ النُّعْمَانَ، عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم. حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مُحَمَّدٍ، حَدَّثَنَا ابْنُ عُيَيْنَةَ، عَنْ أَبِي فَرْوَةَ، سَمِعْتُ الشَّعْبِيَّ، سَمِعْتُ النُّعْمَانَ بْنَ بَشِيرٍ ـ رضى الله عنهما ـ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم. حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ كَثِيرٍ، أَخْبَرَنَا سُفْيَانُ، عَنْ أَبِي فَرْوَةَ، عَنِ الشَّعْبِيِّ، عَنِ النُّعْمَانِ بْنِ بَشِيرٍ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " الْحَلاَلُ بَيِّنٌ، وَالْحَرَامُ بَيِّنٌ وَبَيْنَهُمَا أُمُورٌ مُشْتَبِهَةٌ، فَمَنْ تَرَكَ مَا شُبِّهَ عَلَيْهِ مِنَ الإِثْمِ كَانَ لِمَا اسْتَبَانَ أَتْرَكَ، وَمَنِ اجْتَرَأَ عَلَى مَا يَشُكُّ فِيهِ مِنَ الإِثْمِ أَوْشَكَ أَنْ يُوَاقِعَ مَا اسْتَبَانَ، وَالْمَعَاصِي حِمَى اللَّهِ، مَنْ يَرْتَعْ حَوْلَ الْحِمَى يُوشِكْ أَنْ يُوَاقِعَهُ " .
Nous m'a rapporté Muḥammad ibn al-Muthannā, nous a rapporté Ibn Abī 'Adī, d'après Ibn 'Awn, d'après al-Sha'bī, j'ai entendu al-Nu'mān ibn Bashīr – qu'Allah soit satisfait de lui – dire : j'ai entendu le Prophète (ﷺ) dire. Nous a rapporté 'Alī ibn 'Abd Allāh, nous a rapporté Ibn 'Uyayna, d'après Abī Farwa, d'après al-Sha'bī, qui a dit : j'ai entendu al-Nu'mān rapporter du Prophète (ﷺ). Nous a rapporté 'Abd Allāh ibn Muḥammad, nous a rapporté Ibn 'Uyayna, d'après Abī Farwa, j'ai entendu al-Sha'bī dire : j'ai entendu al-Nu'mān ibn Bashīr – qu'Allah soit satisfait d'eux deux – rapporter du Prophète (ﷺ). Nous a rapporté Muḥammad ibn Kathīr, nous a informé Sufyān, d'après Abī Farwa, d'après al-Sha'bī, d'après al-Nu'mān ibn Bashīr – qu'Allah soit satisfait de lui – qui a dit : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Le licite est clair, l'illicite est clair, et entre les deux se trouvent des choses ambiguës. Celui qui s'abstient des choses ambiguës par crainte du péché aura préservé sa religion et son honneur. Quant à celui qui s'aventure dans ce qui est douteux, il risque de tomber dans ce qui est clairement interdit. Les péchés sont le pâturage interdit de Dieu ; celui qui paît autour de l'interdit risque d'y tomber. »
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ كَثِيرٍ، أَخْبَرَنَا سُفْيَانُ، أَخْبَرَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ أَبِي حُسَيْنٍ، حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ أَبِي مُلَيْكَةَ، عَنْ عُقْبَةَ بْنِ الْحَارِثِ ـ رضى الله عنه ـ أَنَّ امْرَأَةً، سَوْدَاءَ جَاءَتْ، فَزَعَمَتْ أَنَّهَا أَرْضَعَتْهُمَا، فَذَكَرَ لِلنَّبِيِّ فَأَعْرَضَ عَنْهُ، وَتَبَسَّمَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم. قَالَ " كَيْفَ وَقَدْ قِيلَ " . وَقَدْ كَانَتْ تَحْتَهُ ابْنَةُ أَبِي إِهَابٍ التَّمِيمِيِّ.
Nous a rapporté Muḥammad ibn Kathīr, nous a informé Sufyān, nous a informé 'Abd Allāh ibn 'Abd al-Raḥmān ibn Abī Ḥusayn, nous a rapporté 'Abd Allāh ibn Abī Mulayka, d'après 'Uqba ibn al-Ḥārith – qu'Allah soit satisfait de lui – qu'une femme noire vint et affirma l'avoir allaité, lui et une autre personne. Il en parla au Prophète (ﷺ), qui se détourna de lui, et le Prophète (ﷺ) sourit. Il dit : « Comment cela, alors qu'on a déjà dit ? » Or, il avait épousé la fille d'Abī Ihāb al-Tamīmī.
حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ قَزَعَةَ، حَدَّثَنَا مَالِكٌ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ عُرْوَةَ بْنِ الزُّبَيْرِ، عَنْ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ قَالَتْ كَانَ عُتْبَةُ بْنُ أَبِي وَقَّاصٍ عَهِدَ إِلَى أَخِيهِ سَعْدِ بْنِ أَبِي وَقَّاصٍ أَنَّ ابْنَ وَلِيدَةِ زَمْعَةَ مِنِّي فَاقْبِضْهُ. قَالَتْ فَلَمَّا كَانَ عَامَ الْفَتْحِ أَخَذَهُ سَعْدُ بْنُ أَبِي وَقَّاصٍ وَقَالَ ابْنُ أَخِي، قَدْ عَهِدَ إِلَىَّ فِيهِ. فَقَامَ عَبْدُ بْنُ زَمْعَةَ، فَقَالَ أَخِي، وَابْنُ وَلِيدَةِ أَبِي، وُلِدَ عَلَى فِرَاشِهِ. فَتَسَاوَقَا إِلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم. فَقَالَ سَعْدٌ يَا رَسُولَ اللَّهِ، ابْنُ أَخِي، كَانَ قَدْ عَهِدَ إِلَىَّ فِيهِ. فَقَالَ عَبْدُ بْنُ زَمْعَةَ أَخِي وَابْنُ وَلِيدَةِ أَبِي، وُلِدَ عَلَى فِرَاشِهِ. فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " هُوَ لَكَ يَا عَبْدُ بْنَ زَمْعَةَ ". ثُمَّ قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " الْوَلَدُ لِلْفِرَاشِ، وَلِلْعَاهِرِ الْحَجَرُ ". ثُمَّ قَالَ لِسَوْدَةَ بِنْتِ زَمْعَةَ زَوْجِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم " احْتَجِبِي مِنْهُ ". لِمَا رَأَى مِنْ شَبَهِهِ بِعُتْبَةَ، فَمَا رَآهَا حَتَّى لَقِيَ اللَّهَ.
Nous a rapporté Yaḥyā ibn Qaza'a, nous a rapporté Mālik, d'après Ibn Shihāb, d'après 'Urwa ibn al-Zubayr, d'après 'Ā'isha – qu'Allah soit satisfait d'elle – qui a dit : 'Utba ibn Abī Waqqāṣ avait fait promettre à son frère Sa'd ibn Abī Waqqāṣ que l'enfant de la servante de Zam'a était le sien, et de le prendre en charge. Elle dit : Lors de l'année de la conquête de La Mecque, Sa'd ibn Abī Waqqāṣ le prit et dit : « C'est le fils de mon frère, il m'a fait promettre à son sujet. » 'Abd ibn Zam'a se leva alors et dit : « C'est mon frère, fils de la servante de mon père, né sur son lit conjugal. » Ils se rendirent ensemble auprès du Prophète (ﷺ). Sa'd dit : « Ô Messager d'Allah, c'est le fils de mon frère, il m'avait fait promettre à son sujet. » 'Abd ibn Zam'a dit : « C'est mon frère, fils de la servante de mon père, né sur son lit conjugal. » Le Messager d'Allah (ﷺ) dit : « Il est à toi, ô 'Abd ibn Zam'a. » Puis le Prophète (ﷺ) dit : « L'enfant appartient au lit conjugal, et à l'adultère revient la pierre. » Ensuite, il dit à Sawda bint Zam'a, épouse du Prophète (ﷺ) : « Voile-toi devant lui », en raison de la ressemblance qu'il voyait avec 'Utba. Et il ne la revit plus jusqu'à ce qu'il rencontre Allah.
حَدَّثَنَا أَبُو الْوَلِيدِ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، قَالَ أَخْبَرَنِي عَبْدُ اللَّهِ بْنُ أَبِي السَّفَرِ، عَنِ الشَّعْبِيِّ، عَنْ عَدِيِّ بْنِ حَاتِمٍ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ سَأَلْتُ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم عَنِ الْمِعْرَاضِ فَقَالَ " إِذَا أَصَابَ بِحَدِّهِ فَكُلْ، وَإِذَا أَصَابَ بِعَرْضِهِ فَلاَ تَأْكُلْ، فَإِنَّهُ وَقِيذٌ ". قُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ أُرْسِلُ كَلْبِي وَأُسَمِّي، فَأَجِدُ مَعَهُ عَلَى الصَّيْدِ كَلْبًا آخَرَ لَمْ أُسَمِّ عَلَيْهِ، وَلاَ أَدْرِي أَيُّهُمَا أَخَذَ. قَالَ " لاَ تَأْكُلْ، إِنَّمَا سَمَّيْتَ عَلَى كَلْبِكَ وَلَمْ تُسَمِّ عَلَى الآخَرِ ".
