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Les Types de Prix du Sang (Kitab Al-Diyat)
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حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ الْعَلاَءِ، حَدَّثَنَا عُبَيْدُ اللَّهِ، - يَعْنِي ابْنَ مُوسَى - عَنْ عَلِيِّ بْنِ صَالِحٍ، عَنْ سِمَاكِ بْنِ حَرْبٍ، عَنْ عِكْرِمَةَ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ، قَالَ كَانَ قُرَيْظَةُ وَالنَّضِيرُ - وَكَانَ النَّضِيرُ أَشْرَفَ مِنْ قُرَيْظَةَ - فَكَانَ إِذَا قَتَلَ رَجُلٌ مِنْ قُرَيْظَةَ رَجُلاً مِنَ النَّضِيرِ قُتِلَ بِهِ وَإِذَا قَتَلَ رَجُلٌ مِنَ النَّضِيرِ رَجُلاً مِنْ قُرَيْظَةَ فُودِيَ بِمِائَةِ وَسْقٍ مِنْ تَمْرٍ فَلَمَّا بُعِثَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم قَتَلَ رَجُلٌ مِنَ النَّضِيرِ رَجُلاً مِنْ قُرَيْظَةَ فَقَالُوا ادْفَعُوهُ إِلَيْنَا نَقْتُلْهُ . فَقَالُوا بَيْنَنَا وَبَيْنَكُمُ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم فَأَتَوْهُ فَنَزَلَتْ { وَإِنْ حَكَمْتَ فَاحْكُمْ بَيْنَهُمْ بِالْقِسْطِ } وَالْقِسْطُ النَّفْسُ بِالنَّفْسِ ثُمَّ نَزَلَتْ { أَفَحُكْمَ الْجَاهِلِيَّةِ يَبْغُونَ } . قَالَ أَبُو دَاوُدَ قُرَيْظَةُ وَالنَّضِيرُ جَمِيعًا مِنْ وَلَدِ هَارُونَ النَّبِيِّ عَلَيْهِ السَّلاَمُ .
Nous a rapporté Muḥammad ibn Al-'Alâ', nous a rapporté 'Ubayd Allah – c'est-à-dire Ibn Mûsâ –, d'après 'Alî ibn Ṣâliḥ, d'après Simâk ibn Ḥarb, d'après 'Ikrimah, d'après Ibn 'Abbâs (qu'Allah les agrée) : Les Banû Qurayẓa et les Banû Naḍîr – et les Banû Naḍîr étaient plus nobles que les Banû Qurayẓa – avaient pour coutume que si un homme des Banû Qurayẓa tuait un homme des Banû Naḍîr, il était tué en retour. Mais si un homme des Banû Naḍîr tuait un homme des Banû Qurayẓa, il était compensé par cent charges de dattes. Lorsque le Prophète (ﷺ) fut envoyé, un homme des Banû Naḍîr tua un homme des Banû Qurayẓa. Ils dirent : "Livrez-le nous pour que nous le tuions." Ils répondirent : "Entre nous et vous se trouve le Prophète (ﷺ)." Ils allèrent donc le voir, et le verset fut révélé : {Et si tu juges, juge entre eux avec équité} (5:42) – et l'équité, c'est la vie pour la vie. Puis fut révélé : {Est-ce donc le jugement de l'ignorance qu'ils recherchent ?} (5:50).
حَدَّثَنَا أَحْمَدُ بْنُ يُونُسَ، حَدَّثَنَا عُبَيْدُ اللَّهِ، - يَعْنِي ابْنَ إِيَادٍ - حَدَّثَنَا إِيَادٌ، عَنْ أَبِي رِمْثَةَ، قَالَ انْطَلَقْتُ مَعَ أَبِي نَحْوَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم ثُمَّ إِنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ لأَبِي " ابْنُكَ هَذَا " . قَالَ إِي وَرَبِّ الْكَعْبَةِ قَالَ " حَقًّا " . قَالَ أَشْهَدُ بِهِ . قَالَ فَتَبَسَّمَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ضَاحِكًا مِنْ ثَبْتِ شَبَهِي فِي أَبِي وَمِنْ حَلْفِ أَبِي عَلَىَّ . ثُمَّ قَالَ " أَمَا إِنَّهُ لاَ يَجْنِي عَلَيْكَ وَلاَ تَجْنِي عَلَيْهِ " . وَقَرَأَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم { وَلاَ تَزِرُ وَازِرَةٌ وِزْرَ أُخْرَى }
Nous a rapporté Aḥmad ibn Yûnus, nous a rapporté 'Ubayd Allah – c'est-à-dire Ibn Iyâḍ –, nous a rapporté Iyâḍ, d'après Abû Rimtha : Je partis avec mon père en direction du Prophète (ﷺ). Puis le Messager d'Allah (ﷺ) dit à mon père : "Est-ce ton fils ?" Il répondit : "Oui, par le Seigneur de la Ka'ba." Il dit : "En vérité ?" Il répondit : "J'en témoigne." Le Messager d'Allah (ﷺ) sourit alors, amusé par la ressemblance évidente entre mon père et moi, et par le serment de mon père à mon sujet. Puis il dit : "Certes, il ne portera pas la responsabilité de tes fautes, et tu ne porteras pas la responsabilité des siennes." Et le Messager d'Allah (ﷺ) récita : {Et aucune âme ne portera le fardeau d'une autre.} (53:38)
حَدَّثَنَا مُوسَى بْنُ إِسْمَاعِيلَ، حَدَّثَنَا حَمَّادٌ، أَخْبَرَنَا مُحَمَّدُ بْنُ إِسْحَاقَ، عَنِ الْحَارِثِ بْنِ فُضَيْلٍ، عَنْ سُفْيَانَ بْنِ أَبِي الْعَوْجَاءِ، عَنْ أَبِي شُرَيْحٍ الْخُزَاعِيِّ، أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم قَالَ " مَنْ أُصِيبَ بِقَتْلٍ أَوْ خَبْلٍ فَإِنَّهُ يَخْتَارُ إِحْدَى ثَلاَثٍ إِمَّا أَنْ يَقْتَصَّ وَإِمَّا أَنْ يَعْفُوَ وَإِمَّا أَنْ يَأْخُذَ الدِّيَةَ فَإِنْ أَرَادَ الرَّابِعَةَ فَخُذُوا عَلَى يَدَيْهِ وَمَنِ اعْتَدَى بَعْدَ ذَلِكَ فَلَهُ عَذَابٌ أَلِيمٌ " .
Nous a rapporté Mûsâ ibn Ismâ'îl, nous a rapporté Ḥammâd, nous a informé Muḥammad ibn Isḥâq, d'après Al-Ḥârith ibn Fuḍayl, d'après Sufyân ibn Abî Al-'Awjâ', d'après Abû Shurayḥ Al-Khuzâ'î (qu'Allah l'agrée) : Le Prophète (ﷺ) a dit : "Celui qui est victime d'un meurtre ou d'une mutilation a le choix entre trois options : soit il demande le talion, soit il pardonne, soit il prend le prix du sang. Mais s'il exige une quatrième option, saisissez-le. Quiconque transgresse après cela aura un châtiment douloureux."
