Apprendre, grandir, s'épanouir

Chapitre 52

Les témoignages

Lecture progressive : utilise « Voir plus » pour charger la suite.

50 hadiths
Hadith #2637
Réf.: https://sunnah.com/bukhari:2637

حَدَّثَنَا حَجَّاجٌ، حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ عُمَرَ النُّمَيْرِيُّ، حَدَّثَنَا يُونُسُ،‏.‏ وَقَالَ اللَّيْثُ حَدَّثَنِي يُونُسُ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، قَالَ أَخْبَرَنِي عُرْوَةُ، وَابْنُ الْمُسَيَّبِ، وَعَلْقَمَةُ بْنُ وَقَّاصٍ، وَعُبَيْدُ اللَّهِ، عَنْ حَدِيثِ، عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ وَبَعْضُ حَدِيثِهِمْ يُصَدِّقُ بَعْضًا، حِينَ قَالَ لَهَا أَهْلُ الإِفْكِ، فَدَعَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم عَلِيًّا وَأُسَامَةَ حِينَ اسْتَلْبَثَ الْوَحْىُ يَسْتَأْمِرُهُمَا فِي فِرَاقِ أَهْلِهِ، فَأَمَّا أُسَامَةُ فَقَالَ أَهْلُكَ وَلاَ نَعْلَمُ إِلاَّ خَيْرًا‏.‏ وَقَالَتْ بَرِيرَةُ إِنْ رَأَيْتُ عَلَيْهَا أَمْرًا أَغْمِصُهُ أَكْثَرَ مِنْ أَنَّهَا جَارِيَةٌ حَدِيثَةُ السِّنِّ تَنَامُ عَنْ عَجِينِ أَهْلِهَا، فَتَأْتِي الدَّاجِنُ فَتَأْكُلُهُ‏.‏ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ‏ "‏ مَنْ يَعْذِرُنَا مِنْ رَجُلٍ بَلَغَنِي أَذَاهُ فِي أَهْلِ بَيْتِي فَوَاللَّهِ مَا عَلِمْتُ مِنْ أَهْلِي إِلاَّ خَيْرًا، وَلَقَدْ ذَكَرُوا رَجُلاً مَا عَلِمْتُ عَلَيْهِ إِلاَّ خَيْرًا ‏" ‏‏.‏

Nous a rapporté Hajjâj, qui nous a rapporté [ceci] de 'Abd Allah ibn 'Umar al-Numayrî, qui nous a rapporté de Yûnus. Al-Layth a dit : Yûnus m'a rapporté d'après Ibn Chihâb, qui a dit : 'Urwa, Ibn al-Musayyab, 'Alqama ibn Waqqâs et 'Ubayd Allah m'ont informé du récit de 'Â'icha (qu'Allah soit satisfait d'elle), et certaines parties de leurs récits se confirment mutuellement. [Ils ont rapporté] qu'au moment où les gens de la calomnie s'adressèrent à elle, le Messager d'Allah (ﷺ) appela 'Alî et Usâma, alors que la révélation tardait, pour les consulter sur la séparation d'avec son épouse. Usâma dit : "C'est ta famille, et nous ne connaissons d'elle que du bien." Quant à Barîra, elle dit : "Si je devais lui reprocher quelque chose, ce serait seulement qu'elle est une jeune servante qui s'endort en laissant la pâte de ses maîtres, et la chèvre vient la manger." Le Messager d'Allah (ﷺ) dit alors : "Qui nous défendra contre un homme dont le mal fait à ma famille m'est parvenu ? Par Allah, je ne connais de ma famille que du bien, et ils ont mentionné un homme dont je ne connais que du bien."

Witnesses Rapporté par `Urwa bin Al-Musaiyab Alqama bin Waqqas and Ubaidullah bin `Abdullah
Hadith #2638
Réf.: https://sunnah.com/bukhari:2638

حَدَّثَنَا أَبُو الْيَمَانِ، أَخْبَرَنَا شُعَيْبٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، قَالَ سَالِمٌ سَمِعْتُ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ ـ رضى الله عنهما ـ يَقُولُ انْطَلَقَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَأُبَىُّ بْنُ كَعْبٍ الأَنْصَارِيُّ يَؤُمَّانِ النَّخْلَ الَّتِي فِيهَا ابْنُ صَيَّادٍ حَتَّى إِذَا دَخَلَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم طَفِقَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَتَّقِي بِجُذُوعِ النَّخْلِ، وَهْوَ يَخْتِلُ أَنْ يَسْمَعَ مِنِ ابْنِ صَيَّادٍ شَيْئًا قَبْلَ أَنْ يَرَاهُ، وَابْنُ صَيَّادٍ مُضْطَجِعٌ عَلَى فِرَاشِهِ فِي قَطِيفَةٍ لَهُ فِيهَا رَمْرَمَةٌ ـ أَوْ زَمْزَمَةٌ ـ فَرَأَتْ أُمُّ ابْنِ صَيَّادٍ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم وَهْوَ يَتَّقِي بِجُذُوعِ النَّخْلِ، فَقَالَتْ لاِبْنِ صَيَّادِ أَىْ صَافِ، هَذَا مُحَمَّدٌ‏.‏ فَتَنَاهَى ابْنُ صَيَّادٍ، قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ‏ "‏ لَوْ تَرَكَتْهُ بَيَّنَ ‏" ‏‏.‏

Nous a rapporté Abû al-Yamân, qui nous a informé de la part de Chu'ayb, d'après al-Zuhrî. Sâlim a dit : J'ai entendu 'Abd Allah ibn 'Umar (qu'Allah soit satisfait d'eux deux) dire : Le Messager d'Allah (ﷺ) et Ubayy ibn Ka'b al-Ansârî se rendirent vers les palmiers où se trouvait Ibn Sayyâd. Lorsque le Messager d'Allah (ﷺ) entra, il se mit à se protéger derrière les troncs des palmiers, cherchant à entendre quelque chose d'Ibn Sayyâd avant que celui-ci ne le voie. Ibn Sayyâd était couché sur son lit, enveloppé dans une couverture d'où provenaient des murmures. La mère d'Ibn Sayyâd vit le Prophète (ﷺ) se dissimuler derrière les troncs et dit à son fils : "Ô Sâf ! Voici Muhammad." Ibn Sayyâd se tut alors. Le Messager d'Allah (ﷺ) dit : "Si elle l'avait laissé, il se serait expliqué clairement."

Witnesses Rapporté par `Abdullah bin `Umar
Hadith #2639
Réf.: https://sunnah.com/bukhari:2639

حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مُحَمَّدٍ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، عَنْ عُرْوَةَ، عَنْ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ جَاءَتِ امْرَأَةُ رِفَاعَةَ الْقُرَظِيِّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم فَقَالَتْ كُنْتُ عِنْدَ رِفَاعَةَ فَطَلَّقَنِي فَأَبَتَّ طَلاَقِي، فَتَزَوَّجْتُ عَبْدَ الرَّحْمَنِ بْنَ الزَّبِيرِ، إِنَّمَا مَعَهُ مِثْلُ هُدْبَةِ الثَّوْبِ‏.‏ فَقَالَ ‏ "‏ أَتُرِيدِينَ أَنْ تَرْجِعِي إِلَى رِفَاعَةَ لاَ حَتَّى تَذُوقِي عُسَيْلَتَهُ وَيَذُوقَ عُسَيْلَتَكِ ‏" ‏‏.‏ وَأَبُو بَكْرٍ جَالِسٌ عِنْدَهُ وَخَالِدُ بْنُ سَعِيدِ بْنِ الْعَاصِ بِالْبَابِ يَنْتَظِرُ أَنْ يُؤْذَنَ لَهُ، فَقَالَ يَا أَبَا بَكْرٍ، أَلاَ تَسْمَعُ إِلَى هَذِهِ مَا تَجْهَرُ بِهِ عِنْدَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم‏.‏

Nous a rapporté 'Abd Allah ibn Muhammad, qui nous a rapporté [ceci] de Sufyân, d'après al-Zuhrî, d'après 'Urwa, d'après 'Â'icha (qu'Allah soit satisfait d'elle) : La femme de Rifâ'a al-Qurazî vint trouver le Prophète (ﷺ) et dit : "J'étais l'épouse de Rifâ'a, et il m'a divorcée de manière irrévocable. J'ai ensuite épousé 'Abd al-Rahmân ibn al-Zubayr, mais il n'a qu'un membre semblable à un pan de vêtement." Le Prophète (ﷺ) lui dit : "Veux-tu retourner auprès de Rifâ'a ? Non, pas avant que tu n'aies goûté à son intimité et qu'il n'ait goûté à la tienne." Abû Bakr était assis auprès de lui, et Khâlid ibn Sa'îd ibn al-'Âs se tenait à la porte, attendant qu'on l'autorise à entrer. Il dit : "Ô Abû Bakr, n'entends-tu pas ce qu'elle ose déclarer devant le Prophète (ﷺ) ?"

Witnesses Rapporté par Aisha
Hadith #2640
Réf.: https://sunnah.com/bukhari:2640

حَدَّثَنَا حِبَّانُ، أَخْبَرَنَا عَبْدُ اللَّهِ، أَخْبَرَنَا عُمَرُ بْنُ سَعِيدِ بْنِ أَبِي حُسَيْنٍ، قَالَ أَخْبَرَنِي عَبْدُ اللَّهِ بْنُ أَبِي مُلَيْكَةَ، عَنْ عُقْبَةَ بْنِ الْحَارِثِ، أَنَّهُ تَزَوَّجَ ابْنَةً لأَبِي إِهَابِ بْنِ عَزِيزٍ، فَأَتَتْهُ امْرَأَةٌ فَقَالَتْ قَدْ أَرْضَعْتُ عُقْبَةَ وَالَّتِي تَزَوَّجَ‏.‏ فَقَالَ لَهَا عُقْبَةُ مَا أَعْلَمُ أَنَّكِ أَرْضَعْتِنِي وَلاَ أَخْبَرْتِنِي‏.‏ فَأَرْسَلَ إِلَى آلِ أَبِي إِهَابٍ يَسْأَلُهُمْ فَقَالُوا مَا عَلِمْنَا أَرْضَعَتْ صَاحِبَتَنَا‏.‏ فَرَكِبَ إِلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم بِالْمَدِينَةِ فَسَأَلَهُ، فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ‏ "‏ كَيْفَ وَقَدْ قِيلَ ‏" ‏‏.‏ فَفَارَقَهَا، وَنَكَحَتْ زَوْجًا غَيْرَهُ‏.‏

Nous a rapporté Hibbân, qui nous a informé de la part de 'Abd Allah, qui nous a informé de 'Umar ibn Sa'îd ibn Abî Husayn, qui a dit : 'Abd Allah ibn Abî Mulayka m'a informé d'après 'Uqba ibn al-Hârith qu'il avait épousé la fille d'Abî Ihâb ibn 'Azîz. Une femme vint le trouver et lui dit : "J'ai allaité 'Uqba et celle qu'il a épousée." 'Uqba lui répondit : "Je ne sais pas que tu m'aies allaité, et tu ne me l'as pas dit." Il envoya alors [des messagers] aux proches d'Abî Ihâb pour les interroger, et ils répondirent : "Nous ne savons pas que notre parente ait allaité [cette femme]." Il se rendit alors auprès du Prophète (ﷺ) à Médine et l'interrogea. Le Messager d'Allah (ﷺ) lui dit : "Comment [rester marié] alors que cela a été dit ?" Il la répudia, et elle épousa un autre homme.