Nous a rapporté Abū al-Walīd, nous a rapporté Shu'ba, qui a dit : m'a informé 'Abd Allāh ibn Abī al-Safar, d'après al-Sha'bī, d'après 'Adī ibn Ḥātim – qu'Allah soit satisfait de lui – qui a dit : J'ai interrogé le Prophète (ﷺ) au sujet du *mi'rāḍ* (flèche sans pointe). Il dit : « Si elle atteint la proie avec son tranchant, mange-la. Si elle l'atteint avec son côté, ne la mange pas, car c'est une bête frappée. » Je dis : « Ô Messager d'Allah, j'envoie mon chien en prononçant le nom d'Allah, puis je trouve avec lui un autre chien sur la proie, dont je n'ai pas prononcé le nom et je ne sais lequel des deux l'a prise. » Il dit : « Ne la mange pas, car tu n'as prononcé le nom d'Allah que sur ton chien, et non sur l'autre. »
حَدَّثَنَا قَبِيصَةُ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، عَنْ مَنْصُورٍ، عَنْ طَلْحَةَ، عَنْ أَنَسٍ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ مَرَّ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم بِتَمْرَةٍ مَسْقُوطَةٍ فَقَالَ " لَوْلاَ أَنْ تَكُونَ صَدَقَةً لأَكَلْتُهَا ". وَقَالَ هَمَّامٌ عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ " أَجِدُ تَمْرَةً سَاقِطَةً عَلَى فِرَاشِي ".
Nous a rapporté Qabīṣa, nous a rapporté Sufyān, d'après Manṣūr, d'après Ṭalḥa, d'après Anas – qu'Allah soit satisfait de lui – qui a dit : Le Prophète (ﷺ) passa près d'une datte tombée et dit : « Si ce n'était une aumône, je l'aurais mangée. » Hammām a rapporté d'après Abū Hurayra – qu'Allah soit satisfait de lui – que le Prophète (ﷺ) a dit : « Je trouve une datte tombée sur mon lit. »
حَدَّثَنَا أَبُو نُعَيْمٍ، حَدَّثَنَا ابْنُ عُيَيْنَةَ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، عَنْ عَبَّادِ بْنِ تَمِيمٍ، عَنْ عَمِّهِ، قَالَ شُكِيَ إِلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم الرَّجُلُ يَجِدُ فِي الصَّلاَةِ شَيْئًا، أَيَقْطَعُ الصَّلاَةَ قَالَ " لاَ، حَتَّى يَسْمَعَ صَوْتًا أَوْ يَجِدَ رِيحًا " . وَقَالَ ابْنُ أَبِي حَفْصَةَ عَنِ الزُّهْرِيِّ لاَ وُضُوءَ إِلاَّ فِيمَا وَجَدْتَ الرِّيحَ أَوْ سَمِعْتَ الصَّوْتَ.
Nous a rapporté Abū Nu'aym, nous a rapporté Ibn 'Uyayna, d'après al-Zuhrī, d'après 'Abbād ibn Tamīm, d'après son oncle, qui a dit : On se plaignit au Prophète (ﷺ) d'un homme qui ressentait quelque chose pendant la prière, et on lui demanda s'il devait interrompre sa prière. Il dit : « Non, jusqu'à ce qu'il entende un son ou sente une odeur. » Ibn Abī Ḥafṣa a rapporté d'après al-Zuhrī : « Il n'y a pas d'ablution à refaire sauf si tu sens l'odeur ou entends le son. »
حَدَّثَنِي أَحْمَدُ بْنُ الْمِقْدَامِ الْعِجْلِيُّ، حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ عَبْدِ الرَّحْمَنِ الطُّفَاوِيُّ، حَدَّثَنَا هِشَامُ بْنُ عُرْوَةَ،، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ أَنَّ قَوْمًا، قَالُوا يَا رَسُولَ اللَّهِ، إِنَّ قَوْمًا يَأْتُونَنَا بِاللَّحْمِ لاَ نَدْرِي أَذَكَرُوا اسْمَ اللَّهِ عَلَيْهِ أَمْ لاَ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " سَمُّوا اللَّهَ عَلَيْهِ وَكُلُوهُ " .