حَدَّثَنَا مُوسَى بْنُ إِسْمَاعِيلَ، حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ بَكْرِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ الْمُزَنِيُّ، عَنْ عَطَاءِ بْنِ أَبِي مَيْمُونَةَ، عَنْ أَنَسِ بْنِ مَالِكٍ، قَالَ مَا رَأَيْتُ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم رُفِعَ إِلَيْهِ شَىْءٌ فِيهِ قِصَاصٌ إِلاَّ أَمَرَ فِيهِ بِالْعَفْوِ .
Nous a rapporté Mûsâ ibn Ismâ'îl, nous a rapporté 'Abd Allah ibn Bakr ibn 'Abd Allah Al-Muzanî, d'après 'Aṭâ' ibn Abî Maymûna, d'après Anas ibn Mâlik (qu'Allah l'agrée) : Je n'ai jamais vu le Prophète (ﷺ) à qui l'on ait présenté une affaire nécessitant le talion sans qu'il n'ordonne le pardon.
حَدَّثَنَا عُثْمَانُ بْنُ أَبِي شَيْبَةَ، أَخْبَرَنَا أَبُو مُعَاوِيَةَ، حَدَّثَنَا الأَعْمَشُ، عَنْ أَبِي صَالِحٍ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، قَالَ قُتِلَ رَجُلٌ عَلَى عَهْدِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَرُفِعَ ذَلِكَ إِلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَدَفَعَهُ إِلَى وَلِيِّ الْمَقْتُولِ فَقَالَ الْقَاتِلُ يَا رَسُولَ اللَّهِ وَاللَّهِ مَا أَرَدْتُ قَتْلَهُ . قَالَ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم لِلْوَلِيِّ " أَمَا إِنَّهُ إِنْ كَانَ صَادِقًا ثُمَّ قَتَلْتَهُ دَخَلْتَ النَّارَ " . قَالَ فَخَلَّى سَبِيلَهُ . قَالَ وَكَانَ مَكْتُوفًا بِنِسْعَةٍ فَخَرَجَ يَجُرُّ نِسْعَتَهُ فَسُمِّيَ ذَا النِّسْعَةِ .
Nous a rapporté 'Uthmân ibn Abî Shayba, nous a informé Abû Mu'âwiya, nous a rapporté Al-A'mash, d'après Abû Ṣâliḥ, d'après Abû Hurayra (qu'Allah l'agrée) : Un homme fut tué à l'époque du Prophète (ﷺ). L'affaire fut portée à la connaissance du Prophète (ﷺ), qui la confia au parent de la victime. Le meurtrier dit : "Ô Messager d'Allah, par Allah, je n'avais pas l'intention de le tuer." Le Messager d'Allah (ﷺ) dit alors au parent de la victime : "S'il dit vrai et que tu le tues, tu entreras en Enfer." Il le relâcha donc. L'homme était ligoté avec une lanière, et il sortit en traînant sa lanière. On l'appela dès lors "Dhû An-Nis'a" (l'homme à la lanière).
حَدَّثَنَا عُبَيْدُ اللَّهِ بْنُ عُمَرَ بْنِ مَيْسَرَةَ الْجُشَمِيُّ، حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ سَعِيدٍ، عَنْ عَوْفٍ، حَدَّثَنَا حَمْزَةُ أَبُو عُمَرَ الْعَائِذِيُّ، حَدَّثَنِي عَلْقَمَةُ بْنُ وَائِلٍ، حَدَّثَنِي وَائِلُ بْنُ حُجْرٍ، قَالَ كُنْتُ عِنْدَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم إِذْ جِيءَ بِرَجُلٍ قَاتِلٍ فِي عُنُقِهِ النِّسْعَةُ قَالَ فَدَعَا وَلِيَّ الْمَقْتُولِ فَقَالَ " أَتَعْفُو " . قَالَ لاَ . قَالَ " أَفَتَأْخُذُ الدِّيَةَ " . قَالَ لاَ . قَالَ " أَفَتَقْتُلُ " . قَالَ نَعَمْ . قَالَ " اذْهَبْ بِهِ " . فَلَمَّا وَلَّى قَالَ " أَتَعْفُو " . قَالَ لاَ . قَالَ " أَفَتَأْخُذُ الدِّيَةَ " . قَالَ لاَ . قَالَ " أَفَتَقْتُلُ " . قَالَ نَعَمْ . قَالَ " اذْهَبْ بِهِ " . فَلَمَّا كَانَ فِي الرَّابِعَةِ قَالَ " أَمَا إِنَّكَ إِنْ عَفَوْتَ عَنْهُ يَبُوءُ بِإِثْمِهِ وَإِثْمِ صَاحِبِهِ " . قَالَ فَعَفَا عَنْهُ . قَالَ فَأَنَا رَأَيْتُهُ يَجُرُّ النِّسْعَةَ .
Nous a rapporté 'Ubaydullah ibn 'Umar ibn Maysarah al-Jushamî, nous a rapporté Yahyâ ibn Sa'îd, d'après 'Awf, nous a rapporté Hamzah Abû 'Umar al-'Â'idhî, m'a rapporté 'Alqamah ibn Wâ'il, m'a rapporté Wâ'il ibn Hujr, qui a dit : J'étais auprès du Prophète (ﷺ) lorsqu'on amena un homme meurtrier avec une lanière autour du cou. Le Prophète (ﷺ) appela le tuteur de la victime et dit : « Lui pardonnes-tu ? » Il répondit : Non. Le Prophète (ﷺ) dit : « Acceptes-tu le prix du sang (diyah) ? » Il répondit : Non. Le Prophète (ﷺ) dit : « Alors, le tueras-tu ? » Il répondit : Oui. Le Prophète (ﷺ) dit : « Emmène-le. » Lorsqu'il partit, le Prophète (ﷺ) dit : « Lui pardonnes-tu ? » Il répondit : Non. Le Prophète (ﷺ) dit : « Acceptes-tu le prix du sang ? » Il répondit : Non. Le Prophète (ﷺ) dit : « Alors, le tueras-tu ? » Il répondit : Oui. Le Prophète (ﷺ) dit : « Emmène-le. » À la quatrième fois, le Prophète (ﷺ) dit : « Sache que si tu lui pardonnes, il portera son péché et celui de ton compagnon. » Il lui pardonna alors. Et moi, je l'ai vu traîner la lanière.
حَدَّثَنَا عُبَيْدُ اللَّهِ بْنُ عُمَرَ بْنِ مَيْسَرَةَ، حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ سَعِيدٍ، قَالَ حَدَّثَنِي جَامِعُ بْنُ مَطَرٍ، حَدَّثَنِي عَلْقَمَةُ بْنُ وَائِلٍ، بِإِسْنَادِهِ وَمَعْنَاهُ .
Nous a rapporté 'Ubaydullah ibn 'Umar ibn Maysarah, nous a rapporté Yahyâ ibn Sa'îd, qui m'a rapporté Jâmi' ibn Matar, m'a rapporté 'Alqamah ibn Wâ'il, avec la même chaîne de transmission et le même sens.