Witnesses Rapporté par `Abdullah bin Abu Mulaika from `Uqba bin Al-Harith
Hadith #2641
Réf.: https://sunnah.com/bukhari:2641

حَدَّثَنَا الْحَكَمُ بْنُ نَافِعٍ، أَخْبَرَنَا شُعَيْبٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، قَالَ حَدَّثَنِي حُمَيْدُ بْنُ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ عَوْفٍ، أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُتْبَةَ، قَالَ سَمِعْتُ عُمَرَ بْنَ الْخَطَّابِ ـ رضى الله عنه ـ يَقُولُ إِنَّ أُنَاسًا كَانُوا يُؤْخَذُونَ بِالْوَحْىِ فِي عَهْدِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم، وَإِنَّ الْوَحْىَ قَدِ انْقَطَعَ، وَإِنَّمَا نَأْخُذُكُمُ الآنَ بِمَا ظَهَرَ لَنَا مِنْ أَعْمَالِكُمْ، فَمَنْ أَظْهَرَ لَنَا خَيْرًا أَمِنَّاهُ وَقَرَّبْنَاهُ، وَلَيْسَ إِلَيْنَا مِنْ سَرِيرَتِهِ شَىْءٌ، اللَّهُ يُحَاسِبُهُ فِي سَرِيرَتِهِ، وَمَنْ أَظْهَرَ لَنَا سُوءًا لَمْ نَأْمَنْهُ وَلَمْ نُصَدِّقْهُ، وَإِنْ قَالَ إِنَّ سَرِيرَتَهُ حَسَنَةٌ‏.‏

Nous a rapporté al-Hakam ibn Nâfi', qui nous a informé de la part de Chu'ayb, d'après al-Zuhrî, qui a dit : Humayd ibn 'Abd al-Rahmân ibn 'Awf m'a rapporté qu'Abd Allah ibn 'Utba a dit : J'ai entendu 'Umar ibn al-Khattâb (qu'Allah soit satisfait de lui) dire : "Certaines personnes étaient jugées d'après la révélation à l'époque du Messager d'Allah (ﷺ), mais la révélation a cessé. Désormais, nous vous jugeons d'après ce qui nous apparaît de vos actes. Celui qui nous montre du bien, nous lui faisons confiance et le rapprochons, et nous n'avons pas à connaître ses secrets ; Allah lui demandera compte de ses intentions. Quant à celui qui nous montre du mal, nous ne lui ferons pas confiance et ne le croirons pas, même s'il affirme que son for intérieur est bon."

Witnesses Rapporté par `Umar bin Al-Khattab
Hadith #2642
Réf.: https://sunnah.com/bukhari:2642

حَدَّثَنَا سُلَيْمَانُ بْنُ حَرْبٍ، حَدَّثَنَا حَمَّادُ بْنُ زَيْدٍ، عَنْ ثَابِتٍ، عَنْ أَنَسٍ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ مُرَّ عَلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم بِجَنَازَةٍ، فَأَثْنَوْا عَلَيْهَا خَيْرًا فَقَالَ ‏"‏ وَجَبَتْ ‏"‏‏.‏ ثُمَّ مُرَّ بِأُخْرَى فَأَثْنَوْا عَلَيْهَا شَرًّا ـ أَوْ قَالَ غَيْرَ ذَلِكَ ـ فَقَالَ ‏"‏ وَجَبَتْ ‏"‏‏.‏ فَقِيلَ يَا رَسُولَ اللَّهِ، قُلْتَ لِهَذَا وَجَبَتْ، وَلِهَذَا وَجَبَتْ، قَالَ ‏"‏ شَهَادَةُ الْقَوْمِ، الْمُؤْمِنُونَ شُهَدَاءُ اللَّهِ فِي الأَرْضِ ‏"‏‏.‏

Nous avons été informés par Sulaymān ibn Ḥarb, qui a rapporté d'après Ḥammād ibn Zayd, d'après Thābit, d'après Anas (qu'Allah soit satisfait de lui), qui a dit : On passa devant le Prophète (ﷺ) avec un défunt, et les gens en firent l'éloge. Le Prophète (ﷺ) dit alors : *« Cela est devenu obligatoire »*. Puis on passa avec un autre défunt, et les gens en dirent du mal (ou quelque chose de semblable). Le Prophète (ﷺ) dit : *« Cela est devenu obligatoire »*. On lui demanda : « Ô Messager d'Allah, tu as dit pour celui-ci que cela était devenu obligatoire, et pour celui-là aussi ? » Il répondit : *« Le témoignage des gens : les croyants sont les témoins d'Allah sur terre »*.

Witnesses Rapporté par Anas
Hadith #2643
Réf.: https://sunnah.com/bukhari:2643

حَدَّثَنَا مُوسَى بْنُ إِسْمَاعِيلَ، حَدَّثَنَا دَاوُدُ بْنُ أَبِي الْفُرَاتِ، حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ بُرَيْدَةَ، عَنْ أَبِي الأَسْوَدِ، قَالَ أَتَيْتُ الْمَدِينَةَ وَقَدْ وَقَعَ بِهَا مَرَضٌ، وَهُمْ يَمُوتُونَ مَوْتًا ذَرِيعًا، فَجَلَسْتُ إِلَى عُمَرَ ـ رضى الله عنه ـ فَمَرَّتْ جِنَازَةٌ فَأُثْنِيَ خَيْرٌ فَقَالَ عُمَرُ وَجَبَتْ‏.‏ ثُمَّ مُرَّ بِأُخْرَى فَأُثْنِيَ خَيْرًا فَقَالَ وَجَبَتْ‏.‏ ثُمَّ مُرَّ بِالثَّالِثَةِ فَأُثْنِيَ شَرًّا، فَقَالَ وَجَبَتْ‏.‏ فَقُلْتُ مَا وَجَبَتْ يَا أَمِيرَ الْمُؤْمِنِينَ قَالَ قُلْتُ كَمَا قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم ‏"‏ أَيُّمَا مُسْلِمٍ شَهِدَ لَهُ أَرْبَعَةٌ بِخَيْرٍ أَدْخَلَهُ اللَّهُ الْجَنَّةَ ‏"‏‏.‏ قُلْنَا وَثَلاَثَةٌ قَالَ ‏"‏ وَثَلاَثَةٌ ‏"‏‏.‏ قُلْتُ وَاثْنَانِ قَالَ ‏"‏ وَاثْنَانِ ‏"‏‏.‏ ثُمَّ لَمْ نَسْأَلْهُ عَنِ الْوَاحِدِ‏.‏

Nous avons été informés par Mūsā ibn Ismāʿīl, qui a rapporté d'après Dāwūd ibn Abī al-Furāt, d'après ʿAbd Allāh ibn Burayda, d'après Abī al-Aswad, qui a dit : Je suis arrivé à Médine alors qu'une épidémie y sévissait et que les gens mouraient en grand nombre. Je m'assis auprès de ʿUmar (qu'Allah soit satisfait de lui), lorsqu'on passa avec un défunt et qu'on en fit l'éloge. ʿUmar dit : *« Cela est devenu obligatoire »*. Puis on passa avec un autre défunt, et on en fit également l'éloge. ʿUmar dit : *« Cela est devenu obligatoire »*. Ensuite, on passa avec un troisième défunt, et on en dit du mal. ʿUmar dit encore : *« Cela est devenu obligatoire »*. Je lui demandai : « Qu'est-ce qui est devenu obligatoire, ô Commandeur des croyants ? » Il répondit : « J'ai dit comme l'a dit le Prophète (ﷺ) : *« Tout musulman pour lequel quatre personnes témoignent en bien, Allah le fera entrer au Paradis »*. Nous dîmes : « Et trois ? » Il répondit : *« Et trois »*. Je demandai : « Et deux ? » Il répondit : *« Et deux »*. Puis nous ne lui avons pas posé de question sur un seul témoin.

Witnesses Rapporté par Abu Al-Aswad
Hadith #2644
Réf.: https://sunnah.com/bukhari:2644

حَدَّثَنَا آدَمُ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، أَخْبَرَنَا الْحَكَمُ، عَنْ عِرَاكِ بْنِ مَالِكٍ، عَنْ عُرْوَةَ بْنِ الزُّبَيْرِ، عَنْ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ قَالَتِ اسْتَأْذَنَ عَلَىَّ أَفْلَحُ فَلَمْ آذَنْ لَهُ، فَقَالَ أَتَحْتَجِبِينَ مِنِّي وَأَنَا عَمُّكِ فَقُلْتُ وَكَيْفَ ذَلِكَ قَالَ أَرْضَعَتْكِ امْرَأَةُ أَخِي بِلَبَنِ أَخِي‏.‏ فَقَالَتْ سَأَلْتُ عَنْ ذَلِكَ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ ‏ "‏ صَدَقَ أَفْلَحُ، ائْذَنِي لَهُ ‏" ‏‏.‏

Nous avons été informés par Ādam, qui a rapporté d'après Shuʿba, d'après al-Ḥakam, d'après ʿIrāk ibn Mālik, d'après ʿUrwa ibn al-Zubayr, d'après ʿĀʾisha (qu'Allah soit satisfait d'elle), qui a dit : Aflaḥ demanda à entrer chez moi, mais je ne lui permis pas. Il dit : « Te caches-tu de moi alors que je suis ton oncle ? » Je répondis : « Comment cela ? » Il dit : « La femme de mon frère t'a allaitée avec le lait de mon frère. » ʿĀʾisha dit : J'interrogeai le Messager d'Allah (ﷺ) à ce sujet, et il répondit : *« Aflaḥ a dit vrai. Permets-lui d'entrer »*.