M'a rapporté Aḥmad ibn al-Miqdām al-'Ijlī, nous a rapporté Muḥammad ibn 'Abd al-Raḥmān al-Ṭufāwī, nous a rapporté Hishām ibn 'Urwa, d'après son père, d'après 'Ā'isha – qu'Allah soit satisfait d'elle – que des gens dirent : « Ô Messager d'Allah, des gens nous apportent de la viande sans que nous sachions s'ils ont prononcé le nom d'Allah dessus ou non. » Le Messager d'Allah (ﷺ) dit : « Prononcez le nom d'Allah et mangez-en. »
حَدَّثَنَا طَلْقُ بْنُ غَنَّامٍ، حَدَّثَنَا زَائِدَةُ، عَنْ حُصَيْنٍ، عَنْ سَالِمٍ، قَالَ حَدَّثَنِي جَابِرٌ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ بَيْنَمَا نَحْنُ نُصَلِّي مَعَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم إِذْ أَقْبَلَتْ مِنَ الشَّأْمِ عِيرٌ، تَحْمِلُ طَعَامًا، فَالْتَفَتُوا إِلَيْهَا، حَتَّى مَا بَقِيَ مَعَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم إِلاَّ اثْنَا عَشَرَ رَجُلاً فَنَزَلَتْ {وَإِذَا رَأَوْا تِجَارَةً أَوْ لَهْوًا انْفَضُّوا إِلَيْهَا}
Nous a rapporté Ṭalq ibn Ghannām, nous a rapporté Zā'ida, d'après Ḥuṣayn, d'après Sālim, qui a dit : m'a rapporté Jābir – qu'Allah soit satisfait de lui – qui a dit : Alors que nous priions avec le Prophète (ﷺ), une caravane arriva de Syrie, transportant des vivres. Ils se détournèrent vers elle, si bien qu'il ne resta avec le Prophète (ﷺ) que douze hommes. Alors descendit le verset : *« Et quand ils voient un commerce ou un divertissement, ils s'y précipitent. »* (Coran 62:11)
حَدَّثَنَا آدَمُ، حَدَّثَنَا ابْنُ أَبِي ذِئْبٍ، حَدَّثَنَا سَعِيدٌ الْمَقْبُرِيُّ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ " يَأْتِي عَلَى النَّاسِ زَمَانٌ، لاَ يُبَالِي الْمَرْءُ مَا أَخَذَ مِنْهُ أَمِنَ الْحَلاَلِ أَمْ مِنَ الْحَرَامِ " .
Nous a rapporté Âdam, qui a rapporté d'après Ibn Abî Dhi'b, qui a rapporté d'après Sa'îd al-Maqburî, d'après Abû Hurayra (qu'Allah l'agrée) que le Prophète (ﷺ) a dit : *« Un temps viendra où l'homme ne se souciera plus de ce qu'il prend, que ce soit de licite ou d'illicite. »*
حَدَّثَنَا أَبُو عَاصِمٍ، عَنِ ابْنِ جُرَيْجٍ، قَالَ أَخْبَرَنِي عَمْرُو بْنُ دِينَارٍ، عَنْ أَبِي الْمِنْهَالِ، قَالَ كُنْتُ أَتَّجِرُ فِي الصَّرْفِ، فَسَأَلْتُ زَيْدَ بْنَ أَرْقَمَ ـ رضى الله عنه ـ فَقَالَ قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم. وَحَدَّثَنِي الْفَضْلُ بْنُ يَعْقُوبَ، حَدَّثَنَا الْحَجَّاجُ بْنُ مُحَمَّدٍ، قَالَ ابْنُ جُرَيْجٍ أَخْبَرَنِي عَمْرُو بْنُ دِينَارٍ، وَعَامِرُ بْنُ مُصْعَبٍ، أَنَّهُمَا سَمِعَا أَبَا الْمِنْهَالِ، يَقُولُ سَأَلْتُ الْبَرَاءَ بْنَ عَازِبٍ وَزَيْدَ بْنَ أَرْقَمَ عَنِ الصَّرْفِ، فَقَالاَ كُنَّا تَاجِرَيْنِ عَلَى عَهْدِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَسَأَلْنَا رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم عَنِ الصَّرْفِ فَقَالَ " إِنْ كَانَ يَدًا بِيَدٍ فَلاَ بَأْسَ، وَإِنْ كَانَ نَسَاءً فَلاَ يَصْلُحُ " .