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ عَوْفٍ الطَّائِيُّ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الْقُدُّوسِ بْنُ الْحَجَّاجِ، حَدَّثَنَا يَزِيدُ بْنُ عَطَاءٍ الْوَاسِطِيُّ، عَنْ سِمَاكٍ، عَنْ عَلْقَمَةَ بْنِ وَائِلٍ، عَنْ أَبِيهِ، قَالَ جَاءَ رَجُلٌ إِلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم بِحَبَشِيٍّ فَقَالَ إِنَّ هَذَا قَتَلَ ابْنَ أَخِي . قَالَ " كَيْفَ قَتَلْتَهُ " . قَالَ ضَرَبْتُ رَأْسَهُ بِالْفَأْسِ وَلَمْ أُرِدْ قَتْلَهُ . قَالَ " هَلْ لَكَ مَالٌ تُؤَدِّي دِيَتَهُ " . قَالَ لاَ . قَالَ " أَفَرَأَيْتَ إِنْ أَرْسَلْتُكَ تَسْأَلُ النَّاسَ تَجْمَعُ دِيَتَهُ " . قَالَ لاَ . قَالَ " فَمَوَالِيكَ يُعْطُونَكَ دِيَتَهُ " . قَالَ لاَ . قَالَ لِلرَّجُلِ " خُذْهُ " . فَخَرَجَ بِهِ لِيَقْتُلَهُ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " أَمَا إِنَّهُ إِنْ قَتَلَهُ كَانَ مِثْلَهُ " . فَبَلَغَ بِهِ الرَّجُلُ حَيْثُ يَسْمَعُ قَوْلَهُ فَقَالَ هُوَ ذَا فَمُرْ فِيهِ مَا شِئْتَ . فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " أَرْسِلْهُ - وَقَالَ مَرَّةً دَعْهُ - يَبُوءُ بِإِثْمِ صَاحِبِهِ وَإِثْمِهِ فَيَكُونَ مِنْ أَصْحَابِ النَّارِ " . قَالَ فَأَرْسَلَهُ .
Nous a rapporté Muhammad ibn 'Awf al-Tâ'î, nous a rapporté 'Abd al-Quddûs ibn al-Hajjâj, nous a rapporté Yazîd ibn 'Atâ' al-Wâsitî, d'après Simâk, d'après 'Alqamah ibn Wâ'il, d'après son père, qui a dit : Un homme vint au Prophète (ﷺ) avec un Abyssin et dit : « Celui-ci a tué le fils de mon frère. » Le Prophète (ﷺ) dit : « Comment l'as-tu tué ? » Il répondit : Je l'ai frappé à la tête avec une hache sans vouloir le tuer. Le Prophète (ﷺ) dit : « As-tu des biens pour payer son prix du sang ? » Il répondit : Non. Le Prophète (ﷺ) dit : « Que penses-tu si je te laisse aller demander aux gens pour rassembler son prix du sang ? » Il répondit : Non. Le Prophète (ﷺ) dit : « Tes protecteurs (mawâlî) te donneraient-ils son prix du sang ? » Il répondit : Non. Le Prophète (ﷺ) dit à l'homme : « Prends-le. » Il sortit pour le tuer, alors le Messager d'Allah (ﷺ) dit : « Sache que s'il le tue, il sera comme lui. » L'homme l'emmena jusqu'à ce qu'il entende ces paroles, puis il dit : « Le voici, ordonne ce que tu veux. » Le Messager d'Allah (ﷺ) dit : « Laisse-le » – et une autre fois, il dit : « Relâche-le » – « il portera le péché de son compagnon et le sien, et il sera parmi les gens du Feu. » Il le relâcha alors.
حَدَّثَنَا سُلَيْمَانُ بْنُ حَرْبٍ، حَدَّثَنَا حَمَّادُ بْنُ زَيْدٍ، عَنْ يَحْيَى بْنِ سَعِيدٍ، عَنْ أَبِي أُمَامَةَ بْنِ سَهْلٍ، قَالَ كُنَّا مَعَ عُثْمَانَ وَهُوَ مَحْصُورٌ فِي الدَّارِ وَكَانَ فِي الدَّارِ مَدْخَلٌ مَنْ دَخَلَهُ سَمِعَ كَلاَمَ مَنْ عَلَى الْبَلاَطِ فَدَخَلَهُ عُثْمَانُ فَخَرَجَ إِلَيْنَا وَهُوَ مُتَغَيِّرٌ لَوْنُهُ فَقَالَ إِنَّهُمْ لَيَتَوَاعَدُونَنِي بِالْقَتْلِ آنِفًا . قُلْنَا يَكْفِيكَهُمُ اللَّهُ يَا أَمِيرَ الْمُؤْمِنِينَ . قَالَ وَلِمَ يَقْتُلُونَنِي سَمِعْتُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَقُولُ " لاَ يَحِلُّ دَمُ امْرِئٍ مُسْلِمٍ إِلاَّ بِإِحْدَى ثَلاَثٍ كُفْرٌ بَعْدَ إِسْلاَمٍ أَوْ زِنًا بَعْدَ إِحْصَانٍ أَوْ قَتْلُ نَفْسٍ بِغَيْرِ نَفْسٍ " . فَوَاللَّهِ مَا زَنَيْتُ فِي جَاهِلِيَّةٍ وَلاَ إِسْلاَمٍ قَطُّ وَلاَ أَحْبَبْتُ أَنَّ لِي بِدِينِي بَدَلاً مُنْذُ هَدَانِي اللَّهُ وَلاَ قَتَلْتُ نَفْسًا فَبِمَ يَقْتُلُونَنِي قَالَ أَبُو دَاوُدَ عُثْمَانُ وَأَبُو بَكْرٍ رضى الله عنهما تَرَكَا الْخَمْرَ فِي الْجَاهِلِيَّةِ .
Nous a rapporté Sulaymân ibn Harb, nous a rapporté Hammâd ibn Zayd, d'après Yahyâ ibn Sa'îd, d'après Abû Umâmah ibn Sahl, qui a dit : Nous étions avec 'Uthmân alors qu'il était assiégé dans sa demeure. Il y avait une entrée dans la maison par laquelle on entendait les paroles de ceux qui étaient sur la terrasse. 'Uthmân y entra et sortit vers nous, le visage changé. Il dit : « Ils viennent de me menacer de mort. » Nous dîmes : « Allah te suffit contre eux, ô Commandeur des croyants. » Il dit : « Pourquoi me tueraient-ils ? J'ai entendu le Messager d'Allah (ﷺ) dire : « Le sang d'un musulman n'est licite que pour l'une de ces trois raisons : l'apostasie après l'Islam, l'adultère après le mariage, ou le meurtre d'une âme sans droit. » Par Allah, je n'ai jamais commis d'adultère, ni dans la période préislamique ni en Islam, et je n'ai jamais souhaité échanger ma religion depuis qu'Allah m'a guidé, et je n'ai tué personne. Alors pourquoi me tuer ? » Abû Dâwûd a dit : 'Uthmân et Abû Bakr (qu'Allah soit satisfait d'eux) avaient abandonné l'alcool à l'époque préislamique.