Witnesses Rapporté par Aisha
Hadith #2645
Réf.: https://sunnah.com/bukhari:2645

حَدَّثَنَا مُسْلِمُ بْنُ إِبْرَاهِيمَ، حَدَّثَنَا هَمَّامٌ، حَدَّثَنَا قَتَادَةُ، عَنْ جَابِرِ بْنِ زَيْدٍ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم فِي بِنْتِ حَمْزَةَ ‏ "‏ لاَ تَحِلُّ لِي، يَحْرُمُ مِنَ الرَّضَاعِ مَا يَحْرُمُ مِنَ النَّسَبِ، هِيَ بِنْتُ أَخِي مِنَ الرَّضَاعَةِ ‏" ‏‏.‏

Nous avons été informés par Muslim ibn Ibrāhīm, qui a rapporté d'après Hammām, d'après Qatāda, d'après Jābir ibn Zayd, d'après Ibn ʿAbbās (qu'Allah soit satisfait d'eux), que le Prophète (ﷺ) a dit au sujet de la fille de Ḥamza : *« Elle ne m'est pas licite, car ce qui est interdit par la parenté de lait est comme ce qui est interdit par la parenté de sang. Elle est la fille de mon frère par l'allaitement »*.

Witnesses Rapporté par Ibn `Abbas
Hadith #2646
Réf.: https://sunnah.com/bukhari:2646

حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ يُوسُفَ، أَخْبَرَنَا مَالِكٌ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ أَبِي بَكْرٍ، عَنْ عَمْرَةَ بِنْتِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ، أَنَّ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ زَوْجَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم أَخْبَرَتْهَا أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم كَانَ عِنْدَهَا، وَأَنَّهَا سَمِعَتْ صَوْتَ رَجُلٍ يَسْتَأْذِنُ فِي بَيْتِ حَفْصَةَ‏.‏ قَالَتْ عَائِشَةُ فَقُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ أُرَاهُ فُلاَنًا‏.‏ لِعَمِّ حَفْصَةَ مِنَ الرَّضَاعَةِ‏.‏ فَقَالَتْ عَائِشَةُ يَا رَسُولَ اللَّهِ، هَذَا رَجُلٌ يَسْتَأْذِنُ فِي بَيْتِكَ‏.‏ قَالَتْ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ‏"‏ أُرَاهُ فُلاَنًا ‏"‏‏.‏ لِعَمِّ حَفْصَةَ مِنَ الرَّضَاعَةِ‏.‏ فَقَالَتْ عَائِشَةُ لَوْ كَانَ فُلاَنٌ حَيًّا ـ لِعَمِّهَا مِنَ الرَّضَاعَةِ ـ دَخَلَ عَلَىَّ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ‏"‏ نَعَمْ، إِنَّ الرَّضَاعَةَ تُحَرِّمُ مَا يَحْرُمُ مِنَ الْوِلاَدَةِ ‏"‏‏.‏

Nous avons été informés par ʿAbd Allāh ibn Yūsuf, qui nous a rapporté d'après Mālik, d'après ʿAbd Allāh ibn Abī Bakr, d'après ʿAmra bint ʿAbd al-Raḥmān, que ʿĀʾisha (qu'Allah soit satisfait d'elle), épouse du Prophète (ﷺ), lui a raconté que le Messager d'Allah (ﷺ) était chez elle lorsqu'elle entendit la voix d'un homme demandant la permission d'entrer chez Ḥafṣa. ʿĀʾisha dit : Je dis : « Ô Messager d'Allah, je pense qu'il s'agit d'un tel », l'oncle de Ḥafṣa par l'allaitement. ʿĀʾisha ajouta : « Ô Messager d'Allah, voici un homme qui demande à entrer chez toi. » Le Messager d'Allah (ﷺ) dit : *« Je pense qu'il s'agit d'un tel »,* l'oncle de Ḥafṣa par l'allaitement. ʿĀʾisha dit alors : « Si untel – son oncle par l'allaitement – était vivant, pourrait-il entrer chez moi ? » Le Messager d'Allah (ﷺ) répondit : *« Oui, car l'allaitement interdit ce que la filiation interdit »*.

Witnesses Rapporté par `Amra bint `Abdur-Rahman
Hadith #2647
Réf.: https://sunnah.com/bukhari:2647

حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ كَثِيرٍ، أَخْبَرَنَا سُفْيَانُ، عَنْ أَشْعَثَ بْنِ أَبِي الشَّعْثَاءِ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ مَسْرُوقٍ، أَنَّ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ قَالَتْ دَخَلَ عَلَىَّ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم وَعِنْدِي رَجُلٌ، قَالَ ‏"‏ يَا عَائِشَةُ مَنْ هَذَا ‏"‏‏.‏ قُلْتُ أَخِي مِنَ الرَّضَاعَةِ‏.‏ قَالَ ‏"‏ يَا عَائِشَةُ، انْظُرْنَ مَنْ إِخْوَانُكُنَّ، فَإِنَّمَا الرَّضَاعَةُ مِنَ الْمَجَاعَةِ ‏"‏‏.‏ تَابَعَهُ ابْنُ مَهْدِيٍّ عَنْ سُفْيَانَ‏.‏

Nous avons été informés par Muḥammad ibn Kathīr, qui nous a rapporté d'après Sufyān, d'après Ashʿath ibn Abī al-Shaʿthāʾ, d'après son père, d'après Masrūq, que ʿĀʾisha (qu'Allah soit satisfait d'elle) a dit : Le Prophète (ﷺ) entra chez moi alors qu'un homme était présent. Il demanda : *« Ô ʿĀʾisha, qui est cet homme ? »* Je répondis : « Mon frère par l'allaitement. » Il dit : *« Ô ʿĀʾisha, examinez bien qui sont vos frères, car l'allaitement n'est valable que par la faim »*. Ibn Mahdī a rapporté la même chose d'après Sufyān.

Witnesses Rapporté par Aisha
Hadith #2648
Réf.: https://sunnah.com/bukhari:2648

حَدَّثَنَا إِسْمَاعِيلُ، قَالَ حَدَّثَنِي ابْنُ وَهْبٍ، عَنْ يُونُسَ،‏.‏ وَقَالَ اللَّيْثُ حَدَّثَنِي يُونُسُ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، أَخْبَرَنِي عُرْوَةُ بْنُ الزُّبَيْرِ، أَنَّ امْرَأَةً، سَرَقَتْ فِي غَزْوَةِ الْفَتْحِ، فَأُتِيَ بِهَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ثُمَّ أَمَرَ فَقُطِعَتْ يَدُهَا‏.‏ قَالَتْ عَائِشَةُ فَحَسُنَتْ تَوْبَتُهَا وَتَزَوَّجَتْ، وَكَانَتْ تَأْتِي بَعْدَ ذَلِكَ فَأَرْفَعُ حَاجَتَهَا إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم‏.‏

Nous avons été informés par Ismāʿīl, qui a dit : Ibn Wahb m'a rapporté d'après Yūnus. Al-Layth a dit : Yūnus m'a rapporté d'après Ibn Shihāb, qui a été informé par ʿUrwa ibn al-Zubayr qu'une femme vola lors de la conquête de La Mecque. On la présenta au Messager d'Allah (ﷺ), qui ordonna de lui couper la main. ʿĀʾisha dit : « Elle se repentit ensuite de la meilleure manière, se maria et venait me voir par la suite, et je présentais ses besoins au Messager d'Allah (ﷺ) ».

Witnesses Rapporté par `Urwa bin Az-Zubair
Hadith #2649
Réf.: https://sunnah.com/bukhari:2649

حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ بُكَيْرٍ، حَدَّثَنَا اللَّيْثُ، عَنْ عُقَيْلٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ عُبَيْدِ اللَّهِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ، عَنْ زَيْدِ بْنِ خَالِدٍ ـ رضى الله عنه ـ عَنْ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم أَنَّهُ أَمَرَ فِيمَنْ زَنَى وَلَمْ يُحْصِنْ بِجَلْدِ مِائَةٍ وَتَغْرِيبِ عَامٍ‏.‏

Nous avons été informés par Yaḥyā ibn Bukayr, qui a rapporté d'après al-Layth, d'après ʿUqayl, d'après Ibn Shihāb, d'après ʿUbayd Allāh ibn ʿAbd Allāh, d'après Zayd ibn Khālid (qu'Allah soit satisfait de lui), que le Messager d'Allah (ﷺ) a ordonné que celui qui commet l'adultère sans être marié soit fouetté de cent coups de fouet et exilé pour une année.

Witnesses Rapporté par Zaid bin Khalid
Hadith #2650
Réf.: https://sunnah.com/bukhari:2650

حَدَّثَنَا عَبْدَانُ، أَخْبَرَنَا عَبْدُ اللَّهِ، أَخْبَرَنَا أَبُو حَيَّانَ التَّيْمِيُّ، عَنِ الشَّعْبِيِّ، عَنِ النُّعْمَانِ بْنِ بَشِيرٍ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ سَأَلَتْ أُمِّي أَبِي بَعْضَ الْمَوْهِبَةِ لِي مِنْ مَالِهِ، ثُمَّ بَدَا لَهُ فَوَهَبَهَا لِي فَقَالَتْ لاَ أَرْضَى حَتَّى تُشْهِدَ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم‏.‏ فَأَخَذَ بِيَدِي وَأَنَا غُلاَمٌ، فَأَتَى بِيَ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ إِنَّ أُمَّهُ بِنْتَ رَوَاحَةَ سَأَلَتْنِي بَعْضَ الْمَوْهِبَةِ لِهَذَا، قَالَ ‏"‏ أَلَكَ وَلَدٌ سِوَاهُ ‏"‏‏.‏ قَالَ نَعَمْ‏.‏ قَالَ فَأُرَاهُ قَالَ ‏"‏ لاَ تُشْهِدْنِي عَلَى جَوْرٍ ‏"‏‏.‏ وَقَالَ أَبُو حَرِيزٍ عَنِ الشَّعْبِيِّ ‏"‏ لاَ أَشْهَدُ عَلَى جَوْرٍ ‏"‏‏.‏

Nous a rapporté 'Abdân, qui a été informé par 'Abdullah, qui a été informé par Abû Hayyân At-Taymî, d'après Ach-Cha'bî, d'après An-Nu'mân ibn Bachîr (qu'Allah soit satisfait d'eux deux), qui a dit : Ma mère demanda à mon père de me faire un don de ses biens. Puis, il changea d'avis et me le donna. Elle dit alors : "Je ne serai pas satisfaite jusqu'à ce que tu fasses témoigner le Prophète (ﷺ)." Il me prit alors par la main, alors que j'étais un jeune garçon, et m'emmena auprès du Prophète (ﷺ). Il dit : "La mère de cet enfant, fille de Rawâha, m'a demandé de lui faire un don." Le Prophète (ﷺ) demanda : "As-tu d'autres enfants que lui ?" Il répondit : "Oui." Le Prophète (ﷺ) dit : "Ne me prends pas à témoin d'une injustice." Et Abû Harîz rapporta d'après Ach-Cha'bî : "Je ne témoignerai pas d'une injustice."