Nous a rapporté Abû 'Âsim, d'après Ibn Jurayj, qui a dit : m'a informé 'Amr ibn Dînâr, d'après Abû al-Minhâl, qui a dit : *« Je faisais du commerce de change, alors j'ai interrogé Zayd ibn Arqam (qu'Allah l'agrée), qui a dit : Le Prophète (ﷺ) a dit... »* Et m'a rapporté al-Fadl ibn Ya'qûb, qui a rapporté d'après al-Hajjâj ibn Muhammad, qui a dit : Ibn Jurayj m'a informé d'après 'Amr ibn Dînâr et 'Âmir ibn Mus'ab, qu'ils ont entendu Abû al-Minhâl dire : *« J'ai interrogé al-Barâ' ibn 'Âzib et Zayd ibn Arqam au sujet du change, et ils ont répondu : Nous étions commerçants à l'époque du Messager d'Allah (ﷺ), alors nous l'avons interrogé au sujet du change, et il a dit : « Si c'est de la main à la main, il n'y a pas de mal, mais si c'est à terme, cela n'est pas permis. » »*
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ سَلاَمٍ، أَخْبَرَنَا مَخْلَدُ بْنُ يَزِيدَ، أَخْبَرَنَا ابْنُ جُرَيْجٍ، قَالَ أَخْبَرَنِي عَطَاءٌ، عَنْ عُبَيْدِ بْنِ عُمَيْرٍ، أَنَّ أَبَا مُوسَى الأَشْعَرِيَّ، اسْتَأْذَنَ عَلَى عُمَرَ بْنِ الْخَطَّابِ ـ رضى الله عنه ـ فَلَمْ يُؤْذَنْ لَهُ، وَكَأَنَّهُ كَانَ مَشْغُولاً فَرَجَعَ أَبُو مُوسَى، فَفَرَغَ عُمَرُ فَقَالَ أَلَمْ أَسْمَعْ صَوْتَ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ قَيْسٍ ائْذَنُوا لَهُ قِيلَ قَدْ رَجَعَ. فَدَعَاهُ. فَقَالَ كُنَّا نُؤْمَرُ بِذَلِكَ. فَقَالَ تَأْتِينِي عَلَى ذَلِكَ بِالْبَيِّنَةِ. فَانْطَلَقَ إِلَى مَجْلِسِ الأَنْصَارِ، فَسَأَلَهُمْ. فَقَالُوا لاَ يَشْهَدُ لَكَ عَلَى هَذَا إِلاَّ أَصْغَرُنَا أَبُو سَعِيدٍ الْخُدْرِيُّ. فَذَهَبَ بِأَبِي سَعِيدٍ الْخُدْرِيِّ. فَقَالَ عُمَرُ أَخَفِيَ عَلَىَّ مِنْ أَمْرِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم أَلْهَانِي الصَّفْقُ بِالأَسْوَاقِ. يَعْنِي الْخُرُوجَ إِلَى تِجَارَةٍ.
Nous a rapporté Muhammad ibn Salâm, qui nous a informés d'après Makhlad ibn Yazîd, qui nous a informés d'après Ibn Jurayj, qui a dit : m'a informé 'Atâ', d'après 'Ubayd ibn 'Umayr, que Abû Mûsâ al-Ash'arî demanda la permission d'entrer chez 'Umar ibn al-Khattâb (qu'Allah l'agrée), mais ne fut pas autorisé, car ce dernier était occupé. Abû Mûsâ repartit alors, et lorsque 'Umar fut libre, il dit : *« N'ai-je pas entendu la voix de 'Abd Allâh ibn Qays ? Faites-le entrer. »* On lui répondit : *« Il est reparti. »* Il le fit alors appeler et lui dit : *« Nous avions l'ordre de faire ainsi. »* 'Umar lui répondit : *« Apporte-moi un témoignage à ce sujet. »* Abû Mûsâ se rendit alors à l'assemblée des Ansâr et les interrogea. Ils dirent : *« Seul le plus jeune d'entre nous, Abû Sa'îd al-Khudrî, peut témoigner pour toi. »* Il emmena donc Abû Sa'îd al-Khudrî, et 'Umar dit : *« Une affaire du Messager d'Allah (ﷺ) m'a échappé, car le commerce sur les marchés m'a distrait »* – c'est-à-dire les voyages pour le négoce.