حَدَّثَنَا مُوسَى بْنُ إِسْمَاعِيلَ، حَدَّثَنَا حَمَّادٌ، قَالَ حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ إِسْحَاقَ، فَحَدَّثَنِي مُحَمَّدُ بْنُ جَعْفَرِ بْنِ الزُّبَيْرِ، قَالَ سَمِعْتُ زِيَادَ بْنَ ضُمَيْرَةَ الضَّمْرِيَّ، ح وَحَدَّثَنَا وَهْبُ بْنُ بَيَانٍ، وَأَحْمَدُ بْنُ سَعِيدٍ الْهَمْدَانِيُّ، قَالاَ حَدَّثَنَا ابْنُ وَهْبٍ، أَخْبَرَنِي عَبْدُ الرَّحْمَنِ بْنُ أَبِي الزِّنَادِ، عَنْ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ الْحَارِثِ، عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ جَعْفَرٍ، أَنَّهُ سَمِعَ زِيَادَ بْنَ سَعْدِ بْنِ ضُمَيْرَةَ السُّلَمِيَّ، - وَهَذَا حَدِيثُ وَهْبٍ وَهُوَ أَتَمُّ - يُحَدِّثُ عُرْوَةَ بْنَ الزُّبَيْرِ عَنْ أَبِيهِ - قَالَ مُوسَى - وَجَدِّهِ وَكَانَا شَهِدَا مَعَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم حُنَيْنًا - ثُمَّ رَجَعْنَا إِلَى حَدِيثِ وَهْبٍ - أَنَّ مُحَلِّمَ بْنَ جَثَّامَةَ اللَّيْثِيَّ قَتَلَ رَجُلاً مِنْ أَشْجَعَ فِي الإِسْلاَمِ وَذَلِكَ أَوَّلُ غِيَرٍ قَضَى بِهِ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَتَكَلَّمَ عُيَيْنَةُ فِي قَتْلِ الأَشْجَعِيِّ لأَنَّهُ مِنْ غَطَفَانَ وَتَكَلَّمَ الأَقْرَعُ بْنُ حَابِسٍ دُونَ مُحَلِّمٍ لأَنَّهُ مِنْ خِنْدِفَ فَارْتَفَعَتِ الأَصْوَاتُ وَكَثُرَتِ الْخُصُومَةُ وَاللَّغَطُ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " يَا عُيَيْنَةُ أَلاَ تَقْبَلُ الْغِيَرَ " . فَقَالَ عُيَيْنَةُ لاَ وَاللَّهِ حَتَّى أُدْخِلَ عَلَى نِسَائِهِ مِنَ الْحَرْبِ وَالْحَزَنِ مَا أَدْخَلَ عَلَى نِسَائِي . قَالَ ثُمَّ ارْتَفَعَتِ الأَصْوَاتُ وَكَثُرَتِ الْخُصُومَةُ وَاللَّغَطُ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " يَا عُيَيْنَةُ أَلاَ تَقْبَلُ الْغِيَرَ " . فَقَالَ عُيَيْنَةُ مِثْلَ ذَلِكَ أَيْضًا إِلَى أَنْ قَامَ رَجُلٌ مِنْ بَنِي لَيْثٍ يُقَالُ لَهُ مُكَيْتِلٌ عَلَيْهِ شِكَّةٌ وَفِي يَدِهِ دَرَقَةٌ فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ إِنِّي لَمْ أَجِدْ لِمَا فَعَلَ هَذَا فِي غُرَّةِ الإِسْلاَمِ مَثَلاً إِلاَّ غَنَمًا وَرَدَتْ فَرُمِيَ أَوَّلُهَا فَنَفَرَ آخِرُهَا اسْنُنِ الْيَوْمَ وَغَيِّرْ غَدًا فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " خَمْسُونَ فِي فَوْرِنَا هَذَا وَخَمْسُونَ إِذَا رَجَعْنَا إِلَى الْمَدِينَةِ " . وَذَلِكَ فِي بَعْضِ أَسْفَارِهِ وَمُحَلِّمٌ رَجُلٌ طَوِيلٌ آدَمُ وَهُوَ فِي طَرَفِ النَّاسِ فَلَمْ يَزَالُوا حَتَّى تَخَلَّصَ فَجَلَسَ بَيْنَ يَدَىْ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَعَيْنَاهُ تَدْمَعَانِ فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ إِنِّي قَدْ فَعَلْتُ الَّذِي بَلَغَكَ وَإِنِّي أَتُوبُ إِلَى اللَّهِ تَبَارَكَ وَتَعَالَى فَاسْتَغْفِرِ اللَّهَ عَزَّ وَجَلَّ لِي يَا رَسُولَ اللَّهِ . فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " أَقَتَلْتَهُ بِسِلاَحِكَ فِي غُرَّةِ الإِسْلاَمِ اللَّهُمَّ لاَ تَغْفِرْ لِمُحَلِّمٍ " . بِصَوْتٍ عَالٍ زَادَ أَبُو سَلَمَةَ فَقَامَ وَإِنَّهُ لَيَتَلَقَّى دُمُوعَهُ بِطَرَفِ رِدَائِهِ قَالَ ابْنُ إِسْحَاقَ فَزَعَمَ قَوْمُهُ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم اسْتَغْفَرَ لَهُ بَعْدَ ذَلِكَ . قَالَ أَبُو دَاوُدَ قَالَ النَّضْرُ بْنُ شُمَيْلٍ الْغِيَرُ الدِّيَةُ .
Nous a rapporté Mûsâ ibn Ismâ'îl, nous a rapporté Hammâd, qui a dit : Nous a rapporté Muhammad ibn Ishâq, qui m'a rapporté Muhammad ibn Ja'far ibn al-Zubayr, qui a entendu Ziyâd ibn Dumayrah al-Dumurî – et nous a rapporté Wahb ibn Bayân et Ahmad ibn Sa'îd al-Hamdânî, qui ont dit : Nous a rapporté Ibn Wahb, m'a informé 'Abd al-Rahmân ibn Abî al-Zinâd, d'après 'Abd al-Rahmân ibn al-Hârith, d'après Muhammad ibn Ja'far, qu'il a entendu Ziyâd ibn Sa'd ibn Dumayrah al-Sulamî – et ce hadith est celui de Wahb, qui est plus complet – raconter à 'Urwah ibn al-Zubayr, d'après son père – Mûsâ a dit : et son grand-père, qui avaient tous deux participé à la bataille de Hunayn avec le Messager d'Allah (ﷺ) – puis nous sommes revenus au hadith de Wahb – que Muhallim ibn Jaththâmah al-Laythî avait tué un homme des Ashja' en Islam, et ce fut le premier prix du sang (ghîrah) jugé par le Messager d'Allah (ﷺ). 'Uyaynah parla en faveur de l'homme des Ashja' parce qu'il était des Ghaṭafân, et al-Aqra' ibn Ḥâbis parla en faveur de Muhallim parce qu'il était des Khindif. Les voix s'élevèrent, les disputes et le tumulte augmentèrent. Le Messager d'Allah (ﷺ) dit : « Ô 'Uyaynah, n'acceptes-tu pas le prix du sang ? » 'Uyaynah répondit : Non, par Allah, jusqu'à ce que j'inflige à leurs femmes, par la guerre et le chagrin, ce qu'il a infligé aux miennes. Puis les voix s'élevèrent à nouveau, les disputes et le tumulte augmentèrent. Le Messager d'Allah (ﷺ) dit : « Ô 'Uyaynah, n'acceptes-tu pas le prix du sang ? » 'Uyaynah répondit la même chose. Puis un homme des Banû Layth, nommé Mukaytil, se leva, portant une cotte de mailles et un bouclier à la main. Il dit : « Ô Messager d'Allah, je ne trouve pas d'exemple pour ce que cet homme a fait au début de l'Islam, si ce n'est un troupeau qui arrive et dont on frappe le premier, ce qui fait fuir les derniers. Établis une règle aujourd'hui et modifie-la demain. » Le Messager d'Allah (ﷺ) dit : « Cinquante (chameaux) maintenant, et cinquante lorsque nous retournerons à Médine. » Cela se passa lors de l'un de ses voyages. Muhallim était un homme grand et brun, et il se tenait à l'écart des gens. Ils insistèrent jusqu'à ce qu'il soit amené et s'assît devant le Messager d'Allah (ﷺ), les yeux pleins de larmes. Il dit : « Ô Messager d'Allah, j'ai fait ce que tu as appris, et je me repens auprès d'Allah, le Béni et Très-Haut. Demande pardon à Allah, le Puissant et Majestueux, pour moi, ô Messager d'Allah. » Le Messager d'Allah (ﷺ) dit : « L'as-tu tué avec ton arme au début de l'Islam ? Ô Allah, ne pardonne pas à Muhallim. » D'une voix forte. Abû Salamah ajouta : Il se leva alors qu'il essuyait ses larmes avec le bord de son vêtement. Ibn Ishâq dit : Ses compagnons affirmèrent que le Messager d'Allah (ﷺ) demanda pardon pour lui par la suite. Abû Dâwûd dit : Al-Naḍr ibn Shumayl a dit : « Al-ghîrah » signifie le prix du sang.