Witnesses Rapporté par An-Nu`man bin Bashir
Hadith #2651
Réf.: https://sunnah.com/bukhari:2651

حَدَّثَنَا آدَمُ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، حَدَّثَنَا أَبُو جَمْرَةَ، قَالَ سَمِعْتُ زَهْدَمَ بْنَ مُضَرِّبٍ، قَالَ سَمِعْتُ عِمْرَانَ بْنَ حُصَيْنٍ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم ‏"‏ خَيْرُكُمْ قَرْنِي، ثُمَّ الَّذِينَ يَلُونَهُمْ، ثُمَّ الَّذِينَ يَلُونَهُمْ ‏"‏‏.‏ قَالَ عِمْرَانُ لاَ أَدْرِي أَذَكَرَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم بَعْدُ قَرْنَيْنِ أَوْ ثَلاَثَةً‏.‏ قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم ‏"‏ إِنَّ بَعْدَكُمْ قَوْمًا يَخُونُونَ وَلاَ يُؤْتَمَنُونَ، وَيَشْهَدُونَ، وَلاَ يُسْتَشْهَدُونَ وَيَنْذِرُونَ وَلاَ يَفُونَ، وَيَظْهَرُ فِيهِمُ السِّمَنُ ‏"‏‏.‏

Nous a rapporté Âdam, qui nous a rapporté de la part de Chu'ba, qui nous a rapporté de la part de Abû Jamra, qui a dit : J'ai entendu Zuhdam ibn Mudarrib dire : J'ai entendu 'Imrân ibn Husayn (qu'Allah soit satisfait d'eux deux) dire que le Prophète (ﷺ) a dit : "Les meilleurs d'entre vous sont ceux de mon siècle, puis ceux qui les suivent, puis ceux qui les suivent." 'Imrân ajouta : "Je ne sais pas si le Prophète (ﷺ) a mentionné deux ou trois siècles après." Le Prophète (ﷺ) a dit : "Certes, après vous viendront des gens qui trahiront et ne seront pas dignes de confiance, qui témoigneront sans qu'on leur demande de témoigner, qui feront des vœux sans les accomplir, et parmi eux apparaîtra l'embonpoint."

Witnesses Rapporté par Zahdam bin Mudrab
Hadith #2652
Réf.: https://sunnah.com/bukhari:2652

حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ كَثِيرٍ، أَخْبَرَنَا سُفْيَانُ، عَنْ مَنْصُورٍ، عَنْ إِبْرَاهِيمَ، عَنْ عَبِيدَةَ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ ـ رضى الله عنه ـ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ ‏ "‏ خَيْرُ النَّاسِ قَرْنِي، ثُمَّ الَّذِينَ يَلُونَهُمْ، ثُمَّ الَّذِينَ يَلُونَهُمْ، ثُمَّ يَجِيءُ أَقْوَامٌ تَسْبِقُ شَهَادَةُ أَحَدِهِمْ يَمِينَهُ، وَيَمِينُهُ شَهَادَتَهُ ‏" ‏‏.‏ قَالَ إِبْرَاهِيمُ وَكَانُوا يَضْرِبُونَنَا عَلَى الشَّهَادَةِ وَالْعَهْدِ‏.‏

Nous a rapporté Muhammad ibn Kathîr, qui nous a informés de la part de Sufyân, d'après Mansûr, d'après Ibrâhîm, d'après 'Ubayda, d'après 'Abdullah (qu'Allah soit satisfait de lui), d'après le Prophète (ﷺ) qui a dit : "Les meilleurs des hommes sont ceux de mon siècle, puis ceux qui les suivent, puis ceux qui les suivent. Ensuite viendront des gens dont le témoignage de l'un précédera son serment, et son serment précédera son témoignage." Ibrâhîm ajouta : "Ils nous frappaient à cause du témoignage et de l'engagement."

Witnesses Rapporté par `Abdullah
Hadith #2653
Réf.: https://sunnah.com/bukhari:2653

حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مُنِيرٍ، سَمِعَ وَهْبَ بْنَ جَرِيرٍ، وَعَبْدَ الْمَلِكِ بْنَ إِبْرَاهِيمَ، قَالاَ حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، عَنْ عُبَيْدِ اللَّهِ بْنِ أَبِي بَكْرِ بْنِ أَنَسٍ، عَنْ أَنَسٍ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ سُئِلَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم عَنِ الْكَبَائِرِ قَالَ ‏ "‏ الإِشْرَاكُ بِاللَّهِ، وَعُقُوقُ الْوَالِدَيْنِ، وَقَتْلُ النَّفْسِ، وَشَهَادَةُ الزُّورِ ‏" ‏‏.‏ تَابَعَهُ غُنْدَرٌ وَأَبُو عَامِرٍ وَبَهْزٌ وَعَبْدُ الصَّمَدِ عَنْ شُعْبَةَ‏.‏

Nous a rapporté 'Abdullah ibn Munîr, qui a entendu Wahb ibn Jarîr et 'Abdul-Malik ibn Ibrâhîm dire : Nous a rapporté Chu'ba, d'après 'Ubaydullah ibn Abî Bakr ibn Anas, d'après Anas (qu'Allah soit satisfait de lui), qui a dit : On interrogea le Prophète (ﷺ) au sujet des grands péchés. Il répondit : "Donner des associés à Allah, désobéir aux parents, tuer une âme, et le faux témoignage." Ghundar, Abû 'Amir, Bahz et 'Abdus-Samad l'ont également rapporté d'après Chu'ba.

Witnesses Rapporté par Anas
Hadith #2654
Réf.: https://sunnah.com/bukhari:2654

حَدَّثَنَا مُسَدَّدٌ، حَدَّثَنَا بِشْرُ بْنُ الْمُفَضَّلِ، حَدَّثَنَا الْجُرَيْرِيُّ، عَنْ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ أَبِي بَكْرَةَ، عَنْ أَبِيهِ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم ‏"‏ أَلاَ أُنَبِّئُكُمْ بِأَكْبَرِ الْكَبَائِرِ ‏"‏‏.‏ ثَلاَثًا‏.‏ قَالُوا بَلَى يَا رَسُولَ اللَّهِ‏.‏ قَالَ ‏"‏ الإِشْرَاكُ بِاللَّهِ، وَعُقُوقُ الْوَالِدَيْنِ ‏"‏‏.‏ وَجَلَسَ وَكَانَ مُتَّكِئًا فَقَالَ ‏"‏ أَلاَ وَقَوْلُ الزُّورِ ‏"‏‏.‏ قَالَ فَمَا زَالَ يُكَرِّرُهَا حَتَّى قُلْنَا لَيْتَهُ سَكَتَ‏.‏ وَقَالَ إِسْمَاعِيلُ بْنُ إِبْرَاهِيمَ حَدَّثَنَا الْجُرَيْرِيُّ حَدَّثَنَا عَبْدُ الرَّحْمَنِ‏.‏

Nous a rapporté Musaddad, qui nous a rapporté de la part de Bichr ibn Al-Mufaddal, qui nous a rapporté de la part d'Al-Jurayrî, d'après 'Abdur-Rahmân ibn Abî Bakra, d'après son père (qu'Allah soit satisfait de lui), qui a dit : Le Prophète (ﷺ) a dit : "Ne voulez-vous pas que je vous informe des plus grands péchés ?" (Il le répéta) trois fois. Ils répondirent : "Si, ô Messager d'Allah." Il dit : "Donner des associés à Allah et désobéir aux parents." Puis, il s'assit alors qu'il était accoudé et dit : "Et le faux témoignage." Il ne cessa de le répéter jusqu'à ce que nous disions : "Si seulement il se taisait." Ismâ'îl ibn Ibrâhîm a également rapporté : Nous a rapporté Al-Jurayrî, nous a rapporté 'Abdur-Rahmân.

Witnesses Rapporté par Abu Bakra
Hadith #2655
Réf.: https://sunnah.com/bukhari:2655

حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ عُبَيْدِ بْنِ مَيْمُونٍ، أَخْبَرَنَا عِيسَى بْنُ يُونُسَ، عَنْ هِشَامٍ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ قَالَتْ سَمِعَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم رَجُلاً يَقْرَأُ فِي الْمَسْجِدِ فَقَالَ ‏"‏ رَحِمَهُ اللَّهُ، لَقَدْ أَذْكَرَنِي كَذَا وَكَذَا آيَةً، أَسْقَطْتُهُنَّ مِنْ سُورَةِ كَذَا وَكَذَا ‏"‏‏.‏ وَزَادَ عَبَّادُ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ عَنْ عَائِشَةَ تَهَجَّدَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم فِي بَيْتِي فَسَمِعَ صَوْتَ عَبَّادٍ يُصَلِّي فِي الْمَسْجِدِ فَقَالَ ‏"‏ يَا عَائِشَةُ، أَصَوْتُ عَبَّادٍ هَذَا ‏"‏‏.‏ قُلْتُ نَعَمْ‏.‏ قَالَ ‏"‏ اللَّهُمَّ ارْحَمْ عَبَّادًا ‏"‏‏.‏

Nous a rapporté Muhammad ibn 'Ubayd ibn Maymûn, qui nous a informés de la part de 'Îsâ ibn Yûnus, d'après Hichâm, d'après son père, d'après 'Â'icha (qu'Allah soit satisfait d'elle), qui a dit : Le Prophète (ﷺ) entendit un homme réciter dans la mosquée et dit : "Qu'Allah lui fasse miséricorde, il m'a rappelé telle et telle sourate que j'avais omises dans telle sourate." 'Abbâd ibn 'Abdullah ajouta, d'après 'Â'icha : Le Prophète (ﷺ) fit la prière nocturne (tahajjud) chez moi et entendit la voix de 'Abbâd priant dans la mosquée. Il dit : "Ô 'Â'icha, est-ce la voix de 'Abbâd ?" Je répondis : "Oui." Il dit : "Ô Allah, fais miséricorde à 'Abbâd."