وَقَالَ اللَّيْثُ حَدَّثَنِي جَعْفَرُ بْنُ رَبِيعَةَ، عَنْ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ هُرْمُزَ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ عَنْ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم أَنَّهُ ذَكَرَ رَجُلاً مِنْ بَنِي إِسْرَائِيلَ، خَرَجَ فِي الْبَحْرِ فَقَضَى حَاجَتَهُ. وَسَاقَ الْحَدِيثَ. حَدَّثَنِي عَبْدُ اللَّهِ بْنُ صَالِحٍ قَالَ حَدَّثَنِي اللَّيْثُ بِهَذَا.
Al-Layth a dit : m'a rapporté Ja'far ibn Rabî'a, d'après 'Abd al-Rahmân ibn Hurmuz, d'après Abû Hurayra (qu'Allah l'agrée), que le Messager d'Allah (ﷺ) a mentionné un homme des Banû Isrâ'îl qui partit en mer pour satisfaire un besoin, et il poursuivit le hadith. 'Abd Allâh ibn Sâlih m'a rapporté qu'al-Layth lui a raconté la même chose.
حَدَّثَنِي مُحَمَّدٌ، قَالَ حَدَّثَنِي مُحَمَّدُ بْنُ فُضَيْلٍ، عَنْ حُصَيْنٍ، عَنْ سَالِمِ بْنِ أَبِي الْجَعْدِ، عَنْ جَابِرٍ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ أَقْبَلَتْ عِيرٌ، وَنَحْنُ نُصَلِّي مَعَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم الْجُمُعَةَ، فَانْفَضَّ النَّاسُ إِلاَّ اثْنَىْ عَشَرَ رَجُلاً، فَنَزَلَتْ هَذِهِ الآيَةُ {وَإِذَا رَأَوْا تِجَارَةً أَوْ لَهْوًا انْفَضُّوا إِلَيْهَا وَتَرَكُوكَ قَائِمًا }
Muhammad m'a rapporté, qui a dit : m'a rapporté Muhammad ibn Fudayl, d'après Husayn, d'après Sâlim ibn Abî al-Ja'd, d'après Jâbir (qu'Allah l'agrée), qui a dit : *« Une caravane arriva alors que nous priions la prière du vendredi avec le Prophète (ﷺ), et les gens se dispersèrent, ne restant que douze hommes. Alors fut révélée ce verset : {Et quand ils voient un commerce ou un divertissement, ils s'y précipitent et te laissent debout.} »*
حَدَّثَنَا عُثْمَانُ بْنُ أَبِي شَيْبَةَ، حَدَّثَنَا جَرِيرٌ، عَنْ مَنْصُورٍ، عَنْ أَبِي وَائِلٍ، عَنْ مَسْرُوقٍ، عَنْ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ قَالَتْ قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " إِذَا أَنْفَقَتِ الْمَرْأَةُ مِنْ طَعَامِ بَيْتِهَا، غَيْرَ مُفْسِدَةٍ، كَانَ لَهَا أَجْرُهَا بِمَا أَنْفَقَتْ، وَلِزَوْجِهَا بِمَا كَسَبَ، وَلِلْخَازِنِ مِثْلُ ذَلِكَ، لاَ يَنْقُصُ بَعْضُهُمْ أَجْرَ بَعْضٍ شَيْئًا " .
Nous a rapporté 'Uthmân ibn Abî Shayba, qui a rapporté d'après Jarîr, d'après Mansûr, d'après Abû Wâ'il, d'après Masrûq, d'après 'Â'isha (qu'Allah l'agrée), qui a dit : Le Prophète (ﷺ) a dit : *« Lorsque la femme dépense de la nourriture de sa maison sans gaspillage, elle reçoit sa récompense pour ce qu'elle a dépensé, son époux pour ce qu'il a gagné, et le gardien de même. Aucun d'eux ne diminue la récompense de l'autre en quoi que ce soit. »*
حَدَّثَنِي يَحْيَى بْنُ جَعْفَرٍ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الرَّزَّاقِ، عَنْ مَعْمَرٍ، عَنْ هَمَّامٍ، قَالَ سَمِعْتُ أَبَا هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ " إِذَا أَنْفَقَتِ الْمَرْأَةُ مِنْ كَسْبِ زَوْجِهَا عَنْ غَيْرِ أَمْرِهِ، فَلَهُ نِصْفُ أَجْرِهِ " .