حَدَّثَنَا مُسَدَّدُ بْنُ مُسَرْهَدٍ، حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ سَعِيدٍ، حَدَّثَنَا ابْنُ أَبِي ذِئْبٍ، قَالَ حَدَّثَنِي سَعِيدُ بْنُ أَبِي سَعِيدٍ، قَالَ سَمِعْتُ أَبَا شُرَيْحٍ الْكَعْبِيَّ، يَقُولُ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " أَلاَ إِنَّكُمْ يَا مَعْشَرَ خُزَاعَةَ قَتَلْتُمْ هَذَا الْقَتِيلَ مِنْ هُذَيْلٍ وَإِنِّي عَاقِلُهُ فَمَنْ قُتِلَ لَهُ بَعْدَ مَقَالَتِي هَذِهِ قَتِيلٌ فَأَهْلُهُ بَيْنَ خِيرَتَيْنِ أَنْ يَأْخُذُوا الْعَقْلَ أَوْ يَقْتُلُوا " .
Nous a rapporté Musaddad ibn Musarhad, nous a rapporté Yaḥyâ ibn Sa'îd, nous a rapporté Ibn Abî Dhi'b, qui a dit : M'a rapporté Sa'îd ibn Abî Sa'îd, qui a entendu Abû Shurayḥ al-Ka'bî dire : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : « Ô assemblée des Khuza'ah, sachez que vous avez tué ce tué des Hudhayl, et je paierai son prix du sang. Quiconque aura un tué après mes paroles ici, sa famille aura le choix entre prendre le prix du sang ou tuer. »
حَدَّثَنَا عَبَّاسُ بْنُ الْوَلِيدِ بْنِ مَزْيَدٍ، أَخْبَرَنَا أَبِي، حَدَّثَنَا الأَوْزَاعِيُّ، حَدَّثَنِي يَحْيَى، ح وَحَدَّثَنَا أَحْمَدُ بْنُ إِبْرَاهِيمَ، حَدَّثَنِي أَبُو دَاوُدَ، حَدَّثَنَا حَرْبُ بْنُ شَدَّادٍ، حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ أَبِي كَثِيرٍ، حَدَّثَنِي أَبُو سَلَمَةَ بْنُ عَبْدِ الرَّحْمَنِ، حَدَّثَنَا أَبُو هُرَيْرَةَ، قَالَ لَمَّا فُتِحَتْ مَكَّةُ قَامَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ " مَنْ قُتِلَ لَهُ قَتِيلٌ فَهُوَ بِخَيْرِ النَّظَرَيْنِ إِمَّا أَنْ يُودَى أَوْ يُقَادَ " . فَقَامَ رَجُلٌ مِنْ أَهْلِ الْيَمَنِ يُقَالُ لَهُ أَبُو شَاهٍ فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ اكْتُبْ لِي - قَالَ الْعَبَّاسُ اكْتُبُوا لِي - فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " اكْتُبُوا لأَبِي شَاهٍ " . وَهَذَا لَفْظُ حَدِيثِ أَحْمَدَ . قَالَ أَبُو دَاوُدَ اكْتُبُوا لِي يَعْنِي خُطْبَةَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم .
Nous a rapporté 'Abbâs ibn al-Walîd ibn Mazyad, m'a informé mon père, nous a rapporté al-Awzâ'î, m'a rapporté Yaḥyâ – et nous a rapporté Aḥmad ibn Ibrâhîm, nous a rapporté Abû Dâwûd, nous a rapporté Ḥarb ibn Shaddâd, nous a rapporté Yaḥyâ ibn Abî Kathîr, nous a rapporté Abû Salamah ibn 'Abd al-Raḥmân, nous a rapporté Abû Hurayrah, qui a dit : Lorsque La Mecque fut conquise, le Messager d'Allah (ﷺ) se leva et dit : « Quiconque a eu un proche tué a le choix entre deux options : soit il prend le prix du sang, soit il exige le talion. » Un homme des gens du Yémen, nommé Abû Shâh, se leva et dit : « Ô Messager d'Allah, écris-le pour moi. » Al-'Abbâs dit : « Écrivez-le pour moi. » Le Messager d'Allah (ﷺ) dit : « Écrivez pour Abû Shâh. » Telle est la version du hadith d'Aḥmad. Abû Dâwûd dit : « Écrivez-le pour moi » signifie le sermon du Prophète (ﷺ).
حَدَّثَنَا مُسْلِمٌ، حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ رَاشِدٍ، حَدَّثَنَا سُلَيْمَانُ بْنُ مُوسَى، عَنْ عَمْرِو بْنِ شُعَيْبٍ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ جَدِّهِ، عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ " لاَ يُقْتَلُ مُؤْمِنٌ بِكَافِرٍ وَمَنْ قَتَلَ مُؤْمِنًا مُتَعَمِّدًا دُفِعَ إِلَى أَوْلِيَاءِ الْمَقْتُولِ فَإِنْ شَاءُوا قَتَلُوهُ وَإِنْ شَاءُوا أَخَذُوا الدِّيَةَ " .
Nous a rapporté Muslim, nous a rapporté Muḥammad ibn Râshid, nous a rapporté Sulaymân ibn Mûsâ, d'après 'Amr ibn Shu'ayb, d'après son père, d'après son grand-père, d'après le Prophète (ﷺ), qui a dit : « Un croyant ne sera pas tué pour un incroyant. Quiconque tue un croyant intentionnellement sera remis aux proches de la victime. S'ils le veulent, ils le tueront, et s'ils le veulent, ils prendront le prix du sang. »
حَدَّثَنَا مُوسَى بْنُ إِسْمَاعِيلَ، حَدَّثَنَا حَمَّادٌ، أَخْبَرَنَا مَطَرٌ الْوَرَّاقُ، - وَأَحْسَبُهُ - عَنِ الْحَسَنِ، عَنْ جَابِرِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ، قَالَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " لاَ أُعْفِي مَنْ قَتَلَ بَعْدَ أَخْذِهِ الدِّيَةَ " .