Witnesses Rapporté par `Aisha
Hadith #2656
Réf.: https://sunnah.com/bukhari:2656

حَدَّثَنَا مَالِكُ بْنُ إِسْمَاعِيلَ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الْعَزِيزِ بْنُ أَبِي سَلَمَةَ، أَخْبَرَنَا ابْنُ شِهَابٍ، عَنْ سَالِمِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم ‏ "‏ إِنَّ بِلاَلاً يُؤَذِّنُ بِلَيْلٍ فَكُلُوا وَاشْرَبُوا حَتَّى يُؤَذِّنَ ـ أَوْ قَالَ حَتَّى تَسْمَعُوا ـ أَذَانَ ابْنِ أُمِّ مَكْتُومٍ ‏" ‏‏.‏ وَكَانَ ابْنُ أُمِّ مَكْتُومٍ رَجُلاً أَعْمَى، لاَ يُؤَذِّنُ حَتَّى يَقُولَ لَهُ النَّاسُ أَصْبَحْتَ‏.‏

Nous a rapporté Mâlik ibn Ismâ'îl, qui nous a rapporté de la part de 'Abdul-'Azîz ibn Abî Salama, qui nous a informés de la part d'Ibn Chihâb, d'après Sâlim ibn 'Abdullah, d'après 'Abdullah ibn 'Umar (qu'Allah soit satisfait d'eux deux), qui a dit : Le Prophète (ﷺ) a dit : "Certes, Bilâl fait l'appel à la prière de nuit. Mangez et buvez jusqu'à ce qu'Ibn Umm Maktûm fasse l'appel à la prière" – ou il dit : "jusqu'à ce que vous entendiez l'appel à la prière d'Ibn Umm Maktûm." Ibn Umm Maktûm était un homme aveugle qui ne faisait pas l'appel à la prière jusqu'à ce que les gens lui disent : "Tu es au matin."

Witnesses Rapporté par `Abdullah bin `Umar
Hadith #2657
Réf.: https://sunnah.com/bukhari:2657

حَدَّثَنَا زِيَادُ بْنُ يَحْيَى، حَدَّثَنَا حَاتِمُ بْنُ وَرْدَانَ، حَدَّثَنَا أَيُّوبُ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ أَبِي مُلَيْكَةَ، عَنِ الْمِسْوَرِ بْنِ مَخْرَمَةَ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ قَدِمَتْ عَلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم أَقْبِيَةٌ فَقَالَ لِي أَبِي مَخْرَمَةُ انْطَلِقْ بِنَا إِلَيْهِ عَسَى أَنْ يُعْطِيَنَا مِنْهَا شَيْئًا‏.‏ فَقَامَ أَبِي عَلَى الْبَابِ فَتَكَلَّمَ، فَعَرَفَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم صَوْتَهُ فَخَرَجَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم وَمَعَهُ قَبَاءٌ وَهُوَ يُرِيهِ مَحَاسِنَهُ وَهُوَ يَقُولَ ‏ "‏ خَبَأْتُ هَذَا لَكَ، خَبَأْتُ هَذَا لَكَ ‏" ‏‏.‏

Nous a rapporté Ziyâd ibn Yahyâ, qui nous a rapporté de la part de Hâtim ibn Wardân, qui nous a rapporté de la part de Ayyûb, d'après 'Abdullah ibn Abî Mulayka, d'après Al-Miswar ibn Makhrama (qu'Allah soit satisfait d'eux deux), qui a dit : Des manteaux (qibâ') furent apportés au Prophète (ﷺ). Mon père, Makhrama, me dit : "Allons le voir, peut-être nous en donnera-t-il un." Mon père se tint à la porte et parla. Le Prophète (ﷺ) reconnut sa voix et sortit avec un manteau, en montrant ses beautés, et dit : "Je l'ai réservé pour toi, je l'ai réservé pour toi."

Witnesses Rapporté par Al-Miswar bin Makhrama
Hadith #2658
Réf.: https://sunnah.com/bukhari:2658

حَدَّثَنَا ابْنُ أَبِي مَرْيَمَ، أَخْبَرَنَا مُحَمَّدُ بْنُ جَعْفَرٍ، قَالَ أَخْبَرَنِي زَيْدٌ، عَنْ عِيَاضِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ، عَنْ أَبِي سَعِيدٍ الْخُدْرِيِّ ـ رضى الله عنه ـ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ ‏"‏ أَلَيْسَ شَهَادَةُ الْمَرْأَةِ مِثْلَ نِصْفِ شَهَادَةِ الرَّجُلِ ‏"‏‏.‏ قُلْنَا بَلَى‏.‏ قَالَ ‏"‏ فَذَلِكَ مِنْ نُقْصَانِ عَقْلِهَا ‏"‏‏.‏

Nous avons été informés par Ibn Abî Maryam, qui a reçu le récit de Muhammad ibn Ja'far, qui a dit : Zayd m'a rapporté d'après 'Iyâd ibn 'Abd Allah, d'après Abû Sa'îd al-Khudrî (qu'Allah soit satisfait de lui), que le Prophète (ﷺ) a dit : « La déposition de la femme n'équivaut-elle pas à la moitié de celle de l'homme ? » Nous dîmes : « Si. » Il dit : « Cela fait partie de l'insuffisance de son intellect. »

Witnesses Rapporté par Abu Sa`id Al-Khudri
Hadith #2659
Réf.: https://sunnah.com/bukhari:2659

حَدَّثَنَا أَبُو عَاصِمٍ، عَنِ ابْنِ جُرَيْجٍ، عَنِ ابْنِ أَبِي مُلَيْكَةَ، عَنْ عُقْبَةَ بْنِ الْحَارِثِ،‏.‏ وَحَدَّثَنَا عَلِيُّ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ سَعِيدٍ، عَنِ ابْنِ جُرَيْجٍ، قَالَ سَمِعْتُ ابْنَ أَبِي مُلَيْكَةَ، قَالَ حَدَّثَنِي عُقْبَةُ بْنُ الْحَارِثِ، أَوْ سَمِعْتُهُ مِنْهُ، أَنَّهُ تَزَوَّجَ أُمَّ يَحْيَى بِنْتَ أَبِي إِهَابٍ قَالَ فَجَاءَتْ أَمَةٌ سَوْدَاءُ فَقَالَتْ قَدْ أَرْضَعْتُكُمَا‏.‏ فَذَكَرْتُ ذَلِكَ لِلنَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَأَعْرَضَ عَنِّي، قَالَ فَتَنَحَّيْتُ فَذَكَرْتُ ذَلِكَ لَهُ قَالَ ‏ "‏ وَكَيْفَ وَقَدْ زَعَمَتْ أَنْ قَدْ أَرْضَعَتْكُمَا ‏" ‏‏.‏ فَنَهَاهُ عَنْهَا‏.‏

Nous avons été informés par Abû 'Âsim, d'après Ibn Jurayj, d'après Ibn Abî Mulayka, d'après 'Uqba ibn al-Hârith. De même, 'Alî ibn 'Abd Allah nous a rapporté, d'après Yahyâ ibn Sa'îd, d'après Ibn Jurayj, qui a dit : J'ai entendu Ibn Abî Mulayka dire : 'Uqba ibn al-Hârith m'a raconté – ou je l'ai entendu dire – qu'il avait épousé Umm Yahyâ bint Abî Ihâb. Une servante noire vint alors et dit : « Je vous ai tous deux allaités. » Il en informa le Prophète (ﷺ), qui se détourna de lui. Il s'éloigna et en reparla au Prophète (ﷺ), qui lui dit : « Comment pourrais-tu rester avec elle alors qu'elle prétend vous avoir allaités tous deux ? » Il lui ordonna donc de s'en séparer.

Witnesses Rapporté par `Uqba bin Al-Harith
Hadith #2660
Réf.: https://sunnah.com/bukhari:2660

حَدَّثَنَا أَبُو عَاصِمٍ، عَنْ عُمَرَ بْنِ سَعِيدٍ، عَنِ ابْنِ أَبِي مُلَيْكَةَ، عَنْ عُقْبَةَ بْنِ الْحَارِثِ، قَالَ تَزَوَّجْتُ امْرَأَةً فَجَاءَتِ امْرَأَةٌ فَقَالَتْ إِنِّي قَدْ أَرْضَعْتُكُمَا‏.‏ فَأَتَيْتُ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ ‏ "‏ وَكَيْفَ وَقَدْ قِيلَ دَعْهَا عَنْكَ ‏" ‏ أَوْ نَحْوَهُ‏.‏

Abû 'Âsim nous a rapporté, d'après 'Umar ibn Sa'îd, d'après Ibn Abî Mulayka, d'après 'Uqba ibn al-Hârith, qui a dit : J'avais épousé une femme, puis une autre femme vint et déclara : « Je vous ai allaités tous deux. » Je me rendis alors auprès du Prophète (ﷺ), qui me dit : « Comment pourrais-tu rester avec elle alors qu'on a dit cela ? Laisse-la. » Ou quelque chose de semblable.

Witnesses Rapporté par `Uqba bin Al-Harith
Hadith #2661
Réf.: https://sunnah.com/bukhari:2661