M'a rapporté Yahyâ ibn Ja'far, qui a rapporté d'après 'Abd al-Razzâq, d'après Ma'mar, d'après Hammâm, qui a dit : j'ai entendu Abû Hurayra (qu'Allah l'agrée) rapporter du Prophète (ﷺ) qu'il a dit : *« Si la femme dépense du gain de son époux sans son autorisation, il recevra la moitié de sa récompense. »*
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ أَبِي يَعْقُوبَ الْكِرْمَانِيُّ، حَدَّثَنَا حَسَّانُ، حَدَّثَنَا يُونُسُ، حَدَّثَنَا مُحَمَّدٌ، عَنْ أَنَسِ بْنِ مَالِكٍ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ سَمِعْتُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَقُولُ " مَنْ سَرَّهُ أَنْ يُبْسَطَ لَهُ رِزْقُهُ أَوْ يُنْسَأَ لَهُ فِي أَثَرِهِ فَلْيَصِلْ رَحِمَهُ " .
Nous a rapporté Muhammad ibn Abî Ya'qûb al-Kirmânî, qui a rapporté d'après Hassân, qui a rapporté d'après Yûnus, qui a rapporté d'après Muhammad, d'après Anas ibn Mâlik (qu'Allah l'agrée), qui a dit : j'ai entendu le Messager d'Allah (ﷺ) dire : *« Celui qui souhaite que sa subsistance soit élargie ou que sa trace soit prolongée, qu'il maintienne les liens de parenté. »*
حَدَّثَنَا مُعَلَّى بْنُ أَسَدٍ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الْوَاحِدِ، حَدَّثَنَا الأَعْمَشُ، قَالَ ذَكَرْنَا عِنْدَ إِبْرَاهِيمَ الرَّهْنَ فِي السَّلَمِ فَقَالَ حَدَّثَنِي الأَسْوَدُ عَنْ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم اشْتَرَى طَعَامًا مِنْ يَهُودِيٍّ إِلَى أَجَلٍ، وَرَهَنَهُ دِرْعًا مِنْ حَدِيدٍ.
Nous avons été informés par Mu'alla ibn Asad, qui a rapporté d'après 'Abd al-Wāḥid, qui a rapporté d'après al-A'mash, qui a dit : Nous avons mentionné auprès d'Ibrāhīm le gage dans le salam (vente à terme), et il a dit : Al-Aswad m'a rapporté d'après 'Ā'isha – qu'Allah soit satisfait d'elle – que le Prophète (ﷺ) acheta de la nourriture à un juif à terme, et lui laissa en gage une cotte de mailles en fer.
حَدَّثَنَا مُسْلِمٌ، حَدَّثَنَا هِشَامٌ، حَدَّثَنَا قَتَادَةُ، عَنْ أَنَسٍ، ح. حَدَّثَنِي مُحَمَّدُ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ حَوْشَبٍ، حَدَّثَنَا أَسْبَاطٌ أَبُو الْيَسَعِ الْبَصْرِيُّ، حَدَّثَنَا هِشَامٌ الدَّسْتَوَائِيُّ، عَنْ قَتَادَةَ، عَنْ أَنَسٍ ـ رضى الله عنه ـ أَنَّهُ مَشَى إِلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم بِخُبْزِ شَعِيرٍ، وَإِهَالَةٍ سَنِخَةٍ، وَلَقَدْ رَهَنَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم دِرْعًا لَهُ بِالْمَدِينَةِ عِنْدَ يَهُودِيٍّ، وَأَخَذَ مِنْهُ شَعِيرًا لأَهْلِهِ، وَلَقَدْ سَمِعْتُهُ يَقُولُ " مَا أَمْسَى عِنْدَ آلِ مُحَمَّدٍ صلى الله عليه وسلم صَاعُ بُرٍّ وَلاَ صَاعُ حَبٍّ، وَإِنَّ عِنْدَهُ لَتِسْعَ نِسْوَةٍ " .