Nous a rapporté Mûsâ ibn Ismâ'îl, nous a rapporté Ḥammâd, nous a informé Maṭar al-Warrâq – et je pense – d'après al-Ḥasan, d'après Jâbir ibn 'Abd Allâh, qui a dit : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : « Je n'épargnerai pas celui qui tue après avoir accepté le prix du sang. »
حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ حَبِيبِ بْنِ عَرَبِيٍّ، حَدَّثَنَا خَالِدُ بْنُ الْحَارِثِ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، عَنْ هِشَامِ بْنِ زَيْدٍ، عَنْ أَنَسِ بْنِ مَالِكٍ، أَنَّ امْرَأَةً، يَهُودِيَّةً أَتَتْ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم بِشَاةٍ مَسْمُومَةٍ فَأَكَلَ مِنْهَا فَجِيءَ بِهَا إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَسَأَلَهَا عَنْ ذَلِكَ فَقَالَتْ أَرَدْتُ لأَقْتُلَكَ . فَقَالَ " مَا كَانَ اللَّهُ لِيُسَلِّطَكِ عَلَى ذَلِكَ " . أَوْ قَالَ " عَلَىَّ " . قَالَ فَقَالُوا أَلاَ نَقْتُلُهَا قَالَ " لاَ " . فَمَا زِلْتُ أَعْرِفُهَا فِي لَهَوَاتِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم .
Nous a rapporté Yaḥyâ ibn Ḥabîb ibn 'Arabî, nous a rapporté Khâlid ibn al-Ḥârith, nous a rapporté Shu'bah, d'après Hishâm ibn Zayd, d'après Anas ibn Mâlik, qu'une femme juive vint au Messager d'Allah (ﷺ) avec une brebis empoisonnée et en mangea. On la fit venir au Messager d'Allah (ﷺ), qui lui demanda la raison de son acte. Elle répondit : « Je voulais te tuer. » Il dit : « Allah ne t'a pas donné pouvoir sur cela » – ou il dit : « sur moi ». Ils dirent : « Ne la tuerons-nous pas ? » Il dit : « Non. » Et je continuais à reconnaître les effets de ce poison dans le palais du Messager d'Allah (ﷺ).
حَدَّثَنَا دَاوُدُ بْنُ رُشَيْدٍ، حَدَّثَنَا عَبَّاُدُ بْنُ الْعَوَّامِ، ح وَحَدَّثَنَا هَارُونُ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، حَدَّثَنَا سَعِيدُ بْنُ سُلَيْمَانَ، حَدَّثَنَا عَبَّادٌ، عَنْ سُفْيَانَ بْنِ حُسَيْنٍ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، عَنْ سَعِيدٍ، وَأَبِي، سَلَمَةَ - قَالَ هَارُونُ - عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، أَنَّ امْرَأَةً، مِنَ الْيَهُودِ أَهْدَتْ إِلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم شَاةً مَسْمُومَةً - قَالَ - فَمَا عَرَضَ لَهَا النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم . قَالَ أَبُو دَاوُدَ هَذِهِ أُخْتُ مَرْحَبٍ الْيَهُودِيَّةُ الَّتِي سَمَّتِ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم .
Nous a rapporté Dâwûd ibn Rushayd, nous a rapporté 'Abbâd ibn al-'Awwâm – et nous a rapporté Hârûn ibn 'Abd Allâh, nous a rapporté Sa'îd ibn Sulaymân, nous a rapporté 'Abbâd, d'après Sufyân ibn Ḥusayn, d'après al-Zuhrî, d'après Sa'îd et Abû Salamah – Hârûn a dit : d'après Abû Hurayrah – qu'une femme juive offrit au Prophète (ﷺ) une brebis empoisonnée. Le Prophète (ﷺ) ne lui fit rien. Abû Dâwûd dit : Il s'agit de la sœur de Marḥab la Juive, qui empoisonna le Prophète (ﷺ).
حَدَّثَنَا سُلَيْمَانُ بْنُ دَاوُدَ الْمَهْرِيُّ، حَدَّثَنَا ابْنُ وَهْبٍ، قَالَ أَخْبَرَنِي يُونُسُ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، قَالَ كَانَ جَابِرُ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ يُحَدِّثُ أَنَّ يَهُودِيَّةً، مِنْ أَهْلِ خَيْبَرَ سَمَّتْ شَاةً مَصْلِيَّةً ثُمَّ أَهْدَتْهَا لِرَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَأَخَذَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم الذِّرَاعَ فَأَكَلَ مِنْهَا وَأَكَلَ رَهْطٌ مِنْ أَصْحَابِهِ مَعَهُ ثُمَّ قَالَ لَهُمْ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " ارْفَعُوا أَيْدِيَكُمْ " . وَأَرْسَلَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم إِلَى الْيَهُودِيَّةِ فَدَعَاهَا فَقَالَ لَهَا " أَسَمَمْتِ هَذِهِ الشَّاةَ " . قَالَتِ الْيَهُودِيَّةُ مَنْ أَخْبَرَكَ قَالَ " أَخْبَرَتْنِي هَذِهِ فِي يَدِي " . لِلذِّرَاعِ . قَالَتْ نَعَمْ . قَالَ " فَمَا أَرَدْتِ إِلَى ذَلِكَ " . قَالَتْ قُلْتُ إِنْ كَانَ نَبِيًّا فَلَنْ يَضُرَّهُ وَإِنْ لَمْ يَكُنِ اسْتَرَحْنَا مِنْهُ . فَعَفَا عَنْهَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَلَمْ يُعَاقِبْهَا وَتُوُفِّيَ بَعْضُ أَصْحَابِهِ الَّذِينَ أَكَلُوا مِنَ الشَّاةِ وَاحْتَجَمَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم عَلَى كَاهِلِهِ مِنْ أَجْلِ الَّذِي أَكَلَ مِنَ الشَّاةِ حَجَمَهُ أَبُو هِنْدٍ بِالْقَرْنِ وَالشَّفْرَةِ وَهُوَ مَوْلًى لِبَنِي بَيَاضَةَ مِنَ الأَنْصَارِ .
Nous a rapporté Sulaymân ibn Dâwûd al-Mahrî, nous a rapporté Ibn Wahb, qui a dit : M'a informé Yûnus, d'après Ibn Shihâb, qui a dit : Jâbir ibn 'Abd Allâh racontait qu'une femme juive des habitants de Khaybar empoisonna une brebis rôtie, puis l'offrit au Messager d'Allah (ﷺ). Le Messager d'Allah (ﷺ) prit l'épaule et en mangea, ainsi qu'un groupe de ses compagnons. Puis le Messager d'Allah (ﷺ) leur dit : « Levez vos mains. » Il envoya chercher la Juive et lui dit : « As-tu empoisonné cette brebis ? » La Juive répondit : « Qui t'en a informé ? » Il dit : « Cette épaule que j'ai en main me l'a appris. » Elle dit : « Oui. » Il dit : « Qu'as-tu voulu faire ? » Elle répondit : « Je me suis dit : S'il est prophète, cela ne lui nuira pas, et s'il n'est pas prophète, nous serons débarrassés de lui. » Le Messager d'Allah (ﷺ) lui pardonna et ne la punit pas. Certains de ses compagnons qui avaient mangé de la brebis moururent. Le Messager d'Allah (ﷺ) se fit saigner au niveau de l'épaule à cause de ce qu'il avait mangé de la brebis. Abû Hind le saigna avec une corne et un couteau. Il était un affranchi des Banû Bayâḍah des Anṣâr.