حَدَّثَنَا أَبُو الرَّبِيعِ، سُلَيْمَانُ بْنُ دَاوُدَ وَأَفْهَمَنِي بَعْضَهُ أَحْمَدُ حَدَّثَنَا فُلَيْحُ بْنُ سُلَيْمَانَ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ الزُّهْرِيِّ، عَنْ عُرْوَةَ بْنِ الزُّبَيْرِ، وَسَعِيدِ بْنِ الْمُسَيَّبِ، وَعَلْقَمَةَ بْنِ وَقَّاصٍ اللَّيْثِيِّ، وَعُبَيْدِ اللَّهِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُتْبَةَ، عَنْ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ زَوْجِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم حِينَ قَالَ لَهَا أَهْلُ الإِفْكِ مَا قَالُوا، فَبَرَّأَهَا اللَّهُ مِنْهُ، قَالَ الزُّهْرِيُّ، وَكُلُّهُمْ حَدَّثَنِي طَائِفَةً مِنْ حَدِيثِهَا وَبَعْضُهُمْ أَوْعَى مِنْ بَعْضٍ، وَأَثْبَتُ لَهُ اقْتِصَاصًا، وَقَدْ وَعَيْتُ عَنْ كُلِّ وَاحِدٍ مِنْهُمُ الْحَدِيثَ الَّذِي حَدَّثَنِي عَنْ عَائِشَةَ، وَبَعْضُ حَدِيثِهِمْ يُصَدِّقُ بَعْضًا‏.‏ زَعَمُوا أَنَّ عَائِشَةَ قَالَتْ كَانَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم إِذَا أَرَادَ أَنْ يَخْرُجَ سَفَرًا أَقْرَعَ بَيْنَ أَزْوَاجِهِ، فَأَيَّتُهُنَّ خَرَجَ سَهْمُهَا خَرَجَ بِهَا مَعَهُ، فَأَقْرَعَ بَيْنَنَا فِي غَزَاةٍ غَزَاهَا فَخَرَجَ سَهْمِي، فَخَرَجْتُ مَعَهُ بَعْدَ مَا أُنْزِلَ الْحِجَابُ، فَأَنَا أُحْمَلُ فِي هَوْدَجٍ وَأُنْزَلُ فِيهِ، فَسِرْنَا حَتَّى إِذَا فَرَغَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم مِنْ غَزْوَتِهِ تِلْكَ، وَقَفَلَ وَدَنَوْنَا مِنَ الْمَدِينَةِ، آذَنَ لَيْلَةً بِالرَّحِيلِ، فَقُمْتُ حِينَ آذَنُوا بِالرَّحِيلِ، فَمَشَيْتُ حَتَّى جَاوَزْتُ الْجَيْشَ، فَلَمَّا قَضَيْتُ شَأْنِي أَقْبَلْتُ إِلَى الرَّحْلِ، فَلَمَسْتُ صَدْرِي، فَإِذَا عِقْدٌ لِي مِنْ جَزْعِ أَظْفَارٍ قَدِ انْقَطَعَ، فَرَجَعْتُ فَالْتَمَسْتُ عِقْدِي، فَحَبَسَنِي ابْتِغَاؤُهُ، فَأَقْبَلَ الَّذِينَ يَرْحَلُونَ لِي، فَاحْتَمَلُوا هَوْدَجِي فَرَحَلُوهُ عَلَى بَعِيرِي الَّذِي كُنْتُ أَرْكَبُ، وَهُمْ يَحْسِبُونَ أَنِّي فِيهِ، وَكَانَ النِّسَاءُ إِذْ ذَاكَ خِفَافًا لَمْ يَثْقُلْنَ وَلَمْ يَغْشَهُنَّ اللَّحْمُ، وَإِنَّمَا يَأْكُلْنَ الْعُلْقَةَ مِنَ الطَّعَامِ، فَلَمْ يَسْتَنْكِرِ الْقَوْمُ حِينَ رَفَعُوهُ ثِقَلَ الْهَوْدَجِ فَاحْتَمَلُوهُ وَكُنْتُ جَارِيَةً حَدِيثَةَ السِّنِّ، فَبَعَثُوا الْجَمَلَ وَسَارُوا، فَوَجَدْتُ عِقْدِي بَعْدَ مَا اسْتَمَرَّ الْجَيْشُ، فَجِئْتُ مَنْزِلَهُمْ وَلَيْسَ فِيهِ أَحَدٌ، فَأَمَمْتُ مَنْزِلِي الَّذِي كُنْتُ بِهِ فَظَنَنْتُ أَنَّهُمْ سَيَفْقِدُونِي فَيَرْجِعُونَ إِلَىَّ، فَبَيْنَا أَنَا جَالِسَةٌ غَلَبَتْنِي عَيْنَاىَ فَنِمْتُ، وَكَانَ صَفْوَانُ بْنُ الْمُعَطَّلِ السُّلَمِيُّ ثُمَّ الذَّكْوَانِيُّ مِنْ وَرَاءِ الْجَيْشِ، فَأَصْبَحَ عِنْدَ مَنْزِلِي فَرَأَى سَوَادَ إِنْسَانٍ نَائِمٍ فَأَتَانِي، وَكَانَ يَرَانِي قَبْلَ الْحِجَابِ فَاسْتَيْقَظْتُ بِاسْتِرْجَاعِهِ حِينَ أَنَاخَ رَاحِلَتَهُ، فَوَطِئَ يَدَهَا فَرَكِبْتُهَا فَانْطَلَقَ يَقُودُ بِي الرَّاحِلَةَ، حَتَّى أَتَيْنَا الْجَيْشَ بَعْدَ مَا نَزَلُوا مُعَرِّسِينَ فِي نَحْرِ الظَّهِيرَةِ، فَهَلَكَ مَنْ هَلَكَ، وَكَانَ الَّذِي تَوَلَّى الإِفْكَ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ أُبَىٍّ ابْنُ سَلُولَ، فَقَدِمْنَا الْمَدِينَةَ فَاشْتَكَيْتُ بِهَا شَهْرًا، يُفِيضُونَ مِنْ قَوْلِ أَصْحَابِ الإِفْكِ، وَيَرِيبُنِي فِي وَجَعِي أَنِّي لاَ أَرَى مِنَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم اللُّطْفَ الَّذِي كُنْتُ أَرَى مِنْهُ حِينَ أَمْرَضُ، إِنَّمَا يَدْخُلُ فَيُسَلِّمُ ثُمَّ يَقُولُ ‏"‏ كَيْفَ تِيكُمْ ‏"‏‏.‏ لاَ أَشْعُرُ بِشَىْءٍ مِنْ ذَلِكَ حَتَّى نَقَهْتُ، فَخَرَجْتُ أَنَا وَأُمُّ مِسْطَحٍ قِبَلَ الْمَنَاصِعِ مُتَبَرَّزُنَا، لاَ نَخْرُجُ إِلاَّ لَيْلاً إِلَى لَيْلٍ، وَذَلِكَ قَبْلَ أَنْ نَتَّخِذَ الْكُنُفَ قَرِيبًا مِنْ بُيُوتِنَا، وَأَمْرُنَا أَمْرُ الْعَرَبِ الأُوَلِ فِي الْبَرِّيَّةِ أَوْ فِي التَّنَزُّهِ، فَأَقْبَلْتُ أَنَا وَأُمُّ مِسْطَحٍ بِنْتُ أَبِي رُهْمٍ نَمْشِي، فَعَثُرَتْ فِي مِرْطِهَا فَقَالَتْ تَعِسَ مِسْطَحٌ، فَقُلْتُ لَهَا بِئْسَ مَا قُلْتِ، أَتَسُبِّينَ رَجُلاً شَهِدَ بَدْرًا فَقَالَتْ يَا هَنْتَاهْ أَلَمْ تَسْمَعِي مَا قَالُوا فَأَخْبَرَتْنِي بِقَوْلِ أَهْلِ الإِفْكِ، فَازْدَدْتُ مَرَضًا إِلَى مَرَضِي، فَلَمَّا رَجَعْتُ إِلَى بَيْتِي دَخَلَ عَلَىَّ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَسَلَّمَ فَقَالَ ‏"‏ كَيْفَ تِيكُمْ ‏"‏‏.‏ فَقُلْتُ ائْذَنْ لِي إِلَى أَبَوَىَّ‏.‏ قَالَتْ وَأَنَا حِينَئِذٍ أُرِيدُ أَنْ أَسْتَيْقِنَ الْخَبَرَ مِنْ قِبَلِهِمَا، فَأَذِنَ لِي رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَأَتَيْتُ أَبَوَىَّ فَقُلْتُ لأُمِّي مَا يَتَحَدَّثُ بِهِ النَّاسُ فَقَالَتْ يَا بُنَيَّةُ هَوِّنِي عَلَى نَفْسِكِ الشَّأْنَ، فَوَاللَّهِ لَقَلَّمَا كَانَتِ امْرَأَةٌ قَطُّ وَضِيئَةٌ عِنْدَ رَجُلٍ يُحِبُّهَا وَلَهَا ضَرَائِرُ إِلاَّ أَكْثَرْنَ عَلَيْهَا‏.‏ فَقُلْتُ سُبْحَانَ اللَّهِ وَلَقَدْ يَتَحَدَّثُ النَّاسُ بِهَذَا قَالَتْ فَبِتُّ تِلْكَ اللَّيْلَةَ حَتَّى أَصْبَحْتُ لاَ يَرْقَأُ لِي دَمْعٌ وَلاَ أَكْتَحِلُ بِنَوْمٍ، ثُمَّ أَصْبَحْتُ فَدَعَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم عَلِيَّ بْنَ أَبِي طَالِبٍ وَأُسَامَةَ بْنَ زَيْدٍ حِينَ اسْتَلْبَثَ الْوَحْىُ، يَسْتَشِيرُهُمَا فِي فِرَاقِ أَهْلِهِ، فَأَمَّا أُسَامَةُ فَأَشَارَ عَلَيْهِ بِالَّذِي يَعْلَمُ فِي نَفْسِهِ مِنَ الْوُدِّ لَهُمْ، فَقَالَ أُسَامَةُ أَهْلُكَ يَا رَسُولَ اللَّهِ وَلاَ نَعْلَمُ وَاللَّهِ إِلاَّ خَيْرًا، وَأَمَّا عَلِيُّ بْنُ أَبِي طَالِبٍ فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ لَمْ يُضَيِّقِ اللَّهُ عَلَيْكَ وَالنِّسَاءُ سِوَاهَا كَثِيرٌ، وَسَلِ الْجَارِيَةَ تَصْدُقْكَ‏.‏ فَدَعَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم بَرِيرَةَ فَقَالَ ‏"‏ يَا بَرِيرَةُ هَلْ رَأَيْتِ فِيهَا شَيْئًا يَرِيبُكِ ‏"‏‏.‏ فَقَالَتْ بَرِيرَةُ لاَ وَالَّذِي بَعَثَكَ بِالْحَقِّ، إِنْ رَأَيْتُ مِنْهَا أَمْرًا أَغْمِصُهُ عَلَيْهَا أَكْثَرَ مِنْ أَنَّهَا جَارِيَةٌ حَدِيثَةُ السِّنِّ تَنَامُ عَنِ الْعَجِينَ فَتَأْتِي الدَّاجِنُ فَتَأْكُلُهُ‏.