Nous avons été informés par Muslim, qui a rapporté d'après Hishām, qui a rapporté d'après Qatāda, d'après Anas – qu'Allah soit satisfait de lui – ; et Muḥammad ibn 'Abd Allāh ibn Ḥawshab m'a informé, qui a rapporté d'après Asbāṭ Abū al-Yasa' al-Baṣrī, qui a rapporté d'après Hishām al-Dastawā'ī, d'après Qatāda, d'après Anas – qu'Allah soit satisfait de lui – qu'il se rendit auprès du Prophète (ﷺ) avec du pain d'orge et de la graisse rance. Le Prophète (ﷺ) avait engagé une cotte de mailles auprès d'un juif à Médine et en avait pris de l'orge pour sa famille. Je l'ai entendu dire : « Il n'y avait pas chez la famille de Muḥammad (ﷺ) un ṣāʿ de blé ni un ṣāʿ de grains le soir, alors qu'il avait neuf épouses. »
حَدَّثَنَا إِسْمَاعِيلُ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، قَالَ حَدَّثَنِي ابْنُ وَهْبٍ، عَنْ يُونُسَ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، قَالَ حَدَّثَنِي عُرْوَةُ بْنُ الزُّبَيْرِ، أَنَّ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ قَالَتْ لَمَّا اسْتُخْلِفَ أَبُو بَكْرٍ الصِّدِّيقُ قَالَ لَقَدْ عَلِمَ قَوْمِي أَنَّ حِرْفَتِي لَمْ تَكُنْ تَعْجِزُ عَنْ مَئُونَةِ أَهْلِي، وَشُغِلْتُ بِأَمْرِ الْمُسْلِمِينَ، فَسَيَأْكُلُ آلُ أَبِي بَكْرٍ مِنْ هَذَا الْمَالِ وَيَحْتَرِفُ لِلْمُسْلِمِينَ فِيهِ.
Ismāʿīl ibn ʿAbd Allāh nous a rapporté, disant : Ibn Wahb m'a informé, d'après Yūnus, d'après Ibn Shihāb, qui a dit : ʿUrwa ibn al-Zubayr m'a rapporté qu'ʿĀ'isha – qu'Allah soit satisfait d'elle – a dit : Lorsque Abū Bakr al-Ṣiddīq fut désigné calife, il déclara : « Mon peuple sait bien que mon métier ne manquait pas de subvenir aux besoins de ma famille. Mais je me suis consacré aux affaires des musulmans. Ainsi, la famille d'Abū Bakr mangera de ce bien et je m'y emploierai pour les musulmans. »
حَدَّثَنِي مُحَمَّدٌ، حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ يَزِيدَ، حَدَّثَنَا سَعِيدٌ، قَالَ حَدَّثَنِي أَبُو الأَسْوَدِ، عَنْ عُرْوَةَ، قَالَ قَالَتْ عَائِشَةُ ـ رضى الله عنها ـ كَانَ أَصْحَابُ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم عُمَّالَ أَنْفُسِهِمْ، وَكَانَ يَكُونُ لَهُمْ أَرْوَاحٌ فَقِيلَ لَهُمْ لَوِ اغْتَسَلْتُمْ. رَوَاهُ هَمَّامٌ عَنْ هِشَامٍ عَنْ أَبِيهِ عَنْ عَائِشَةَ.
Muḥammad m'a rapporté, disant : ʿAbd Allāh ibn Yazīd nous a rapporté, disant : Saʿīd nous a rapporté, disant : Abū al-Aswad m'a rapporté, d'après ʿUrwa, qui a dit : ʿĀ'isha – qu'Allah soit satisfait d'elle – a dit : « Les compagnons du Messager d'Allah (ﷺ) travaillaient de leurs propres mains, et ils avaient des odeurs (de sueur). On leur dit : "Si vous vous laviez." » Hammām l'a rapporté d'après Hishām, d'après son père, d'après ʿĀ'isha.
حَدَّثَنَا إِبْرَاهِيمُ بْنُ مُوسَى، أَخْبَرَنَا عِيسَى، عَنْ ثَوْرٍ، عَنْ خَالِدِ بْنِ مَعْدَانَ، عَنِ الْمِقْدَامِ ـ رضى الله عنه ـ عَنْ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ " مَا أَكَلَ أَحَدٌ طَعَامًا قَطُّ خَيْرًا مِنْ أَنْ يَأْكُلَ مِنْ عَمَلِ يَدِهِ، وَإِنَّ نَبِيَّ اللَّهِ دَاوُدَ ـ عَلَيْهِ السَّلاَمُ ـ كَانَ يَأْكُلُ مِنْ عَمَلِ يَدِهِ " .
Ibrāhīm ibn Mūsā nous a rapporté, disant : ʿĪsā nous a informés, d'après Thawr, d'après Khālid ibn Maʿdān, d'après al-Miqdām – qu'Allah soit satisfait de lui – que le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : « Personne n'a jamais mangé de nourriture meilleure que celle provenant du travail de ses propres mains. Et certes, le prophète d'Allah, Dāwūd – paix sur lui – mangeait du travail de ses propres mains. »