حَدَّثَنَا وَهْبُ بْنُ بَقِيَّةَ، حَدَّثَنَا خَالِدٌ، عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ عَمْرٍو، عَنْ أَبِي سَلَمَةَ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم أَهْدَتْ لَهُ يَهُودِيَّةٌ بِخَيْبَرَ شَاةً مَصْلِيَّةً نَحْوَ حَدِيثِ جَابِرٍ قَالَ فَمَاتَ بِشْرُ بْنُ الْبَرَاءِ بْنِ مَعْرُورٍ الأَنْصَارِيُّ فَأَرْسَلَ إِلَى الْيَهُودِيَّةِ " مَا حَمَلَكِ عَلَى الَّذِي صَنَعْتِ " . فَذَكَرَ نَحْوَ حَدِيثِ جَابِرٍ فَأَمَرَ بِهَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقُتِلَتْ وَلَمْ يَذْكُرْ أَمْرَ الْحِجَامَةِ .
Nous a rapporté Wahb ibn Baqiyyah, nous a rapporté Khâlid, d'après Muḥammad ibn 'Amr, d'après Abû Salamah, que le Messager d'Allah (ﷺ) reçut en cadeau d'une Juive de Khaybar une brebis rôtie, selon un récit semblable à celui de Jâbir. Il dit : Bisr ibn al-Barâ' ibn Ma'rûr al-Anṣârî mourut. Il envoya chercher la Juive et lui dit : « Qu'est-ce qui t'a poussée à faire ce que tu as fait ? » Elle répondit selon un récit semblable à celui de Jâbir. Le Messager d'Allah (ﷺ) ordonna de la tuer, sans mentionner la saignée.
حَدَّثَنَا وَهْبُ بْنُ بَقِيَّةَ، عَنْ خَالِدٍ، عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ عَمْرٍو، عَنْ أَبِي سَلَمَةَ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، قَالَ كَانَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَقْبَلُ الْهَدِيَّةَ وَلاَ يَأْكُلُ الصَّدَقَةَ . وَحَدَّثَنَا وَهْبُ بْنُ بَقِيَّةَ فِي مَوْضِعٍ آخَرَ عَنْ خَالِدٍ عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ عَمْرٍو عَنْ أَبِي سَلَمَةَ وَلَمْ يَذْكُرْ أَبَا هُرَيْرَةَ قَالَ كَانَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَقْبَلُ الْهَدِيَّةَ وَلاَ يَأْكُلُ الصَّدَقَةَ . زَادَ فَأَهْدَتْ لَهُ يَهُودِيَّةٌ بِخَيْبَرَ شَاةً مَصْلِيَّةً سَمَّتْهَا فَأَكَلَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم مِنْهَا وَأَكَلَ الْقَوْمُ فَقَالَ " ارْفَعُوا أَيْدِيَكُمْ فَإِنَّهَا أَخْبَرَتْنِي أَنَّهَا مَسْمُومَةٌ " . فَمَاتَ بِشْرُ بْنُ الْبَرَاءِ بْنِ مَعْرُورٍ الأَنْصَارِيُّ فَأَرْسَلَ إِلَى الْيَهُودِيَّةِ " مَا حَمَلَكِ عَلَى الَّذِي صَنَعْتِ " . قَالَتْ إِنْ كُنْتَ نَبِيًّا لَمْ يَضُرَّكَ الَّذِي صَنَعْتُ وَإِنْ كُنْتَ مَلِكًا أَرَحْتُ النَّاسَ مِنْكَ . فَأَمَرَ بِهَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقُتِلَتْ ثُمَّ قَالَ فِي وَجَعِهِ الَّذِي مَاتَ فِيهِ " مَا زِلْتُ أَجِدُ مِنَ الأَكْلَةِ الَّتِي أَكَلْتُ بِخَيْبَرَ فَهَذَا أَوَانُ قَطَعَتْ أَبْهَرِي " .
Nous a rapporté Wahb ibn Baqiyyah, d'après Khâlid, d'après Muḥammad ibn 'Amr, d'après Abû Salamah, d'après Abû Hurayrah, qui a dit : Le Messager d'Allah (ﷺ) acceptait les cadeaux mais ne mangeait pas l'aumône. – Et Wahb ibn Baqiyyah nous a rapporté dans un autre passage, d'après Khâlid, d'après Muḥammad ibn 'Amr, d'après Abû Salamah, sans mentionner Abû Hurayrah, qui a dit : Le Messager d'Allah (ﷺ) acceptait les cadeaux mais ne mangeait pas l'aumône. Il ajouta : Une Juive de Khaybar lui offrit une brebis rôtie qu'elle avait empoisonnée. Le Messager d'Allah (ﷺ) en mangea, ainsi que ses compagnons. Puis il dit : « Levez vos mains, car elle m'a informé qu'elle était empoisonnée. » Bisr ibn al-Barâ' ibn Ma'rûr al-Anṣârî mourut. Il envoya chercher la Juive et lui dit : « Qu'est-ce qui t'a poussée à faire ce que tu as fait ? » Elle répondit : « Si tu es prophète, ce que j'ai fait ne te nuira pas, et si tu es roi, je débarrasserai les gens de toi. » Le Messager d'Allah (ﷺ) ordonna de la tuer. Puis il dit, lors de la maladie dont il mourut : « Je continue à ressentir les effets de ce que j'ai mangé à Khaybar, et voici le moment où mon aorte se rompt. »
حَدَّثَنَا مَخْلَدُ بْنُ خَالِدٍ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الرَّزَّاقِ، حَدَّثَنَا مَعْمَرٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، عَنِ ابْنِ كَعْبِ بْنِ مَالِكٍ، عَنْ أَبِيهِ، أَنَّ أُمَّ مُبَشِّرٍ، قَالَتْ لِلنَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فِي مَرَضِهِ الَّذِي مَاتَ فِيهِ مَا يُتَّهَمُ بِكَ يَا رَسُولَ اللَّهِ فَإِنِّي لاَ أَتَّهِمُ بِابْنِي شَيْئًا إِلاَّ الشَّاةَ الْمَسْمُومَةَ الَّتِي أَكَلَ مَعَكَ بِخَيْبَرَ . وَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " وَأَنَا لاَ أَتَّهِمُ بِنَفْسِي إِلاَّ ذَلِكَ فَهَذَا أَوَانُ قَطَعَتْ أَبْهَرِي " . قَالَ أَبُو دَاوُدَ وَرُبَّمَا حَدَّثَ عَبْدُ الرَّزَّاقِ بِهَذَا الْحَدِيثِ مُرْسَلاً عَنْ مَعْمَرٍ عَنِ الزُّهْرِيِّ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم وَرُبَّمَا حَدَّثَ بِهِ عَنِ الزُّهْرِيِّ عَنْ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ كَعْبِ بْنِ مَالِكٍ وَذَكَرَ عَبْدُ الرَّزَّاقِ أَنَّ مَعْمَرًا كَانَ يُحَدِّثُهُمْ بِالْحَدِيثِ مَرَّةً مُرْسَلاً فَيَكْتُبُونَهُ وَيُحَدِّثُهُمْ مَرَّةً بِهِ فَيُسْنِدُهُ فَيَكْتُبُونَهُ وَكُلٌّ صَحِيحٌ عِنْدَنَا قَالَ عَبْدُ الرَّزَّاقِ فَلَمَّا قَدِمَ ابْنُ الْمُبَارَكِ عَلَى مَعْمَرٍ أَسْنَدَ لَهُ مَعْمَرٌ أَحَادِيثَ كَانَ يُوقِفُهَا .