‏ فَقَامَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم مِنْ يَوْمِهِ، فَاسْتَعْذَرَ مِنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ أُبَىٍّ ابْنِ سَلُولَ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ‏"‏ مَنْ يَعْذِرُنِي مِنْ رَجُلٍ بَلَغَنِي أَذَاهُ فِي أَهْلِي، فَوَاللَّهِ مَا عَلِمْتُ عَلَى أَهْلِي إِلاَّ خَيْرًا، وَقَدْ ذَكَرُوا رَجُلاً مَا عَلِمْتُ عَلَيْهِ إِلاَّ خَيْرًا، وَمَا كَانَ يَدْخُلُ عَلَى أَهْلِي إِلاَّ مَعِي ‏"‏‏.‏ فَقَامَ سَعْدُ بْنُ مُعَاذٍ فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ أَنَا وَاللَّهِ أَعْذِرُكَ مِنْهُ، إِنْ كَانَ مِنَ الأَوْسِ ضَرَبْنَا عُنُقَهُ، وَإِنْ كَانَ مِنْ إِخْوَانِنَا مِنَ الْخَزْرَجِ أَمَرْتَنَا فَفَعَلْنَا فِيهِ أَمْرَكَ‏.‏ فَقَامَ سَعْدُ بْنُ عُبَادَةَ وَهُوَ سَيِّدُ الْخَزْرَجِ، وَكَانَ قَبْلَ ذَلِكَ رَجُلاً صَالِحًا وَلَكِنِ احْتَمَلَتْهُ الْحَمِيَّةُ فَقَالَ كَذَبْتَ لَعَمْرُ اللَّهِ، لاَ تَقْتُلُهُ وَلاَ تَقْدِرُ عَلَى ذَلِكَ، فَقَامَ أُسَيْدُ بْنُ الْحُضَيْرِ فَقَالَ كَذَبْتَ لَعَمْرُ اللَّهِ، وَاللَّهِ لَنَقْتُلَنَّهُ، فَإِنَّكَ مُنَافِقٌ تُجَادِلُ عَنِ الْمُنَافِقِينَ‏.‏ فَثَارَ الْحَيَّانِ الأَوْسُ وَالْخَزْرَجُ حَتَّى هَمُّوا، وَرَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم عَلَى الْمِنْبَرِ فَنَزَلَ فَخَفَّضَهُمْ حَتَّى سَكَتُوا وَسَكَتَ، وَبَكَيْتُ يَوْمِي لاَ يَرْقَأُ لِي دَمْعٌ وَلاَ أَكْتَحِلُ بِنَوْمٍ، فَأَصْبَحَ عِنْدِي أَبَوَاىَ، قَدْ بَكَيْتُ لَيْلَتَيْنِ وَيَوْمًا حَتَّى أَظُنُّ أَنَّ الْبُكَاءَ فَالِقٌ كَبِدِي ـ قَالَتْ ـ فَبَيْنَا هُمَا جَالِسَانِ عِنْدِي وَأَنَا أَبْكِي إِذِ اسْتَأْذَنَتِ امْرَأَةٌ مِنَ الأَنْصَارِ فَأَذِنْتُ لَهَا، فَجَلَسَتْ تَبْكِي مَعِي، فَبَيْنَا نَحْنُ كَذَلِكَ إِذْ دَخَلَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَجَلَسَ، وَلَمْ يَجْلِسْ عِنْدِي مِنْ يَوْمِ قِيلَ فِيَّ مَا قِيلَ قَبْلَهَا، وَقَدْ مَكُثَ شَهْرًا لاَ يُوحَى إِلَيْهِ فِي شَأْنِي شَىْءٌ ـ قَالَتْ ـ فَتَشَهَّدَ ثُمَّ قَالَ ‏"‏ يَا عَائِشَةُ فَإِنَّهُ بَلَغَنِي عَنْكِ كَذَا وَكَذَا، فَإِنْ كُنْتِ بَرِيئَةً فَسَيُبَرِّئُكِ اللَّهُ، وَإِنْ كُنْتِ أَلْمَمْتِ فَاسْتَغْفِرِي اللَّهَ وَتُوبِي إِلَيْهِ، فَإِنَّ الْعَبْدَ إِذَا اعْتَرَفَ بِذَنْبِهِ ثُمَّ تَابَ تَابَ اللَّهُ عَلَيْهِ ‏"‏‏.‏ فَلَمَّا قَضَى رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم مَقَالَتَهُ قَلَصَ دَمْعِي حَتَّى مَا أُحِسُّ مِنْهُ قَطْرَةً وَقُلْتُ لأَبِي أَجِبْ عَنِّي رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم‏.‏ قَالَ وَاللَّهِ مَا أَدْرِي مَا أَقُولُ لِرَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم‏.‏ فَقُلْتُ لأُمِّي أَجِيبِي عَنِّي رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فِيمَا قَالَ‏.‏ قَالَتْ وَاللَّهِ مَا أَدْرِي مَا أَقُولُ لِرَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم‏.‏ قَالَتْ وَأَنَا جَارِيَةٌ حَدِيثَةُ السِّنِّ لاَ أَقْرَأُ كَثِيرًا مِنَ الْقُرْآنِ فَقُلْتُ إِنِّي وَاللَّهِ لَقَدْ عَلِمْتُ أَنَّكُمْ سَمِعْتُمْ مَا يَتَحَدَّثُ بِهِ النَّاسُ، وَوَقَرَ فِي أَنْفُسِكُمْ وَصَدَّقْتُمْ بِهِ، وَلَئِنْ قُلْتُ لَكُمْ إِنِّي بَرِيئَةٌ‏.‏ وَاللَّهُ يَعْلَمُ إِنِّي لَبَرِيئَةٌ لاَ تُصَدِّقُونِي بِذَلِكَ، وَلَئِنِ اعْتَرَفْتُ لَكُمْ بِأَمْرٍ، وَاللَّهُ يَعْلَمُ أَنِّي بَرِيئَةٌ لَتُصَدِّقُنِّي وَاللَّهِ مَا أَجِدُ لِي وَلَكُمْ مَثَلاً إِلاَّ أَبَا يُوسُفَ إِذْ قَالَ ‏ {‏فَصَبْرٌ جَمِيلٌ وَاللَّهُ الْمُسْتَعَانُ عَلَى مَا تَصِفُونَ‏} ‏ ثُمَّ تَحَوَّلْتُ عَلَى فِرَاشِي، وَأَنَا أَرْجُو أَنْ يُبَرِّئَنِي اللَّهُ، وَلَكِنْ وَاللَّهِ مَا ظَنَنْتُ أَنْ يُنْزِلَ فِي شَأْنِي وَحْيًا، وَلأَنَا أَحْقَرُ فِي نَفْسِي مِنْ أَنْ يُتَكَلَّمَ بِالْقُرْآنِ فِي أَمْرِي، وَلَكِنِّي كُنْتُ أَرْجُو أَنْ يَرَى رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فِي النَّوْمِ رُؤْيَا يُبَرِّئُنِي اللَّهُ، فَوَاللَّهِ مَا رَامَ مَجْلِسَهُ وَلاَ خَرَجَ أَحَدٌ مِنْ أَهْلِ الْبَيْتِ حَتَّى أُنْزِلَ عَلَيْهِ، فَأَخَذَهُ مَا كَانَ يَأْخُذُهُ مِنَ الْبُرَحَاءِ، حَتَّى إِنَّهُ لَيَتَحَدَّرُ مِنْهُ مِثْلُ الْجُمَانِ مِنَ الْعَرَقِ فِي يَوْمٍ شَاتٍ، فَلَمَّا سُرِّيَ عَنْ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَهُوَ يَضْحَكُ، فَكَانَ أَوَّلَ كَلِمَةٍ تَكَلَّمَ بِهَا أَنْ قَالَ لِي ‏"‏ يَا عَائِشَةُ، احْمَدِي اللَّهَ فَقَدْ بَرَّأَكِ اللَّهُ ‏"‏‏.‏ فَقَالَتْ لِي أُمِّي قُومِي إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم‏.‏ فَقُلْتُ لاَ وَاللَّهِ، لاَ أَقُومُ إِلَيْهِ، وَلاَ أَحْمَدُ إِلاَّ اللَّهَ فَأَنْزَلَ اللَّهُ تَعَالَى ‏ {‏إِنَّ الَّذِينَ جَاءُوا بِالإِفْكِ عُصْبَةٌ مِنْكُمْ‏} ‏ الآيَاتِ، فَلَمَّا أَنْزَلَ اللَّهُ هَذَا فِي بَرَاءَتِي قَالَ أَبُو بَكْرٍ الصِّدِّيقُ ـ رضى الله عنه ـ وَكَانَ يُنْفِقُ عَلَى مِسْطَحِ بْنِ أُثَاثَةَ لِقَرَابَتِهِ مِنْهُ وَاللَّهِ لاَ أُنْفِقُ عَلَى مِسْطَحٍ شَيْئًا أَبَدًا بَعْدَ مَا قَالَ لِعَائِشَةَ‏.‏ فَأَنْزَلَ اللَّهُ تَعَالَى ‏{‏وَلاَ يَأْتَلِ أُولُو الْفَضْلِ مِنْكُمْ وَالسَّعَةِ‏}‏ إِلَى قَوْلِهِ ‏{‏غَفُورٌ رَحِيمٌ‏}‏ فَقَالَ أَبُو بَكْرٍ بَلَى، وَاللَّهِ إِنِّي لأُحِبُّ أَنْ يَغْفِرَ اللَّهُ لِي، فَرَجَعَ إِلَى مِسْطَحٍ الَّذِي كَانَ يُجْرِي عَلَيْهِ‏.‏ وَكَانَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَسْأَلُ زَيْنَبَ بِنْتَ جَحْشٍ عَنْ أَمْرِي، فَقَالَ ‏"‏ يَا زَيْنَبُ، مَا عَلِمْتِ مَا رَأَيْتِ ‏"‏‏.‏ فَقَالَتْ يَا رَسُولَ اللَّهِ، أَحْمِي سَمْعِي وَبَصَرِي، وَاللَّهِ مَا عَلِمْتُ عَلَيْهَا إِلاَّ خَيْرًا، قَالَتْ وَهْىَ الَّتِي كَانَتْ تُسَامِينِي، فَعَصَمَهَا اللَّهُ بِالْوَرَعِ‏.‏ قَالَ وَحَدَّثَنَا فُلَيْحٌ، عَنْ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ، عَنْ عُرْوَةَ، عَنْ عَائِشَةَ، وَعَبْدِ اللَّهِ بْنِ الزُّبَيْرِ، مِثْلَهُ‏.‏ قَالَ وَحَدَّثَنَا فُلَيْحٌ، عَنْ رَبِيعَةَ بْنِ أَبِي عَبْدِ الرَّحْمَنِ، وَيَحْيَى بْنِ سَعِيدٍ، عَنِ الْقَاسِمِ بْنِ مُحَمَّدِ بْنِ أَبِي بَكْرٍ، مِثْلَهُ‏.‏