Nous a rapporté Makhlad ibn Khâlid, nous a rapporté 'Abd al-Razzâq, nous a rapporté Ma'mar, d'après al-Zuhrî, d'après Ibn Ka'b ibn Mâlik, d'après son père, qu'Umm Mubashshir dit au Prophète (ﷺ), lors de la maladie dont il mourut : « Qui est soupçonné à ton sujet, ô Messager d'Allah ? Car je ne soupçonne rien concernant mon fils, si ce n'est la brebis empoisonnée que tu as mangée avec lui à Khaybar. » Le Prophète (ﷺ) dit : « Moi aussi, je ne me soupçonne de rien d'autre que cela. Voici le moment où mon aorte se rompt. » Abû Dâwûd dit : Parfois, 'Abd al-Razzâq rapportait ce hadith de manière interrompue, d'après Ma'mar, d'après al-Zuhrî, d'après le Prophète (ﷺ), et parfois il le rapportait d'après al-Zuhrî, d'après 'Abd al-Raḥmân ibn Ka'b ibn Mâlik. 'Abd al-Razzâq mentionna que Ma'mar leur racontait parfois le hadith de manière interrompue, et ils l'écrivaient, et parfois il le leur racontait de manière continue, et ils l'écrivaient. Les deux versions sont correctes selon nous. Lorsque Ibn al-Mubârak vint voir Ma'mar, ce dernier lui attribua des hadiths qu'il rapportait auparavant de manière interrompue.
حَدَّثَنَا أَحْمَدُ بْنُ حَنْبَلٍ، حَدَّثَنَا إِبْرَاهِيمُ بْنُ خَالِدٍ، حَدَّثَنَا رَبَاحٌ، عَنْ مَعْمَرٍ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، عَنْ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ كَعْبِ بْنِ مَالِكٍ، عَنْ أُمِّهِ، أَنَّ أُمَّ مُبَشِّرٍ، - قَالَ أَبُو سَعِيدِ بْنُ الأَعْرَابِيِّ كَذَا قَالَ عَنْ أُمِّهِ، وَالصَّوَابُ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ أُمِّ مُبَشِّرٍ، - دَخَلَتْ عَلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَذَكَرَ مَعْنَى حَدِيثِ مَخْلَدِ بْنِ خَالِدٍ نَحْوَ حَدِيثِ جَابِرٍ قَالَ فَمَاتَ بِشْرُ بْنُ الْبَرَاءِ بْنِ مَعْرُورٍ فَأَرْسَلَ إِلَى الْيَهُودِيَّةِ فَقَالَ " مَا حَمَلَكِ عَلَى الَّذِي صَنَعْتِ " . فَذَكَرَ نَحْوَ حَدِيثِ جَابِرٍ فَأَمَرَ بِهَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقُتِلَتْ وَلَمْ يَذْكُرِ الْحِجَامَةَ .
Nous a rapporté Aḥmad ibn Ḥanbal, nous a rapporté Ibrâhîm ibn Khâlid, nous a rapporté Rabâḥ, d'après Ma'mar, d'après al-Zuhrî, d'après 'Abd al-Raḥmân ibn 'Abd Allâh ibn Ka'b ibn Mâlik, d'après sa mère, qu'Umm Mubashshir – Abû Sa'îd ibn al-A'râbî a dit : C'est ainsi qu'il a rapporté, d'après sa mère, mais la version correcte est d'après son père, d'après Umm Mubashshir – entra chez le Prophète (ﷺ) et mentionna le sens du hadith de Makhlad ibn Khâlid, semblable au hadith de Jâbir. Il dit : Bisr ibn al-Barâ' ibn Ma'rûr mourut. Il envoya chercher la Juive et lui dit : « Qu'est-ce qui t'a poussée à faire ce que tu as fait ? » Elle répondit selon un récit semblable à celui de Jâbir. Le Messager d'Allah (ﷺ) ordonna de la tuer, sans mentionner la saignée.
حَدَّثَنَا عَلِيُّ بْنُ الْجَعْدِ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، ح وَحَدَّثَنَا مُوسَى بْنُ إِسْمَاعِيلَ، حَدَّثَنَا حَمَّادٌ، عَنْ قَتَادَةَ، عَنِ الْحَسَنِ، عَنْ سَمُرَةَ، أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم قَالَ " مَنْ قَتَلَ عَبْدَهُ قَتَلْنَاهُ وَمَنْ جَدَعَ عَبْدَهُ جَدَعْنَاهُ " .
Nous a rapporté 'Alî ibn al-Ja'd, nous a rapporté Shu'bah – et nous a rapporté Mûsâ ibn Ismâ'îl, nous a rapporté Ḥammâd, d'après Qatâdah, d'après al-Ḥasan, d'après Samurah, que le Prophète (ﷺ) a dit : « Quiconque tue son esclave, nous le tuerons, et quiconque mutile son esclave, nous le mutilerons. »
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ الْمُثَنَّى، حَدَّثَنَا مُعَاذُ بْنُ هِشَامٍ، حَدَّثَنِي أَبِي، عَنْ قَتَادَةَ، بِإِسْنَادِهِ مِثْلَهُ قَالَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " مَنْ خَصَى عَبَدَهُ خَصَيْنَاهُ " . ثُمَّ ذَكَرَ مِثْلَ حَدِيثِ شُعْبَةَ وَحَمَّادٍ . قَالَ أَبُو دَاوُدَ وَرَوَاهُ أَبُو دَاوُدَ الطَّيَالِسِيُّ عَنْ هِشَامٍ مِثْلَ حَدِيثِ مُعَاذٍ .
Nous a rapporté Muḥammad ibn al-Muthannâ, nous a rapporté Mu'âdh ibn Hishâm, m'a rapporté mon père, d'après Qatâdah, avec la même chaîne de transmission, qui a dit : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : « Quiconque châtre son esclave, nous le châtrerons. » Puis il mentionna un hadith semblable à celui de Shu'bah et Ḥammâd. Abû Dâwûd dit : Abû Dâwûd al-Ṭayâlisî l'a rapporté d'après Hishâm, semblable au hadith de Mu'âdh.
حَدَّثَنَا الْحَسَنُ بْنُ عَلِيٍّ، حَدَّثَنَا سَعِيدُ بْنُ عَامِرٍ، عَنِ ابْنِ أَبِي عَرُوبَةَ، عَنْ قَتَادَةَ، بِإِسْنَادِ شُعْبَةَ مِثْلَهُ زَادَ ثُمَّ إِنَّ الْحَسَنَ نَسِيَ هَذَا الْحَدِيثَ فَكَانَ يَقُولُ " لاَ يُقْتَلُ حُرٌّ بِعَبْدٍ " .
Nous a rapporté al-Ḥasan ibn 'Alî, nous a rapporté Sa'îd ibn 'Âmir, d'après Ibn Abî 'Arûbah, d'après Qatâdah, avec la même chaîne de transmission que Shu'bah, semblable à celui-ci. Il ajouta : Puis al-Ḥasan oublia ce hadith et disait : « Un homme libre ne sera pas tué pour un esclave. »
حَدَّثَنَا مُسْلِمُ بْنُ إِبْرَاهِيمَ، حَدَّثَنَا هِشَامٌ، عَنْ قَتَادَةَ، عَنِ الْحَسَنِ، قَالَ لاَ يُقَادُ الْحُرُّ بِالْعَبْدِ .
Nous a rapporté Muslim ibn Ibrâhîm, nous a rapporté Hishâm, d'après Qatâdah, d'après al-Ḥasan, qui a dit : « Un homme libre ne sera pas exécuté pour un esclave. »