Abû al-Rabî', Sulaymân ibn Dâwûd, nous a rapporté – et Ahmad m'en a expliqué une partie – d'après Fulayh ibn Sulaymân, d'après Ibn Shihâb al-Zuhrî, d'après 'Urwa ibn al-Zubayr, Sa'îd ibn al-Musayyib, 'Alqama ibn Waqqâs al-Laythî et 'Ubayd Allah ibn 'Abd Allah ibn 'Utba, d'après 'Â'isha (qu'Allah soit satisfait d'elle), l'épouse du Prophète (ﷺ), au sujet de ce que les gens de l'Ifk (la calomnie) avaient dit d'elle, et dont Allah l'a innocentée. Al-Zuhrî dit : Chacun d'eux m'a rapporté une partie de son récit, certains étant plus précis et plus fidèles dans leur narration. J'ai retenu de chacun d'eux le hadith qu'il m'a transmis d'après 'Â'isha, et certaines parties de leurs récits se confirment mutuellement. Ils ont prétendu qu'‘Â'isha avait dit : Lorsque le Messager d'Allah (ﷺ) voulait partir en voyage, il tirait au sort entre ses épouses, et celle dont le nom sortait partait avec lui. Lors d'une expédition, il tira au sort entre nous, et mon nom sortit. Je partis donc avec lui après que le voile (al-hijâb) eut été révélé. J'étais transportée dans un palanquin et j'y descendais. Nous voyageâmes jusqu'à ce que le Messager d'Allah (ﷺ) eût terminé cette expédition. Alors qu'il revenait et que nous approchions de Médine, il annonça un soir le départ. Je me levai lorsque l'on annonça le départ et marchai jusqu'à dépasser l'armée. Après avoir accompli mes besoins, je revins vers mon campement et touchai ma poitrine, découvrant que mon collier de perles d'azfâr s'était rompu. Je retournai donc le chercher, et cette recherche me retarda. Ceux qui préparaient mon palanquin arrivèrent, le chargèrent sur ma chamelle, pensant que j'y étais, car les femmes étaient alors légères, n'ayant pas pris de poids ni de chair, se contentant de peu de nourriture. Les hommes ne remarquèrent donc pas le poids du palanquin lorsqu'ils le soulevèrent. J'étais une jeune fille, et ils firent avancer la chamelle et partirent. Je retrouvai mon collier après le départ de l'armée et revins à leur campement, où il n'y avait plus personne. Je me dirigeai vers l'endroit où je me trouvais auparavant, pensant qu'ils s'apercevraient de mon absence et reviendraient me chercher. Alors que j'étais assise, le sommeil me gagna et je m'endormis. Safwân ibn al-Mu'attal al-Sulamî, puis al-Dhakwânî, qui suivait l'armée, arriva au matin près de mon campement et vit la silhouette d'une personne endormie. Il s'approcha de moi – il m'avait vue avant le voile – et je me réveillai en entendant son invocation lorsqu'il fit agenouiller sa monture. Il posa sa main sur son genou, je montai, et il partit en conduisant la monture jusqu'à ce que nous rejoignions l'armée, qui avait fait halte pour se reposer en milieu de journée. Ceux qui périrent périrent, et celui qui propagea la calomnie fut 'Abd Allah ibn Ubayy ibn Salûl. Nous arrivâmes à Médine, où je tombai malade pendant un mois. Les gens colportaient les propos des calomniateurs, et ce qui m'inquiétait dans ma maladie était que je ne voyais plus la tendresse que le Prophète (ﷺ) me témoignait habituellement lorsque j'étais malade. Il entrait, saluait, puis disait : « Comment allez-vous ? » sans plus. Je ne ressentais rien de cela jusqu'à ce que je me rétablisse. Je sortis alors avec Umm Mistah vers un endroit où nous allions pour nos besoins, ne sortant que de nuit. C'était avant que nous n'ayons des toilettes près de nos maisons, et nos habitudes étaient celles des premiers Arabes dans le désert. Alors que je marchais avec Umm Mistah bint Abî Ruhm, elle trébucha dans son manteau et dit : « Que Mistah périsse ! » Je lui dis : « Comme tu as mal parlé ! Insultes-tu un homme qui a participé à Badr ? » Elle répondit : « Ô toi ! N'as-tu pas entendu ce qu'ils ont dit ? » Elle m'informa alors des propos des calomniateurs, ce qui aggrava ma maladie. Lorsque je retournai chez moi, le Messager d'Allah (ﷺ) entra, salua et dit : « Comment allez-vous ? » Je répondis : « Permets-moi d'aller chez mes parents. » Je voulais alors m'assurer de la nouvelle auprès d'eux. Le Messager d'Allah (ﷺ) me le permit, et je me rendis chez mes parents. Je dis à ma mère : « Que disent les gens ? » Elle répondit : « Ô ma fille, prends les choses avec légèreté. Par Allah, il est rare qu'une femme belle auprès d'un homme qui l'aime et qui a des coépouses ne soit pas l'objet de médisances. » Je dis : « Gloire à Allah ! Les gens parlent donc de cela ? » Elle dit : Je passai cette nuit jusqu'au matin sans que mes larmes ne cessent ni que je ne trouve le sommeil. Le lendemain matin, le Messager d'Allah (ﷺ) appela 'Alî ibn Abî Tâlib et Usâma ibn Zayd, alors que la révélation tardait à venir, pour les consulter sur la séparation d'avec son épouse. Usâma lui conseilla en fonction de l'affection qu'il savait qu'il leur portait, disant : « Ô Messager d'Allah, ton épouse, et nous ne connaissons d'elle que du bien. » Quant à 'Alî ibn Abî Tâlib, il dit : « Ô Messager d'Allah, Allah ne t'a pas restreint, et il y a beaucoup d'autres femmes. Interroge sa servante, elle te dira la vérité. » Le Messager d'Allah (ﷺ) appela donc Barîra et lui dit : « Ô Barîra, as-tu vu en elle quelque chose qui t'ait paru suspect ? » Barîra répondit : « Non, par Celui qui t'a envoyé avec la vérité, je n'ai rien vu en elle que je puisse lui reprocher, si ce n'est qu'elle est une jeune servante qui s'endort en laissant la pâte et que les animaux domestiques viennent la manger. » Le Messager d'Allah (ﷺ) se leva ce jour-là et demanda qu'on lui apporte satisfaction contre 'Abd Allah ibn Ubayy ibn Salûl. Il dit : « Qui me vengera d'un homme dont le mal fait à ma famille m'est parvenu ? Par Allah, je ne connais que du bien de ma famille, et ils ont mentionné un homme dont je ne connais que du bien, et qui n'entrait chez ma famille qu'en ma compagnie. » Sa'd ibn Mu'âdh se leva et dit : « Ô Messager d'Allah, par Allah, je te vengerai de lui. S'il est des Aws, nous lui trancherons le cou, et s'il est de nos frères des Khazraj, ordonne-nous et nous exécuterons ton ordre. » Sa'd ibn 'Ubâda, le chef des Khazraj, qui était auparavant un homme vertueux mais que la passion avait emporté, se leva et dit : « Tu mens, par Allah ! Tu ne le tueras pas et tu n'en as pas le pouvoir. » Usayd ibn Hudayr se leva et dit : « Tu mens, par Allah ! Par Allah, nous le tuerons, car tu es un hypocrite qui défend les hypocrites. » Les deux tribus, les Aws et les Khazraj, s'agitèrent jusqu'à en venir aux mains, tandis que le Messager d'Allah (ﷺ) était sur le minbar. Il descendit et les calma jusqu'à ce qu'ils se taisent. Je passai cette journée à pleurer, sans que mes larmes ne cessent ni que je ne trouve le sommeil. Mes parents vinrent me voir le lendemain, et j'avais pleuré deux nuits et un jour, au point que je pensais que les pleurs allaient me fendre le foie. Alors qu'ils étaient assis près de moi et que je pleurais, une femme des Ansâr demanda à entrer. Je lui permis d'entrer, et elle s'assit en pleurant avec moi. Alors que nous étions ainsi, le Messager d'Allah (ﷺ) entra et s'assit. Il ne s'était pas assis près de moi depuis que l'on avait dit ce que l'on avait dit, et un mois s'était écoulé sans qu'aucune révélation ne lui fût descendue à mon sujet. Il prononça l'attestation de foi, puis dit : « Ô 'Â'isha, il m'est parvenu telle et telle chose à ton sujet. Si tu es innocente, Allah t'innocentera, et si tu as commis une faute, demande pardon à Allah et repens-toi à Lui, car lorsque le serviteur reconnaît sa faute puis se repent, Allah accepte son repentir. » Lorsque le Messager d'Allah (ﷺ) eut terminé ses paroles, mes larmes cessèrent au point que je n'en sentis plus une goutte. Je dis à mon père : « Réponds pour moi au Messager d'Allah (ﷺ). » Il dit : « Par Allah, je ne sais que dire au Messager d'Allah (ﷺ). » Je dis à ma mère : « Réponds pour moi au Messager d'Allah (ﷺ) concernant ce qu'il a dit. » Elle dit : « Par Allah, je ne sais que dire au Messager d'Allah (ﷺ). » Je dis, alors que j'étais une jeune fille qui ne connaissait pas beaucoup le Coran : « Par Allah, je sais que vous avez entendu ce que les gens disent et que cela s'est ancré en vous et que vous y avez cru. Si je vous dis que je suis innocente – et Allah sait que je le suis – vous ne me croirez pas. Et si j'avoue une chose – alors qu'Allah sait que je suis innocente – vous me croirez. Par Allah, je ne trouve pour moi et pour vous d'exemple que celui de Joseph (Yûsuf) lorsqu'il dit : {Une belle patience ! Et Allah est Celui dont on implore le secours contre ce que vous décrivez.} » Je me retournai alors sur mon lit, espérant qu'Allah m'innocenterait, mais je ne pensais pas qu'une révélation descendrait à mon sujet, car je me considérais trop insignifiante pour que l'on parle de moi dans le Coran. Cependant, j'espérais que le Messager d'Allah (ﷺ) verrait en songe une vision qui m'innocenterait. Par Allah, il n'avait pas quitté sa place ni personne de la maison n'était sorti qu'une révélation lui fut descendue. Il fut saisi par ce qui le saisissait habituellement lors des révélations, au point que des gouttes de sueur comme des perles coulaient de lui par une journée froide. Lorsque le Messager d'Allah (ﷺ) fut soulagé, il riait. Les premières paroles qu'il prononça furent : « Ô 'Â'isha, loue Allah, car Allah t'a innocentée. » Ma mère me dit : « Lève-toi vers le Messager d'Allah (ﷺ). » Je dis : « Non, par Allah, je ne me lèverai pas vers lui et je ne louerai qu'Allah. » Allah le Très-Haut révéla alors : {Ceux qui sont venus avec la calomnie sont un groupe d'entre vous...} (Sourate 24, versets 11 et suivants). Lorsque Allah révéla cela pour m'innocenter, Abû Bakr al-Siddîq (qu'Allah soit satisfait de lui), qui subvenait aux besoins de Mistah ibn Uthâtha en raison de leur parenté, dit : « Par Allah, je ne subviendrai plus jamais aux besoins de Mistah après ce qu'il a dit de 'Â'isha. » Allah le Très-Haut révéla alors : {Que les détenteurs de faveurs et d'aisance parmi vous ne jurent pas de ne plus faire de dons à leurs proches...} jusqu'à {Il est Pardonneur et Miséricordieux.} (Sourate 24, verset 22). Abû Bakr dit : « Si, par Allah, je désire qu'Allah me pardonne. » Il revint donc à subvenir aux besoins de Mistah comme auparavant. Le Messager d'Allah (ﷺ) interrogea Zaynab bint Jahsh à mon sujet et dit : « Ô Zaynab, qu'as-tu su, qu'as-tu vu ? » Elle répondit : « Ô Messager d'Allah, je protège mon ouïe et ma vue. Par Allah, je ne connais d'elle que du bien. » Elle était celle qui me jalousait, mais Allah la protégea par sa piété.

Witnesses Rapporté par Aisha